Le Jardin des Glaciers

Le Jardin des Glaciers  à Lucerne (Gletschergarten) découvert en 1872, montre l’histoire géologique de Lucerne (et de l’Europe) au cours des 20 derniers millions d’années.

Lucerne fut une baie subtropicale il y a 20 millions d’années, entourée de palmiers et d’autres espèces végétales et animales subtropicales.

Le musée présente des reliefs de la Suisse centrale et des Alpes, le célèbre modèle lucernois de 1792, des cabanes de montagne et autres maisons typiquement suisses et leurs intérieurs du 18e siècle ainsi que de nombreux autres objets de Lucerne.

(Source et plus d’informations: www.gletschergarten.ch)

100 ans Lia Rumantscha

2019 est une année festive pour la Lia Rumantscha. Depuis 100 ans, l’organisation s’engage en faveur de la préservation de la langue et de la culture romanche. Du 1er au 18 août 2019, la Lia Rumantscha organise un festival de langue et de culture à Zuoz en Haute-Engadine.

Le programme propose des manifestations sur différents thèmes de la langue et de la culture romanche. Il y a par exemple la Di da famiglia (4.8.2019), une journée à Grischun triling (11.8.2019) et la Festa da 100 onns (17.8.2019). Le soir, la production théâtrale spécialement écrite sera présentée.

Plus d’informations sur le programme et la vente des billets suivront.

(Plus d’informations: www.liarumantscha.ch).

Morat, Bourgogne, l’ Obélisque, le panorama et les Confédérés

Morat (Murten) est une ville du canton de Fribourg (Freiburg), située dans le district de lac, dont elle est le chef-lieu.

Le canton de Fribourg rejoignit la Confédération suisse en 1481 déjà, mais Morat ne devint définitivement fribourgeoise qu’en 1803 lors de l’Acte de médiation instauré par Napoléon Bonaparte, contre la volonté de la population toutefois.

La ville historique située à la frontière linguistique, à la fois germanophone (76%) et francophone (14%), promeut et favorise le bilinguisme depuis toujours.

La ville a été fondée vers 1170 par le duc Berthold IV de Zähringen (1125-1186), presque en même temps que les villes de Fribourg (1157) et Berne (1191).

En 1471, Morat passa aux mains du comte de Romont, Jacques de Savoie (1450-1486) partisan de Charles le Téméraire (1433-1477) et, de ce fait, Berne et Fribourg occupèrent la ville pendant les guerres de Bourgogne.

Karl Giradet (1813-1871), Bataille de Morat, 1857. Musée de Morat

La bataille de Morat en 1476, dans le cadre des guerres de Bourgogne, fut décisive pour la ville : une armée bourguignonne, qui sera dirigea vers Berne, arriva au pied de la ville de Morat, alors défendue par une garnison de Bernois et de Fribourgois.

La bataille fut remportée par les Confédérés suisses sur l’armée bourguignonne du duc Charles le Téméraires. Suite à la défaite de la Bourgogne, Morat fut gouvernée par Berne et de Fribourg de 1484 à 1798. Le Musée de Morat présente Le Panorama ( 1893) de Louis Braun (1836-1916).

Image: Panorama de la Bataille de Morat 1476

Lord Byron (1788-1824) a écrit en 1816:

„While Waterloo with Cannae’s carnage vies, Morat and Marathon twin names shall stand;
They were true Glory’s stainless victories,
Won by the unambitious heart and hand
Of a proud, brotherly, and civic band ».

L’Obélisque de Meyriez (Morat)

Source et plus d’informations: Musée de Morat 

Le Prince-’évêché de Bâle jusqu’à 1813

L’histoire de l’actuel diocèse de Bâle, dont le siège est à Soleure remonte à l’Empire romain.

 Basilia

Basilia, comme le vicus romain s’appelait alors, est probablement devenue à la fin du Vème siècle, en raison de l’invasion des tribus germaniques (les Alamans), le nouveau siège de l’évêque qui s’était auparavant installé à Augusta Raurica (Augst/Kaiseraugst).

Augusta Raurica (Augst), le palais de l’évêche

La colline, sur laquelle la cathédrale sera plus tard construite, offrait un bon refuge. Le diocèse mena une existence politique et culturelle discrète jusqu’à l’empire carolingien de Charlemagne (747-814). Durant cette période, deux évêques se distinguèrent, Waldo (740-814) et Haito (762-836), conseillers de Charlemagne et innovateurs culturels.

1999

En 999, le diocèse devint également une puissance séculière et militaire. Cette année-là, l’évêque acquiert les droits de l’abbaye de Moutier-Grandval, un don de Rodolphe III (971-1032), le dernier roi de Bourgogne. C’est le début d’un domaine qui ne cessera de s’étendre dans le Jura, en Alsace, dans la vallée de la Birse, dans le Birseck et en Allemagne.

