L’association RegioTriRhena et INFOBEST

La RegioTriRhena, composée des associations régionales Régio du Haut-Rhin, RegioGesellschaft Schwarzwald-Oberrhein und Regio Basiliensis, est une plate-forme de coopération visant à promouvoir la coopération transfrontalière au sein de la région du Rhin supérieur. Les activités se concentrent sur les thématiques économique, culturelle et locale dans les régions du Bade du Sud, de la Suisse et de l’Alsace.

L’ambition est d’améliorer les infrastructures, de supprimer les obstacles frontaliers, de créer de nouvelles zones commerciales, de faciliter l’accès des employés et des enterprises aux marchés des pays voisins et de organiser des activités transfrontalières dans le domaine de la culture.

Le réseau trinational se compose d’environ 250 entreprises, communes et institutions des trois pays.

(Source et plus d’informations : RegioTriRhena e. V. – Home).

INFOBEST est l’acronyme de l’allemand INFOrmation und BEratungsSTelle (lieu d’information et de conseil). Les INFOBESTs sont les bureaux d’accueil pour répondre à toutes les questions transfrontalières sur l’Allemagne, la France et la Suisse.

Dotées d’équipes entièrement bilingues, les INFOBESTs informent et conseillent les citoyens, associations, entreprises, administrations et élus du Rhin Supérieur sur les questions transfrontalières entre la France, l’Allemagne et la Suisse.

Les INFOBESTs peuvent être consultés gratuitement sur des thèmes aussi vastes que la sécurité sociale, l’emploi, la fiscalité, le déménagement dans un pays voisin, la scolarité ou encore la circulation routière, ainsi que de nombreux autres sujets.

Le réseau INFOBEST sert aussi de liaison entre les administrations correspondantes des différents pays, met en lumière les carences ou incompatibilités des réglementations nationales et apporte son aide à la recherche de solutions.

INFOBEST est un réseau de quatre bureaux répartis sur l’ensemble du Rhin Supérieur, dans lesquels travaillent des équipes de 2 à 4 personnes :à Village-Neuf (Palmrain), à  Vogelgrun/Breisach (Île du Rhin), à  Kehl/Strasbourg et  à Lauterbourg (Pamina).

INFOBEST: Page d’accueil

 

Parc de Kannenfeld

Conçu par Amadeus Merian (1808-1889), le plus grand cimetière de Bâle de l’époque, inauguré en 1855, a été réaménagé entre 1867 et 1868 dans le style d’un parc anglais.

Avec l’ouverture du cimetière central de Hörnli sur la rive droite du Rhin en 1932, le cimetière du Kannenfeld est devenu superflu pour faire place au plus grand parc de Bâle. Le parc de Kannenfeld couvre une superficie de près de neuf hectares.

Ce magnifique parc, avec ses nombreuses espèces d’arbres et de plantes, doit son nom à l’ancienne auberge Zur Kanne.

Morts pour la patrie, monument pour des soldats français 1871 (Bourbaki) et 1914-1918, 1939-1945, habitants de Bâle. 

Presque toutes les routes menèrent à Aventicum en Suisse romaine

Aventicum (Avenches) fut la capitale du territoire des Helvètes (Civitas Helvetiorum) incorporé à l’Empire romain aux environ de 15 avant J.-C et l’une des villes les plus importantes de Suisse à cette époque.

Avenches, cette petite bourgade médiévale actuelle fut le centre politique et administratif de l’Helvétie romaine et compta, à son apogée, près 20 000 habitants. La ville antique était située plus à l’est avec un secteur portuaire aujourd’hui asséché.

La ville connut un essor rapide dès lors qu’elle fut élevée au rang de colonie par l’empereur Vespasien en 71 après J.-C. Elle porta le nom de Colonia Pia Flavia Constans Emerita Helvetiorum Foederata.

L’empereur Vespasien et son fils l’empereur Titus vécurent à Aventicum. La cité des Helvètes fut d’abord rattachée par l’empereur Auguste à la province de la Gaule lyonnaise (Gallia Lugdunensis) après son intégration à l’Empire romain, puis à la province de la Gaule Belgique (Gallia Belgica) et enfin à la province de la Germanie Supérieure (Germania superior) en 85 après J.-C.

La ville échappa de justesse à la destruction en 69 après J.-C. après avoir pris parti pour Galba contre Vittelius et sa 21ème légion stationnée à Vindonissa (Windisch). Vittelius gagna contre Galba, mais il fut vaincu quelques mois plus tard par les partisans de Vespasien et assassiné par ceux-ci après la prise de Rome. Cette victoire sauva Avenches.

