La première chartreuse de Suisse

La Suisse n’est pas seulement le pays des réformateurs Jean Calvin, Ulrich Zwingli, Guillaume Farel et Johannes Oekolampad, elle comptait aussi de nombreux monastères des différents ordres monastiques jusqu’à la Réforme.

La plupart des monastères ont été fermés juste après la Réforme (première moitié du XVème siècle) ou au cours des siècles suivants et ils ont parfois même littéralement disparu de la surface de la terre. Il existe pourtant encore des monastères en activité. St Johann à St Müstair (canton des Grisons), Mariastein (canton de Soleure),  Einsiedeln (canton Schwyz), Maria-Rickenbach (kanton Nidwald)  ou Bigorio (canton du Tessin) n’en sont que quelques exemples.

L’un des monastères les moins connus du pays a été dissous il y a plusieurs siècles et seules les fondations de l’imposante bâtisse sont encore reconnaissables. La chartreuse Notre-Dame d’Oujon à Arzier (canton de Vaud) près de Nyon a été fondée en 1146 par Louis, seigneur de Mont (près de Rolle). Ce fut la première chartreuse sur le territoire de l’actuelle Suisse. L’ordre des Chartreux (Chartreuse) a été fondé en France en 1084.

L’intention de son fondateur, Bruno de Cologne ou Saint Bruno, était de revenir aux principes de la foi authentique, loin des tentations mondaines. À l’époque, ce monastère a donc été construit loin du monde habité, à 1050 mètres d’altitude, au cœur des montagnes du Jura.

Les moines ont rapidement cultivé le terrain. Le monastère a même acquis de nombreuses terres et autres biens jusqu’à sa dissolution en 1536. L’occupation du Pays de Vaud par la Berne protestante en 1536 marqua la fin de près de quatre siècles d’histoire monastique.

Le monastère a été abandonné en 1536. Les ruines donnent cependant une idée de l’ampleur du complexe. On y reconnaît les plans caractéristiques d’une architecture spécifique aux chartreuses. Dans les environs, on a d’ailleurs trouvé d’autres ruines et des fondations de divers bâtiments monastiques.

(Source: L. Auberson, L´ancienne chartreuse Notre-Dame d´Oujon, Berne, SHAS, 1995)

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

La deuxième rencontre du « Creaton rumantsch

En 1938, le peuple suisse a voté à une écrasante majorité en faveur du romanche comme quatrième langue nationale de la Confédération (aux côtés du français, de l’allemand et de l’italien).

L’histoire de cette langue et de ses cinq idiomes remonte à l’époque des Rhétiens, un nom donné aux tribus qui habitaient l’est de la Suisse actuelle des siècles avant la conquête romaine (13-15 av. J.-C.).

Le romanche est toujours vivant et s’est même enrichi du rumantsch grischun, une langue écrite commune! Le proverbe « petit mais costaud » s’applique certainement à cette langue.

Cette langue n’est pas seulement parlée dans les Grisons et dans différentes variantes en Autriche et en Italie, mais aussi dans d’autres cantons et même à l’étranger, à savoir dans la diaspora des gens romanches.

Diverses institutions organisent régulièrement des manifestations afin de rendre cette langue et cette culture plus accessibles à la diaspora et aux autres personnes intéressées.

La deuxième rencontre du « Creaton rumantsch » en est un bon exemple. Elle s’est tenue le 19 janvier à Berne dans le but de développer des projets innovants à cette fin. Creaton Rumantsch est un projet de l’organisation Pro Svizra Rumantscha.

Le professionnalisme, l’engagement et la multitude de projets montrent que la langue et la culture romanches ont un avenir prometteur, même ou surtout par les temps qui courent.

(Source et plus d’informations: Pro Svizra Rumantscha, Lia Rumantscha)

Mürren, slalom, James Bond, Eiger, Mönch et Jungfrau

 Les Anglais, on le sait, ont été les pionniers de l’escalade des plus hauts sommets de Suisse à partir de 1850. Ils y ont toujours connu le succès. Le contraste est saisissant avec le ski. Les Anglais ont été des pionniers dans ce sport d’hiver également.

