Le Laboratoire souterrain du Mont Terri à Saint-Ursanne

La Suisse est réputée pour ses excellents instituts de recherche et ses universités. Les thèmes étudiés vont du changement climatique aux glaciers en passant par la médecine, les produits pharmaceutiques, la réduction des émissions de CO2, les technologies et bien d’autres domaines. Le pays occupe une place prépondérante en matière d’innovation et de brevets. Tous ces domaines ont un point commun : ils se situent à la surface de la Terre ou au-dessus d’elle.

La Collégiale de Saint-Ursanne

Mais qui aurait pensé que plus de quatorze siècles après le séjour de sainte Ursanne et la fondation de l’abbaye, l’un des projets de recherche les plus avancés serait mené à trois cents mètres sous terre ?

Saint-Ursanne

Ce projet international unique, initié et dirigé par la Suisse, existe depuis plusieurs décennies déjà. Le premier abbé connu du monastère (Bourquard ou Burco, 1119-1139) et le dernier abbé (Jean-Jacques Keller, 1789-1793) seraient fiers de ce projet.

Les abbés de l’abbaye 1119-1793

À trois cents mètres sous la surface, près de Saint‑Ursanne dans le canton du Jura, se déploie un projet de recherche d’avant‑garde. Le laboratoire souterrain du Mont Terri a fêté ses 25 ans en 2021. Ce qui a commencé en 1996 comme un petit centre de recherche dans l’argile à Opalinus du tunnel autoroutier du Mont Terri est aujourd’hui un laboratoire de recherche de renommée internationale.

Le centre d’accueil du Mont Terri offre un aperçu bien documenté des kilomètres de galeries souterraines et des nombreuses expériences fascinantes menées depuis près de vingt-cinq ans à trois cents mètres de profondeur.

Des visites guidées du « laboratoire » sont également proposées pour les groupes d’au moins 10 personnes. La gare de Saint-Ursanne est située sur la montagne, à proximité du projet du Laboratoire souterrain de Mont Terri.

Vingt-deux partenaires originaires d’Europe, du Canada, des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de la Suisse mènent des recherches dans le laboratoire souterrain du Mont Terri, qui dispose des infrastructures nécessaires pour réaliser leurs expériences dans des conditions idéales.

Et qui peut imaginer la mer subtropicale d’il y a 175 millions d’années, avec des coquillages fossilisés comme témoins, des bactéries vieilles de millions d’années ou les périodes géologiques clairement visibles dans les roches à trois cents mètres de profondeur ?

Opalinus

Le projet Mont Terri est un projet de recherche international portant sur la caractérisation hydrogéologique, géochimique et géotechnique de l’argile à Opalinus.

La question principale actuelle est de savoir s’il est possible de stocker en toute sécurité des déchets radioactifs dans l’argile d’Opalinus, roche d’accueil pour le stockage de tels déchets dans des couches géologiques profondes.

Organisation

L’Office fédéral de topographie swisstopo a reçu le mandat de diriger ce projet de recherche et d’assurer l’exploitation du laboratoire souterrain. L’objectif est de mener à terme les projets de recherche des différents partenaires, suisses et internationaux, dans les meilleures conditions possibles. Le laboratoire souterrain est entièrement consacré à la recherche. Il n’est en aucune façon destiné à recevoir des déchets radioactifs.

L’exploitation du laboratoire souterrain est financée par la Confédération, représentée par swisstopo. Le programme de recherches est financé par les partenaires du projet.

Les recherches

Les résultats des recherches menées au cours des 25 dernières années montrent très nettement que le projet du Mont Terri contribue de manière substantielle à garantir la faisabilité technique et la sécurité des opérations d’entreposage de déchets dans l’argile d’Opalinus, à des profondeurs géologiques élevées.

Et pour donner une idée de ce qu’était la mer subtropicale il y a 175 millions d’années, le projet présente également de nombreux fossiles et des informations géologiques postérieures

Le futur

En sa qualité de représentant de la Confédération, swisstopo a conclu des contrats avec lesdits partenaires ainsi qu’avec le canton du Jura, afin d’assurer une base juridique appropriée aux activités.

Des expériences sont menées depuis 1996 dans le laboratoire souterrain du Mont Terri, et l’agrandissement du laboratoire, réalisé en 2018/2019, permet d’effectuer de nouvelles recherches.

(Source et plus d’informations: www.mont-terri.ch).

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Douce nuit, sainte nuit, la Basler Liedertafel en le Münster

L’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, en avril 1815, a entraîné un refroidissement important de la Terre. Il s’agit de la plus grande éruption enregistrée, qui a tué 90 000 personnes et envoyé environ 150 kilomètres cubes de poussière et de cendres à 30 kilomètres d’altitude.

