9e Triennale européenne du Quilt


Impression de l'exposition. Photo: TES

45 œuvres d’art contemporaines de quilting et de textile provenant de onze nations montrent dans cette exposition que la créativité, l’inspiration artistique et les déclarations critiques sur l’époque ne sont pas uniquement réservées à la peinture, à la sculpture, au graphisme et à l’art photographique. Ces pièces de grande qualité ont été sélectionnées par un jury international composé de cinq personnes parmi plus de 130 candidatures.

L’évolution de la forme artistique « quilt », qui est passée d’une couverture essentiellement fonctionnelle à une œuvre d’art autonome au cours des 50 dernières années, est impressionnante. Le Textilmuseum de Saint-Gall présentera l’exposition du 23 mai 2025 au 14 septembre 2025.

Musicalité, la musique populaire, tradition et innovation


Schwyz, Forum Schweizer Geschichte, Ausstellung 'Volksmusik'. Photo: TES

L’une des principales caractéristiques de la Suisse est sa structure étatique séculaire, fédérale et fondée sur la subsidiarité, avec une participation directe des citoyens et un pouvoir de décision.

Les habitants des communes et des cantons ont tendance à être très attachés à leur « Heimat ». La Suisse est un pays qui part de la base à tous les égards, y compris en matière de musique. Le fait que la tradition et l’innovation fassent bon ménage en Suisse s’exprime également ici.

Le nombre de festivals et de concerts classiques dans tous les cantons est impressionnant. La musicalité commence également par la base, la musique folklorique. Et, tout comme le travail manuel, la formation professionnelle et l’artisanat sont tenus en haute estime dans ce pays, la musique folklorique a également sa place dans l’identité nationale.

Cette exposition interactive invite à explorer l’histoire fascinante de la musique populaire suisse. L’accent est mis sur quatre éléments typiques de la culture musicale suisse: l’accordéon schwytzois, le cor des Alpes, le tympanon (hackbrett) et le yodel.

La musique et les chants populaires, tels que nous les connaissons aujourd’hui, n‘ont pas toujours existé. L’exposition retrace comment les mélodies voyagent, les styles musicaux se mélangent et comment est  né le «mythe de la musique populaire». Des objets historiques, des documents sonores et des portraits de musiciennes et musiciens rendent tangible ce processus de création.

De la «Ländlermusik» traditionnelle à la «nouvelle musique populaire suisse» – toute la palette est présentée ici dans sa diversité. Le public peut essayer des instruments, yodler ou même danser.

Le Ranz des Vaches. Collection: Forum Schweizer Geschichte

De Rembrandt à Van Gogh à la Fondation Gianadda


Martigny, Fondation Pierre Gianadda. Photo: TES

L’exposition (De  Rembrandt à Van Gogh. Collection Armand Hammer, Los Angeles) assemble près de 40 œuvres du prestigieux Hammer Museum (UCLA, Los Angeles) et propose un voyage dans la peinture occidentale (européenne et américaine), de la Renaissance au début du XXème siècle.

Les maîtres européens (les Rembrandt à Van Gogh, les Fragonard à Monet) et les artistes américains du début du XXe siècle se rencontrent à Martigny. L’exposition révèle l’histoire fascinante de l’histoire de l’art transatlantique.

Au cœur de cette exposition, c’est l’histoire d’une collection singulière que l’on découvre : celle constituée par Armand Hammer (1898-1990), industriel visionnaire, mécène passionné et collectionneur érudit.

Loin d’être une simple accumulation d’objets rares, cette collection s’élabore telle une odyssée esthétique, guidée par une quête d’harmonie, de transmission et d’intelligibilité du monde à travers l’art.

Le centième anniversaire de Jean Tinguely au Musée Tinguely


(Nederlands) Basel, Museum Tinguely. Foto: TES

Après avoir célébré son 25e anniversaire en 2021 avec l’exposition « Ahoy ! 25 Years of Moving Art », le Musée Tinguely se prépare cette année à commémorer le centenaire de la naissance de son homonyme, Jean Tinguely (1925-1991).

En effet, le Fasnacht 2025 a débuté sous le signe de l’année Tinguely, promettant des festivités riches en créativité et en hommage à cet artiste emblématique.

Le 22 mai 2025, l’artiste suisse Jean Tinguely (1925-1991) aurait fêté son centenaire. Son œuvre innovante, ludique et toujours actuelle est mise à l’honneur au niveau international par le biais d’expositions, de publications, d’événements et d’activités.

Les célébrations ont débuté le 22 mai au Musée Tinguely et au Solitude Park sur le Rhin. Des expositions sont organisées dans plusieurs villes européennes, notamment à Paris, Duisbourg, Milan, Genève et Aix.

