Le Lido de Weggis, du bain honteux au Lido moderne

La période qui a suivi la Première Guerre mondiale (1914-1918) a également été marquée par de nombreux changements dans les domaines de la politique, de l’art et de la société en Suisse.

L’association Kurverein Weggis, par exemple, a ouvert le Lido de Weggis en 1919 au bord du lac des Quatre Cantons. C’est la première installation en Suisse où les hommes et les femmes se baignent ensemble sur la plage ouverte, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas séparés dans leurs zones distinctes.

Le nouveau bain dans la région de la Rigi connut un grand succès et devint un modèle pour d’autres bains à Lucerne, Genève, Fürigen au pied du Bürgenstock, Wesen sur le lac de Walen, Zurich, Stansstad, Flüelen, Gersau, Vitznau et Buochs.

Bien entendu, il y avait aussi des opposants (« une activité honteuse », « le bain honteux ») qui attiraient l’attention des journaux et de la politique (locale).

Il y avait aussi des bruits satiriques: « Autrefois, cela aurait été mauvais pour le moral, mais aujourd’hui, les bains de plage sont partout. Cela a commencé à Weggis, puis Lucerne (le Lido) a emboîté le pas…

Ou encore le mélancolique: « C’était encore l’époque de la “poésie”, quand les gens se promenaient en maillot de bain et regardaient secrètement à travers les fentes des deux côtés… » (Der Nebelspalter, 8 août 1922).

La piscine du Lido de Weggis existe toujours et a été considérablement agrandie depuis 1919. Toutefois, le concept et l’emplacement n’ont pas changé.

Impressions de Weggis

 

La carte de carte Dufour et l’Union Européenne

La carte topographique de la Suisse à l’échelle 1:100 000, mieux connue sous le nom de carte Dufour, offre encore aujourd’hui de nombreux points de repère historiques, culturels et politiques. Le créateur de cette carte, Guillaume-Henri Dufour (1787-1875), fut général lors de la guerre du Sonderbund (1847) et membre du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors de sa fondation (1863).

 La carte Dufour

Cette carte constitue une source intéressante sur les plans culturel, historique et politique, car elle montre pour la première fois la coopération fédéraliste entre les différents cantons du pays. Elle est un symbole de l’émergence de l’État-nation suisse moderne, fondé en 1848.

La carte Dufour au Palais fédéral à Berne symbolise la fondation de la Confoederatio Helvetica. La symbolique du serment du Grütli et la carte illustrent la longue histoire de sa formation, depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.

La carte ne montre pas seulement les régions et les frontières avec les pays voisins. Elle renvoie également à la structure politique de la Confédération suisse, composée des cantons, dont les représentants élus par le peuple siègent au Conseil national et au Conseil des États et gouvernent le pays dans ce bâtiment.

En outre, cette carte symbolise aussi des valeurs telles que l’exactitude, la précision et les réalisations pionnières de la Suisse, et, dans un sens plus large, la tradition, l’intégration et la coexistence au sein d’une société cosmopolite, multiculturelle et multilingue.

 Le réalisable et la diversité

Cette carte et la Suisse démontrent aussi ce qui est éminemment réalisable pour une démocratie directe qui fonctionne bien, fondée sur la subsidiarité, la décentralisation et le fédéralisme.

Si un très jeune membre du parlement (peut-être même le président du Conseil national en 2027) aspire à davantage de variété et de diversité, cela témoigne surtout d’un manque de connaissance, de compréhension et d’intelligence de la Suisse.

À quel point un pays peut-il être divers avec quatre langues, 26 cantons souverains, des dialectes et des cultures, de nombreux mariages mixtes et immigrés, différentes religions et une grande variété de paysages ? Apparemment, l’objectif serait de transformer la Suisse, déjà très diverse, en une société tribale composée de nombreuses petites communautés sans trop de « Swissness », ayant peu ou rien en commun les unes avec les autres.

 L’Union européenne

L’idéologie, aujourd’hui appelée « fédéralisme européen plutôt que socialisme européen », menace le modèle décentralisé, fédéral, démocratique direct et fondé sur la subsidiarité.

Même un nombre (trop) important de membres de la génération de la nouvelle Confédération de 1848, dont le peuple et les cantons sont les fondateurs, poursuit cet objectif. La peur des sanctions de l’Union européenne, le dénigrement systématique de la Suisse ainsi que des motifs géopolitiques (temporaires, incertains et instables) en sont les principaux moteurs.

En réalité, peu d’éléments plaident en faveur de l’abandon du modèle suisse et d’une adhésion (pour l’instant limitée) à l’Union européenne. Un transfert de compétences constitutionnelles, exécutives, judiciaires et législatives à l’UE implique évidemment l’adhésion à l’UE.

La situation politique, sociétale, sociale, démocratique et monétaire instable en Allemagne, en France, en Belgique, en Italie et aux Pays-Bas constitue un avertissement, sans même parler du modèle bureaucratique, technocratique, antidémocratique et surtout fondé sur les subventions de l’UE.

