Un hommage à la Fête des Vignerons 2019

Reconnue par l’UNESCO qui l’a inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, la Fête des Vignerons unit les générations, rassemble gens des villes, des campagnes et des vignes, autochtones et étrangers et permet à chacun de se surpasser et de se transcender en participant collectivement à un spectacle unique au monde.

Conférence de presse, après la Fête des Vignerons, l’abbé et Daniele Finzi Pasca 

Bien plus qu’une production, la Fête des Vignerons est un patrimoine, une tradition vivante qui se transmet de génération en génération depuis le XVIIIème siècle. Elle célèbre le travail des meilleurs ouvriers viticoles de la région sise entre Pully et Bex dans le canton de Vaud.

Du 18 juillet au 11 août 2019, la ville de Vevey a accueilli plus d’un million de visiteurs et les 20 représentations officielles du spectacle de Daniele Finzi Pasca, chorégraphe, né à Lugano (canton du Tessin) en 1964, ont attiré quelques 375’000 spectateurs, faisant de la Fête des Vignerons 2019 l’édition la plus fréquentée sur les 12 éditions organisées depuis 1797.

Voici un hommage à la Fête des Vignerons de 2019, au concepteur et metteur en scène, à l’organisation, aux participants, aux acteurs-figurants, à la ville de Vevey, aux vignerons et à la Suisse.

Maquette de l’arena. Collection: Musée de la Confrérie des Vignerons

Monastère culturel d´Altdorf

Le monastère de tous les Saints (Aller Heiligen) a été construit en 1581 par l’Ordre des Capucins.

En 1581, le monastère fut le premier établissement capucin au nord des Alpes, suivi par des monastères des cantons catholiques d’Unterwald Schwyz, Lucerne, Soleure et Appenzell, en réponse à la Réforme, qui fut un succès dans les cantons voisins.

Le monastère est aujourd’hui, un centre culturel (Kulturkloster).

(Plus d’informations: https://kulturkloster.ch).

Alfdorf, Gotthard, Tell, Goethe et Suvorov

Altdorf est le centre économique, politique et culturel du canton d’Uri et traditionnellement une porte d’entrée du col du Saint-Gothard.

Altdorf est un lieu de rencontre entre le sud et le nord depuis des siècles et de commerce de marchandises, où papes, politiciens, soldats, pèlerins, artisans, artistes et poètes se sont arrêtés pour échanger des chevaux, pour des pauses, ou pour dîner.

On y trouve la célèbre statue de Guillaume Tell – avec son fils – héros de la liberté et personnage légendaire de l’histoire suisse.

Johann Wolfgang Goethe (1749-1832) se rendit plusieurs fois à Altdorf – en 1775, 1779 et 1797 – et lors d’une rencontre en parla à Friedrich Schiller (1759-1805). En 1804, Friedrich Schiller écrivit une pièce de théâtre sur l’histoire de Guillaume Tell et du serment du Grütli.

Le général russe Alexandre Souvorov (1730-1800) entra à Altdorf le 26 septembre 1799 avec 21 000 soldats lors de la deuxième bataille de Zurich, ce qui représenta un grand défi pour la petite ville.

Le mémorial de Souvorov, situé dans les gorges des Schöllenen, près du Pont du Diable, sur le territoire de la commune uranaise d’Andermatt, fut érigé en 1898 en souvenir de l’épopée du général russe à travers les Alpes, aujourd’hui encore ancrée dans la mémoire collective de nombreux habitants.

(Plus d’informations : (www.uri.info).

Les chalets et sculptures sur bois de Brienz

Le chalet (de l’arpitan qui signifie montagnard ou berger) de Suisse romande, désigne une maison en bois des régions de montagne depuis le XIXème siècle. Sous l’influence du tourisme, l’appellation « chalet » s’est répandue dans l’ensemble du monde occidental.

Au sens premier, le terme « chalet » désigne une construction en bois sur les alpages où séjournent en été les bergers qui s’occupent du bétail et confectionnent le fromage (chalet d’alpage).

Depuis plus récemment, le chalet caractérise aussi une petite habitation de montagne en bois plutôt rudimentaire ou une maison en bois bien aménagée servant de résidence secondaire (chalet de vacances) ou un chalet d’habitation en bois, non liée à la vie paysanne, qui sert de résidence permanente.

Brienz, situé au cœur des paysages alpins qui entourent le lac éponyme aux eaux turquoise, est un village constitué d’authentiques chalets suisses, joliment fleuris.

Mais Brienz a aussi d’autres trésors à offrir : le village est un important centre de sculpture traditionnelle sur bois depuis le XIXème siècle, illustrant notamment des motifs alpestres, ce qui l’a rendu célèbre. On peut admirer l’art des sculpteurs sur bois de différentes époques au Musée suisse de la sculpture sur bois (Schweizer Holzbildhauerei Museum) de Brienz.

En outre, Brienz a une école de sculpture sur bois (Schule für Holzbildhauerei), fondée en 1884, aujourd’hui la seule institution de Suisse qui offre une formation de sculpteur sur bois. Depuis 2009, on y forme aussi les futurs tourneurs, vanniers, tonneliers et boisseliers. Elle jouit d’une excellente renommée en Suisse et en Europe.

Et, last but not least, il y a aussi à Brienz une école de lutherie (Geigenbauschule) dans laquelle sont fabriqués et entretenus des instruments à cordes tels que violon, alto, violoncelle, contrebasse, luth, guitare.