La nouvelle publication de A. Pardey et R. Wetzel, L’univers tinguely – 15 dimensions dans l’œuvre de Jean Tinguely (Bâle 2025) mérite également d’être mentionnée.

Un hommage tout particulier est marqué par le train fantôme de l’art (Kunst-Geisterbahn) situé dans le parc de Solitude. Ce train fantôme, qui a un siècle d’existence, a été initialement installé dans le Prater de Vienne.

Les artistes Rebecca Moss (Angleterre, 1991) et Augustin Rebetez (Suisse, 1986) ont réaménagé l’intérieur de ce vieux train fantôme, en y insufflant l’esprit ludique et mécanique de Jean Tinguely.

Ils font référence à l’œuvre Le Crocrodome de Zig et Puce, créée par Tinguely, Bernhard Lüginbühl, Daniel Spoerri et Niki de Saint Phalle en 1977 pour l’ouverture du Centre Pompidou à Paris.

Bernhard Luginbühl et Jean Tinguely, Le Crocrodrome de Zig & Puce, brochure éditée de l’exposition, Gouache et collage © 2025 Pro Litteris, Zurich, Musée Tinguely, Bâle, Donation Prof Dr Roland Bieber en mémoire de Karola Mertz-Bieber.

Le train fantôme circulera jusqu’au 30 août 2025, date commémorant la mort de Tinguely.

Félix Vallotton et le modernité français à Winterthour


(English) Félix Vallotton (1865–1925), Le chapeau violet, 1907, Courtesy Hahnloser/Jaeggli Stiftung Winterthur

Félix Vallotton (1865-1925) est l’une des figures majeures du modernité français au tournant du 20e siècle. Plus de 150 œuvres de toutes les phases de création, de tous les genres et de toutes les techniques seront présentées sur deux sites du musée, dont de nombreuses œuvres majeures comme l’iconique La blanche et la noire.

Le titre de l’exposition, Illusions perdues, est tiré du titre de l’un des livres français les plus célèbres du XIXème siècle – l’œuvre en trois parties d’Honoré de Balzac (1799-1850) , qui la considérait comme une partie de sa Comédie humaine. L’art de Vallotton est lui aussi un reflet de la société, observé avec précision et critiqué avec acuité.

Félix Vallotton (1865–1925), La blanche et la noire, 1913. Kunst Museum Winterthur, Hahnloser/Jaeggli Stiftung

L’exposition s’oriente vers les Illusions perdues. En effet, l’illusion  A été un thème fondamental de la peinture qui, depuis toujours, a pour but de simuler la réalité.

L’ami nabis de Vallotton, Maurice Denis (1870-1943), a exprimé plus clairement que quiconque le fait que celui-ci se perdait à vue d’œil à l’époque de la modernité, lorsqu’il écrit :

« Il faut se souvenir qu’un tableau, avant d’être un cheval, une femme nue ou une anecdote quelconque, est essentiellement une surface ordinaire, recouverte de couleurs disposées d’une certaine manière ».

À la fin du XIXème  siècle, cette phrase illustre bien le fait qu’en perdant l’illusion, nous sommes définitivement entrés dans l’ère moderne. L’exposition est présentée sur deux sites du Kunst Museum Winterthur.

Le Reinhart am Stadtgarten abrite la majeure partie des peintures et des dessins, tandis que la Villa Flora présente les gravures sur bois ainsi que les natures mortes de fleurs.

Medardo Rosso. L’invention de la sculpture


(Deutsch) Kunstmuseum Basel, Medardo Rosso. Die Erfindung der modernen Skulptur. Foto: TES

Sculpteur, photographe et maître de la mise en scène artistique, Medardo Rosso (1858-1928) a révolutionné la sculpture autour de 1900. Malgré son influence significative, l’artiste est relativement méconnu aujourd’hui. L’exposition « Medardo Rosso. L’invention de la sculpture » vise à changer cela.

La rétrospective au Kunstmuseum Basel offre l’opportunité de découvrir l’œuvre de Rosso dans une exposition comprenant environ 50 sculptures et environ 250 photographies et dessins. C’est aussi l’occasion de réexaminer le développement de la sculpture moderne.

Cela crée des rencontres de l’époque de Rosso à nos jours, incluant des œuvres de Constantin Brâncuși, Edgar Degas, Eva Hesse, Meret Oppenheim, Auguste Rodin, et Alina Szapocznikow, Francis Bacon, Phyllida Barlow, Louise Bourgeois, Isa Genzken, Alberto Giacometti, Richard Serra, Georges Seurat, Andy Warhol, Francesca Woodman, Umberto Boccioni, Miriam Cahn, Giorgio de Chirico, Marcel Duchamp, Henry Moore, Meret Oppenheim, Odilon Redon, et d’autres artistes.

