Le premier Makerspace de la Médiathèque Valais a ouvert ses portes le lundi 2 mars 2020 à Sion. Un makerspace est un lieu où les publics se réunissent pour partager des ressources et des connaissances numériques, collaborer sur des projets et surtout pour créer, inventer, bricoler, explorer et découvrir à l’aide d’une variété d’outils et de matériaux numériques. l’espace à Sion poursuit plusieurs buts comme: la découverte des technologies numériques, la création et co-création autour de projets personnels ou communs, la sensibilisation aux enjeux des technologies numériques et le partage de connaissances. (Source et plus d’informations: www.mediatheque.ch).
Auteur/autrice : Maarten Koning
L’Animaloculomat
L’appareil Animaloculomat de l’artiste Klara Hobza (1975) permet de prendre des photos spéciales sur papier. L’accent n’est pas mis sur la personne représentée, mais sur la perception par les animaux. La caméra a six animaux différents comme observateurs de la personne représentée.
Pendant la mise au point de son appareil, l’artiste a échangé des idées avec des scientifiques et consulté la littérature professionnelle. Elle a étudié en détail les effets et les mouvements des animaux qu’elle a choisis et est ainsi parvenue à son interprétation artistique de ce à quoi les photographies devraient ressembler.
L’Animaloculomat a été créé dans le cadre du projet » Kunst/Natur. Künstlerische Interventionen » du Musée des sciences naturelles de Berlin (www.museumfuernaturkunde.berlin) et peut être consulté au Musée d’histoire naturelle de Bâle jusqu’au 19 avril 2020 (Source et plus d’informations: www.nmbs.ch).
Les Palafittes à Unteruhldingen
Les habitats lacustres du Néolithique et de l’Âge du Bronze (4300-800 avant J.-C.) reprennent vie à Unteruhldingen sur les bords du lac de Constance. Le musée se compose d’un circuit d’une durée d’environ 45 à 60 minutes. Vous porterez ainsi un regard neuf sur le passé de la région du lac de Constance au cours du Néolithique et de l’Âge du Bronze.
Le musée vous conduira depuis la rive, par des passerelles en bois, jusqu’aux maisons palafittiques reconstituées, où vous pourrez découvrir des mises en scène de la vie d’autrefois, des objets de la vie quotidienne, et tester les reconstitutions effectuées à partir de solides bases scientifiques.
De spectaculaires découvertes archéologiques et les expositions qui leurs sont associées sont présentées dans les espaces d’exposition.
(Source et plus d’informations: www.pfahlbauten.com en www.latenium.ch).
Van Gogh Alive
Les peintures et dessins de Vincent Willem van Gogh (1853-1890) peuvent être admirés dans un fascinant spectacle multimédia. Le projet fait le tour du monde et peut maintenant être vu à Zurich. En 1880, alors qu’il a 27 ans, Vincent se consacre entièrement à la peinture après une courte carrière de marchand d’art et des études de théologie encore plus courtes.
En dix ans seulement, il a produit plus de 2000 œuvres d’art, comprenant environ 930 peintures et 1100 dessins et esquisses. La représentation est une expérience pour les sens par la combinaison de la lumière, de la couleur et de la musique. Ses œuvres les plus célèbres sont mises en scène dans des projections à grande échelle.
(Source et informations complémentaires : www.vangogh-alive.ch).
Les ferries de Bâle
L’histoire des quatre ferries (Fähren) de Bâle date de plus de 150 ans. Le premier pont sur le Rhin, inauguré à Bâle en 1226, fut le seul pont permettant de traverser le Rhin. En 1905, lorsque le tram électrique fut introduit à Bâle, le vieux pont dut céder la place à l‘actuel Mittlere Brücke (Pont du milieu).
C’est la raison pour laquelle la liaison – sur le Rhin – entre le Petit-Bâle (Kleinbasel) et le Grand-Bâle (Grossbasel) fut maintenue et assurée par quatre petits bateaux en bois (ferries) d’environ 9 mètres de long.
Ces ferries s’appelaient jadis les ponts volants (Fliegende Brücke). En 1854 Johann Jakob Imhof, alors membre du conseil d’administration de la Société des artistes de Bâle, a créé ce service de ferries pour passer d’une rive à l’autre du Rhin.
Les bénéfices qui en résultèrent ont servi à financer la construction d’une galerie d’art (Kunsthalle) à Bâle.
En raison de la construction d’autres ponts : le pont de Wettstein (Wettsteinbrücke) en 1879, le pont Johanniter (Johanniterbrücke) en 1882, le pont des Trois-Roses (Dreirosenbrücke) en 1934 et le barrage et les écluses de Birsfelden qui servent également de passerelle pour les vélos et les piétons en 1954 et aussi suite à l’avènement de la motorisation, la fréquentation des ferries a diminué.
