Atlas historique de la région de Bâle

La ville, le prince-évêché et le canton de Bâle ont toujours eu de nombreuses frontières germano-franco-suisses. Bordée par le Jura, la Forêt-Noire et les Vosges, cette région offre une vue sur la porte de Bourgogne et sur le Rhin supérieur et le Haut-Rhin.

L’ Historischer Atlas der Region Basel en langue allemande retrace l’histoire de Bâle en 64 cartes accompagnées de textes. Le voyage commence à l’époque moderne et remonte jusqu’à l’Antiquité. Des thèmes connexes tels que les frontières confessionnelles ou linguistiques sont également abordés.

(Fondation Christoph Merian (éditeur), A. Salvisberg (et autres.), Historischer Atlas der Region Basel, Bâle, 2010).

La Renaissance au Tessin

L’église de Santa Maria degli Angioli à Lugano a été construite entre 1499 et 1515 comme église du complexe monastique de l’ordre des Franciscains. La Passion ou Crocifissione de Bernardino Luini (1480-1532) est un chef-d’œuvre de la Renaissance italienne-suisse.

Bernardino Luini (1480-1532)

Santa Maria degli Angioli

Il a achevé la fresque en 1529. Luini a également peint la Cène dans le réfectoire du monastère. Cette fresque se trouve également dans l’église aujourd’hui. Luini a également peint la Passion à Santa Maria delle Grazie à Bellinzona vers 1504. Ces fresques sont les trésors artistiques de la Renaissance les mieux conservés de Suisse.

Lugano

La Confédération avait subi sa grande défaite à Marignano contre le roi de France François Ier (1494-1547) 14 ans plus tôt, en 1515. Quelques années auparavant, les Confédérés (Eidgenossen) semblaient invincibles dans leur lutte contre les Habsbourg, les ducs de Bourgogne et de Savoie, qui étaient alors les monarques les plus puissants d’Europe. En 1513, la Confédération entre en possession de Lugano.

La Confédération est restée en possession du Tessin et de certaines régions de Lombardie, notamment Chiavenna, Bormio et Veltlina jusqu’à 1797. Les contacts italiens et lombards ont fortement influencé la culture du Tessin et de l’autre côté des Alpes.

Le monastère a été dissous en 1848 et a été en grande partie absorbé par d’autres bâtiments. Quelques dessins des XVIIIème  et XIXème siècles, disponibles comme documentation dans l’église, donnent une impression de la taille impressionnante du monastère.

Santa Maria degli Angioli 

Le Grand Tour en Swissminiature

Swissminiatur est le plus grand musée miniature en plein air de Suisse. Situé à Melide, sur les rives du Lac de Lugano (canton du Tessin), le parc est entouré de grandes montagnes comme le Monte Generoso, le San Salvatore et le San Giorgio, ce dernier étant inscrit sur la liste du Patrimoine naturel mondial de l’UNESCO.

 

 Lors d’inauguration du parc (inspiré par Madurodam à la Haye, Pays-Bas) le 6 juin 1959, 12 modèles étaient exposées, aujourd’hui 129 des bâtiments, monuments et moyens de transport les plus célèbres de Suisse!

 

Un réseau de voies ferrées miniatures de 3’560 m sur lequel circulent 18 trains traverse le parc, les funiculaires et les téléphériques montent et descendent les montagnes, les bateaux qui traversent les lacs et les automobiles foncent sur l’autoroute. Depuis l’aéroport de Zurich-Kloten, les avions se préparent au décollage.

 

A partir du 29 mars, Swissminiatur fait part du Grand Tour de la Suisse (Grand Tour of Switzerland), le Grand Tour en miniature!

 

 (Quelle und weitere Informationen: www.swissminiatur.ch)

 

 

Les enclaves de la Suisse

En Suisse, les frontières des cantons ressemblent souvent à un patchwork. L’origine de ces frontières remonte au Moyen Age et au XVIème siècle. Puis, les frontières des – nouveaux – cantons furent fixées à l’époque napoléonienne (1803-1813) et dans la nouvelle Confédération des XXII cantons, établie suite à la signature du Pacte fédéral de 1815. Les enclaves cantonales – à l’intérieur de la Suisse – ne font pas exception.