 Conclusion

La Suisse mise sur la mondialisation, la qualité et le modèle innovant ascendant, tandis que l’UE se fonde sur la quantité, le protectionnisme, les subventions descendantes, des projets mégalomanes, toujours plus de dettes et de compétences (fiscales), ainsi que des mesures uniformes appliquées à un nombre croissant de domaines.

Une chose est sûre, la carte Dufour devrait être retirée du Palais fédéral si les cantons étaient ignorés, dans un coup d’État à la suisse, par des membres du parlement, en violation de la lettre et de l’esprit de la Constitution de 1848.

L’idéologie dogmatique, les vœux pieux et le besoin d’« en faire partie » remplacent le pragmatisme suisse, le réalisme, le sens du réalisable et le souci du détail. Les grandes lignes comme les détails, de même que les nombreuses conséquences, prévisibles ou non, du nouveau traité envisagé avec l’UE, ne laissent guère présager d’issues favorables pour la Suisse.

(Source et plus d’informations: www.swisstopo.ch/dufour)

Ardez, le château de Steinsberg et la tour Vonzun

Le village d’Ardez (Commune de Scuol, canton des Grisons) est mentionné pour la première fois en 842 dans un document carolingien. La tour du château de Steinsberg est la seule partie encore intacte de l’ancien château. En 1499, il a été réduit en cendres par les troupes impériales des Habsbourg lors de la guerre de Souabe.

Le château a été construit au XIIème siècle par les seigneurs de Frickingen, originaires d’Überlingen, au bord du lac de Constance, qui faisait alors partie du duché de Souabe.

Avec l’extinction de cette dynastie en 1268, Ardez devint également l’enjeu des ambitions des Habsbourg (les successeurs des comtes du Tyrol), de l’évêque de Coire et des souverains locaux, notamment les monastères de Marienberg et de Müstair.

Ardez fut entièrement détruit par un incendie en 1622, mais fut reconstruit. Le centre actuel du village date en grande partie du XVIIème siècle. Le village est aujourd’hui un magnifique monument de l’Engadine, avec sa tour qui attire tous les regards.

La tour Vonzun, également appelée la Parschun, est l’un des plus anciens bâtiments du village, avec le château de Steinsberg. La tour a été construite vers 1250.

(Source et plus d’informations: www.ardez.ch)

Le prince-évêché de Bâle, Berne et Saint-Ursanne

Saint-Ursanne, nommée d’après le saint Ursicinus (urs en latin), est située sur le Doubs, dans le canton du Jura. La ville fête les 1 400 ans de la mort de son fondateur, Saint-Ursanne.

St. Ursanne et son ours

Parmi les édifices les plus importants et les plus intéressants figurent l’église paroissiale et la collégiale, datant des 12e et 13e siècles.

Ursicinus était l’un des nombreux moines irlandais qui fondèrent des monastères dans cette région au VIIe siècle. Saint Gall se rendit dans ce qui deviendra plus tard Saint-Gall, tandis que saint Colomban se rendit à Luxeuil et Bobbio.

La ville et son abbaye bénédictine romane ont conservé leur caractère médiéval. L’abbaye est mentionnée pour la première fois dans des documents datant de 830. Les restes (présumés) de Sainte Ursanne sont enterrés sous l’autel de la Collégiale.

La ville n’est accessible que par l’une des trois portes historiques. La porte Saint-Pierre, la porte Saint-Jean et la porte Saint-Paul caractérisent la petite ville. Plusieurs autres bâtiments et objets méritent l’attention. Le pont Saint-Jean Népomucène et la cloche dite de la Berbatte n’en sont que quelques exemples.

Son emplacement magnifique dans le Jura et le parc naturel du Doubs font honneur à son statut de monument historique et à son classement parmi les plus beaux villages et villes de Suisse.

L’Évêché de Bâle et Saint-Ursanne

L’Évêché de Bâle acquit en 1146 l’abbaye bénédictine de Saint-Ursanne, située dans l’actuel canton du Jura. Au XIIIe siècle, l’Évêché était la principale puissance séculière du Rhin supérieur. Le territoire de l’Évêque comprenait l’actuel canton du Jura ainsi que la partie nord du canton de Berne, le Sundgau, le sud de l’Alsace, le Birseck, la vallée de la Birse et des possessions en Allemagne du Sud.

Les abbés de 1119 à 1793

L’Évêque était aussi Prince du Saint-Empire romain, d’où le titre de Prince-Évêque. En raison de la Réforme à Bâle, le Prince-Évêque s’installa en 1529 à Pruntrut (Porrentruy), également dans l’actuel canton du Jura.

La partie sud du Jura, avec les villes de Bienne et Moutier, passa sous l’influence du protestantisme de Berne, tandis que la partie nord, avec les villes de Delémont, Porrentruy et Saint-Ursanne, resta catholique.

La Confédération contrôlait de fait (et militairement) la partie sud protestante du Jura. Formellement, cette région demeurait cependant une partie de l’Évêché de Bâle et donc du Saint-Empire romain.