Arnold Lunn (1888-1974) est le fondateur du ski de slalom actuel. La première course a eu lieu en 1922 à Mürren (canton de Berne). Son objectif était clair : il ne s’agissait pas de style, mais de vitesse. Le temps de descente était le seul critère pour déterminer le vainqueur.  Il l’exprima comme suit :

« Le but d’un virage est de contourner un obstacle donné en perdant le moins de vitesse possible.  Par conséquent, un virage rapide et moche vaut mieux qu’un virage lent et joli. ». (The object of a turn is to get around a given obstacle, losing as little speed as possible. Therefore, a fast, ugly turn is better than a slow, pretty turn).

Le slalom de la course du Lauberhorn, dans la ville voisine de Wengen, perpétue cette tradition depuis 1930, avec pour seule ombre au tableau la présence de vainqueurs anglais seulement en 1930 et jamais après. Certes, les Anglais ont inventé le slalom en tant que sport (olympique), mais ils n’ont jamais connu le succès.

Sir Arnold Lunn, anobli en 1952 pour ses mérites dans les relations anglo-suisses, est toujours  honoré à Mürren de nos jours.

Mürren se trouve à 1650 mètres d’altitude et surplombe l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. Un autre gentleman anglais était également présent dans cette région. Le Schilthorn et le restaurant Piz Gloria en savent quelque chose.

James Bond alias 007 n’a pas seulement été actif dans d’autres endroits du pays, il y a même vécu pendant des décennies et a trouvé sa dernière demeure à Crans-Montana (canton du Valais).

Affiche à Grütschalp, arrivée en télécabine de Lauterbrunnen et gare de Grütschalp à Mürren.

L’un des téléphériques les plus raides du monde, de Stechelberg à Mürren

Les Anglais sont toujours nombreux à se rendre à Mürren, et pour cause.

Hotel Eiger à Mürren

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Impressions de Mürren

  

 

   

Wengen, Kleine Scheidegg, nature et possibilités de sports d’hiver et d’été

Chaque année en janvier, environ 60 000 visiteurs du monde entier se rendent à Wengen (canton de Berne) pour visiter la course internationale du Lauberhorn (Lauberhornrennen). Cette descente légendaire (depuis 1930) est la plus longue de toute la Coupe du monde de ski.

Wengen est situé à une altitude de1274 mètres dans la région de la Jungfrau et la vallée de Lauterbrunnen. En 1268, le village est mentionné pour la première fois dans un document sous le nom de Mons Wengen (montagne de Wengen).

La découverte du village en tant que lieu touristique a commencé au début du XIXème siècle. Le col de la Wengeralp-Petite Scheidegg (Kleine Scheidegg) et l’auberge qui y a été ouverte en 1835 ont rendu Wengen célèbre, surtout auprès des visiteurs britanniques.

La Wengeralpbahn

La Jungfraubahn

Après l’ouverture du Wengeralpbahn (1893) et du Jungfraubahn (1912), le village a connu une croissance rapide. Malgré des temps difficiles (guerres mondiales, crises économiques), le village a conservé son attractivité.

Alors que les courses internationales du Lauberhorn ont rendu le village célèbre dans le monde entier, son charme authentique a fait le reste avec les possibilités de sports d’hiver et d’été, la proximité d’autres destinations d’excursion (entre autres la glacier d´Eiger (Eigergletscher), Grinderwald, Mürren, Jungfrauloch et Lauterbrunnen), la nature. L’infrastructure ainsi que la facilité d’accès lui confèrent un pouvoir d’attraction durable.

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Impressions de Wengen

  

Impressions du Kleine Scheidegg

 

La Wengeralpbahn

La Jungfraubahn

Grindelwald, ses Bergschaften, Jungfraujoch et Eigergletscher

Grindelwald (canton de Berne) tient sa renommée de sa situation exceptionnelle au pied de la Jungfrau et du Jungfraujoch. Aujourd’hui, le territoire de la commune de Grindelwald est divisé en sept Bergschaften (Bussalp, Holzmatten, Bach, Grindel, Scheidegg, Wärgistal et Itramen).