Sa puissance était équivalente à celle de 170 000  bombes d’Hiroshima . Le refroidissement a également été ressenti en Suisse et dans d’autres pays d’Europe centrale. Même pendant les mois d’été, il neigeait dans les vallées et il pleuvait sans cesse. Les années 1815 et 1816 ont été des années « sans été » et les temps étaient de toute façon durs vers 1818, après les guerres napoléoniennes (1792-1815).

Des inondations, de mauvaises récoltes et une grande famine en ont résulté. Cette période dure jusqu’en 1819. Ensuite, les températures sont redevenues normales. Cette période fut également la dernière grande famine en Suisse, surtout dans le nord-est de la nouvelle Confédération, fondée en 1815.

L’abondance de poussières et de cendres dans l’atmosphère a également modifié les couleurs du lever et du coucher du soleil. La lumière du soleil se reflétait et l’on pouvait observer de magnifiques combinaisons de couleurs violette, orange, rouge, bleue et même verte (Voir aussi le peintre Caspar David Friedrich (1776-1840) dans ce contexte).

Toutefois, cela n’a pas suffi à soulager la faim en Suisse et dans les régions avoisinantes. Le père autrichien Joseph Mohr (1792-1848) et l’organiste Franz Xaver Gruber (1787-1863) ont toutefois apporté un soulagement spirituel.

Ils composèrent à Oberndorf (près de Salzbourg) pour Noël 1818 « Stille Nacht, heilige Nacht ». Ils furent également les premiers à le réciter dans l’église la veille de Noël 2018.

La douce nuit – chapelle (Stille Nacht-Kapelle) se trouve aujourd’hui sur l’emplacement de l’ancienne église, démolie au début du 20e siècle.

À Oberndorf, ce chant était synonyme de solidarité et de réconfort. En l’espace de quelques années, il fut également connu en Suisse, sans les médias sociaux, grâce à la qualité de sa composition.

Aujourd’hui, `Stille Nacht, heilige Nacht’ est le chant de Noël le plus populaire de tous les temps (et non les chants modernes). Plus de deux milliards de personnes le chantent dans plus de trois cents langues et dialectes, tel qu’il a été interprété le 14 décembre par la Basler Liedertafel et le public sur le Münster.

Cependant, il n’a rapporté ni argent ni royalties à ses créateurs. Joseph Mohr est mort pauvre ; Franz Xaver Gruber s’installa à Hallein et y trouva la reconnaissance, mais pas non plus de centimes pour son ‘hit’.

(Source : Stille Nacht Museum Hallein; Akademie der Naturwissenschaften Schweiz)

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Le prince-évêché de Bâle, Berne et Saint-Ursanne

Saint-Ursanne, nommée d’après le saint Ursicinus (urs en latin), est située sur le Doubs, dans le canton du Jura. La ville fête les 1 400 ans de la mort de son fondateur, Saint-Ursanne.

St. Ursanne et son ours

Parmi les édifices les plus importants et les plus intéressants figurent l’église paroissiale et la collégiale, datant des 12e et 13e siècles.

Ursicinus était l’un des nombreux moines irlandais qui fondèrent des monastères dans cette région au VIIe siècle. Saint Gall se rendit dans ce qui deviendra plus tard Saint-Gall, tandis que saint Colomban se rendit à Luxeuil et Bobbio.

La ville et son abbaye bénédictine romane ont conservé leur caractère médiéval. L’abbaye est mentionnée pour la première fois dans des documents datant de 830. Les restes (présumés) de Sainte Ursanne sont enterrés sous l’autel de la Collégiale.

La ville n’est accessible que par l’une des trois portes historiques. La porte Saint-Pierre, la porte Saint-Jean et la porte Saint-Paul caractérisent la petite ville. Plusieurs autres bâtiments et objets méritent l’attention. Le pont Saint-Jean Népomucène et la cloche dite de la Berbatte n’en sont que quelques exemples.

Son emplacement magnifique dans le Jura et le parc naturel du Doubs font honneur à son statut de monument historique et à son classement parmi les plus beaux villages et villes de Suisse.

L’Évêché de Bâle et Saint-Ursanne

L’Évêché de Bâle acquit en 1146 l’abbaye bénédictine de Saint-Ursanne, située dans l’actuel canton du Jura. Au XIIIe siècle, l’Évêché était la principale puissance séculière du Rhin supérieur. Le territoire de l’Évêque comprenait l’actuel canton du Jura ainsi que la partie nord du canton de Berne, le Sundgau, le sud de l’Alsace, le Birseck, la vallée de la Birse et des possessions en Allemagne du Sud.

Les abbés de 1119 à 1793

L’Évêque était aussi Prince du Saint-Empire romain, d’où le titre de Prince-Évêque. En raison de la Réforme à Bâle, le Prince-Évêque s’installa en 1529 à Pruntrut (Porrentruy), également dans l’actuel canton du Jura.

La partie sud du Jura, avec les villes de Bienne et Moutier, passa sous l’influence du protestantisme de Berne, tandis que la partie nord, avec les villes de Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne, resta catholique.