L’annexion française et le canton du Jura

Cette situation changea après l’annexion française de la partie nord et catholique le 17 décembre 1792. Cette partie du Jura devint la République rauracienne. Le 23 mars 1793, elle fut réunie au département français du Mont-Terrible.

En 1797, la France annexa également la partie sud et protestante du Jura. Cela sonna le glas de la fin de la principauté. Le Jura du nord et du sud furent rattachés le 17 février 1800 au département du Haut-Rhin. Cette situation perdura jusqu’à la défaite de Napoléon en 1813.

En 1815, le canton de Berne acquit le territoire de l’actuel canton du Jura, y compris Saint-Ursanne. Le 1er janvier 1979, le nouveau canton du Jura fut finalement créé, abritant la Sainte-Ursanne, l’un des plus anciens monastères de Suisse et d’Europe.

Qui aurait imaginé que, plus de quatorze siècles après le séjour de sainte Ursanne, l’un des projets scientifiques les plus novateurs verrait le jour à seulement trois cents mètres sous terre, tout près de ce monastère ?

(Source et informations complémentaires: Jean-Paul Prongué, Saint-Ursanne, DHS, 18.05.2020).

Révision: Andrea Zollinger, rédactrice

Les reliques

 

Des étoiles aux atomes, en passant par l’histoire de la mesure du temps

L’Observatoire cantonal de Neuchâtel a longtemps joué un rôle central dans la certification des montres et les concours de chronométrie. Aujourd’hui, l’Observatoire cantonal de Neuchâtel est un site du patrimoine culturel et scientifique, dédié à son rôle dans l’histoire de la mesure du temps et des montres de précision.

L’Observatoire de Neuchâtel

Durant de nombreuses années, l’observation des étoiles et des autres corps célestes était le seul moyen de vérifier la précision d’un garde-temps. Ce lien se reflète tant dans les méthodes de travail des horlogers que dans les systèmes éducatifs et les initiatives locales visant à structurer la mesure du temps. L’astronomie est ainsi devenue une référence scientifique majeure, au service d’une industrie en quête de fiabilité et d’applicabilité.

La création de l’Observatoire répondait au besoin de professionnaliser la mesure du temps, de contrôler les chronomètres et de renforcer la compétitivité de l’industrie horlogère neuchâteloise face à la concurrence internationale. Les certifications, les prescriptions, les instruments techniques et les certificats d’évaluation (bulletins de marche) témoignent de l’émergence progressive de cette industrie fondée sur la qualité et la praticabilité.

Les concours de chronométrie occupaient une place essentielle dans ce contexte. Ils permettaient de confirmer les qualités des produits, de mettre en avant le savoir-faire des fabricants et de contribuer à un prestige largement exploité dans la communication de l’industrie horlogère.

La fin des concours à l’Observatoire n’a pas signifié la disparition des contrôles de qualité, mais bien leur transformation. Cette exigence perdure aujourd’hui à travers des institutions telles que le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC) et METAS, qui ancrent l’héritage de Neuchâtel dans les normes et les perspectives actuelles de la mesure précise du temps.

L’exposition Des étoiles aux atomes

À travers un parcours s’étendant sur quatre sites et un programme d’accompagnement, le projet invite les visiteurs à explorer les différentes manières dont le temps a été observé, mesuré, conservé et partagé au fil des siècles — des pratiques astronomiques aux technologies atomiques contemporaines.

S’inscrivant dans ce fil conducteur chronologique et conceptuel, l’exposition Des étoiles aux atomes met en lumière les liens étroits entre l’observation de l’univers, des étoiles et autres corps célestes ainsi que des atomes, l’instrumentation scientifique et le développement des montres de précision, et leurs applications sociales et scientifiques.

L’exposition souligne l’émergence d’une culture de la précision à Neuchâtel, ainsi que le rôle de l’observatoire dans la certification des produits horlogers et l’organisation de concours de chronométrie. Ces missions s’inscrivent dans un contexte historique plus large, à la croisée de la navigation, de l’astronomie et de l’industrie horlogère.

Organisée par l’association Automates & Merveilles, l’exposition propose un parcours chronologique et thématique à travers l’histoire des horloges de précision et montre comment celle-ci s’est construite alliant les défis scientifiques, les intérêts économiques et les choix institutionnels.

L’exposition commence par les origines de cette culture de la précision, déjà marquée au XVIIIe siècle par la quête de la longitude en mer. Les exigences de la navigation au long cours ont stimulé le développement de la chronométrie maritime et incité les horlogers des montagnes du Jura, à Neuchâtel, à perfectionner leurs instruments.

Conçue comme un tout cohérent, l’exposition se déploie sur quatre sites formant des chapitres autonomes, chacun abordant la mesure du temps sous un angle qui lui est propre. En visitant ces quatre lieux, les visiteurs peuvent établir des liens entre ces différentes approches et comprendre comment le temps a été perçu, mesuré et transmis au fil des siècles — du ciel aux instruments les plus précis.

