Les Jardins de Merian

Les Jardins de Merian (Merian Gärten) sont un complexe de jardins botaniques situé dans la banlieue de Bâle.

Son histoire remonte à 1824, lorsque Christoph Merian (1800-1858) a acquis le Brüglingerhof et 56 hectares de terrain et a créé une grande entreprise agricole dans le village de Brüglingen.

Peinture de Christoph Merian. Collection: Merian Gärten

En 1886, le terrain a été transféré à la Fondation Christoph Merian. En 1968, la Fondation a mis le terrain à disposition et le jardin botanique de Brüglingen a été créé.

Seul le Brüglingerhof est resté une entreprise agricole indépendante jusqu’en 2012, après quoi il a été inclus dans le jardin. Les jardins sont situés dans le paysage fluvial millénaire de la Birse.

Les terrasses créées par la rivière sont encore bien visibles et divisent le jardin sur le plan topographique. La vallée des rhododendrons, le jardin médicinal, le biotope sec, environ 1500 espèces d’iris historiques et d’autres collections  existent dès 1968.

(Source et plus d’informations: www.meriangaerten.ch)

Impressions du complexe

Les bâtiments

Le moulin et le musée

Les jardins

Prospeciesrara

Prospecierara

Les autres jardins

  

Le park 

    

 

Max Kettel et le Valais

Le territoire de la Suisse actuelle a toujours été, depuis l’époque romaine, un carrefour du développement politique, économique et social, de la culture et du commerce.

L’exposition organisée à Martigny La Suisse Magazine. Max Kettel. Les reportages de 1926 à 1960 montre pour la première fois la production du photographe suisse d’envergure : trop souvent oublié, Max Kettel (1902-1961) réalisa, entre 1916 et 1960, de nombreux et importants reportages pour les principaux magazines illustrés du pays. La scénographie permet de découvrir plus de 250 photographies et 120 magazines illustrés.

Le Valais et la Suisse se trouvaient à un tournant de leur histoire récente, entre progrès et bouleversements socio-économiques, guerre et paix, immigration importante et développement culturel.

Une période binaire – photos en noir et blanc – rythme l’exposition où se sont parfois heurtés modernité et tradition, tourisme et vie rurale, pacifistes et militaires.

A cette époque, les identités, les rôles sociaux et professionnels, l’émancipation de la femme ont été remis en question. Max Kettel a su mieux que quiconque observer, saisir et mettre en lumière ces évolutions. Il a capturé les changements intervenus pendant deux générations.

La Médiathèque Valais, à Sion, à la fois une médiathèque générale d’étude et d’information, offre un accès libre à des milliers de documents issus de différents médias, livres, magazines, films, photographies et nouveaux médias.

Elle organise également des expositions et d’autres évènements sur des thèmes choisis de l’histoire culturelle. En outre, elle est responsable de la coordination et du développement des bibliothèques valaisannes.

(Source et plus d’informations : www.mediatheque.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Parzival sur le col du Julier

La légende du chevalier Parzival est l’une des plus belles histoires de la littérature européenne. Dans la tour du théâtre (Theaterturm) sur le col du Julier, il n’y a pas de spectacle de chevaliers autour de la table ronde du roi Arthur et pas non plus de vision wagnérienne du monde.

L’histoire est racontée à nouveau. Il s’agit des expériences et de l’histoire de la vie d’un homme solitaire qui part à la recherche du sens de la vie et qui finit par se retrouver devant un château, où il reste pour le reste de sa vie. La contrepartie de cette version de Parzival est l’histoire de son père Gahmuret, qui ne veut qu’accumuler les actes héroïques, les mariages et la gloire.

Il va toujours plus loin et ne trouve pas la paix. Représentations Parzival, Theaterturm sur le col du Julier: 31 janvier, 7, 8, 20, 23, 29 février, 7 mars. Représentations Gahmuret in Riom, Clavadeira: 6, 9, 21, 22, 5 février, 8 mars. (Source et plus d’ informations: www.origen.ch).