Le territoire suisse sur la rive droite du Rhin est remarquable et puise également ses origines dans le Moyen Age. Le canton de Schaffhouse se trouve pour la plus grande partie sur la rive droite du Rhin, une sorte d’enclave suisse dans le Bade-Wurtemberg (Allemagne). Seul les canton de Bâle-Ville et Zurich possèdent un territoire plus étendu sur cette rive droite. En outre, le Rhin constitue la frontière naturelle entre la Suisse et l’Allemagne depuis l’époque napoléonienne.

Cependant, la Suisse compte aussi une enclave allemande dans le canton de Schaffhouse, Büsingen et une enclave italienne dans le canton du Tessin, Campione d’Italia.

Büsingen

Büsingen

 En revanche, les indicatifs téléphoniques 052 pour la Suisse et 07734 pour l’Allemagne et les codes postaux suisse CH-8238 et allemand (D-78266) sont communs, tout comme le furent autrefois les cabines téléphoniques suisses et allemandes.

Julian Fleischer/ Wikipedia

 

L’histoire

 De même, la présence des Habsbourg fut significative dans ce cas. Jusqu’à l’ère napoléonienne, les Habsbourg furent très présents dans le sud de l’Allemagne, en tant que grands propriétaires terriens et empereurs du Saint-Empire romain germanique. D’ailleurs Büsingen fut leur propriété. Schaffhouse tenta à plusieurs reprises d’acquérir le village au XVIIIème siècle, mais les Habsbourg refusèrent de le céder.

Le royaume de Wurtemberg acquit le village de Büsingen en 1805 suite au traité de Pressbourg (aujourd’hui Bratislava). Puis, en 1810 le village échut au grand-duché de Bade qui l’administra. A l’issue de la Première Guerre mondiale (1914-1918), 96 % des citoyens de Büsingen se prononcèrent en faveur d’un rattachement de l’enclave allemande à la Confédération.

 

L’ église St. Michael, 11ème siècle

Cependant, leur vote resta sans suite car la Suisse et le Land du Bade-Wurtemberg ne purent s’entendre sur un échange de territoires.  En mai 1919, la population du Vorarlberg fut également appelée à voter sur son entrée dans la Confédération suisse. Le « oui » l’emporta à plus de 80 %. Pourtant, ce rattachement n’eut jamais lieu, leur vote étant resté sans suite.

Pour l’histoire, s’y opposèrent avec vigueur le Conseil fédéral, la Suisse romande où l’on appréhenda d’intégrer un canton germanophone de plus et les régions protestantes qui craignirent de mettre en danger le fragile équilibre confessionnel en Suisse.

Büsingen se fondit dans la République de Weimar pour devenir une partie du Bade-Wurtemberg après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Un traité international de 1964 régit les dispositions juridiques et fiscales s’appliquant aux quelques 1’500 habitants et l’inclusion de la commune de Büsingen dans le territoire douanier suisse, bien que la situation juridique reste parfois compliquée, car certains domaines sont soumis au droit allemand alors que d’autres relèvent du droit suisse.

L’introduction de l’euro complique également la situation. Environ 95 % des citoyens actifs travaillent en Suisse et perçoivent ainsi un salaire en francs suisses.  Cependant, les impôts étaient convertis en DM et, à partir de 2002, ils sont convertis en euros en Allemagne. Or, le DM s’était déprécié d’environ 55 % et l’euro de presque 20 % depuis le début de l’année 2022 par rapport au franc suisse.

Campione et le San Salvatore

Campione d’Italia

 Campione d’Italia, appelée à l’origine Campione, commune située au bord du lac de Lugano et qui fait partie de la province de Côme, a été confrontée à un problème similaire. Depuis le 1er janvier 2020, sur demande de l’Italie et de l’Union européenne, Campione d’Italia est intégrée au territoire douanier de l’UE et ne fait donc plus partie du territoire douanier suisse.