Les quatre sites sont : le Musée international d’horlogerie, le Musée d’horlogerie du Locle — Château des Monts, le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel et l’Observatoire cantonal de Neuchâtel.

(Source et informations complémentaires : l’Association Automates & Merveilles)

Pyramides, Ossona, Evolène, Triton Alpestre et Marie Métrailler au Val d’Hérens

Le nom Valais (en français) ou Wallis (en allemand) est dérivé du mot latin  Valles. Lors de la conquête du territoire actuel de la Suisse entre 15 et 13 av. J.-C. (Genève, terre des Allobroges, une tribu celtique, alors appelée Genava, avait déjà été conquise en 120 av. J.-C.), quatre tribus celtes peuplaient le Valais : les Nantuates, les Veragers, les Seduniens et les Uberiens. Certains noms de lieux actuels font encore parfois référence au passé celtique et romain de cette région.

Evolène

Le village d’Evolène

Le village d’Evolène, par exemple, doit son nom au mot celtique « evo » ou « aua » (eau) et au mot latin « lenis » (calme), signifiant « eau calme ». Ce phénomène de culture celtique-romaine composite (acculturation) est observable dans toute la Suisse sous le nom de culture gallo-romaine.

Seuls le rhéto-romanche dans les Grisons (également conquis par Rome vers 13 av. J.-C.) et la culture romaine au Tessin (conquis par Rome au IIe siècle av. J.-C.) font exception à cette règle.

Le Val d’Hérens

Le dicton « Nomen est omen » s’applique parfaitement au Valais. Non seulement le Rhône se fraye un chemin, entre les montagnes, depuis le col de la Furka jusqu’au lac Léman, mais on trouve également de part et d’autre diverses vallées, parfois dominées de sommets s’élevant à plus de 4 000 mètres.

Le Rhône

Le val d’Hérens en est un exemple. Non loin de l’ancienne ville épiscopale de Sion (Sitten en allemand), il abrite la commune d’Evolène, mais aussi celle d’Hérémence et sa célèbre église Saint-Nicolas datant de 1971.

Les Pyramides d’Enseigne sont toutefois bien plus anciennes. Ces pyramides sont même bien plus anciennes que les célèbres pyramides égyptiennes et elles, elles ont été façonnées par la nature.

À quelques kilomètres d’Hérémence se trouve une autre création de l’homme : le barrage de la Grande Dixence. La hauteur du barrage est de 285 mètres. Cette gigantesque masse de béton, le lac de retenue et la centrale hydroélectrique datant de 1961 constituent l’une des plus grandes réalisations au monde dans ce domaine.

Arolla et l’Évêque

Arolla, dernier village avant la frontière italienne dans le Val d’Hérens, est célèbre non seulement pour Notre-Dame-des-Hauts-d’Arolla, mais aussi pour ses glaciers, le Mont Collon et le Grand Hôtel & Kurhaus d’Arolla. La rue principale d’Arolla s’appelle la rue de l’Évêque. Ce n’est pas un hasard.

Grand Hôtel & Kurhaus d’Arolla

Ce nom fait non seulement référence au mont de l’Évêque, mais aussi à la proximité de l’évêque de Sion. Ce puissant prélat, avec ses édifices religieux et séculiers, a été pendant des siècles l’un des principaux propriétaires fonciers et souverains du Valais.

De plus, en collaboration avec les sept dizains (Zehnden ou Zenden en allemand)  du Haut-Valais, il s’est emparé en 1474 du Bas-Valais, alors aux mains du duc de Savoie. C’est notamment pour cette raison que ce duché n’a pas été en mesure d’aider son allié, le duc de Bourgogne, lors des guerres de Bourgogne (1474-1477). Le Haut-Valais germanophone a ensuite administré le Bas-Valais francophone jusqu’en 1798, en tant que territoire sujet.

La nature

La flore, la faune, les ruisseaux, les vallées, les prairies, les lacs de montagne et les forêts d’Hérens ne sont pas seulement impressionnants par leur diversité. Ils offrent aussi des rencontres avec la nature dans toute sa splendeur : des roses des Alpes au triton alpestre dans les lacs de montagne, en passant par la vache d’Hérens, sans oublier des panoramas d’une beauté saisissante.

Les combats entre vaches, dont la « Reine des vaches » sort vainqueur, sont, en Valais, des événements annuels relativement respectueux des animaux.

 

Lac bleu

Lac d’Arbey

Il s’agit d’établir une hiérarchie naturelle entre les vaches. Chaque vallée organise ces événements au printemps, et ils ont le même statut que l’« Alpabzug » ou la « désalpe » en septembre.

Et l‘homme

L’homme a, lui aussi, laissé ses traces au fil des siècles. Aujourd’hui, le Valais et ses vallées sont facilement accessibles. Il en allait tout autrement jusqu’à l’avènement du tourisme au XIXe siècle.  La nature était certes belle, mais jusqu’au XIXème siècle, elle était aussi source de sécheresse, de mauvaises récoltes, de froid, de chaleur, d’avalanches et d’inondations.

