Sur les pas des Huguenots et des Vaudois

En 1598, le roi de France Henri IV (1553-1610) signa l’édit de Nantes, qui mit fin à 36 ans de guerres de religion, et instaura, pour la première fois dans l’histoire de son pays, la coexistence de deux confessions : l’une catholique et l’autre protestante. Cela fut un échec et en 1685, Louis XIV (1638-1715) révoqua l’édit de Nantes.

Sous la pression de la France, le duc de Savoie Victor Amédée II (1666-1732) ordonna la cessation immédiate de toute forme de culte, la démolition des temples, l’éloignement des pasteurs et des enseignants ainsi que le baptême catholique pour les nouveau-nés vaudois. Les troupes du duc, avec le renfort de celles du roi de France, envahirent alors les vallées vaudoises du Piémont.

La révocation de l’édit de Nantes entraîna l’exil de plus de 150 000 huguenots – protestants du royaume de France – par voie maritime ou terrestre. Ils se mirent en route vers la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre ou les Pays-Bas où le protestantisme s’était déjà largement développé.

L’édit de Fontainebleau, le 18 octobre 1685, révoquant l’édit de Nantes 

Cet exode considérable s’étendit sur plusieurs décennies. Environ 80’000 huguenots choisirent Genève et la Confédération helvétique. La situation géographique de la Suisse, sa structure politique confédérale, bi-confessionnelle depuis la Réformation et sa tolérance religieuse la prédestinait à être une terre d’asile.

Les réfugiés traversèrent les forêts austères du Jura vers Neuchâtel et le Pays de Vaud ou alors franchirent les Alpes par le Grand Saint-Bernard, d’autres visèrent Coire par les cols des Grisons.

Parmi les itinéraires parcourus par les huguenots, deux voies principales furent établies entre Genève et Schaffhouse. Concernant le transport et l’aide aux réfugiés huguenots, Genève et Berne jouèrent un rôle essentiel. La ville d’Aarberg (Berne) fut un relais important sur la voie d’eau entre Berne et Brugg (Argovie).

(Source et plus d’informations :  Fondation Via, www.via-huguenots.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

La ligue des chevaliers de la Cuiller

La situation fut critique en ce début du XVIème siècle dans le Pays de Vaud. Le duc de Savoie, Charles III (1486-1553) convoitait la ville de Genève, mais les Genevois ne l’entendirent pas de cette oreille.

En 1526, ils réussirent à conclure un traité avec Fribourg et Berne. Bloquée par les terres, la ville ne communiqua plus avec les Suisses, ses alliés, que par le lac.

Dans la ville de Genève même, il y eut deux partis à cette époque, celui des Eidgenots (ou les Eidguenots) qui aspiraient à une alliance avec les Suisses et celui des Mamelous (ou Mammelus) qui désiraient, au contraire, une soumission à la Savoie.

Réunis en octobre 1527 dans la salle des chevaliers du château de Bursinel, les gentilshommes firent bonne chère quand l’un d’eux levant sa cuiller en l’air s’écria : « Aussi vrai que je la tiens nous avalerons Genève. »

Les années suivantes furent celles d’une lutte sans pitié entre la ligue des chevaliers de la Cuiller et Genève. La ligue était fortement organisée avec statuts et fonctionnaires, abbés, prieurs et bannerets. Pour en faire partie, il fallait être gentilhomme, sujet du duc de Savoie et porter constamment au cou une cuiller d’or ou d’argent.

Devenue rapidement puissante la ligue molesta de plus en plus Genève. En 1530 la ligue assiégea Genève. La ville fit alors appel à Berne et à Fribourg. Et les Suisses traversèrent le Pays de Vaud en brûlant tous les châteaux des gentilshommes de la Cuiller. Les seigneurs de la Cuiller se vengèrent en continuant à harceler les Genevois.

Mais le roi de France François 1er (1494-1547), brouillé avec la Savoie, voulut à son tour venir au secours de Genève, ville courageuse et tant convoitée.

Les Bernois se décidèrent à agir une fois encore pour sauver Genève et une armée bernoise envahit le Pays de Vaud en 1536. Cette situation donna aux Bernois le prétexte – espéré – pour s’emparer du Pays de Vaud qu’ils administrèrent de 1536 à 1798, soit durant plus de deux siècles.