La situation était bien différente au XIIème siècle.  Les barons (Freiherren) ont régné sur la région pendant une grande partie du XIIème siècle. Cependant, le duc Berthold V de Zähringen (1160-1218), fondateur de Neuenburg am Rhein, Rheinfelden, Freiburg im Breisgau, Fribourg et Berne, entre autres) les a vaincus en 1191 lors de la guerre des barons. Cette victoire a mis fin au pouvoir des souverains locaux.

Grindelwald aujourd’hui

De plus, l’homonyme de la Jungfrau, le monastère Inter lacus situé dans l’actuelle Interlaken, possédait alors de nombreuses terres dans la vallée. Le roi Konrad III (1093-1152) avait fait don au monastère de nombreuses possessions en l’an 1146. Le monastère n’a cessé d’étendre ses possessions et, à la fin du XVème siècle, il possédait la majeure partie de la vallée de Grinderwald.

L’année 1528 marqua non seulement la conquête de Berne, la réforme et la dissolution du monastère, mais aussi une nouvelle division politique. C’est de cette époque que datent les Bergschaften qui existent encore aujourd’hui, avec leurs propres conseils municipaux.

Ces Bergschaften sont des organismes indépendants de droit public, chargés de la gestion des alpages publics et privés et d’autres questions administratives. Ils sont comparables aux Consortages et Bourgeoisies dans le canton du Valais et aux Waterschappen aux Pays-Bas.

La vallée est entourée de montagnes célèbres, comme le Lauberhorn, le Kleine Scheidegg, le Finsteraarhorn, le Wetterhorn, le Grosse Fiescherhorn, le Mönch, l’Eiger, la Jungfrau, le Lauteraarhorn, le Schreckhorn. Elle est dominée par des glaciers s’ouvrant sur de magnifiques panoramas.

Il n’est pas étonnant que les touristes et alpinistes anglais aient découvert aussi Grindelwald au XIXème siècle.  Le premier Zahnradbahn (Wengernnalpbahn) a été mis en service en 1893 et prolongé jusqu’au Jungfraujoch en 1912. En outre, le Club Alpine Suisse (CAS) y a ouvert plusieurs cabanes.

World Snow Festival (13-18 janvier), work in process

Mais ce n’est pas tout. Cette année, le 40e Festival mondial de la neige s’est déroulé du 13 au 18 janvier, les mêmes jours que le Lauberhornrennen à Wengen !

L’Eiger Express

 

Grindelwald dans l’été

Jungfraujoch

Qui dit Grindelwald pense aussi immédiatement au Jungfraujoch. La télécabine et le train pour le Jungfraujoch, à 3 454 mètres d’altitude, partent du terminal de ce village. La télécabine de l’Eiger Express atteint le glacier de l’Eiger, puis la Jungfraubahn va à la gare la plus haute d’Europe, sur le « Top of Europe ».

Le Jungfrauloch n’offre pas seulement une expérience avec des vues sur les plus hauts sommets alpins, dont l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau, le Konkordiaplatz, lac du Glace (Eismeer (3 160 m) et le palais de la glace (Eispalast), mais il s’enorgueillit aussi d’avoir un centre de documentation et d’information sur le monde alpin et sur la construction de ce site unique.

L’Eismeer

 

La Konkordiaplatz

Le glacier Aletsch vers 1850 et aujourd’hui 

La science

Impressions du Jungfraujoch

    

Les constructeurs de tunnels et les ingénieurs suisses

En mémoire des travailleurs décédés lors de la construction du tunnel

(Source et plus d’informations: Gemeinde Grindelwald)

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Interlaken, le monastère Inter lacus, Unterseen et la vierge

Interlaken signifie entre les lacs, ceux de Brienz (Brienzersee) et de Thoune (Thunersee).  C’est bien connu. Mais on connaît déjà moins son homonyme : le monastère « Inter lacus » : le double monastère (Doppelkloster) comprenant une section pour les hommes et une section pour les femmes (le couvent), avec 300 nonnes et 40 moines au XIVème siècle.

Interlaken se trouve entre deux lacs, et c’est ici que l’Aare se divise facétieusement avant de se jeter à nouveau réunie dans le lac de Thoune. Sis entre les deux bras de l’Aare : l’îlot de Spielmatte.