La Confédération contrôlait de fait (et militairement) la partie sud protestante du Jura. Formellement, cette région demeurait cependant une partie de l’Évêché de Bâle et donc du Saint-Empire romain.

L’annexion française et le canton du Jura

Cette situation changea après l’annexion française de la partie nord et catholique le 17 décembre 1792. Cette partie du Jura devint la République rauracienne. Le 23 mars 1793, elle fut réunie au département français du Mont-Terrible.

En 1797, la France annexa également la partie sud et protestante du Jura. Cela sonna le glas de la fin de la principauté. Le Jura du nord et du sud furent rattachés le 17 février 1800 au département du Haut-Rhin. Cette situation perdura jusqu’à la défaite de Napoléon en 1813.

En 1815, le canton de Berne acquit le territoire de l’actuel canton du Jura, y compris Saint-Ursanne. Le 1er janvier 1979, le nouveau canton du Jura fut finalement créé, abritant la Sainte-Ursanne, l’un des plus anciens monastères de Suisse et d’Europe.

Qui aurait imaginé que, plus de quatorze siècles après le séjour de sainte Ursanne, l’un des projets scientifiques les plus novateurs verrait le jour à seulement trois cents mètres sous terre, tout près de ce monastère ?

(Source et informations complémentaires: Jean-Paul Prongué, Saint-Ursanne, DHS, 18.05.2020).

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Les reliques

 

Belle et Isabelle de retour au Palais DuPeyrou à Neuchâtel

Belle van Zuylen (1740-1805) a récemment à nouveau été la protagoniste du Palais DuPeyrou à Neuchâtel. La dernière édition de la Nouvelle Revue neuchâteloise est entièrement consacrée à Belle, qui, depuis son mariage en 1771 à Colombier, vivait sous le nom d’Isabelle de Charrière, celui de son mari, Charles-Emmanuel de Charrière de Penthaz (1735-1808).

Sous le titre « Isabelle de Charrière d’Utrecht à Colombier », une femme de lettres engagée au siècle des Lumières, cette magnifique édition met en lumière, en mots et en images, la vie de Belle et d’Isabelle.

Michel Schulp lors de la présentation de l’édition de la Nouvelle Revue neuchâteloise, le 4 décembre 2025.

Le Palais DuPeyrou n’était pas pour Isabelle un lieu anodin, mais la demeure de son meilleur ami à Neuchâtel, Pierre-Alexandre DuPeyrou. Pierre-Alexandre, né en 1729 à Paramaribo, fils d’un Neuchâtelois au service de la République, fit construire ce palais à son retour à Neuchâtel en 1774 (il fut également le principal financier et commanditaire de l’hôtel de ville de Neuchâtel). Il est décédé à Neuchâtel en 1794.

Anonyme, Pierre-Alexandre DuPeyrou (1729-1794). Collection: Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel

À cette époque, Neuchâtel était une principauté du roi de Prusse (officiellement jusqu’en 1857, alors que cela faisait déjà 42 ans qu’elle était un canton de la Confédération !).

Les « villages » de l’Innerschweiz et d’Appenzell possèdent souvent une grandeur cosmopolite en miniature, tout comme Neuchâtel et les villes horlogères du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Elles avaient et ont en commun d’occuper depuis des siècles une place fixe dans les réseaux commerciaux mondiaux. Le monde, et non l’Europe, était et est the sky !

Isabelle a assisté à de nombreuses réunions dans le salon d’Alexandre à Neuchâtel. Elle se rendait également fréquemment à Lausanne, à Genève et à Paris. Elle était une invitée régulière des salons de sociétés des Lumières et connaissait les représentants français, anglais, allemands et suisses les plus célèbres de cette période.

Isabelle est donc, pour ainsi dire, de retour, plus de deux siècles plus tard, pour un court instant dans le salon du Palais DuPeyrou. Cette publication fait suite à « Le manoir du Pontet à Colombier », dans la Nouvelle Revue neuchâteloise, n° 76, hiver 2002.

(Source et informations complémentaires : « Isabelle de Charrière d’Utrecht à Colombier. Une femme de lettres engagée au siècle des Lumières », dans La Nouvelle Revue neuchâteloise, Guillaume Poisson et Michel Schulp (réd.), n° 167-168, automne-hiver 2025, 178 pages).

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Le Parc du Doubs, le Doubs, St. Ursanne et le moulin de Soubey

Le lac des Brenets (appellation suisse) ou le lac de Chaillexon (appellation française) est une retenue d’eau naturelle située à la frontière entre la France (Haut-Doubs, département du Doubs) et la Suisse (canton de Neuchâtel). La rivière Doubs marque la frontière entre la Suisse et la France à de nombreux endroits.