Au bord du lac de Brienz se trouve une boutique où l’on peut découvrir et acquérir des objets sculptés dans le bois, entre autres, personnages suisses et originaux du village, animaux de compagnie, de la ferme, ours et animaux sauvages que l’on peut trouver en Suisse et cela dans toutes les tailles ! En passant la porte, la magie opère !

(Plus d’informations : www.brienzersee.ch).

La résidence impériale Jegenstorf

L’histoire du château remonte à la famille von Jegistorf, qui a également donné son nom au village. Au XIVe siècle, cette famille s’éteignit et des familles bernoises reprirent le château (les familles Von Erlach, Von Bonstetten et Von Wattenwyl).

Ils ont rénové le château et le jardin tels qu’ils sont encore aujourd’hui. Depuis 1936, le château est géré par une fondation et abrite un musée.

A l’automne 1944, le château devint le siège du commandant en chef de l’armée suisse, le général Henri Guisan (1874-1960).

L’empereur Haile Selassie (1892-1975) passa la nuit dans le château en 1954, qui devient alors une résidence impériale.

(Plus d´informations: www.schloss-jegenstorf.ch).

Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Jura à la Fête de Vignerons

Les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura se sont réunis à la Fête des Vignerons à Vevey pour la premièere fois depuis le début de la fête au 18e siècle.

C’est aussi la première fois que les 26 cantons participent à l’un des 21 jours de cet événement grandiose. Chaque jour, plus de 5 000 acteurs, 800 chanteurs et 100 musiciens présentent un spectacle d’une chorégraphie captivante. Les représentations ont lieu dans un stade temporaire sur la place du marché de Vevey.

Mais le 28 juillet, le dieu du vin était apparemment de mauvaise humeur.  Cependant, les conditions météorologiques n’ont pas affecté le Cortège commun des trois cantons.

La première intervention de la Croix-Rouge

La convention des Verrières fut signée le 1er février 1871, vers 03h35, aux Verrières par le  général Hans Herzog (1819-1894), commandant en chef de l’armée suisse et le général Justin Clinchant (1820-1881), commandant de la 1ère armée française, armée du général Charles-Denis Bourbaki (1816-1897), à la suite de la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870. La convention prévoyait l’internement en Suisse des troupes françaises alors encerclées par l’armée allemande.

Commença alors le funeste passage de 90’000 hommes, sous-officiers et officiers, de 11’800 chevaux, de 285 canons et de 1158 véhicules de l’armée de française par Les Verrières (canton de Neuchâtel), Sainte-Croix, Vallorbe, Ballaigues et la Vallée de Joux (canton de Vaud).

L’internement de l’armée Bourbaki en Suisse fut à la fois un acte d’humanité et de solidarité et un baptême du feu pour la Croix-Rouge, fondée en 1863 à Genève, dont c’était la première intervention.

Désarmés, les hommes furent répartis dans 190 communes de 24 cantons par des unités militaires suisses dirigées par l’argovien Hans Herzog. L’internement de l’armée Bourbaki représenta un défi colossal pour la Suisse : son bon déroulement suscita rétrospectivement une fierté légitime.

Accueillir, loger, nourrir, soigner et surveiller plus de 90’000 soldats français fut une rude besogne pour le jeune Etat fédéral. L’armée Bourbaki était dans une situation déplorable, meurtrie par la fatigue, le froid et la faim.

Elle fut chaleureusement accueillie par la population suisse. Les internés reçurent soins et nourriture. Pourtant 1’700 soldats moururent. Quelques monuments funéraires nous le rappellent aujourd’hui.

Le monument de Strasbourg situé devant la gare centrale de Bâle commémore l’aide humanitaire apportée pendant le siège de Strasbourg – août et septembre 1870 – lors de la guerre franco-prussienne par la population suisse à Strasbourg, ville alors lourdement bombardée.

(Source et plus d’informations : www.bourbaki-verrieres.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

Le carré savoyard

Le Pays de Vaud (pagus waldensis en latin) est un espace stratégique depuis l’époque romaine, situé au carrefour des grands axes routiers reliant l’Europe du Nord et du Sud.

Les comtes de Savoie, depuis 1416 duché de Savoie, contrôlaient Vaud depuis 1286 par la baronnie de Vaud. Le canton de Vaud a connu d’importants changements dans le domaine de l’architecture, notamment dans la construction de châteaux.

Le carré savoyard est l’exemple le plus connu, que l’on peut encore voir dans le canton. Ce nouveau type de château est apparu à Yverdon-Les- Bains vers 1258-1265.

(Quelle : O. Meuwly et autres, Histoire Vaudoise, Lausanne 2015).

La Notre-Dame d’Orbe

Après l’époque romaine et le premier royaume de Bourgogne (443-534), la cité fut choisie par les rois mérovingiens (534-751), puis carolingiens (751-888) et puis rodolphiens (888-1032) comme lieu de rencontres et de résidence.

Sous les sires de Montfaucon et de Châlon le château fut entournée de murailles flanquées de tours en de quatre ports. Actuellement, Il reste deux tours, le château fut détruit en 1475.

L’église du 11e siècle fut dètruite par un incendie au début du 15e siècle. En 1554, on abattit les (six) églises et chapelles de la ville, sauf l’église Notre Dame.

(Quelle et plus d’informations: www.orbe-tourisme.ch).