Les principaux passagers empruntant ces ferries sont les promeneurs et les touristes. Le Fährimaa (batelier – littéralement « homme du ferry ») s’installe tranquillement avec eux sur les banquettes de bois.
Aujourd’hui l’association des Ferries de Bâle (Fähri-Verein Basel) assurent la continuité de ces quatre ferries, véritable institution, nommés «Wilde Maa », «Leu», «Vogel Gryff» et « Ueli » du nom des quatre figures emblématiques de l’histoire du Petit-Bâle. Les cotisations des 4000 membres de l’association permettent de couvrir les dépenses et le coût des réparations annuelles des bateaux.
Les quatre ferries bâlois n’ont pas de moteur : chacun d’entre eux se déplace le long d’un câble tendu par-dessus le Rhin auquel il est relié par un filin. Ils n’émettent pas de CO2 car ils avancent uniquement par la force du courant.
(source et plus d’informations: www.faehri.ch).
Palace in the Air
Il y a 100 ans eut lieu le premier vol commercial entre Saint-Moritz (canton des Grisons) et Londres, dont l’un des initiateurs, en 1920, fut Hans Badrutt (1876-1953), propriétaire du Badrutt’s Palace Hotel à Saint-Moritz.
Les premiers vols motorisés et dirigés de l’histoire avec un biplan Wright eurent lieu en 1910 au-dessus du lac de Saint-Moritz gelé, situé devant l’hôtel.
En avril 1919, peu après la Première Guerre mondiale, Alfred Comte (1895-1965), fonda la première compagnie aérienne suisse avec Walter Mittelholzer (1894-1937) : l’Aéro Comte & Mittelholzer & Co, spécialisée dans les prises du vue et le transport de passagers, laquelle, après diverses fusions, devint Ad Astra Aéro.
En 1922, Alfred Comte créa une nouvelle entreprise de transport aérien et de construction d’avions. Il organisa des vols de passagers en hydravion, se posa sur tous les lacs suisses et, en 1924, ouvrit la ligne directe Zurich – Lucerne – Interlaken.
Le tourisme d’hiver fut à nouveau florissant. La Suisse accueillit principalement des Britanniques, qui ont apporté leur goût pour le sport (entre autres, le bobsleigh, le curling, le ski, le patinage), des capitaines d’industrie, des artistes, des écrivains, des peintres.
Le vol direct de Saint-Moritz à Londres constitua la prochaine étape logique, rendue possible grâce au nouvel accord international de transport aérien signé peu après la guerre entre la France, le Royaume-Uni et la Suisse.
Le premier vol avec un Condor CH-2, piloté par Alfred Comte, qui dura une dizaine d’heure, eut lieu le 4 mars 1920. Jamais auparavant, un avion suisse n’avait parcouru une telle distance, ni traversé la mer.
Le Badrutt’s Palace Hotel, afin de célébrer ce centenaire, organise des vols entre Londres et Saint-Maurice sous le nom prometteur de « Palace in the Air ».
Le temps de vol rapide et le jet Dornier 328 de 30 places inaugurent une nouvelle ère pour le Badrutt’s Palace et ses invités.
A bord, les passagers peuvent profiter des mêmes prestations – service et restauration – que les clients du palace durant le trajet de 1 heure et 45 minutes.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Les Chemins de fer suisses
Bâle possèda la première ligne de chemin de fer en Suisse. A partir de décembre 1845, les trains passaient par Saint-Louis et allaient jusqu’à Strasbourg et dès 1852 jusqu’à Paris. En 1847, le « Spanisch-Brötli-Bahn » – pâtisserie préférée des zurichois – fut mis en service entre Baden et Zurich.
La Constitution fédérale de 1848 définit les rôles de l’Etat fédéral, mais ses compétences ferroviaires ne lui donnent encore qu’un faible impact sur sa capacité à construire un réseau.
Ainsi, en 1850 la Suisse n’exploitait que 25 kilomètres de voies ferrées et recensait trois gares : Bâle, Baden et Zurich, alors que l’Europe comptait à cette époque déjà 20 000 kilomètres de voies ferrées et plus de 700 gares.
Jusqu’en 1848, les cantons, régions et villes de Suisse ne pouvaient et ne voulaient pas (financièrement et politiquement) développer le réseau ferroviaire sur la base d’une politique commune.
Cela changea avec la nomination d’Alfred Escher (1819-1882), leader économique, visionnaire et pionner du chemin de fer, au Conseil national en 1848 et dont il devint le premier président en 1849.
Alfred Escher constata que la Suisse était sur le point de manquer son raccordement au réseau ferroviaire européen et s’investit grandement dans le développement des chemins de fer helvétiques.
En Angleterre la première ligne régulière de chemin de fer fut inaugurée en 1830 entre deux villes, Liverpool et Manchester.