Cette rivière a une histoire : son nom vient du latin dubius, « celui qui doute ». Et pour cause, depuis sa source dans le Jura français, près du lac des Brenets, avec ses gorges de 35 kilomètres de long, les Gorges du Doubs (à la frontière franco-suisse) et sa chute de 27 mètres de hauteur, le Saut du Doubs (à Villers-le-Lac, France), elle s’écoule d’abord principalement vers le nord-est.

Le Doubs  à  St. Ursanne

À Saint-Ursanne, le Doubs se dirige vers le nord, puis repart brusquement vers le sud-ouest. Il passe ensuite par Besançon (Bourgogne-Franche-Comté) et se jette dans la Saône à Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire). Sa longueur est de 453 kilomètres, dont 430 sur le territoire français. Sa source se trouve à seulement 100 km de son embouchure!

Soubey

Le Moulin du Milieu de Soubey (1565)

D’habitude, les rivières prennent leur source en Suisse et se poursuivent à l’étranger. Le Doubs, lui, est un intrus qui non seulement prend sa source à l’étranger, mais ensuite traverse Saint-Ursanne pour quitter nos frontières après seulement quelques méandres.

Cette rivière, qui offre un intérêt particulier, a donné son nom à un parc exceptionnel : le Parc naturel régional du Doubs. Des Brenets (canton de Neuchâtel) à Saint-Ursanne (canton du Jura), le Parc du Doubs regroupe 15 communes membres situées dans les cantons du Jura, de Neuchâtel et de Berne.

Ce parc d’une superficie de près de trois cents kilomètres carrés présente une diversité remarquable : des pâturage boisés typiques des Franches-Montagnes et des prairies fleuries d’une grande beauté, des plateaux élevés (jusqu’à 1275 mètres), des gorges, des marais, des étangs – dont ceux de la Gruère, de Bollement et des Royes – les villes de La Chaux-de-Fonds et Du Locle (canton Neuchâtel) classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, des villages, comme Saignelégier (canton du Jura), des hameaux et des fermes isolées, dont beaucoup sont aujourd’hui des ateliers, des espaces proposés aux enfants, des musées ou des élevages de chevaux des Franches-Montagnes.

Le parc du Doubs offre également diverses attractions sportives et touristiques en toutes saisons.

(Source et informations complémentaires : www.parcdoubs.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le musée juif de Suisse a rouvert ses portes

Dans un bâtiment en bois soigneusement rénové, le Musée juif de Suisse (Jüdisches Museum der Schweiz) à Bâle a trouvé sa nouvelle demeure à partir du 30 novembre 2025. L’ancien entrepôt de tabac de la Vesalgasse, qui jouxte l’ancien cimetière juif médiéval, relie l’histoire juive à l’architecture contemporaine.

Discours d’ouverture de la directrice Naomi Lubrich

Un premier point fort est le fronton remarquable et les pierres tombales juives médiévales. Le fronton est une transposition à l’échelle architecturale du relief « Jeziory » (1973) de l’artiste américain Frank Stella (1936–2024). L’œuvre de Frank Stella fait référence au village de Jeziory, dans l’actuelle Biélorussie, avec sa synagogue en bois impressionnante, comme il en existait autrefois dans des centaines de villages de la région Lituanie-Pologne.

La première exposition temporaire présente des œuvres originales de la série « Polish Village » de Stella, ainsi que des maquettes de synagogues détruites. Celles-ci, tout comme le nouveau bâtiment du musée, étaient en bois. L’exposition est visible jusqu’en janvier 2027.

Frank Stella. Image: Jüdisches Museum der Schweiz

Moshe Verbin, reconstruction d’une synagogue en bois. Image: Jüdisches Museum der Schweiz

L’exposition permanente, répartie sur deux étages, retrace l’histoire du judaïsme de l’Antiquité romaine à nos jours en Suisse. Le chapitre « Culte » met en lumière la cohésion des communautés juives. Dans le chapitre « Culture », des thèmes tels que l’origine, l’autodétermination et la survie racontent une histoire aussi unique que mouvementée.

Les relations avec l’environnement non juif ont été marquées par la quête d’égalité, le développement de communautés urbaines, l’antisémitisme et l’affirmation de soi.

Le musée présente environ 500 objets couvrant 2000 ans, de Bâle à Riga, d’Alep à Eilat et de l’Espagne à l’Amérique du Sud, dont environ 150 prêts ou dépôts permanents provenant de collections privées et institutionnelles.

Un prochain article sera consacré à ce musée et à l’histoire de la vie juive en Suisse.

(Source et plus d’informations: das Jüdische Museum der Schweiz)

Le chocolat suisse a conquis le monde et John Bowring

Comment se fait-il qu’un petit pays montagneux, sans cacaoyers et loin de la mer, soit, depuis deux siècles, un important producteur de chocolat, alors que la matière première principale du chocolat est le cacao ?