Et la hausse du franc suisse constitua un réel problème pour le casino qui fut la source de revenu la plus importante de l’enclave italienne et le plus grand casino d’Europe. Les recettes étaient en euros alors que les salaires étaient versés en francs suisses. Le casino fut déclaré en faillite en juillet 2018, mais est encore ouvert aujourd’hui.

L’histoire

Le village de Campione appartint à la basilique Saint-Ambroise (Sant’Ambrogio) de Milan, construite par des bénédictins, de 789 à 1797. Napoléon Bonaparte, encore lui, annexa Campione en 1797 à la République cisalpine qu’il a fondée.

En 1861, la commune a été rattachée au Royaume d’Italie. Campione, commune italienne enclavée dans une Suisse neutre, prit la – sage – décision de ne pas reconnaître la République sociale italienne également appelée République de Salò (Repubblica Sociale Italiana ou Repubblica di Salò) de Benito Mussolini, en 1944.

Conclusion

 Aujourd’hui, les deux enclaves représentent une curiosité plutôt qu’une potentielle source de conflit. Les questions pratiques de la vie quotidienne sont réglées, même si les résidents en subissent parfois les inconvénients.

En outre, un privilège accordé aux habitants de Campione a été retiré : la province de Côme ne rembourse plus la coûteuse assurance maladie suisse. Les habitants doivent la payer eux-mêmes ou souscrire une assurance italienne, tout comme les voitures doivent être immatriculées à Côme depuis 2020.

Cependant, le football unit le monde : les clubs de football locaux FC Büsingen et Campione sont respectivement les seuls clubs allemands et italiens dans la ligue suisse de football.

(Source: Dictionnaire historique de la Suisse: M. Dubini, Campione d’Italia und F. Götz, Büsingen)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

 

L’église Santa Maria dei Ghirli (674) et ses fresques du XIIIème-XVIIIème siècle.

La chapelle Oratorio de San Pietro (1148)

Campione

INFOBEST Palmrain

L’espace trinational du Rhin supérieur englobe l’Alsace, le Pays de Bade, l’extrême sud du Palatinat et les cinq cantons suisses d’Argovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Soleure et Jura.

INFOBEST est l’acronyme de l’allemand INFOrmation und BEratungsSTelle(lieu d’information et de conseil). Les quatre INFOBESTs sont les premiers bureaux d’accueil pour répondre à toutes les questions transfrontalières sur l’Allemagne, la France et la Suisse.

L’INFOBEST PAMINA à Lauterbourg a été fondée en 1991, l’INFOBEST PALMRAIN et l’INFOBEST Kehl/Strasbourg en 1993 et l’INFOBEST Vogelgrun/Breisach en 1996.

Les quatre reseaux informent et conseillent de manière bilingue les citoyens, associations, entreprises, administrations et élus de tout le Rhin Supérieur sur toutes les questions transfrontalières entre la France, l’Allemagne et la Suisse.

Ils peuvent être consultés gratuitement sur des thèmes aussi vastes que la sécurité sociale, l’emploi, la fiscalité, le déménagement dans un pays voisin, la scolarité ou encore la circulation routière, ainsi que de nombreux autres sujets. INFOBEST accompagne et soutient également les citoyens dans leurs démarches auprès de l’administration de l’autre pays.

INFOBEST Palmrain

Située dans l’ancien bâtiment douanier du pont du Palmrain, INFOBEST Palmrain  reste le seule bureau d’INFOBEST franco-germano-suisse et est physiquement aux portes de la France de l’Allemagne et de la Suisse. On a celébré récemment (le vendredi 21 avril)  le 30ème anniversaire du bureau et on a pensé sur les trente ans qui viennent.

La Maison Service Rhin et le guide au télétravail 

Le réseau a aussi rédigé un guide consacré au télétravail dans la région du Rhin et il développe le projet de Maison Service Rhin supérieur visant à renforcer et à développer leur réseau.

Les tâches principales du projet sont les trois piliers suivants: ‘One Stop Agency’(aide à demande numérique); coordination ey communication et numérisation.