Mais l’homme, plein d’ingéniosité, a su s’adapter aux circonstances.  Des suonen ou bisses (canaux d’irrigation), des granges pour stocker le blé et d’autres récoltes en prévision des périodes difficiles, ou encore la construction de maisons en pierre sur les versants des montagnes pour se protéger des avalanches et en bois de l’autre côté.

Marie Métrailler

Au cœur de cette nature, l’homme n’a pas seulement vécu, il a aussi créé. C’est presque un pléonasme d’affirmer que chaque village suisse possède une personnalité et un patrimoine historique ou culturel important.

C’est notamment le cas dans la vallée voisine d’Anniviers, ainsi que dans la vallée d’Hérens. L’une des personnalités qui frappe le plus l’imagination est Marie Métrailler (1901-1979). Elle était issue d’une famille d’enseignants d’Évolène, avec une mère très pieuse (catholique) et un père libéral.

Son père l’a soutenue dans son développement intellectuel, mais l’esprit du temps et les obligations familiales ont rendu impossible la poursuite de ses études. Elle a travaillé comme tisserande et a créé en 1938 son atelier de tissage, qui employait environ 250 femmes vers 1950! Dans un village du Valais, une femme entrepreneure était à l’époque une véritable exception.

Son succès commercial lui a toutefois permis de poursuivre son développement intellectuel, d’adopter une attitude critique à l’égard de l’Église et de lutter contre la discrimination dont les femmes souffraient. Elle vendait les produits de son atelier de tissage non seulement en Valais et dans d’autres cantons, mais les exportait également vers l’Italie voisine.

À Évolène, elle est également entrée en contact avec des touristes étrangers et, plus important encore, l’élite européenne de l’époque savait où la trouver. Elle est même devenue une figure emblématique et, entre autres, Marguerite de Yourcenar  (1903-1987) lui a rendu une visite pleine d’admiration.

Aujourd’hui, Évolène rend hommage à sa citoyenne la plus célèbre par la Fondation Atelier de Marie Métrailler et une route panoramique au cœur du village. Peu après son décès, en 1980, le livre La poudre de sourire  a vu le jour. Le témoignage de Marie Métrailler / Die Reise der Seele.

Die Lebensgeschichte der Marie Métrailler, telle que Marie-Magdeleine Brumagne (1920-2005) l’a consignée en collaboration avec elle au fil de nombreux entretiens. Cette biographie donne un bon aperçu de la vie d’une femme dans une vallée du Valais au début du XXème siècle et des possibilités qui pouvaient bien s’offrir à elle sur le plan personnel et social.

Outre cette personnalité et son atelier, le village (inscrit sur la liste des plus beaux villages de Suisse) a bien d’autres atouts à offrir, notamment des maisons valaisannes, des hôtels accueillants, une vue sur la Dent Blanche et de nombreuses possibilités de randonnées.

Lannaz

Evolène

Euseigne

Les Haudères

La Sage, Saint-Christophe

La Sage

Saint-Martin

Dans le Valais, majoritairement catholique, les chapelles et les églises ne sont d’ailleurs jamais loin, et un Dona nobis pacem est toujours un moment inspirant. Plusieurs villages de la vallée méritent le détour, notamment Les Haudères, La Sage, Villaz, La Forclaz, Euseigne, Saint-Martin, Luette ou Vex.

Ossona

Ossona mérite toutefois une mention particulière. Vers 2005, ce village était littéralement déserté. Par la suite, grâce au soutien financier des autorités fédérales et cantonales, on a réussi à redonner vie au village grâce à une agriculture durable, à une auberge et à quelques habitants permanents. Il n’est pas surprenant que le village ait été abandonné en 2005. Il est situé sur le versant de la gorge profonde de la rivière tumultueuse Borgne.

Les deux ponts suspendus

 Passerelle des Gorges de la Borgne, 76 m. 

Passerelle de la Grande Combe. 133 m.

Deux ponts suspendus assurent aujourd’hui la liaison depuis Euseigne, tandis qu’une route sablonneuse constitue l’autre lien avec le monde extérieur. L’expérience semble toutefois porter ses fruits et le village dispose même à nouveau d’une aire de jeux pour enfants!

Conclusion 

Le climat chaud et sec des mois d’été crée les conditions propices à la flore et à la faune méditerranéennes du Valais. Les hivers, en revanche, étaient autrefois froids, enneigés et longs. L’influence de l’évêque et de l’Église catholique était, et reste encore dans une moindre mesure, très présente.

Vex

Pour la construction de la grande église Saint-Nicolas, au cœur du petit village d’Hérémence, l’évêque n’avait par exemple pas besoin, à l’époque, de l’autorisation du conseil municipal, et encore moins de consulter les habitants ou de tenir compte de leurs objections. Heureusement, avec le recul, c’est une église extraordinaire.

C’est toutefois en partie grâce à des personnalités telles que Marie Métrailler que des changements sont possibles et que ceux-ci commencent à un niveau micro, personnel, selon une approche ascendante. Le modèle suisse est incompatible avec celui de l’Union européenne.