Le Saint Empire romain

Vers l’an 1000, l’évêque devint vassal de l’empereur du Saint Empire romain, et donc prince. C’est le début de la principauté ecclésiastique, à ne pas confondre avec la province ecclésiastique ou le diocèse.

Un moment important fut la participation financière de l’empereur Henri II (973-1024) à la construction de la cathédrale. Les sculptures à l’effigie de l’empereur et de sa femme Cunégonde (975-1040) sont encore visibles à différents endroits de la cathédrale.

Avec l’acquisition de l’abbaye de Saint-Ursanne en 1146 et des expéditions militaires au XIIIème sècle, la principauté devint la plus forte puissance séculière du Rhin supérieur. Le territoire comprenait l’actuel Jura, le Sundgau, le sud de l’Alsace, le Birseck, la vallée de la Birse et encore des possessions dans le sud de l’Allemagne (Schliengen, Altingen, Mauchen, Steinenstadt, Istein et Huttingen).

Delémont, Musée d’art et d’histoire. 

Suite aux guerres de Bourgogne (1474-1477), la partie sud du Jura, avec les villes de Biel (Bienne) et Moutier, passa sous l’influence de Berne et Soleure ; la partie nord, avec Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne, resta sous le contrôle de l’évêque.

Delémont château du chapitre et résidence d’été de l’évêque

Avec l’entrée de la ville de Bâle dans la Confédération en 1501, les relations entre l’évêque et le conseil municipal devinrent de plus en plus difficiles. Lorsque Bâle changea de religion, après la Réforme, l’évêque transféra son siège à Porrentruy. L’architecture de cette ville témoigne encore aujourd’hui de la splendeur du prince-évêque et de sa cour.  Le Chapitre se réfugia ensuite à Fribourg-en-Brisgau jusqu’ à 1678, puis à Arlesheim.

Rathaus

Le traité de paix de Westphalie (1648) entraîna une nouvelle séparation (politique) entre le nord et le sud du Jura. Après 1648, le territoire du prince-évêque était et restait une principauté catholique du Saint Empire romain germanique, tandis que les Confédérés, et donc leur zone d’influence dans le Jura sud (avec Moutier) protestant, devenaient formellement indépendants du Saint Empire romain.

Collection: Musée jurassien d’art et d’histoire, Delémont

1792-1815

Le monde d’après 1792 ne serait plus le même pour le prince-évêque et sa cour. En treize ans, cinq constructions politiques allaient se succéder, jusqu’à ce que le territoire soit partagé en 1815 entre le canton de Berne (territoire moins Birseck) et celui de Bâle (avec le Birseck).

A cette époque également, le nord et le sud du Jura connurent une histoire politique différente. Le 17 décembre 1792, le nord du Jura devint la République rauracienne française suite à la guerre franco-autrichienne, et le 23 mars 1793, cette région fut réunie au département français du Mont-Terrible.

Delémont, Musée d’art et d’histoire

En 1798, la France inclut également la partie sud du Jura dans ce département. Enfin lors de la révision suivante, le 17 février 1800, l’ensemble du territoire de l’ancienne principauté fut ajouté au département du Haut-Rhin.

Telle demeura la situation jusqu’à la défaite de Napoléon, lorsque les troupes alliées occupèrent ce territoire en décembre 1813. En 1814 et 1815, le territoire de l’évêché fut gouverné par deux gouverneurs nommés (avec siège à Arlesheim) par les Alliés.

Le 20 mars 1815, lors du Congrès de Vienne, les grandes puissances décidèrent de partager le territoire de l’évêché entre Berne et Bâle. Les habitants ne furent pas consultés. On n’a agi que dans l’intérêt d’une position suisse forte aux frontières.

(Bron: A. Berchtold, Bâle et Europe. Une histoire culturelle, Lausanne 1990)

Voire aussi: Le Prince-’évêché de Bâle après 1813 

Delémont, Musée d’art et d’histoire

La représentation proportionnelle

Le 13 octobre 1918, le peuple redistribuait les cartes de la politique suisse. En effet, les citoyens et les cantons (double majorité) ont bouleversé les rapports de force politique au niveau fédéral en acceptant l’initiative populaire « Election proportionnelle du Conseil national » à 66,8 %. Ils ont ainsi permis aux petits partis d’être eux aussi représentés au Conseil national.

Qui en étaient les précurseurs ? Comment le système a-t-il évolué ces 100 dernières années ? D’octobre 2018 à octobre 2019, les Services du Parlement ont mis sur pied l’exposition « 100 ans de proportionnelle » au sein du Palais du Parlement, afin de répondre à ces questions.

Le mode de scrutin proportionnel plurinominal – également appelé représentation proportionnelle à scrutin de liste – est un système électoral où le nombre de sièges à pourvoir est partagé en fonction du nombre de voix recueillies.