(Source: www.swisscastles.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Château de La Sarraz

Construit sur un éperon rocheux aux confins des terres de l’abbaye de Romainmôtier, le Château de La Sarraz (canton du Vaud), édifié en 1049 par Adalbert II de Grandson (990 -1059), ne fut d’abord qu’un donjon, probablement en bois.

Le château fut attesté pour la première fois en 1152. Les premiers barons descendirent directement de la maison de Grandson. La branche issue de la famille de la baronnie de La Sarraz s’installa définitivement au château jusqu’en 1848.

Au XIVème siècle, le donjon actuel fut édifié, ainsi qu’un nouveau bâtiment à l’ouest, qui servit de grenier. L’espace entre le bâtiment d’habitation et le grenier fut comblé afin de créer une pièce supplémentaire, tandis qu’un vestibule, appelé « Salle des Chevaliers » fut construit au XVème siècle.

L’édifice fut incendié une première fois par les Confédérés lors des guerres de Bourgogne en 1474 et fut restauré à la fin du XVème siècle.

En 1536, lors de la conquête du Pays de Vaud, un nouvel incendie ravagea le château. Son état actuel résulte de travaux menés par le baron Joseph après cet incendie provoqué par les Suisses (Voir le site Swiss Spectator: La ligue des chevaliers de la Cuiller du 2 juin 2021).

La demeure fut considérablement modifiée au XVIème siècle.

 Au XIXème siècle, le bâtiment subit d’importantes transformations : les derniers vestiges défensifs du château furent supprimés et les anciennes dépendances reconstruites sous forme d’écuries et d’un bâtiment pour le fermier. Le rez-de-chaussée du donjon fut aménagé en chapelle.

En 1911, le propriétaire fonda la Société du Musée romand à qui il légua le Château de la Sarraz. Le Musée du Cheval, le seul musée suisse consacré au cheval sous toutes ses facettes, s’est installé en 1982 dans la grange du château.

(Source et plus d’informations : https://chateau-lasarraz.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Swisscollections.ch

Swisscollections est la porte d’entrée vers les collections historiques et modernes des bibliothèques et archives suisses.

Vous trouverez du matériel d’archives, des images, des estampes anciennes et des livres rares, des manuscrits, des cartes, des enregistrements musicaux, des partitions, ainsi que des documents provenant des bibliographies cantonales.

Il s’agit d’un métacatalogue qui couvre diverses sources de données.

Swisscollections est un complément à swisscovery, la plateforme nationale des bibliothèques (https://swisscovery.slsp.ch, voir aussi Swiss Spectator du 10 décembre 2020).

(Source et plus d’informations : https://swisscollections.ch)

L’Hôtel des postes de Neuchâtel

L’Hôtel des postes de Neuchâtel est l’œuvre de trois architectes neuchâtelois : Jean Béguin, Ernest Prince et Alfred Rychner.

Sis à proximité du port de Neuchâtel, cet édifice remarquable a été bâti en l’espace de trois ans. Il fut inauguré le 1er avril 1896. Il abritait autrefois l’ancienne Union postale universelle, fondée par l’ancien conseiller fédéral neuchâtelois Eugène Borel (1835-1892).

On peut y admirer quatre allégories sur les frontons des ailes : les lettres, les messageries, les télégraphes et les téléphones. Des cartouches en forme d’écus portent les noms des 22 chefs-lieux cantonaux de la Confédération de l’époque. Les 31 pays membres de l’Union postale universelle sont inscrits sous la corniche.

Aujourd’hui, le bâtiment abrite l’office postal de la ville ainsi que l’office du tourisme.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

BIBLIOTOPIA

La Fondation Jan Michalski (Montricher, canton de Vaud)a le plaisir de vous présenter la quatrième édition du festival BIBLIOTOPIA, week-end des littératures autour du monde.

Cette année, le festival vous invite à écouter les mouvements du monde et à questionner ses mutations à travers la littérature : le changement, qu’il soit personnel, familial, historique, sociétal ou environnemental, sera au cœur des échanges.

De quelle manière les récits portent-ils l’évolution des êtres, des sociétés et des paysages ? Comment la violence et les tragédies de l’histoire trouvent-elles une chambre d’échos dans les livres ?

Quels principes actifs du changement contient la littérature ? Notre voyage nous emmènera tour à tour en Russie, au Portugal, en Palestine ou encore au Japon, vagabondant entre passé et présent, interrogeant également l’écriture contemporaine et l’inventivité des formes littéraires comme agents révélateurs de nouvelles perspectives.

(Source et plus d’imformations: www.fondation-janmichalski.com).