Val-de-Travers

La région du Val-de-Travers (canton de Neuchâtel) offre des vues spectaculaires et des sentiers de randonnée pédestre.

Les montagnes du Jura donnent une impression authentique de l’époque qui porte son nom (la période entre 200-150 millions d’années).

Il y a beaucoup d’attrations, comme la gorge de l’Areuse, la gorge de la Poëta-Raisse, le Creux du Van et d’autres falaises et forêts.

Château de Champvent

La commune de Champvent (canton de Vaud) est mentionnée pour la première fois dans un document de 1011, signé par Rodolphe III (970-1032), dernier roi du royaume de Bourgogne (888-1032).

Le château est un exemple du « carré savoyard » quadrangulaire aux murs hauts, flanqué de tours rondes à chaque angle et construit probablement au milieu du XIIIème siècle. Des châteaux similaires furent édifiés durant la même période à Yverdon, Grandson et Morges.

Le château fut la propriété des seigneurs de Champvent et de Grandson ainsi que des comtes de Neuchâtel. Au temps des guerre de Bourgogne (1474-1477), il revint à une famille locale qui ait des liens avec le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire et, de ce fait, le château fut brûlé par les troupes confédérées en 1475.

Le château est aujourd’hui un bien culturel d’importance nationale.

(Source : C. Dey, Champvent, L’histoire de ses 1 000 ans, Morges, 2011).

Le ballet à Riom

En juillet et août, des premières mondiales de danse contemporaine ont lieu dans le Julierturm à Riom (Grisons) par des solistes du Ballet national de Vienne et de Munich, du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et de l’Opéra Garnier à Paris. Le festival présente six nouveaux spectacles : Zeitraum d’Eno Peci, Inferno de Luca-Andrea Tessarini et Thiago Bordin, Utopia de Sébastien Bertaud, Eden de Dustin Klein, Ex Horto Eden de Beate Vollack, Maison des souvenirs de Llia Jivoy.

(Plus d’informations et billets: www.origen.ch).

Les Anglais, Château-d’Oex et L’Espace Ballon

À partir de la fin du XIXème siècle, le village de Château-d’Oex niché au cœur de la vallée du Pays-d’Enhaut (canton de Vaud), à quasi 1’000 mètres d’altitude, fut de plus en plus apprécié par les touristes anglais.

Grâce à l’amélioration de ses infrastructures et, partant, à son développement touristique, des hôtels, auberges et pensions de famille ouvrirent leurs portes. Certains d’entre eux existent encore aujourd’hui : par exemple, l’Hôtel de l’Ours, l’Hôtel de Ville, la Résidence Rosat et la pension du Clos des Abeilles.

La Compagnie du Chemin de fer Montreux-Oberland bernois (MOB) a été créée en 1899 et le premier tronçon est entré en service en 1901.

La gare en bois de Château-d’Oex fut construite dans le style « chalet suisse », calqué sur l’architecture régionale. Le premier train arriva en gare en 1904, ce qui ouvrit le Pays-d’Enhaut au monde : les touristes anglais affluèrent, introduisant dans la région les sports d’été comme les sports d’hiver. L’église anglicane érigée à leur intention en 1899, dut être agrandie en 1911 !

Le MOB relie aujourd’hui Montreux sur la Riviera vaudoise à Zweisimmen et La Lenk (Lenk im Simmental) dans l’Oberland bernois, sur un parcours de 75 kilomètres.

Château-d’Oex est un village remarquable et offre à perte de vue des paysages vallonnés, encadrés par les prestigieuses Alpes.

L’Espace Ballon

Entourée de massifs culminant entre 1’800 et 2’300 mètres, la région de Château-d’Oex jouit par son isolation topographique, de conditions météorologiques locales et de vents propices au vol des ballons à air chaud. Le Château d’Oex est ainsi devenu aujourd’hui une capitale mondiale du ballon à air chaud.

Capitale de la montgolfière en milieu alpin, Château-d’Œx accueille, depuis plus de 40 ans, des ballons à air chaud du monde entier au festival international de ballons. 

L’Espace Ballon retrace les éléments clés de cette histoire riche en découvertes scientifiques et en aventures. Le vol en ballon à air chaud fascine les petits et les grands depuis plusieurs siècles. Les visiteurs peuvent découvrir l’histoire, la technologie et l’aventure de la conquête du ciel au fil des décennies.

L’Espace Ballon montre aussi la capsule Breitling Orbiter, utilisée lors de la première tentative de tour du monde de Bertrand Piccard et Brian Jones.

Le Musée du Pays-d’Enhaut recèle de nombreux objets de la vie de tous les jours et une importante collection de papiers découpés.