Progressivement intégrée à l’Empire romain, la cité vécut un remarquable développement urbain.  Cette urbanisation romaine aboutit à l’organisation de l’espace, qui impliqua une représentation politique.

Les élites dirigeantes, la noblesse celtique, fortes de leur pouvoir politique, décidèrent, en préservant leurs intérêts économiques, de favoriser la romanisation et d’adhérer au modèle proposé par Rome.

En adoptant un plan de rues orthogonales, caractéristique des cités romaines, délimitant des îlots rectangulaires principalement réservés à l’habitat, Aventicum devint la capitale d’un vaste territoire qui recouvrait une grande partie du Plateau suisse. Elle sut tirer avantage d’une situation privilégiée dans la trame routière de l’Empire romain et au sein du réseau navigable qui la reliait au Rhin.

Documents antiques et découvertes archéologiques ont montré l’importance d’Avenches dans la constitution de réseaux de voies de communication par l’administration romaine sur l’axe qui reliait Besançon (Vesontio) à Augst (Augusta Raurica) par Pontarlier (Abiolica), le col de Jougne, Yverdon (Eburoduno), Studen (Petinesca) et Soleure (Salodurum).

Et plus au nord par la voie du Doubs via Mandeure, un tracé assurait la liaison entre l’axe Rhône-Saône et le bassin rhénan. Un tracé raccordait également Avenches à l’axe transalpin du Grand-Saint-Bernard au lac Léman par Moudon (Minodum), Oron (Viromagus) et Vevey (Vivisco).

A ces voies principales s’ajoutaient d’autres tracés qui reliaient la cité des Helvètes, qui couvrait, rappelons-le, la plus grande partie du Plateau suisse occidental entre les Préalpes et le Jura, du lac Léman au lac de Constance.

L’axe constitué par les trois grands lacs du Jura : Neuchâtel, Bienne et Morat et le bassin de l’Aar jusqu’au Rhin, joua un rôle fondamental. Avenches fut pourvue d’un port sur la berge sud du lac de Morat.

La zone portuaire, desservie par une route rectiligne de près d’un kilomètre, avait un lien particulier avec le réseau viaire, les nécropoles et les établissements situés au nord de la ville antique.

Au début du IIème siècle après J.-C., le quai fut doublé d’un canal navigable long de 800 mètres et large de 7 mètres, permettant le croisement de deux barques de transport, accolant le secteur du port à la route du nord-est.

A cet endroit furent acheminés des milliers de tonnes de pierre calcaire, de marbre et d’autres matériaux destinés à l’édification de prestigieuses demeures ou de maisons, de bâtiments publics, de thermes, de sanctuaires, d’autres édifices monumentaux ainsi que diverses marchandises et des tuiles. Aventicum fut une capitale romaine, cosmopolite et impériale.

(Source : D. Castella, « Territoire et voies de communication », dans Avenches. Capitale des Helvètes, Association Pro Aventico, Avenches 2003).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le jardin alpin Schynige Platte

Le jardin alpin Schynige Platte (1967 au-dessus du niveau de la mer, canton de Berne) présente la richesse des couleurs et des parfums de la flore suisse au-dessus de la limite supérieure de la forêt.

L’edelweiss, la gentiane et près de 700 autres plantes alpines se trouvent dans ce Jardin alpin dans leur environnement naturel.

Des prairies alpines fleuries, des vues sur les lacs de Thoune et de Brienz et le panorama de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau peuvent être découverts sur plusieurs sentiers de randonnée. Le chemin de fer de la Schynige Platte a été inauguré le 13 juin 1893.

Il fonctionne entre Wilderswil près d’Interlaken et la Schynige Platte depuis plus de 125 ans.

L’hôtel de montagne Schynige Platte (Berghotel) a été construit en 1899 et présente encore l’état d’origine de la Belle Époque.

(Source et plus d’informations: www.jungfrau.ch).

La maison romaine et le musée Augusta Raurica

Il y a plus de 65 ans, René Clavel, de Bâle (1886-1969), fit reconstruire une maison romaine de l’élite urbaine locale au-dessus de l’ancienne colonie romaine d’Augusta Raurica, à Augst (canton de Bâle-Campagne), au milieu d’un parc historique soigneusement entretenu.

Augusta Raurica 117 ap. J.- C. Image: Musée Augusta Raurica

Augusta Raurica 240 ap. J.- C. Image: Musée Augusta Raurica

Après discussion avec le professeur Rudolf Laur-Belart (1898-1972), responsable des activités archéologiques à Augusta Raurica, René Clavel fit bâtir une maison à péristyle – cour intérieure entourée de colonnades – à côté du théâtre romain.