Les sièges d’un canton sont donc répartis entre les partis par rapport à leur force.

La première élection des membres du Conseil national au scrutin proportionnel a eu lieu le 26 octobre 1919. Il s’agissait d’élections anticipées, car le mandat des membres du Parlement alors en place aurait dû s’achever en 1920.

Près de 750 000 citoyens suisses ont participé aux élections, ce qui correspond à un taux de participation de plus de 80 %, un taux qui n’a, à ce jour, plus été égalé en Suisse.

(Source et plus d’informations : www.parlament.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Urbanisme et l’industrie horlogère

Depuis 1705, la région neuchâteloise produit des montres et des horloges. Cette industrie horlogère a façonné le vivant et même l’urbanisme des villes.

Les villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle incarnent l’unité urbaine et architecturale entièrement dédiée à la production horlogère, car elles ont été construites par et pour cette industrie.

Avant le début de cette révolution industrielle au XVIIIe siècle, ils n’étaient que de petits villages et l’agriculture était de loin l’activité économique la plus importante.

L’Espace d’urbanisme horloger est un espace multimédia entièrement consacré à l’urbanisme horloger de La Chaux-de-Fonds. Cet événement est la clé pour comprendre les origines du statut de la ville en tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO, et propose une exposition et un film mettant en valeur le patrimoine industriel impressionnant de la ville et son concept urbain unique.

(Source et informations complémentaires : www.timExplorer.ch).

Les vignobles de Lavaux

Les vignobles de Lavaux sont aussi connus comme le « pays des trois soleils », le soleil du ciel, le soleil du lac Léman, qui sert de miroir, et le soleil des murs des terrasses, qui absorbent la chaleur.

Le paysage de Lavaux est l’une des plus grandes régions viticoles de Suisse. Il se compose de 14 villages bien conservés, de 400 kilomètres de murs et de 10 000 terrasses, répartis sur 40 couches de 830 hectares et gérés par 160 propriétaires.

Lavaux est situé dans le canton de Vaud, et la région s’étend le long du lac Léman, entre Vevey et Lutry.

Depuis le XIe siècle, des moines de différents monastères cultivent les coteaux et les rendent aptes à la viticulture. Pendant des siècles, les moines ont construit des murs et des terrasses pour soutenir et niveler le sol.

Depuis lors, des générations de viticulteurs ont développé et cultivé la région, contribuant à la belle mosaïque d’aujourd’hui. Lavaux est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007.

(Source et informations complémentaires : www.lavaux-unesco.ch).

La région du Haut-Rhin

Le Haut-Rhin (Hochrhein) – désignation utilisée couramment que depuis le XIXème siècle – est le segment du Rhin qui débute après Stein am Rhein, à l’extrémité ouest du lac de Constance et qui coule sur 150 kilomètres en direction de Bâle.

Le Haut-Rhin délimite sur la quasi-totalité de son cours la frontière entre l’Allemagne et la Suisse. La Suisse ne s’étend sur la rive nord qu’à Stein am Rhein, Schaffhouse et près de Bâle.

Il traverse des paysages variés et est marqué par de nombreux barrages, les parties naturelles comportant quelques rapides. Plusieurs centrales hydroélectriques ont été construites au début du siècle dernier.

A la hauteur des chutes du Rhin, le cours se précipite sur une couche de calcaire dur et, par les rapides de Laufenburg, il traverse le goulet taillé dans le gneiss de la Forêt-Noire, endroits qui furent tous des obstacles historiques à la navigation.

Le Rhin

Le Rhin servait déjà de frontière sous le Bas-Empire romain. Il retrouva partiellement cette fonction du fait de l’expansion de la Confédération vers le nord et le nord-est au XVème siècle lors de la conquête de l’Argovie en 1415, de la Thurgovie en 1460 et de l’acquisition du Rheintal saint-gallois en 1490.

La guerre de Souabe (1499) mit fin à ce mouvement, jusqu’à l’annexion du Fricktal en 1803. Actuellement, le Rhin alpin sépare la Suisse de l’Autriche et du Liechtenstein.

Cependant, la frontière suit parfois le cours du Vieux-Rhin. La partie ouest du Rhin et de longs tronçons du haut Rhin marquent la frontière avec l’Allemagne, mais en certains points le territoire suisse déborde au nord (canton de Schaffhouse, communes zurichoises de la région de Rafz, Petit-Bâle, Riehen et Bettingen) et le territoire allemand au sud du Rhin (vieille ville de Constance).

(Source et plus d’informations: (Marie-Louise von Plessen, Der Rhein, eine europäische Flussbiografie (Bonn, 2016), Erlebnisraum Hochrhein : www.baselland-tourismus.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.