Y aurait-il un lien avec les « Zuckerbäcker » des Grisons ? Dans cette région, la pâtisserie et la confiserie étaient totalement inconnues au XVIIIe siècle. Pourtant, en deux siècles (1700-1900), des milliers de Grisons ont fondé des pâtisseries et des cafés dans le monde entier, puis, plus tard, des hôtels, des restaurants, des brasseries et d’autres entreprises. Cela explique d’ailleurs en partie le succès du tourisme à partir de 1850.

Le cacao

Au départ, avant la colonisation par les pays européens (à partir de la fin du XVe siècle), l’Amérique centrale était le principal producteur de cacao. Les habitants, les Mayas, les Aztèques et d’autres peuples utilisaient le cacao issu de la fève de cacao comme boisson, médicament, monnaie d’échange, cadeau ou offrande aux dieux. Aujourd’hui, c’est l’Afrique de l’Ouest qui est le principal fournisseur de cacao.

Après la conquête de l’Amérique centrale, les Européens ont découvert et apprécié le cacao et le chocolat. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, ce nouveau produit destiné à l’Europe était toutefois réservé à l’élite.

La révolution chocolatière

Ce n’est que le XIXe siècle qui a vu le début de l’ère du chocolat pour la population. Cette période a été marquée non seulement par une révolution industrielle, mais aussi par une révolution chocolatière, au cours de laquelle la Suisse a joué un rôle de premier plan.

Les entrepreneurs et commerçants étaient non seulement des précurseurs mondiaux dans les secteurs horloger et textile, mais aussi bientôt dans la construction mécanique ou l’électrotechniquela fabrication de peignes, les chemins de fer, la construction de tunnelsles centrales hydroélectriques, et dans le domaine du chocolat.

Les inventions ne naissent jamais dans le vide : elles émergent toujours d’un contexte particulier et de l’esprit de leur époque. Ainsi, les commerçants suisses ont importé les fèves de cacao, les agriculteurs ont fourni du lait en abondance, et des entrepreneurs innovants ont commercialisé de nouveaux chocolats et lancé leurs produits grâce à des campagnes publicitaires originales pour l’époque. Leur marché ne se limitait pas à l’Europe, d’ailleurs, mais s’étendait à l’ensemble du monde !

Les pionniers suisses du chocolat

Rodolphe Lindt (1855-1909), François-Louis Cailler (1796-1852), Philippe Suchard (1797-1884), Theodor Tobler (1876-1941), Henri Nestlé (1814-1890) et Daniel Peter (1836-1919) ne sont que quelques-uns des nombreux pionniers suisses du chocolat.

François-Louis Cailler a révolutionné la production de chocolat grâce à sa machine à vapeur. Sa chocolaterie, la première en Suisse, a été fondée en 1819 à Vevey.

Ce n’est peut-être pas un hasard si Henri Nestlé a commercialisé du lait condensé pour enfants à Vevey. Daniel Peter a appliqué ce procédé au chocolat, ce qui a donné naissance au chocolat au lait.

Philippe Suchard, le premier chocolatier à rayonner à l’échelle internationale, a lancé à Neuchâtel la première campagne marketing au monde. Ses publicités dans les journaux, ses affiches, ses peintures murales et son iconographie sont encore aujourd’hui des objets de collection!

John Hassall (1868-1948), 1900. Collection: Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel

À Neuchâtel, des affiches et des peintures murales de Suchard sont encore visibles sur les murs et les panneaux d’affichage. Theodor Tobler a ensuite conçu des affiches qui sont aujourd’hui exposées comme des œuvres d’art au Museum of Modern Art de New York.

Rodolphe Lindt et la machine de conche. © Photo: Lindt Home of Chocolate

Rodolphe Lindt a peut-être fait l’une des découvertes les plus révolutionnaires pour les amoureux du chocolat. Sa conche est un appareil qui mélange le chocolat avec d’autres ingrédients, le remue et l’adoucit jusqu’à ce qu’il ait un goût irrésistible et « fonde comme du chocolat sur la langue ».

En bref, la révolution industrielle a fait de la fève de cacao un produit de masse accessible à toutes les couches de la population en Europe. La plupart des fabricants de chocolat suisses du XIXe siècle ont été absorbés au fil du temps par des multinationales, mais certains sont restés indépendants, dont Lindt-Sprüngli.

Le Chocolarium à Flawil

Leur histoire, mais aussi leur fonctionnement actuel, est présentée dans diverses expositions permanentes.La Maison Cailler à Broc (canton de Fribourg), le Chocolarium à Flawil (canton de Saint-Gall), l’Alimentarium à Vevey ou la Lindt House of Chocolate à Kilchberg (canton de Zurich) n’en sont que quelques exemples.

Lindt House of Chocolate

Le monde du chocolat en images, en chiffres et en géographie

La Lindt House of Chocolate présente non seulement l’histoire de la fève de cacao, les méthodes de production modernes et la recherche, mais offre également la possibilité de déguster et de découvrir de près les nombreux types de chocolat et leurs ingrédients.