(Source et informations complémentaires : www.chateau-doex.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Les grottes suisses

La Suisse compte plus de 40 montagnes de plus de 4 000 mètres d’altitude, soit la moitié des 4 000 + sommets des Alpes.

Le monde souterrain est beaucoup moins connu. Il y a plusieurs endroits ouverts au public. Douze d’entre eux sont traités ici. La plupart d’entre eux sont situés dans l’ouest du pays (Jura, Vaud, Valais) et trois dans Schwyz, Zoug et Saint-Gall.

Les grottes de Réclère, près de Porrentruy (Jura), montrent ce que la nature a créé au cours de milliers d’années, y compris des kilomètres de stalagmites et stalactites.

Le Parc Préhistorique est un sentier de 2 km de long, qui retrace toute l’évolution animale, des premiers poissons, des dinosaures et des mammifères (Plus d’informations: www.prehisto.ch).

Les Moulins souterrains du Col-des-Roches au Locle (Neuchâtel), présentent une usine unique dans une grotte. Ce site, marqué de quatre siècles d’histoire, donne une incursion dans le monde souterrain et montre l’utilisation de l’énergie hydraulique. (Plus d’informations: www.lesmoulins.ch).

Les mines d’asphalte site de La Presta à Travers (Neuchâtel) racontent l’histoire de près de 3 trois siècles (1712-1986) d’exploitation de l’asphalte. Ils on créé un véritable labyrinthe de galeries et de couloirs qui atteignaient une longueur de près de 100 km. Dans le restaurant, on a l’occasion de goûter le jambon cuit dans de l’asphalte chaud. (Plus d’informations: www.mines-asphalte.ch).

Dans les grottes de Vallorbe (Vaud) coule l’Orbe dès sa sortie des lacs de Joux et Brenet. Dans un site rocheux où jaillit la résurgence de la rivière, les visiteurs pénétrent par une galerie, stalagmites, stalactites, draperies et colonnes d’une grande beauté émerveilleront tout au long d’un parcours. (Plus d’informations: www.grottesdevallorbe.ch).

La Grotte aux Fées, dans la vallée du Rhône, Valais, est situé plus de 1000 mètres dans le rocher aboutissant à un lac alimenté par une cascade de 77 mètres de heuteur. (Plus d’informations : www.grotteauxfees.ch).

Le lac souterrain de Saint-Léonard, situé entre Sion et Sierre en Valais, est le plus grand lac souterrain d’Europe. Une promenade en barque permet d’admirer un ensemble géologique riche. (Plus d’informations: www.lac-souterrain.com).

Le Musée de Spéléologie, à Chamoson, Valais, présente toutes les facettes de la spéléologie moderne. (Plus d’informations: www.museespeleo.ch).

La mine cuivre de La Lée à Zinal (Valais) présente 500 mètres de galeries creusées par les activités humaines. (Pour plus d’informations : www.valdanniviers.ch).

Les mines de sel de Bex (Vaud) sont un vaste dédale de galéries, de puits, d’escaliers et de salles s’étendant de plus de 50 kilomètres. Le sentier présente les éléments les plus spectaculaires et les plus caractéristiques des différentes techniques d’exploitation du sel depuis 1684 (Plus d’informations: www.seldesalpes.ch).

Les Höllgrotten (grottes de l’enfer) près de Baar, dans le canton de Zoug, montrent toute la diversité des formes et des couleurs des roches et des pierres. Petits lacs, stalagmites et stalactites confèrent à chaque grotte son propre caractère. (plus d’informations: www.hoellgrotten.ch).

Avec environ 200 km de couloirs, Höllochhöhlen dans le canton de Schwyz sont les plus grandes grottes d’europe. Elles donnent une idée unique du travail des eaux souterraines pendant des millénaires. (Plus d’informations: www.trekking.ch).

La grotte de cristal de Kobelwald (Kristallhöhle Kobelwald), Saint-Gall, montre un monde fascinant par les cristaux de calcite, les stalactites, les stalagmites et les eaux murmurantes.

(Source et plus d’informations: www.kristalle.ch).

Le Locle, La Chaux-de-Fonds et l’industrie horlogère

Dès le début du XVIIIème siècle est apparue la singularité des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds (canton de Neuchâtel) qui s’est ensuite entrelacée avec l’histoire de l’industrie horlogère.

Toutes deux victimes d’incendies (La Chaux-de-Fond en 1794 et Le Locle en 1833 et 1844), elles furent reconstruites sur la base d’un consensus entre intérêts privés et publics, entre soucis hygiénistes, sociaux et efficacité de production de l’horlogerie.

A la fin du XIXème siècle, les deux villes connurent une très grande prospérité dans le domaine de l’horlogerie et de la mécanique, avec des conséquences sur le développement urbanistique : en effet, logements et ateliers se côtoyant dans les mêmes immeubles, une spécialisation des bâtiments s’opéra au tournant du siècle.