 Unterseen et la Spielmatte, XVIIIème siècle. Image: commune d´Unterseen

L´Aar et le lac de Thoune. Image: commune d´Unterseen

Le monastère d’Inter lacus

Le monastère et couvent augustinien Inter lacus ont été fondés en 1133 par Seliger d’Oberhofen.  Le couvent a été supprimé en 1484, le monastère lors de la réforme de 1528.

L’église du monastère datait à l’origine du XIVème siècle et a été reconstruite dans le style gothique tardif.  Depuis 1528, le complexe est devenu le siège du gouvernement du gouverneur de Berne et est devenu le château (Schloss) du gouverneur. L’église du monastère devint la Schlosskirche.

Cette église a ensuite été utilisée comme entrepôt pendant une longue période. Cependant, les hôtes anglais y ont également joué un rôle : l’église a été utilisée comme église anglicane au XIXème siècle. En 1909, l’église devint la propriété de l’église évangélique réformée de Gsteig-Interlaken.

L’église catholique a été construite l’année précédente, en 1908. Depuis lors, les deux églises symbolisent l’harmonie des deux religions à Interlaken.

Jungfrau (la vierge)

 Ce sont les nonnes du couvent qui ont baptisé une des icônes suisses les plus connues. En effet, le couvent possédait les alpages allant jusqu’aux puissants rochers et aux glaciers encore inaccessibles d’une montagne sans nom. À l’époque, ces rochers et ces glaciers faisaient de la montagne une sorte de fiancée inaccessible et intacte, voire vierge, d’où le nom de Jungfrau.

Mais tout a une fin et il en va de même pour ce statut. Le 3 août 1811, les premiers alpinistes (suisses) gravirent le sommet de 4 185 m. Depuis lors, la montagne n’a plus connu de répit, bien que la Jungfraubahn d’Adolf Guyer-Zeller n’atteignait pas tout de suite le sommet, mais le Jungfrauloch comme terminus.

Unterseen

Unterseen fut fondé en 1279 par Berchtold von Eschenbach-Oberhofen, d’abord comme base militaire pour les Habsbourg, puis, à partir de 1337, pour la défense de Berne. La petite ville devint un important centre de commerce et d’artisanat et un point de transbordement pour les marchandises provenant des bateaux et des radeaux de bois en provenance de Berne, du Haslital, du col du Brünig jusqu’à la Waldstätte dans l’Innerschweiz ou du Grimsel en direction de l’Italie.

     

Le « Haberdarre » était le point de transbordement des marchandises entre le lac de Thoune et le lac de Brienz. Ce nom est dérivé du séchage (darre) de l’avoine (Haber).

Aux XVIIIème et XIXème siècles, des hôtes célèbres ont même passé la nuit aux Stadtherberge d’Unterseen, notamment Johann Wolfgang von Goethe (1782-1832) et Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy, plus connu sous le nom de Felix Mendelssohn (1809-1847).

Unterseen et le monastère Inter lacus étaient au départ les principaux acteurs économiques de la région. Le monastère exploitait notamment une scierie, un moulin à grains et une filature de laine. Le monastère possédait également des droits de pêche exclusifs dans l’Aar.  À son apogée, il était également le plus grand propriétaire foncier de l’Oberland bernois.

Les moulins ont fonctionné pendant des siècles, leurs roues étant entraînées par la force hydraulique de l’Aar. Le Spielmatte était un lieu important pour ces moulins.

En 1938, les roues hydrauliques ont été remplacées par des moulins électriques. Des centrales hydroélectriques produisaient l’électricité. Ce n’est qu’en 1996 que les moulins ont été mis hors service, mais la centrale hydroélectrique de la Spielmatte fonctionne toujours !

Interlaken

Le canal de navigation de 1892 relie le lac de Thoune à la Westbahnhof d’Interlaken. La ville prospère principalement grâce au tourisme. Les touristes anglais en particulier visitèrent Interlaken et la région de la Jungfrau. L’endroit acquit un caractère à la mode avec ses grands hôtels, ses palais, ses larges boulevards et rues, son éclairage électrique et ses ponts sur l’Aar.