(Source et plus d’informations: INFOBEST)

Le monastère Santa Maria dei Frati Cappuccini à Bigorio

Le monastère Santa Maria dei Frati Cappuccini à Bigorio (canton du Tessin), fondé en 1535, fut le premier monastère capucin de Suisse. Il a été créé par Pacifico Carli de Lugano et Ludovico Filicaia de Florence.

Une chapelle romane du XIème siècle se trouvait déjà sur le site du monastère. Ce n’était pas un hasard si ces moines ont fondé le monastère. Le Tessin, canton de langue italienne, a été pendant des siècles sous la domination séculaire et religieuse des ducs et des évêques de Lombardie et de leurs relations à Florence.

Les Orte – appelés cantons après le XVIème siècle – ont conquis le territoire de l’actuel Tessin, ainsi que Bormio, Veltlina et Chiavenna, au cours du XVème siècle et au début du XVIème siècle. Une fresque dans l’église de Morcote rappelle encore la conquête de Lugano en 1513.

Les Capucins en Suisse

L’ordre italien des Capucins a été fondé en 1515, sur la base de l’ordre des Franciscains. Les premiers monastères ont été érigés en Lombardie. 1535 est aussi l’époque de la Réforme dans les cantons de Zurich, Bâle, Schaffhouse et Berne. Ces cantons étaient relativement éloignés du Tessin. Les cantons catholiques d’Unterwald, de Lucerne, d’Uri et de Schwyz étaient présents dans ces régions depuis le XIIIème siècle – vers 1230 ouverture du col du Gothard – et le XVème siècle en tant que commerçants, puis occupants.

Bien que la Réforme ait fait son apparition dans ces régions italiennes, le catholicisme y est resté la religion principale. De nombreux protestants les ont même fui et se sont, notamment, installés à Zurich, où ils ont joué un rôle important dans l’industrie textile.  

Le cloître menant au village

Le monastère

Le monastère existe toujours après presque cinq siècles, malgré la dissolution de nombreux monastères au XIXème siècle au Tessin et dans d’autres cantons du pays.

La façade, datant de 1535-1577, du côté sud du bâtiment a l’allure d’un château. Le côté nord a plutôt l’aspect d’un monastère et a été entièrement reconstruit au XVIIIème siècle. Le réfectoire, la cave à vin (le monastère produisait encore du vin à l’époque) et les nouvelles chambres pour les moines avaient déjà été achevés en 1658.

La bibliothèque

Le musée du monastère

La statue de la Vierge à l’enfant de 1567 et l’église

Comme il sied à un monastère, l’intérieur est la chose la plus importante. Les magnifiques fresques, la statue de la Vierge à l’enfant de 1567, la bibliothèque séculaire, l’autel en noyer et les balustrades, les fenêtres peintes, le cloître menant au village et les nombreux ustensiles séculaires du monastère et de l’église du monastère sont d’une qualité exceptionnelle. Le musée du monastère a abrité certains objets dans deux salles.

La nouvelle chapelle par Mario Botta

Il convient de mentionner tout particulièrement la décoration de la nouvelle chapelle par l’étudiant Mario Botta (né en 1943) vers 1970. La chapelle fut l’un de ses premiers projets.

Le présent et le futur

Voilà pour le passé. Le monastère a aussi un présent. Si le nombre de moines est limité à trois, le nombre d’activités est disproportionné. Le complexe abrite des activités monastiques classiques (la liturgie et d’autres aspects religieux ainsi que la fabrication de boissons alcoolisées, dont le cidre, et de miel), des chambres d’hôtes, des espaces de séminaires et propose des cours de spiritualité.

Frère Gianluca Lazzaroni

D’ailleurs, sur demande, l’un des frères se fera un plaisir de faire visiter, avec une fierté sincère, le complexe adapté aux exigences de l’époque sans renier ses origines religieuses et spirituelles.

La vue sur le lac de Lugano et le paysage montagneux du canton sont en soi une source d’inspiration. Il n’est pas étonnant que les moines défunts reposent dans le cimetière avec cette vue, après qu’il leur a été interdit d’enterrer les défunts dans l’église.

(Source : Musée de Bigorio)

(Source et plus d’informations: Monastère Bigorio).