Conclusion

Un autre aspect réside dans la longue tradition d’exportation suisse, l’innovation industrielle, l’esprit d’entreprise et l’ouverture commerciale vers l’étranger. Les « villages » des cantons primitifs (Urschweiz) et de l’Appenzell, tout comme leur prestige métropolitain et leur reconnaissance en tant que villages indépendants au sein du Saint-Empire romain germanique (l’immédiateté impériale) depuis le Moyen Âge, s’inscrivent également dans cette dynamique. Le chocolat n’est qu’un des nombreux produits à succès.

La comparaison avec les Zuckerbäcker n’est donc pas si tirée par les cheveux. Les chocolatiers et les Zuckerbäcker n’ont pas connu le succès parce qu’ils aimaient les sucreries. Ils ont créé de nouveaux produits à partir de rien, à l’échelle mondiale, parce qu’il y avait une demande.

Bien que la Suisse soit indéniablement située au cœur de l’Europe et entretienne de bonnes relations avec les pays européens, cela ne signifie pas pour autant que l’adhésion institutionnelle à cette organisation internationale soit indispensable.

Au contraire, la Suisse, sa recherche scientifique, ses universités, son industrie, son commerce, ses institutions et sa monnaie sont axés sur la qualité, la subsidiarité, la démocratie directe et la décentralisation. L’Union européenne, encore jeune, n’est pas compatible avec ces principes. L’Union européenne privilégie généralement la quantité.

Lors du transfert de compétences législatives, judiciaires et exécutives à cette organisation internationale, il est donc pertinent de prendre en compte le rapport et sa conclusion de John Bowring de 1835. À l’époque, il estimait qu’il n’était pas judicieux pour la Confédération suisse d’adhérer à l’Union douanière allemande. La peur, l’activisme et l’opportunisme sont encore de mauvais conseillers.

Les photos de cet article ont été prises à la Lindt House of Chocolate.

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Impressions de la Lindt Home of Chocolate

 

Kilchberg

L’exposition « Destination Archéologie » au Palais de Rumine

L’exposition au Palais de Rumine établit un lien original entre deux domaines : l’archéologie et les sciences naturelles (zoologie, géologie et botanique). Tous deux étudient le passé, en se concentrant sur l’homme pour l’archéologie ou sur la nature pour l’autre.

Ils effectuent tous deux des fouilles et explorent également le passé lointain. Parfois, les chercheurs sont parvenus à des conclusions opposées à partir de leurs découvertes, par exemple dans la théorie de l’évolution.

Au XIXe siècle, les sciences naturelles ont démontré que la Terre avait des milliards d’années et que le monde vivant relevait d’un processus d’évolution. Les archéologues ne sont pas allés beaucoup plus loin que quelques milliers d’années et, pendant longtemps, leurs découvertes n’ont pas contredit le récit de la création.

L’exposition présente un voyage à la découverte de l’archéologie et des sciences naturelles du XIXe siècle jusqu’à 1914. L’objectif est de montrer comment la science du XIXe siècle a façonné notre vision du passé.

Le canton de Vaud, ses scientifiques et ses découvertes, ses collègues européens et cinq périodes accompagnent les visiteurs. Chaque période commence par une machine à remonter le temps qui présente les événements les plus importants.

La machine 1798 commence par l’invasion française de la Confédération, l’établissement de la République helvétique et la fin de la domination bernoise sur le Vaud. Peu de temps après, Napoléon entreprenait sa campagne en Égypte, accompagné, entre autres, de scientifiques vaudois.

La culture romaine et grecque faisait déjà l’objet de recherches scientifiques depuis plusieurs siècles. Le XIXe siècle a toutefois marqué des progrès tant qualitatifs que quantitatifs. Des milliers d’objets et de villes romaines ont été mis au jour, notamment dans le canton de Vaud, à Avenches, à Vevey, à Lausanne et à Nyon.

La première momie en Suisse a été acquise vers 1819 par ce musée (le Musée cantonal de Lausanne, fondé en 1818).

La campagne d’Égypte a suscité un engouement pour l’Égypte antique. Le déchiffrement de la pierre de Rosette par Jean-François Champollion (1790–1832) en 1822 a même constitué une avancée majeure dans la recherche scientifique.

La machine 1815 présente la nouvelle Confédération et le canton de Vaud (canton depuis 1803). Le nouveau canton de Vaud cherchait alors son identité historique à une époque où l’on s’interrogeait sur l’origine de la Terre et de l’humanité.

Les sites et objets du patrimoine romain dans le canton de Vaud, cartographiés par Frédéric Troyon (1815-1866), dont Avenches est la principale ville romaine.

La religion et la plupart des scientifiques confirmaient alors un âge d’environ 4 000 ans pour l’humanité et la Terre. Les découvertes archéologiques remontaient également à cette époque.

