Arlesheim, l’Ermitage et Le Congrès de Vienne
23 mars 2026
La commune d’Arlesheim (canton de Bâle-Campagne) est surtout connue pour son jardin anglais, l’Ermitage, créé en 1785, et sa cathédrale inaugurée en 1681. Arlesheim est un livre ouvert de l’histoire suisse.


Le château de Birseck
L’Ermitage a été conçu en 1785 par Balbina von Andlau-von Staal (1736-1798). C’est le plus grand jardin à l’anglaise de Suisse, conçu comme une solitude romantique près d’Arlesheim. Le château de Birseck, la porte en pierre, l’ancien et le nouveau moulin, le pressoir à tabac et les trois étangs sont encore aujourd’hui des éléments importants du jardin.

Les châteaux médiévaux de Birseck et de Reichenstein sont encore bien visibles sur les sommets des collines environnantes comme symboles de leur importance stratégique à cette époque.

Le château de Reichenstein
En juin 1814, Conrad von Adlau-Birseck (1766-1839) fit d’Arlesheim le centre administratif des forces d’occupation alliées d’une partie de la France et de l’évêché princier de Bâle.


Conrad von Andlau-Birseck avait été nommé gouverneur général de ces territoires (les anciens départements français du Doubs, du Jura, des Vosges, de la Haute-Saône, le comté de Montbéliard et l’évêché princier de Bâle) par les Alliés le 15 janvier 1814.
Après la défaite de Napoléon, Arlesheim fut un village d’importance politique en Europe. Cependant, les décisions furent prises à Vienne, Londres, Berlin et Moscou, capitales des vainqueurs.
Le Congrès de Vienne (1814-1815) et les différents traités conclus, dont ceux de Paris (30 mai 1814 et 20 novembre 1815) et de Turin (16 mars 1816), seront finalement décisifs pour l’avenir politique de la Suisse et pour le partage du territoire de la Principauté de Bâle.
Arlesheim, cependant, a figuré sur la carte politique durant ces années. Les souverains européens ont visité Arlesheim avant même les guerres napoléoniennes à cause du célèbre Ermitage, le plus éminent jardin paysager anglais de Suisse lors de sa création en 1785.


Klemens von Metternich, le tsar Alexandre, l’ancienne épouse de Napoléon, Marie-Louise, et les archiducs de Habsbourg Johann et Maximilien ont visité Arlesheim une ou plusieurs fois avant 1792 ou après 1814.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.










Le Bauerngarten