Notamment en ce qui concerne le respect de la nature et de l’environnement. À cet égard, le Valais, comme pratiquement toute la Suisse, fait preuve d’une bonne mentalité et d’une bonne approche à l’échelle micro.

Partout, on trouve des cultures et des jardins biologiques (d’herbes aromatiques), des panneaux d’information, des règles de conduite, des réserves naturelles plus ou moins étendues, ou encore des ruches.

Bien que les vaches d’Hérens soient elles aussi destinées, en fin de compte, à la consommation humaine, il n’est pas exagéré d’affirmer qu’une vache suisse (à l’exception peut-être de la vache indienne) jouit de la meilleure qualité de vie qui soit. Cette vallée du Valais illustre, elle aussi, une qualité suisse particulière : l’engagement et l’innovation, tout en préservant des traditions et des structures précieuses.

(Source et plus d’informations: Val d’Hérens)

Impressions du val d’Hérens

HAP Grieshaber et la Danse macabre de Bâle à Arlesheim

La danse macabre médiévale était un thème bien connu aux XIVème et XVème siècles en Suisse, dans le sud de l’Allemagne et en France. Non seulement les épidémies de peste de cette époque, mais aussi l’influence des ordres dominicain et franciscain ont contribué à son émergence.

Ce n’est pas un hasard si les Dominicains sont appelés ‘prêcheurs’. Leurs enseignements étaient marqués par des paroles d’avertissement sur la vie quotidienne, des appels à la réflexion, ainsi que l’offre du pardon des péchés, dans la perspective de la vie éternelle après la mort. Les Franciscains exigeaient de tous les ordres ecclésiastiques et laïques une vie de pénitence. Après tout, tout le monde doit mourir, quel que soit son rang ou son statut, qu’il soit ecclésiastique ou laïque.

Le Basler Totentanz,  Matthäus Merian (1593–1650),  ‘Todten-Tanz, wie derselbe in der löblichen und weitberühmten Stadt Basel zu sehen ist », vers 1621. Historisches Museum Basel, inv. 1932.1162 

La danse macabre réunissait trois motifs médiévaux: le motif de la danse, fondé sur la croyance selon laquelle les défunts dansaient la nuit dans le cimetière; le motif du « vado mori », dans lequel des représentants de tous les états déplorent leur destin inéluctable; ainsi que la légende des trois vivants et des trois morts, dans laquelle trois morts et trois vivants se rencontrent et engagent un dialogue où les morts ont le dernier mot: « Ce que vous êtes aujourd’hui, nous l’avons été autrefois; ce que nous sommes aujourd’hui, vous le deviendrez. »

Johann Rudolf Feyerabend (1779-1814), Basler Totentanz, copie à l’aquarelle d’un manuscrit du XVème siècle.. Collection: Historisches Museum Basel

La danse macabre était également très répandue en Suisse, peinte sur les murs des cimetières et des églises. Au cours de la Réforme et des siècles qui ont suivi, ces représentations ont été supprimées. Des artistes ont toutefois immortalisé les originaux sur papier à l’époque, notamment sous forme de gravures sur bois. Grâce à ces œuvres, nous disposons aujourd’hui de nombreuses informations sur les danses macabres d’autrefois.

HAP Grieshaber, Basler Totentanz und Bücher aus Leipzig, 1964. Collection, inv. 9564

Des artistes contemporains continuent également de s’inspirer de ce thème. Helmut Andreas Paul Grieshaber, mieux connu sous son nom d’artiste HAP Grieshaber (1909–1981), a même consacré une série de gravures sur bois à la danse macabre.

HAP Grieshaber, Der Basler Totentanz, 1965, Collection Würth, inv. 9556

Il est né en Souabe, où existait aux XIVème et XVème siècles une tradition de danse macabre qui l’a peut-être influencé. Quoi qu’il en soit, la danse macabre de Bâle représentait pour lui un « retour aux sources », après que la dernière danse macabre de Bâle eut été retirée en 1805. L’artiste a toutefois abordé des thèmes d’actualité dans sa danse macabre.

Forum Würth Arlesheim, (Einschnitt I Ausdruck), 28 avril 2026-2 mai 2027

HAP Grieshaber était l’un des artistes les plus connus et en même temps l’un des plus anticonformistes dans le domaine de la gravure sur bois, de la typographie, et de l’impression. Non seulement il était lui-même innovant, mais il était aussi impressionné par d’autres artistes, comme Carl Orff (1895–1982) et son Carmina Burana.

HAP Grieshaber, Carl Orff, Carmina Burana, 1965. Collection Würth, inv. 2110

HAP Grieshaber, Carmina Burana, 1965. Collection Würth, inv. 2110

Dans ses œuvres, il rendait hommage à des artistes tels que Pablo Picasso (1881-1973), Caspar David Friedrich (1774-1840), Marc Chagall (1887-1985) et Paul Cézanne (1839-1906). Ses lettres illustrées témoignaient également de son amitié et de son estime envers d’autres artistes. La signification et l’utilisation du langage occupent une place importante dans ses œuvres, où il fait également référence à des écrivains tels que Pablo Neruda (1904–1973).