L’archéologue Frédéric Troyon s’est basé sur le récit de la création et l’a mis en relation avec ses découvertes.

Il s’est basé sur les générations mentionnées dans l’Ancien Testament, les a additionnées et est arrivé à un âge de 4 000 ans pour la Terre. Voici deux pages issues de ses recherches et de ses calculs sur l’Ancien Testament.

Au même moment, les scientifiques faisaient d’autres découvertes qui indiquaient que la Terre était beaucoup plus ancienne et confirmaient la théorie de l’évolution.

Les scientifiques suisses ont joué un rôle de pionniers. Ferdinand Keller (1800-1881) a réuni des scientifiques spécialisés en zoologie, en géologie et en botanique, ainsi que des chercheurs en préhistoire. Cet exemple a été suivi dans d’autres pays et de nouveaux réseaux européens ont vu le jour. Les voyages de Frédéric Troyon à travers l’Europe et ses contacts, mentionnés précédemment, confirment cette nouvelle collaboration.

Cependant, la découverte de restes d’animaux et d’humains (notamment ceux des Néandertaliens) a conduit les scientifiques à d’autres conclusions. Cela a abouti, après 1850, à la théorie de l’évolution de Darwin.

La machine de 1848 introduit la Constitution de 1848 et la nouvelle Confédération. La nouvelle fédération, première démocratie du continent européen, cherchait son identité nationale dans le romantisme du XIXe siècle, après un processus séculaire de formation de l’État.

Auguste Bachelin (1830-1890), Musée national, Zurich, reproduction

L’historien et médecin Victor Gross près des maisons sur pilotis (870-850 av. J.-C.) à Cortaillod (canton de Neuchâtel) le 15 novembre 1884.

Le 24 août 1854, Adolphe Morlot (1820-1867), Frédéric Troyon et François Borel organisent, près de Morges, la première exploration sous-marine.

En 1854, on découvrait les premières habitations lacustres dans le canton de Zurich et sur les rives du lac de Constance. De nombreuses autres découvertes suivirent, grâce à la baisse du niveau des lacs dans la région des Trois-Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat). Ce mode de vie fut glorieusement idéalisé, notamment pour favoriser la cohésion nationale.

Albert Naef (1862-1936), documentation sur le château de Chillon, publication vers 1900

Le modèle illuminé de 1885 est un spectacle visuel et musical basé sur un mécanisme d’horlogerie complexe. Il raconte l’histoire du célèbre prisonnier François Bonivard en 1536. L’appareil a été créé par Édouard-Gabriel Wüthrich et Jean Perrin (musique).

C’était le siècle du nationalisme et la Confédération helvétique ne faisait pas exception. Parallèlement, la théorie de l’évolution faisait son apparition, et de plus en plus de découvertes et de recherches zoologiques, géologiques et botaniques repoussaient davantage l’ancienneté de la Terre et de l’humanité.

La machine de 1891 marque l’ère de la démocratie directe, depuis 1874 et 1891, l’organisation d’une armée fédérale, le drapeau national (l’hymne national a pris des décennies) et la première fête nationale, le 1er août, en souvenir des événements survenus 700 ans plus tôt. Cette période met l’accent sur l’intérêt pour le Moyen Âge et la préservation des monuments. Dans le canton de Vaud, la période de la Savoie (jusqu’en 1536) et les dynasties locales suscitent un grand intérêt.

La machine de 1914 ne se contente pas de clore une période de cent ans (1814-1914) et la fin du siècle ; elle se tourne également vers l’avenir de l’archéologie et des sciences naturelles et n’hésite pas à poser des questions. Une salle de classe du XIXᵉ siècle, reconstituée à l’identique, présente le système éducatif de l’époque ainsi que les stéréotypes et réalités qui l’accompagnaient.

Conclusion

L’exposition présentée dans l’imposant Palais de Rumine vise non seulement à mettre en perspective des milliers d’objets issus de sa collection et d’autres collections dans ce voyage à travers le XIXe siècle, mais aussi à aborder l’interaction et l’évolution des relations entre l’archéologie et les sciences naturelles. En tant que musée cantonal, le Vaud occupe une place particulière grâce à son vaste réseau européen et à la richesse de ses contacts.

(Source et plus ‘d informations: Palais de Rumine)

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

L’histoire suisse de Wahlen et Le Club Alpine Suisse de Bâle

Les Romains sont venus, ont vu, ont vaincu et ont quitté le territoire actuel de la Suisse, mais leur présence est demeurée. Ils fondèrent les premières colonies romaines (Colonia Iulia Equestris  (Nyon), Colonia Augusta Rauracorum (Augst et Kaiseraugst), Colonia Pia Flavia Constans Emerita Helvetiorum Foederata, en abrégé Aventicum (Avenches) et Forum Claudii Vallensium (Martigny). La présence romaine est également très marquée dans de nombreux autres endroits, par exemple à Vindonissa (Windisch), à Orbe-Boscéaz ou à Vallon.