Festival des lumières de Morat

Cette année, le festival des lumières de Morat (Murten) aura lieu du 15 au 26 janvier entre 18h et 22h. En 24 endroits, le centre ville s’est transformé en un monde de lumière féerique. Divers artistes donnent des spectacles et un show multimédia, une chanteuse d’ opéra et diverses autres activités transforment le centre-ville en une représentation théâtrale. Cette année, cependant, le festival a aussi un aspect sérieux. Une attention particulière est accordée au bilinguisme de Morat et du canton de Fribourg (Freiburg). Cela peut certainement être utile à un moment où la maîtrise des deux langues n’est plus une évidence. (Plus d’informations : www.regionmurtensee.ch).

Panta rhei: les cantons suisses aussi ?

Panta rhei est une formule qui, en grec ancien, signifie littéralement « Toutes les choses coulent », dans le sens de « Tout passe ».

Le cadre politique qui définit aujourd’hui la Suisse est celui du canton, mais il n’en a pas toujours été ainsi.

Les territoires de quelques cantons, par exemple ceux du Valais avec le Bas-Valais et le Haut-Valais, de Bâle avec Bâle-Ville et Bâle-Campagne, d’Appenzell avec Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures ou du Jura bernois suite à la création du canton du Jura ont subi des modifications au fil du temps.

De la préhistoire au Moyen Age, le Valais n’existait pas en tant qu’entité. Durant l’Antiquité, le Valais est noyé dans l’Empire romain. Il fait partie de la Province des Alpes Graies et Poenines qui réunit la Tarentaise et le Valais.

Le canton du Valais est un territoire traversé par les voies de circulation entre le nord et le sud de l’Europe et seuls les lieux de passages importants tels que le col du Grand-Saint-Bernard ou la ville de Martigny sont connus car ils servent de repères aux voyageurs.

A l’époque romaine, la vie économique du Valais se concentra le long de l’axe du Grand-Saint-Bernard. La ville de Martigny, alors nommée Forum Claudii Vallensium, fut élevée au rang de capitale d’une nouvelle province alpestre en 41-47 après J.-C.

Durant tout le Moyen Age, les princes-évêques de Sion se sont attelés à intervenir dans les aires d’influence. Le traité de Thonon (1569) fixa définitivement les frontières du canton du Valais dans la région du Chablais lesquelles, de ce fait, sont restées quasiment inchangées depuis des siècles.

Les reliefs ont facilité la délimitation des frontières qui correspondent au territoire du diocèse de Sion et s’étendent du glacier du Rhône au Chablais. Mais cette continuité est-elle garantie ?

Nous sommes actuellement à un tournant historique résultant de la globalisation. Les anciennes limites territoriales tendent à changer. Ainsi, est-il possible d’imaginer que, dans le futur, il en sera de même pour les cantons.

De par la nécessité – voire la possibilité – de faire fonctionner des ensembles plus vastes, le Valais sera-t-il prolongé vers un canton lémanique, de Genève au glacier du Rhône ?

(Source : Le Pénitencier, Impermanence. Le Valais en mouvement, Sion 2015)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Rottweil el les cantons suisses

L’ancienne ville romaine d’Arae Flaviae, aujourd’hui Rottweil (en Allemagne) eut depuis 1519 une alliance avec la Confédération des XIII cantons et depuis 1463 déjà le statut de pays allié (zugewandter Ort).

Outre Mulhouse, Rottweil fut la seule ville dotée de ce statut qui ne fit pas partie de la Suisse moderne telle qu’elle prit forme durant et après la période française 1798-1803 et l’adoption de la Constitution fédérale en 1848.

1519

En 1519, douze cantons de la Confédération des XIII cantons ont ratifié l’alliance perpétuelle (ewiger Bund) avec Rottweil : Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald, Zoug, Glaris, Fribourg, Soleure, Schaffhouse et Appenzell. Seul le canton de Bâle n’a pas signé, bien qu’il soit mentionné dans le texte de l’alliance.

Juges étrangers

Cette alliance perpétuelle est toujours d’actualité. La raison pour laquelle Bâle ne la signa pas : la cour de justice (Hofgericht) de l’empereur à Rottweil.

En effet, la ville commerçante de Bâle se montra prudente quant à la juridiction des juges étrangers. Cela joua déjà un rôle important lors de la guerre de Souabe – nommée aussi guerre de Suisse – de 1499 et cela se confirma encore lors du traité de Westphalie en 1648.