Cette réalisation pionnière, la première du genre en Europe, abrite une zone d’habitation familiale et un espace commercial, en l’occurrence un atelier artisanal (forge et boulangerie) ainsi qu’une boutique avec son comptoir. Toutes les pièces donnent sur un atrium extérieur agrémenté de plantes et de sculptures.

La maison romaine est un habitat qui illustre ce que fut le mode de vie des élites provinciales dans la région. René Clavel, riche mécène et grand amateur d’antiquités, avait visité Pompéi et Herculanum, anciennes villes romaines situées dans la région italienne de Campanie.

Il ne craignit pas de s’inspirer des bâtiments de ces villes – qui suscitaient bien des questions ouvertes, notamment en ce qui concerne les fresques – pour édifier sa propre demeure qu’il offrit à la Fondation Pro Augusta Raurica en 1955 : il voulut transmettre de façon concrète la culture romaine à la population suisse.

La maison a été rénovée en 2000-2001. Les pièces ont été repeintes selon l’état des nouvelles connaissances et en partie remeublées.

Les maisons gallo-romaines ou les maisons romaines des Rauraques à péristyle ne ressemblent peut-être pas en tous points à celles de Pompéi ou d’Herculanum, mais le musée d’Augusta Raurica fournit toutes informations utiles et intéressantes à ce sujet.

(Source et plus d’informations : B. Pfäffli, ‘La maison romaine : 65 ans et loin de la retraite’,  dans Augusta Raurica, 2020/1, Augst; le Nouveau centre d’Augusta Raurica, le zoo archéologique romain d’Augusta Raurica, le musée Augusta Raurica).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

L’amphithéâtre d’Augusta Raurica aujourd’hui.

Reconstruction du Amphithéâtre. Image: Musée Augusta Raurica

Augusta Raurica, le temple romain de Schönbuhl, 2ème siècle. Images: Musée Augusta Raurica

Le mur  de soutien du temple de Schönbuhl, aujourd’hui

La boulangerie actuelle est utilisée par des groupes  qui peuvent y moudre la farine et faire cuire le pain à la romaine

La maison romaine. Reconstructions.

Le château romain (Kastell) de Kaiseraugst, aujourd’hui et 300 ap. J.- C. Image: Musée Augusta Raurica

Kaiseraugst, le palais épiscopal, 5ème siècle 

Kaiseraugst, les thermes romains

Augst, La Villa Clavel

Grandeur à Auvernier

La villa urbaine à Auvernier (canton de Neuchâtel) date de la première moitié du XVIIe siècle.

En 1630, le bâtiment fut la possession du bernois Charles de Bonstetten. Ensuite, la famille Châtenay est devenue et est toujours propriétaire.

Le XVIIe siècle fut l’âge d’or de ce village (aujourd’hui la commune de Milvignes). La Grand Rue et plusieurs autres bâtiments témoignent de cette splendeur.

2000 ans de Soleure

Les Romains fondèrent la colonie Salodurum (littéralement « porte de l’eau ») vers 20 après J.-C dans le dessein de construire une route entre Aventicum (Avenches) à Vindonissa (Windisch) avec un pont au-dessus de l’Aar.

Vers 330 après J.-C. la petite ville de Soleure, dotée de temples et de bains, fut transformée par l’armée romaine en castrum, une forteresse dont les impressionnants vestiges sont encore visibles à divers endroits de la vieille ville.

La ville eut pour souverains des rois burgondes (royaumes de Bourgogne, 443-534 et 888-1032), des rois et empereurs francs (536-888) et des rois et empereurs de Germanie (Saint Empire Romain germanique, à partir de 1033).

En 1218, Soleure passa directement sous la protection de l’empereur romain germanique et devint ainsi une ville libre d’empire.

La ville gagna ensuite de vastes territoires. En 1481, le canton de Soleure rejoignit la Confédération suisse.

Le prestige de la ville de Soleure fut confirmé du fait de ses liens étroits avec la France : elle abrita le siège de l’ambassade de France en Suisse de 1530 à 1792.

Soleure est traditionnellement appelée « ville des ambassadeurs ». Le célèbre Hôtel de la Couronne et de nombreux édifices et monuments sont les témoins de cette époque.

(Source : www.solothurn-city.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

L’église romane de St. Sulpice

L’église romane de St Sulpice (canton de Vaud) a été construite par l’abbaye de Cluny aux XIe et XIIe siècles. Faisant partie d’un monastère, l’église a d’abord été dédiée à St Sulpice et a donné son nom au village.

Elle fut ensuite dédiée à Marie-Madeleine. L’église est devenue protestante après l’occupation du Pays de Vaud par Berne en 1536 et est devenue la propriété de la ville de Lausanne.