Sans les Romains, il n’y aurait pas eu de christianisme, ni d’évêchés, de cathédrales, de basiliques et de monastères à Genève, Lausanne, Fribourg, Sion, Bâle, Zurich, Lugano, Saint-Gall, Romainmôtier, Coire et dans de nombreux autres endroits.

 Wahlen

Dans de nombreux autres endroits, la présence romaine est toutefois peu ou pas visible. La tour de guet romaine sur le mont Stürmenchopf (768 m)  et la villa romaine à Wahlen (canton de Bâle-Campagne) sont à la merci de la nature. L’histoire de ce petit village est toutefois typiquement suisse.

Wahlen est situé sur une ancienne voie romaine. Celle-ci partait de l’actuelle Suisse romande, traversait le « Val Terbi » près de Delémont, passait par le Fringeli et le col du Platten près du Blauen, puis rejoignait le coude du Rhin près de Bâle.

De nombreuses découvertes archéologiques indiquent également une occupation au cours de l’âge du bronze et de l’époque celtique. Les Alamans sont arrivés aux Ve et VIe siècles. Le village a ensuite fait partie des royaumes mérovingiens, carolingiens et bourguignons, du Saint-Empire romain germanique, de diverses dynasties locales, de l’évêché de Bâle et de la maison de Habsbourg.

Le nom du village est associé d’une part au latin Vallum (rempart, fortification) et d’autre part au mot alémanique « Walch », équivalent de Welsch. Le village est mentionné pour la première fois dans des documents datant de 1166 et de 1179.

La famille von Wahlen apparaît sur la scène en 1275. À la suite d’un partage, la moitié  du village passe plus tard aux mains de la maison d’Autriche, tandis que l’autre moitié  revient à l’évêché de Bâle.

En 1525, Wahlen rejoint également la citoyenneté de la ville de Bâle et adopte la nouvelle religion en 1529, jusqu’à ce que l’évêque Christoph Blarer von Wartensee mette en œuvre la Contre-Réforme en 1589.

Après l’invasion et l’occupation françaises en 1792, la République raurachienne est proclamée. Trois mois plus tard, le village est annexé par la France et rattaché au département du Mont-Terrible, qui fusionne en 1800 avec le département du Haut-Rhin.  En 1815, Wahlen est attribué au canton de Berne par la décision du Congrès de Vienne (1814-1815). En 1994, après un référendum, le village choisit de rejoindre le canton de Bâle-Campagne.

 Le Club Alpine Suisse (CAS) de Bâle

Wahlen est un lieu symbolique pour la fête annuelle du SAC-Bâle. En effet, cette fête est toujours placée sous le signe de l’histoire des membres de longue date, certains depuis 50, 60 ou 70 ans! Certes, ceux-ci n’ont pas personnellement vécu la plupart des événements décrits ci-dessus, mais deux générations, voire presque trois, d’adhésion méritent d’être mentionnées.

La route de  Bärschwil à Wahlen offre également divers points forts historiques et naturels, notamment le four à chaux de Stritteren, le Buechloch de Bärschwil, les poètes Albin Fringeli (1899-1993) et Dieter Fringeli (1942-1999) et leur ferme, ainsi que l’ancienne Glashütte sur la Birs. (www.sac-cas.ch).

Tandem au Musée et le Musée imaginaire Suisse

« TaM – Tandem au Musée » (TiM, Tandem im Museum, en allemand) est une initiative pour la promotion des rencontres intergénérationnelles dans les musées.

Les participants vivent un moment différent au musée. Par exemple, ils choisissent à deux un objet du musée, à partir duquel ils inventent une histoire, qu’ils publient ensuite sur le site de « MiS-Musée imaginaire Suisse », auquel TaM est étroitement lié (www.mi-s.ch). Les événements TaM se vivent sur un pied d’égalité.

Tim-Tam pour les enfants à l’Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig

TaM incite à visiter un musée avec des personnes que vous n’avez encore jamais rencontrées auparavant ou que vous connaissez peu. Demandez à votre voisin, voisine, votre coiffeur, coiffeuse, à un, une résident(e) d’une maison de retraite ou à un, une parfait(e) inconnu(e) de tenter l’expérience avec vous !

TaM est simple à mettre en place. Il suffit d’un brin de curiosité, d’avoir envie de vivre des expériences originales avec d’autres personnes et de se retrouver dans un musée pour y découvrir ses collections.

Sur le site (voir ci-dessous), trouvez un Guide TaM de votre région, ou sélectionnez un musée TaM, et contactez-le pour planifier votre visite.

Plus de 100 guides TaM sont à votre disposition en Suisse. TaM est gratuit. Cliquez sur une région pour afficher les guides. Vous pouvez également trouver des informations directement auprès des musées partenaires.

(Source et plus d’informations : www.tim-tam.ch).