La souveraineté et la juridiction sont étroitement liées, comme l’a montré, une fois de plus, le Brexit du 1er janvier 2021 lorsque le Royaume-Uni a quitté l’UE.

Le traité perpétuel

Lors de la conclusion du traité perpétuel, les alliés ont juré trüw, liebe und fründtschafft (fidélité, amour et amitié).

En effet, ce traité ne fut jamais dénoncé et des contingents de Rottweil assistèrent les confédérés en 1476 lors de la bataille de Morat – qu’ils gagnèrent – contre le duc de Bourgogne et lors de la bataille de Marignan – ils y furent écrasés – contre le roi de France et ses alliés en 1515.

La Confédération suisse, en contrepartie, assista Rottweil après les deux guerres mondiales du siècle dernier, mais la relation ne fut pas sans faille. Ici aussi, la Réforme protestante et la sphère d’influence de la monarchie catholique des Habsbourg en furent la cause.

Lorsque la ville de Rottweil fut – involontairement – annexée au duché de Wurtemberg en 1802-1815, elle perdit son statut d’alliée.

Comme déjà dit, légalement cependant cette l’alliance perpétuelle demeure toujours. Les « Confédérés souabes » commémorent cette alliance perpétuelle et gardent encore des liens avec les cantons de la Confédération de l’époque, tout comme les cantons concernés entretiennent de bonnes relations avec Rottweil.

La ville de Brugg (canton d’Argovie) a même ouvert l’une des premières liaisons urbaines internationales en 1913.

Cette relation a une histoire qui remonte à l’Empire romain, lorsque Vindonissa (aujourd’hui Windisch, pas loin de Brugg) fit le pas pour fonder Arae Flaviae. La ville de Brugg elle-même n’était pas incluse dans les traités de 1463 et 1519 et était même un territoire sujet (Untertanengebiet).

L’alliance perpétuelle entre Rottweil et la Confédération

L’ancienne ville romaine d’Arae Flaviae, aujourd’hui Rottweil (Bade-Wurtenberg, Allemagne), ratifia en 1519, après la mort de l’empereur germanique Maximilien 1er, une alliance perpétuelle avec la Confédération des XIII cantons.

En 1463, Rottweil fut déjà reconnue comme pays allié par les huit cantons de la Confédération pour une durée de quinze ans.

Mulhouse (Alsace, France) et Rottweil furent les seules villes dotées de ce statut qui ne firent pas partie de la Suisse moderne, telle qu’elle se développa pendant et après la période française (1798-1803) et après la nouvelle Constitution fédérale de 1848.

Douze cantons de la Confédération des XIII cantons signèrent cette alliance perpétuelle (ewiger Bund) avec Rottweil : Zurich, Berne, Lucerne, Uri, Schwytz, Unterwald, Zoug, Glaris, Fribourg, Soleure, Schaffhouse et Appenzell.

Seul le canton de Bâle ne la signa pas, bien qu’il soit mentionné dans le texte de l’alliance. La raison : la cour de justice (Hofgericht) de l’empereur à Rottweil. En effet, la ville commerçante de Bâle se montra prudente quant à la juridiction des juges étrangers.

Cette question joua déjà un rôle important lors de la guerre de Souabe en 1499, nommée aussi guerre de Suisse. Les Suisses remportèrent le droit d’exercer leur juridiction en Thurgovie.

Et cela fut encore démontré lors de la conclusion du traité de Westphalie en 1648 : suspension de la juridiction ecclésiastique, tant d’Etat catholique à Etat protestant qu’entre deux Etats protestants.

La souveraineté et la juridiction sont étroitement liées, comme l’a confirmé le Brexit. Les Britanniques ont recouvré la souveraineté à laquelle ils tenaient tant : la Cour de justice de l’Union européenne n’aura plus juridiction et les ressortissants européens n’auront plus le droit d’immigrer sans conditions dans les îles britanniques.

Lors de cette alliance perpétuelle, les alliés ont juré fidélité, amour et amitié (trüw, liebe und fründtschafft). En effet, le traité ne fut jamais dénoncé et Rottweil prêta main-forte aux Confédérés en 1476 lors de la bataille de Morat, qu’ils remportèrent contre le duc de Bourgogne et lors de la bataille de Marignan en 1515 contre le roi de France et ses alliés vénitiens, qui se solda par la perte de près de 10 000 Suisses.