L’exposition, créée en collaboration avec le mumok (Museum moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien), permet d’explorer ses recherches radicales et trans-médias sur la forme, le matériau et la technique. Même avant le futurisme italien, qui s’inspirait également de Rosso, il prônait une rupture radicale et fondamentale avec la tradition.

 

« Medardo Rosso est sans aucun doute le plus grand sculpteur vivant », écrivait Guillaume Apollinaire (1880-1918) dans le magazine parisien L’Europe nouvelle. L’Italien (Turin) Rosso a vécu à Paris pendant trois décennies à partir de 1889 et est retourné dans son pays natal, l’Italie, dans ses dernières années.

À Paris, il a pris contact avec les impressionnistes et a rencontré Auguste Rodin (1840-1917), avec qui il a travaillé sur une redéfinition radicale de la sculpture. Il a également écrit de nombreux textes théoriques sur l’art.

Pour surmonter les idées dépassées sur la représentation, la production et la perception, il croyait qu’une « revitalisation » fondamentale de la sculpture était nécessaire : « Il n’y a pas de peinture, il n’y a pas de sculpture, il n’y a qu’une seule chose qui vit. »

L’échelle humaine, la mise en scène fragmentée et donc intime, et les bords mouvants et flous de ses figures contrastent avec les exigences de la sculpture monumentale, qui était courante à l’époque, et donc avec les traditions sculpturales séculaires.

Rosso poursuivait également des objectifs similaires sur le plan thématique et matériel. Au lieu d’histoires héroïques, il se consacrait de plus en plus aux gens de la vie quotidienne et créait des œuvres qui cherchaient à capturer l’essence d’un moment fugace.

Pour ses figures, Rosso utilisait le bronze et des matériaux plus éphémères comme la cire et le plâtre, qui jusqu’alors étaient principalement utilisés uniquement pour les dessins ou comme aides à la sculpture. Leur douceur et leur malléabilité leur donnent une impression fugace – une raison pour laquelle ses sculptures étaient également célébrées comme la version sculpturale de l’impressionnisme.

À partir de 1900, Rosso a systématiquement intégré la photographie dans son processus de conception. Il photographiait ses figures et exposait les images avec ses sculptures, les œuvres de ses contemporains et des copies d’œuvres d’autres époques en tant qu’ensembles. Grâce à cette mise en scène, l’espace autour des œuvres devenait partie intégrante de la sculpture entière.

Rosso valorisait l’engagement dans une relation, dans une « conversation », avec son environnement, comme il le disait : capturer le moment spécial où le motif émerge soudainement et devient actif.

(Source et informations complémentaires : Heike Eipeldauer (Ed.), Medardo Rosso. L’invention de la sculpture moderne, Cologne, 2025; Kunstmuseum Basel; Museo Medardo Rosso; Museum moderner Kunst Stiftung Ludwig).

(Otto Dix – Adolf Dietrich. Deux peintres au bord du lac de Constance


Adolf Dietrich, Autoportrait, 1932, Kunstmuseum Thurgau, Photo : Ivan Ivic, © 2025, ProLitteris Zurich

L’exposition (Otto Dix – Adolf Dietrich. Zwei Maler am Bodensee) compare ces deux représentants de premier plan de la Nouvelle Objectivité (Neue Sachlichkeit, années 1920).

Ils vivaient à seulement 3 kilomètres l’un de l’autre à vol d’oiseau au bord du lac de Constance – Adolf Dietrich (1877-1957) à Berlingen (canton de Thurgovie) et Otto Dix (1891-1969) à Hemmenhofen, du côté allemand du lac.

Les deux artistes trouvaient leurs motifs dans les scènes et les paysages autour du lac de Constance. Comment les artistes se distinguent-ils dans leur approche ? Comment leurs origines les ont-elles influencés et comment ont-ils reflété les bouleversements et les changements de leur époque?

Adolf Dietrich, Paysage sur Berlingen au début du printemps, 1933, collection privée.

Environ 100 peintures, dessins et gravures de la collection du musée, ainsi que des prêts de 17 collections muséales et privées en Suisse et en Allemagne, offrent une nouvelle perspective sur le travail des deux peintres.

Chefs-d’œuvre surréalistes de la Collection Hersaint


René Magritte, La Clef des songes,1930, Collection Hersaint © 2025 ProLitteris, Zurich Photo: Peter Schälchli, Zurich

La Fondation Beyeler fait découvrir en première mondiale, une sélection représentative de chefsd’œuvre surréalistes de la Collection Hersaint. L’exposition (La Clef des songes. Chefs-d’œuvre surréalistes de la Collection Hersaint) présente une cinquantaine d’œuvres clés d’artistes tels que Salvador Dalí, Max Ernst, René Magritte, Joan Miró, Pablo Picasso, Man Ray, Dorothea Tanning, Toyen, mais aussi Balthus, Jean Dubuffet, Wifredo Lam et bien d’autres.