Villa rosa

Grand Hotel Victoria Jungfrau

Hotel Harder Kulm

Depuis 1900, le pont piétonnier Goldey sur l’Aar relie Unterseen à Interlaken et, surtout, au Kurhaus. Le Kurhaus a ouvert ses portes le 20 juillet 1859 pour atteindre l’objectif « un esprit sain dans un corps sain ». Un Molkekuranstalt fournissait le corps, le casino l’adrénaline et le Kurorkest l’esprit harmonieux. Le Kurhaus constitue depuis le début le centre culturel et social d’Interlaken.

L’architecte neuchâtelois Paul Bouvier (1857-1940) a transformé le complexe en une salle de concert, de jeu et de théâtre dans le parc. Aujourd’hui, le Kurhaus est un centre culturel et de congrès de renommée mondiale qui comprend les « Interlaken Classics ».

Le réalisateur indien Yash Chopra (1932-2012), citoyen d’honneur de la ville, a été immortalisé dans le parc en raison des nombreux films qu’il a tournés à Interlaken.

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Le château

L´église

La Propstei

Lauterbrunnen, Walser, le monastère Inter lacus et 72 chutes d’eau

« Nomen est omen » : Lauterbrunnen (canton de Berne) doit son nom à ses nombreuses chutes d’eau et au murmure de plusieurs ruisseaux et sources. La commune de Lauterbrunnen comprend les villages de Lauterbrunnen, Gimmelwald, Isenfluh, Mürren, Stechelberg et Wengen.

Le Staubbachfall, la plus haute chute d’eau de Suisse

Le monastère Inter lacus d’Interlaken était le principal propriétaire foncier de cette vallée à la fin du XVème siècle. Lauterbrunnen résista à la réforme en 1528 et les troupes de Berne ont dû convaincre le village. Par la suite, Berne expropria le monastère Inter lacus de tous ses biens dans cette vallée.

De toute façon, pendant des années, les relations entre le monastère et le village n’étaient pas optimales. Vers 1480, le village construisit sa propre église sans l’autorisation du monastère.

L’église aujourd’hui

Le monastère se mit alors à craindre de perdre des revenus. Eh oui, l’église représente aussi des enjeux financiers. Une solution toute suisse fut trouvée avec la mise en place d’un comité d’arbitrage qui parvint finalement à un compromis.

Une autre particularité de cette commune est l’immigration des Walser aux XIIIème et XIVème siècles, notamment dans les villages de Lauterbrunnen, Gimmelwald et Mürren. Quant à la deuxième vague d’immigration, elle est beaucoup plus connue : il s’agit de l’arrivée des touristes (anglais) au cours du XIXème siècle et du début du XXème siècle.

(Source et plus d’informations: Gemeinde Lauterbrunnen)

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

   

Tal der 72 Wasserfälle

Engadin Art Talks à Zuoz et un événement satellite à St. Moritz

L’E.A.T. | Engadin Art Talks est une fondation qui sert de plateforme multidisciplinaire pour faciliter les discussions et les conversations entre les artistes, les conservateurs, les chercheurs sur les questions actuelles de notre société et un public intéressé.

Notre mission est d’établir un transfert de connaissances et des relations qui ouvrent de nouvelles voies de réflexion. Depuis sa création, E.A.T. a présenté plus de 350 orateurs et contributeurs internationaux et a construit un réseau international dans le secteur créatif.

Cette édition d’Engadin Art Talks aura lieu du 24 au 26 janvier à Zuoz (canton des Grisons).

En plus de ce forum, E.A.T. présente une série d’événements satellites en coopération avec des institutions internationales afin de poursuivre sa mission à l’étranger.

Le premier événement satellite aura lieu le 26 janvier (de 15h à 18h) à St. Moritz (Scala Cinema, Via Maistra 29). L’événement comprendra des discussions avec UMAN (artiste, USA), Hans Ulrich Obrist (directeur des Serpentine Galleries de Londres et conservateur de l’E.A.T.), Maja Hoffmann (fondatrice de la LUMA Foundation) et Stefanie Hessler (directrice du Swiss Institute à New York).

(Source et informations complémentaires : Engadin Art Talks)