Le prieuré a lui aussi largement disparu après 1536. La nef s’est effondrée après la réforme et n’a pas été reconstruite. L’église est un monument historique national.

(Source: www.notrehistoire.ch).

Les Celtes en Suisse

Les peuples celtes occupaient une grande partie du continent, de l’Irlande et des îles britanniques, mais ils ne devaient pas réussir à créer un empire unifié.

On trouve des traces archéologiques des Celtes d’Europe centrale pour la première fois aux VIIIème et Vème siècles avant J.-C. dans des régions allant du sud-est de la France, sud-ouest de l’Allemagne, de l’Austria (la culture de Hallstatt) en passant par la Suisse. L’utilisation du nom des Celtes provient de l’ethnographie gréco-romaine (Galatoi, Keltoi, Galli, Celtae).

Les Celtes étaient fragmentés en de nombreuses tribus et parlaient des langues différentes, apparentées entre elles. Mais il existait une culture commune avec des coutumes religieuses et sociales communes.

Bremgarten, réplique d’un oppidum celte

La base matérielle de cette culture était principalement l’agriculture, l’artisanat, le commerce et l’élevage. L’artisanat était très développé et spécialisé. Le forgeron, qui travaillait principalement le fer, l’argent, l’ambre, le bronze et l’or, était d’une importance capitale.

La période de l’âge du fer préromain, connue aujourd’hui sous le nom de La Tène (à partir du IVème siècle av. J.-C.), tire son nom d’un bas-fond, La Tène, situé à l’extrémité nord du lac de Neuchâtel (lac de Neuchâtel). Il s’agissait d’un habitat riverain des Helvètes celtes (voir aussi le musée Laténium).

Au Vème siècle, ces Celtes entretenaient déjà des relations commerciales avec la colonie grecque de Massalia (Marseille), puis avec les Étrusques d’Italie centrale et supérieure et enfin avec les conquérants romains.

Aux IIème et Ier siècles avant J.-C., les structures politiques, économiques et sociales des peuples celtes d’Europe centrale ont connu de profonds changements.

Des tribus helvètes habitaient le Pays de Vaud et le Plateau Suisse. Les autres tribus présentes sur le territoire de la Suisse actuelle étaient les Rhètes (Rätier) à l’est (les Grisons), les Lepontii, Uberes, Nantuates, Sedunes et Veragres dans l’espace alpin et dans le sud de la Suisse, ainsi que les Rauraciens (Rauraken) dans certaines parties du nord du Jura, à Bâle et dans le canton de Bâle-Campagne, en Thurgovie, en Argovie et dans le nord-est de la Suisse.

Après la conquête romaine (58 – 15 av. J.-C.), les Celtes ont conservé de nombreux traits de leur héritage culturel. De cette fusion de traditions autochtones et étrangères (romaines) est née la culture et langue gallo-romaine.

La langue celtique céda cependant la place au latin, qui évolua progressivement vers le français, sauf dans les régions où les Alamans s’installèrent.

(Source: B. Maier, Die Kelten. Ihre Geschichte von den Anfängen biz zur Gegenwart (München 2016).

Le Kleine Mythen et le Grosse Mythen

Mythe, légende, fait historique ou une combinaison des deux, Guillaume Tell (Wilhelm Tell) et l’année 1291 sont étroitement liés aux origines de la Suisse actuelle, tout comme Romulus et Rémus sont vénérés à Rome et la Grèce vénère la déesse Athènes.

Le Kleine Mythen et le Grosse Mythen (Le Petit Mythe et le Grand Mythe), cependant, sont des faits de granit dur. Le Grosse Mythen (1899 m.) est également connu sous le nom de Cervin pour les randonneurs.

Ces deux sommets près de Schwyz sont également représentés sur le célèbre panorama de Charles Giron dans le bâtiment du Parlement fédéral à Berne.

Ils occupent une place prépondérante dans le panorama en tant que symbole du début de la Confédération suisse. Le Kleine Mythen (1811 m.) est flanqué du Haggenspitz (1761 m.).

Les deux Mythen ne forment pas seulement une belle région de montagne et de randonnée, mais sont aussi les témoins des conflits des XIIIe et XIVe siècles entre Schwytz et le monastère d’Einsiedeln, qui fut soutenu par les Habsbourg.

Ce conflit ne portait pas sur la souveraineté ou la construction d’une nation, mais sur des intérêts locaux : l’utilisation de l’eau, des pâturages, du bétail et des forêts. Elle a conduit à la légendaire bataille de Morgarten en 1315.