Le pays avait le réseau ferroviaire le plus dense et une avance spectaculaire dans ce domaine. Pour faire avancer ses projets, Alfred Escher n’hésita alors pas à consulter des ingénieurs anglais.
Vers 1860, il y avait 650 kilomètres de voies ferrées en Suisse, 1 300 kilomètres en 1864 et 2 730 kilomètres en 1870. La Suisse devint alors l’un des pays européens avec le réseau ferroviaire le plus étendu.
Cependant, ces lignes de chemin de fer furent construites dans le nord de la Suisse, région dont la topographie permit ce développement.
Dans les Alpes ce fut totalement différent. Le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard fut percé en 1880. Il transforma profondément la Suisse. Pour réaliser cet ambitieux projet, la société du Saint-Gothard dont Alfred Escher assuma la présidence fut fondée en 1871.
La construction a débuté à Airolo (canton du Tessin) au portail sud le 13 septembre 1872 et le 24 octobre de la même année à Göschenen (canton d’Uri) au nord. Le tunnel fut ouvert le 1er juin 1882. Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) furent fondés en 1902.
Le difficile exploit du tunnel du Saint-Gothard se répéta : le 11 décembre 2016, le nouveau tunnel de base bi-tube – chef d’œuvre d’ingénierie – a été mis en service après dix-sept ans de travaux.
Avec ses 57 kilomètres, il est le tunnel le plus long du monde. Il relie Erstfeld (canton d’Uri) à Bodio (canton du Tessin). Il rapproche encore le Tessin de la Suisse alémanique, l’Italie de l’Allemagne et la Méditerranée de l’Europe du Nord.
Le tunnel de base du Saint-Gothard, crucial sur le corridor de fret Rotterdam-Gênes, ne tournera à plein régime que lorsqu’il sera efficacement relié aux réseaux ferroviaires allemand et italien. Mais les voies d’accès auxquelles travaillent nos voisins sont loin d’être terminées.
Le nouveau tunnel ferroviaire de base du Saint-Gothard a été entièrement financé par la Confédération suisse, sans subventions de l’UE, particulièrement de l’Allemagne et de l’Italie, pays entre lesquels il permet pourtant d’augmenter la capacité de transport.
Les granges de campagne de Baselbiet
Les granges de campagne sont les témoins de l’ancienne culture agricole dans la zone rurale de Baselbiet (canton de Bâle-Campagne).
Elles représentent une ancienne forme d’agriculture. Jusqu’au XVIIIe siècle, la terre fut exclusivement cultivée par les inhabitants des villages.
Des petites granges pour le bétail et à foin ont été construits en grand nombre pour abriter le foin, le bétail et les personnes au XVIIIe siècle.
Depuis les années 1950, la motorisation et la rationalisation de l’agriculture ont rendu ces bâtiments superflus et beaucoup ont déjà été démolis.
Dans la région de Baselbiet, on trouve encore aujourd’hui environ 280 granges de campagne datant de la période entre le 17e et le 19e siècle.
En 2010, l’association Baselbieter Feldscheunen (granges de champ de Baselbiet) a été fondée. L’objectif est d’attirer l’attention sur les granges de campagne.
(Source et plus d’informations: www.feldscheunen.ch).
Le Centre Champ-Pittet et la Grande Cariçaie
Le Centre Champ-Pittet présente une exposition interactive sur la forêt, le marais et les trois jardins, un laboratoire de nature et diverses expositions d’art.
La Grande Cariçaie est un vaste ensemble de réserves naturelles situées sur la rive sud-est du lac de Neuchâtel, né de la première correction des eaux du Jura à la fin du XIXe siècle.
Constituée de marais, de forêts inondées et de rivages peu profonds, la Grande Cariçaie héberge un quart des espèces de flore et de faune suisses, dont de nombreuses espèces rares et menacées. Elle représente le plus grand ensemble marécageux lacustre de Suisse.
Elle s’étend sur 40 km de rives au sud-est du lac de Neuchâtel et comprend huit réserves naturelles et trois jardins.
(Plus d’informations: www.pronatura-champ-pittet.ch).
Festival de montgolfières
Le 42e festival de montgolfières a commencé à Château-d’Oex le 25 janvier. L’événement annuel dure jusqu’au 2 février. Plus de soixante aérostiers de quinze pays participent à diverses activités. Le traditionnel Night Glow a lieu le 31 janvier.
Le programme propose des conférences, la participation active des participants (enfants et adultes), des vols dans la vallée, des vols en formation et d’autres spectacles aériens. En outre, deux vols commémorent le vol historique en ballon de 1909 d’Albert Gockel et Viktor Franz Hess et le vingtième anniversaire des festivals de vol en ballon de St-Niklaas (Belgique), Romorantin (France), Bristol (Royaume-Uni) et Château-d’Oex (Suisse). (Plus d’informations: (www.chateau-doex.ch).