La ville de Rottweil fut soutenue par la Confédération après les deux guerres mondiales du siècle dernier. Leur relation fut cependant entachée par la Réforme et la sphère d’influence de la monarchie catholique des Habsbourg.

Lorsque Rottweil a été annexée – involontairement – au royaume de Wurtemberg en 1802, elle perdit son statut d’alliée. Légalement, cependant, l’alliance perpétuelle n’a jamais pris fin.

Les Confédérés souabes (Schwäbische Eidgenossen) commémorent toujours les liens qu’ils cultivent avec les anciens cantons lesquels, de leur côté, entretiennent également de bonnes relations avec Rottweil.

La coopération internationale suisse

La création de la Croix-Rouge en 1863 et, peu après, l’arbitrage de l’Alabama prononcé à Genève en 1872 – pour la première fois, un différend entre deux nations est réglé par une médiation internationale – furent le point de départ du rôle international de la Suisse et de Genève en particulier.

La neutralité de la Croix-Rouge est assimilée à la neutralité de la Suisse. Le drapeau de la Croix-Rouge est l’image inversée du drapeau suisse : les deux emblèmes illustrent ce lien.

Sur la base du mandat qui lui est conféré par le droit international, en particulier les Convention de Genève de 1949, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) protège les victimes des conflits armés et d’autres violences, notamment les blessés de guerre, les prisonniers, les civils, les déracinés et d’autres non-combattants. Il fournit également des services de recherche, de communication et de réunification des familles.

La Société des Nations (SDN) était une organisation internationale introduite par le traité de Versailles en 1919. Elle a été dissoute. Basée à Genève, dans le palais Wilson puis le palais des Nations, elle a été remplacée en 1945 par l’Organisation des Nations unies (ONU).

Le principal promoteur de la Société des Nations, le président des Etats Unis Woodrow Wilson, qui fut investi en 1913, déclara le 10 avril 1919 :

« Le peuple suisse s’est engagé dans sa Constitution fédérale à respecter une neutralité absolue, principe de la politique extérieure de la Suisse axé sur la nature du pays, composé de fondements, d’ethnies et de langues différentes. La Suisse est ainsi prédestinée à servir de médiateur, de lieu de rencontre pour d’autres peuples souhaitant œuvrer pour la paix et la coopération ».

(Source : « Charles Pictet de Rochemont et l’adhésion de Genève à la Confédération suisse », contribution de Pictet et Lehmann dans Tobias Kaestli (ed.), Nach Napoleon. Die Restauration, der Wiener Kongress und die Zukunft der Schweiz 1813-1815, Baden 2016).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La maison d’Einstein

La maison (Einstein Haus), où vécut Albert Einstein (1879-1955) entre 1903 et 1905, est un appartement musée du centre historique de Berne. Situé au 2ème étage, cet appartement contient un mobilier d’époque.

La maison donne un aperçu de la manière dont vécut Albert Einstein et de l’environnement dans lequel il élabora quelques-unes de ses théories fondamentales et révolutionnaires de la physique moderne.

(Source et plus d’informations : www.einstein-bern.ch)

 

 

Le Jura et La région des Trois-Lacs

Le lac de Neuchâtel fut au XIXe siècle très fréquenté par les touristes (anglais) en raison de la belle vue sur les Alpes et, de la construction du chemin de fer, de la bonne accessibilité.

Les Grands Hôtels rappellent cette  » belle époque  » du canton et de la ville en particulier. L’industrie (horlogerie, asphalte, absinthe, tourisme, services, etc.) et sa situation géographique favorable ont contribué à la prospérité du canton et à une grande croissance de la ville de Neuchâtel.

L’arrière-pays (Jura) et l’avant-pays (Alpes) ainsi que la situation sur le lac et dans la région des Trois-Lacs (lac de Morat, lac de Bielle et lac de Neuchâtel) ont fait de Neuchâtel et Bielle un site attractif pour les hommes et l’industrie.

l’Eiger, Le Mönch, la Jungfrau et un peu plus loin le Mont Blanc et les Dents du Midi sont et ont été les témoins.

(Source et plus d’informations: La région des Trois-Lacs)