Les espaces de séminaire

Bed & Breakfast

La fabrication du miel et du cidre

 

Le Bettlachstock, Selzach et les dinosaures

Le Jura est l’une des plus anciennes chaînes de montagnes. Il est situé en Europe occidentale principalement le long de la frontière entre la France et la Suisse. Ses vallées profondes, ses gorges, ses chaînes de montagnes, ses nombreux cours d’eau, ses forêts et ses prairies ont été l’habitat des dinosaures il y a 160 millions d’années, des habitants de la mer il y a 20 millions d’années et des ours des cavernes, des mammouths et d’autres espèces animales disparues lors de la dernière période glaciaire il y a 12 000 ans.

L’homme a également habité cette région depuis le néolithique. Un grand nombre de musées, de parcs et de sites archéologiques dans les cantons de Soleure, Bâle-Campagne, Argovie, Neuchâtel, Vaud et Jura donnent des informations et montrent beaucoup d’objets.

Le Bettlachstock

Même sans ces institutions, le Jura raconte son histoire. Le village de Bettlach Allmend (canton de Soleure), situé au pied du Jura, près de l’Aar et surplombant les Alpes et le Mittelland, réserve naturelle, est le point de départ du Bettlachstock, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, surtout connu pour sa crête – le Wandfluh – et ses anciennes forêts de hêtres.

Bettlach Allmend

La crête a été créée par de grands éboulements de terre et de rochers provoqués par la fonte des eaux du glacier du Rhône qui, à l’époque, s’étendait encore jusqu’à Soleure… Il s’agit du quatrième site naturel en Suisse inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les autres sont le Monte San Giorgo (canton du Tessin), la Tektonikarena Sardona (canton des Grisons) et la région Jungfrau-Aletsch (cantons du Valais et de Berne).

Les roches calcaires du Jura ont été formées par des dépôts de la période marine, il y a environ 20 millions d’années. Les glaciers de la dernière période glaciaire, il y a environ 12 000 ans, ont ensuite donné au paysage sa forme définitive (ou provisoire!).

Le Bettlachstock a résisté à la violence naturelle d’il y a 12 000 ans et se dresse toujours comme un « rocher dans le ressac ». Environ 11 000 ans plus tard, vers 1100, l’homme a créé le château de Granges, qui n’est déjà plus qu’une ruine quelques centaines d’années plus tard.

La route qui traverse le Jura de Bettlach Allmend à Selzach offre tout ce qui fait la particularité du Jura, notamment une vue fantastique sur les Trois Bernoises (Eiger, Mönch, Jungfrau) et, par temps clair, sur le massif du Mont-Blanc.

Selzach

Ici aussi, chaque village a une particularité historique ou culturelle. L’église catholique de l’Assomption de la Vierge Marie (Maria Himmelfahrt) de Selzach (canton de Soleure), d’origine romane, a été construite au XIIème siècle par les comtes de Neuchâtel-Nidau.

Le village a ensuite été rattaché au diocèse de Lausanne. En 1514, l’église a été rénovée dans le style gothique flamboyant. Toutefois, le clocher est plus ancien et conserve des fenêtres romanes et le toit à pignon (Käsbissendach/Satteldach), une caractéristique de la Suisse alémanique.

Une autre particularité de Selzach est le théâtre en bois du Jeu de la Passion (das Passionsspielhaus), construit en 1895 pour l’accueil de 700 spectateurs afin de jouer des pièces de la Passion. L’horloger Adolf Schläfli (1856-1924) a introduit cette tradition à Selzach après une visite à Oberammergau en Haute-Bavière (Allemagne).

Aujourd’hui, les jeux de la passion ont été remplacés par des opéras et des spectacles musicaux, ce qui n’enlève rien à l’excellence culturelle de ce petit village. De plus, le sentier culturel (Kulturpfad) présente d’autres curiosités, notamment le vieux moulin (Alte Mühle), la villa Schäfli et les villages environnants.

Le Club Alpin Suisse

Le Club Alpin Suisse (CAS) organise régulièrement des randonnées dans cette région et dans d’autres belles contrées du pays.

(Source et informations complémentaires : www.sac-cas.ch).