HAP Grieshaber, Pablo Neruda, Aufenthalt auf Erden ( à gauche), 1972. Collection: Würth, inv. 2109

Pablo Neruda, Alturas de Macchu Picchu, Buch mit mehrfachen Holzschnitten und einem Titel-Holzschnitt von HAP Grieshaber, 1965 , Collection Würth , inv. 9579

Ses méthodes de travail non conventionnelles transparaissent également dans son « Osterritt » (1964). L’artiste a représenté, en 38 gravures sur bois, un voyage à dos de cheval islandais de Reutlingen à Rot an der Rot (Haute-Souabe), son lieu de naissance. Cela montre clairement qu’il interprétait les traditions picturales chrétiennes de manière moderne. Il utilisait notamment la symbolique chrétienne pour représenter les expériences de la guerre et la réconciliation.

HAP Grieshaber, Osterrit, 1964. Collection Würth, inv. 9583

La mythologie grecque fut également une source d’inspiration qu’il découvrit lors de son séjour en 1932. Les dieux Zeus, Athéna et surtout Pan incarnaient pour lui des forces telles que la beauté, la nature, la passion et l’énergie.

Son inspiration pour la gravure sur bois ne puisait pas seulement dans la tradition expressionniste, mais aussi dans les formes d’expression de l’Allemagne ancienne. De plus, il a révolutionné cette forme d’art par sa technique, par ses œuvres de grand format et par un langage propre, à mi-chemin entre figuration et abstraction. Ses affiches légendaires sont également des exemples de ce lien entre le mot et l’art.

Künstlerbund Baden-Württemberg, 8. Landesausstellung, 1962. Collection Würth, inv. 9566,; Jahresausstellung und Gedächtnisausstellung Georg Rohde, 1963, Collection Würth, inv. 9568

Junge Aegyptische Welt, Wandteppiche, 1963, Collection Würth, inv. 9565b; Herbst, 1963, collection Würth, inv. 9565a

Du 28 avril 2026 au 2 mai 2027, le Forum Würth d’Arlesheim organise une exposition impressionnante (Einschnitt I Ausdruck) consacrée à la grande diversité des œuvres, des thèmes et des techniques de cet artiste.

HAP Grieshaber, Malbrief an Paul Swiridoff, collection Würth, inv. 4162

Gravures sur bois, autoportraits, illustrations de livres, affiches, revues, photographies et même lettres peintes offrent un aperçu complet de son univers artistique, de son engagement social, de sa littérature et de sa spiritualité. Pour lui, la gravure sur bois n’était pas seulement une technique artistique, mais aussi un moyen d’expression – comparable aux mots et aux poèmes.

Plus de 100 œuvres de la collection Würth, datant des années 1960 à 1980, sont exposées et commentées à l’aide de documentaires et d’un catalogue. HAP Grieshaber est aussi un enfant de l’histoire allemande du XXème siècle.

Deux guerres mondiales, un empire, la République de Weimar (1919-1933), la dictature (1933-1945, y compris une interdiction d’exercer sa profession), la dictature de la RDA ainsi que la reconstruction de la République fédérale d’Allemagne ont marqué son époque.

Pour lui, il allait de soi qu’un artiste s’exprime sur le plan politique et que l’art et l’engagement social sont indissociables. Cela s’est notamment manifesté à travers son engagement écologique et sa revue « Engel der Geschichte ».

Comme à son habitude, le Forum Würth offre aux visiteurs la possibilité de s’essayer eux-mêmes aux formes d’expression artistique de HAP Grieshaber au sein du « Hap Lab » (en collaboration avec la Basler Papiermühle). Une documentation sur sa vie et son œuvre sert de base d’information.

(Source et plus d’informations: Forum Würth Arlesheim; O. Class, C. Sylvia Weber, R. Wachsmann, HAP Grieshaber und der Holzschnitt. Sammlung Würth und Leihgaben, Künzelsau, 2017).

HAP Grieshaber, Zum Lobe der Holzschneider, 1965, Collection Würth, inv. 9570

Le Festival fédéral de yodel sans frontières

Décrire un festival musical dépasse souvent les mots, mais les mots associés à des images connues, savent soudain parler d’eux-mêmes. Cela vaut tout particulièrement pour la musique vocale (le yodel) et instrumentale (le cor des Alpes), qui font partie du patrimoine culturel suisse et de l’Unesco. De plus, le Festival fédéral de yodel, qui s’est récemment tenu à Bâle (du 26 au 28 juin), comprend un volet non musical : le lancer de drapeaux.

Quoi qu’il en soit, ce fut un événement formidable, bien organisé, d’un haut niveau musical, avec des prestations compétitives de 1 200 participants dans des églises médiévales, au Stadtcasino, à l’aula de l’université et dans des établissements scolaires.