C’est alors l’apparition des fabriques, qui ne cesseront d’évoluer et de s’agrandir jusqu’à aujourd’hui. Les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds, exemples exceptionnels de symbiose entre industrie et urbanisme, furent construites au XIXème siècle par et pour l’horlogerie.

Les deux villes des Montagnes neuchâteloises ont fêté les dix ans de l’inscription de leur urbanisme horloger au patrimoine mondial de l’UNESCO le 27 juin 2009.

(Plus d’informations: (http://urbanisme-horloger.ch)

La Synagogue est l’une des plus vastes et importantes de Suisse

L’histoire d’une grande Fête

La Fête des Vignerons de Vevey est inscrite sur la liste du Patrimoine immatériel mondial de l’UNESCO. Tradition vivante qui se transmet de génération en génération depuis le XVIIIème siècle, elle célèbre le travail des meilleurs ouvriers viticoles de la région sise entre Pully et Bex dans le canton de Vaud.

Tout commença au XVIIème siècle. La ville de Vevey était située au carrefour des importantes voies de transit européennes et elle tirait, ainsi qu’une grande partie de ses habitants, des revenus appréciables de la viticulture et du commerce.

Autrefois, Vevey était entourée de vignes et près d’un homme sur dix travaillait comme vigneron ou tâcheron. La ville vivait au rythme des saisons et du calendrier viticole.

La Confrérie des Vignerons s’appelait alors « Abbaye de l’Agriculture » ou « Abbaye de Saint-Urbain », du nom de son saint patron, protecteur de la vigne et du vin. Elle organisait annuellement un cortège appelé parade qui déambulait à travers la ville. C’était une procession joyeuse de vignerons dans le costume de leur état, portant leur fossoir sur l’épaule, sans oublier le barillet.

Cette parade faisait suite à l’assemblée générale durant laquelle le travail des vignerons-tâcherons était commenté.  Le livre Helvétie 1800-1819 (Fayard, Paris 2010) de Maurice Denuzière donne un bon aperçu de cette période à Vevey et dans le canton de Vaud.

Le Ranz des vaches. Image: Musée de la Confrérie des Vignerons

Au cours du XVIIIème siècle, la parade s’étoffa. Vers 1770, la Confrérie des vignerons, association de propriétaires terriens, décida de récompenser les meilleurs vignerons-tâcherons, placés en tête de la parade, accompagnés de l’Abbé-Président, du Conseil et des membres de la société, d’un grand nombre de chanteurs et de personnages costumés qui symbolisaient des figures mythiques et de la viticulture.

En 1797, alors que les fêtes champêtres et l’idéal alpestre étaient en vogue dans la société bourgeoise, on érigea sur la place du Marché de Vevey une première estrade de deux mille places, afin que les nombreux curieux puissent assister à ce couronnement solennel. Ainsi naquit la Fête des Vignerons.

La période napoléonienne, la création du canton de Vaud, les difficultés politiques et économiques que connut la Suisse n’ont pas contrarié l’organisation de la Fête des Vignerons après 1813. Elle se déroula à Vevey en 1819.

En 1865 l’arène accueillit déjà plus de 10 000 spectateurs et la qualité de la musique, du théâtre, de la chorégraphie et des costumes ne cessa de s’améliorer.

Plus de 200 ans après la toute première édition, l’arène de la Fêtes des Vignerons offre aujourd’hui 20’000 places assises. Quelques 1’200 chanteurs et musiciens, ainsi que 5’500 acteurs et figurants en costumes se produiront au cœur de Vevey du 18 juillet au 11 août 2019.

(Source et plus d’informations: Musée de la Confrérie des Vignerons; G. Favrod, S. Carruzzo, « Du cep à l’arène, petite histoire d’une grande Fête » dans Fête des Vignerons 2019. Une Envie de Fête, No. 1, Vevey, 2018; www.fdv2019.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

L´église St. Alban

La vallée de Saint-Alban (St. Albantal) est située sur le Rhin à l’est du Münster de Bâle. La première église date du Ve siècle. Burkhard von Hasenburg (1040-1107), évêque de Bâle, fonda en 1083 le monastère de Saint-Alban et céda l’administration à la puissante abbaye de Cluny

Le monastère roman a été reconstruit en 1304 en style gothique, mais en 1356 (tremblement de terre) et 1417 (incendie) le bâtiment du monastère a été presque entièrement détruit. Ce n’est qu’en 1845 que le canton approuva la restauration de l’église.

(Source: A. Meyer, Ursprung und Geschichte von St. Alban in Basel, Landquart, 1975).