Par ailleurs, des milliers de participants se sont produits au Jodlerdorf, sur le Jodlermeil, sur le Jodlerberg, le long du Rhin, dans des parcs, des cafés, des restaurants, des jardins et d’autres lieux. En raison de la chaleur, certaines des nombreuses sources de la ville ont même servi de lieux de représentation.

La devise du 32e Festival fédéral de yodel était le lien entre la ville et la campagne. Ce lien va toutefois bien au-delà et dépasse non seulement les frontières communales et cantonales, mais aussi les frontières nationales, s’étendant même à d’autres continents, tels que la Nouvelle-Zélande, l’Amérique et l’Australie.

L’Amérique

L’Australie.

Nouvelle-Zélande

Ce n’est pas seulement la fraîcheur qui a attiré un public nombreux lors des représentations dans les églises et d’autres bâtiments. Ce fut un festival inspirant tant sur le plan du contenu que sur celui de l’organisation et de la musique, comme en témoignent également l’effervescence dans la ville, la « Jodlermeil », le « Jodlerdorf » et le « Jodlerberg ».

La cérémonie traditionnelle sur la Marktplatz et le défilé sur la Mittlere Brücke ont également suscité un vif intérêt, la jeune génération de yodleurs ayant, elle aussi, fait honneur à l’événement.

En juillet, il y aura un Jodlerfest à  Davos (Les Grisons) et en septembre, le Festival fédéral des jeunes yodleurs aura lieu à Grindelwald.

Cette fois-ci, ce ne sont pas seulement douze points pour Bâle, mais aussi pour des milliers de participants.

(Source et plus d’informations:Jodlerfestival Basel; L’Association Fédérale des Yodleurs)

Impressions du festival 

La cérémonie officielle sur la Marktplatz, le 28 juin

Carlo Conti, président du comité d’organisation de la 32e Fête fédérale de yodel de Bâle 2026

Conradin Cramer, président du gouvernement du canton de Bâle-Ville

Karin Niederberger-Schwitter, présidente de la Fédération fédérale de yodel

 

Et finalement: dorma bain, buna not d’Engadine-Basse.

Le cortège au 28 juin

L’autre Unesco-Patrimoine culturel  

Le musée d’Augusta Raurica

Avant la conquête par les unités de l’armée romaine, la région de la tribu celte des Rauraken était peu peuplée. Sur le Münsterhügel (le village celtique de Basilia, aujourd’hui Bâle), il y eut un petit oppidum avec un murus gallicus.

Augusta Raurica vers 117 ap. J.-C. Image: Museum Augusta Raurica

Augusta Raurica vers 240 ap. J.- C. Image: Museum Augusta Raurica

Maquette d’Augusta Raurica, IIe siècle. Museum Augusta Raurica

Après sa conquête par les Romains entre 13 et 15 avant J.-C., les choses évoluèrent rapidement. La Colonia Augusta Raurica avait été fondée en 44 avant J.-C., mais elle demeura de petite taille. Le paysage urbain typique comportait un réseau de rues romaines, un forum, des temples, un complexe thermal, un théâtre, deux (!) amphithéâtres, une basilique et d’autres bâtiments romains.

Emanuel Buchel (1705-1775), le théâtre vers 1750. Image: Museum Augusta Raurica

Le théâtre

L’amphithéâtre aujourd’hui. Image: Museum Augusta Raurica

Réconstruction de l’amphithéâtre. Image: Museum Augusta Raurica

Le temple de Schönbuhl. Image: Museum Augusta Raurica

Les murs du temple

Reconstruction d’une boulangerie romaine dans l’espace situé sous ces murs.

Vers 240, jusqu’à 15000 Celtes romanisés (Gallo-Romains) vécurent dans la ville romaine typique. La ville était située à l’intersection de plusieurs routes à longue distance et, avec le port du Rhin, était un centre de commerce et de transbordement de marchandises.

Un important tremblement de terre a causé d’importants dégâts vers 250. La ville fut ensuite détruite par la guerre et les invasions germaniques. Le château (Kastell) a été construit peu après 300. Cette forteresse est restée habitée jusqu’à la fin du Moyen Âge. En revanche, la ville haute, en ruine, a été abandonnée au fil de l’année. Du Vème au VIIème siècles, la population vécut à l’intérieur des murs de la forteresse.

Le château (Kastell) de Kaiseraugst vers 300 après J.-C. (image : Museum Augusta Raurica) et aujourd’hui.

En l’an 1000, le village ne comptait que 400 habitants. Bâle était la nouvelle ville. L’évêque s’y était déjà installé au VIème siècle.

(Source: www.augustaraurica.ch).

Die römische Ziegelei (Kaiseraugst)

Kaiseraugst. La résidence de l’évêque, Vème siècle.

Kaiseraugst, l’église romane de Saint-Gallus 

Kaiseraugst, therme romain

Augst, museum Augusta Raurica. Reconstruction d’un therme romain

 La Curia (reconstruction)

Un temple  

Lapidarium

Une conduite d’eau

Les thermes

Augusta Raurica et Augst aujourd’hui 

Augst aujourd’hui