Elle s’attache à divers thèmes majeurs du surréalisme comme la nuit, le rêve, l’inconscient, la métamorphose ou la forêt, en tant que lieu d’énigmes. Les peintures de la Collection Hersaint dialogueront avec certaines pièces maîtresses de la Fondation Beyeler.  « La Clef des songes » : ce titre d’une toile cardinale de René Magritte (1898-1967) appartenant à la Collection Hersaint incarne l’orientation fondamentalement surréaliste.

La collection a été fondée par Claude Hersaint (1904 – 1993), l’un des premiers et des plus importants collectionneurs du surréalisme. La Collection Hersaint rassemble aujourd’hui quelque 150 pièces. Parmi les nombreux chefs-d’œuvre de la Collection, il faut mentionner  Hausengel Der Triumph des Surrealismus (l’Ange du foyer, Le Triomphe du surréalisme) que Max Ernst (1891-1976) a peint en 1937 et qui est l’icône par excellence du surréalisme.

150 ans Museum für Gestaltung de Zurich et des Manifestes textiles


Affiche de l'exposition Textile Manifeste-von Bauhaus bis soft Sculpture'. Image: Corinne Odermatt, 'There's a crack in Everything, 2001. Photo: Carlos Isabel García © Corinne Odermatt. Design: Iza Hren

Le Museum für Gestaltung de Zurich a une histoire impressionnante. Depuis sa fondation en 1875, il joue un rôle important dans la promotion et la visibilité du graphisme, du design, de l’artisanat et des arts appliqués.

L’exposition actuelle en témoigne également. Dans le grand hall du musée, le textile se déploie comme un moyen d’expression artistique. Tissés, brodés, appliqués ou tuftés: l’originalié et la variété des moyens d’expression textiles ne sont plus à démontrer.

L’exposition Manifestes textiles- du Bauhaus à la Soft Sculpture réunit une soixantaine de travaux aux multiples facettes. Elle présente des pièces anonymes côte à côte avec des artistes connus. Il en résulte des voisinages surprenants qui rassemblent des points de vue comparables de différentes époques, du Bauhaus à aujourd’hui. Les textiles formulent des déclarations et posent des exigences.

Reliés par la douceur des matériaux et le choix des techniques, les objets exposés  s’entrelacent pour former une expérience impressionnante. Les objets côtoient également des sculptures. Des commentaires audio à plusieurs voix permettent d’aborder certains thèmes comme la floraison actuelle de l’art textile ou l’évolution du Fiber Art.

Le Corbusier, l’ordre des choses et son atelier de la recherche patiente


Le Corbusier (Charles-Edouard Jeanneret) Nature morte au siphon, 1928, Fondation Le Corbusier, Paris © 2025, FLC/ProLitteris, Zurich

Le Zentrum Paul Klee consacre une grande exposition au Corbusier (un pseudonyme de Charles-Édouard Jeanneret (1887-1965), artiste, architecte, urbaniste, designer, écrivain et théoricien. L’exposition (Le Corbusier. L’ordre des choses)  s’intéresse à l’élaboration de son travail ainsi qu’à sa pensée plastique.

Elle propose un large aperçu de l’ensemble de son œuvre à partir d’une perspective artistique à travers des pièces iconiques mais aussi des groupes d’œuvres encore peu connues.

Il compte parmi les pionniers de l’architecture moderne et Figure centrale de la modernité internationale parmi les plus marquantes et influentes du monde.

Dans son œuvre, il ambitionne de repenser les habitations et l’espace urbain. Son approche réunit l’art, le design et l’architecture. Il aspire à créer un nouvel environnement de vie et à améliorer la qualité de vie des gens avec une architecture fonctionnelle et esthétique.

Pour ce faire, il met à profit les nouvelles possibilités du progrès technique et les associe à des principes esthétiques classiques tels que le nombre d’or. Le Corbusier propose d’utiliser les produits des technologies modernes, à l’instar du paquebot, de l’avion et de l’automobile, comme modèles pour l’architecture, leur forme étant proportionnée à leur fonction.

Dans ses bâtiments, il recourt au béton armé et élabore des méthodes pour utiliser de manière innovante les possibilités artistiques et sculpturales de ce procédé de construction moderne. «

L’exposition met en évidence l’élaboration du travail de Le Corbusier, sa pensée plastique et ses expérimentations artistiques au sein de son “ Atelier de la recherche patiente », ainsi désignait-il sa démarche artistique.

Elle révèle son approche par tâtonnement de la forme, mais aussi de la composition et de l’espace, de la lumière et de la couleur. La présentation rassemble de nombreux dessins et études provenant de son atelier.

Pour Le Corbusier, le dessin a toujours été un moyen fondamental pour garder en mémoire ce qu’il avait vu et l’assimiler, ainsi que pour concevoir de nouvelles idées.

L’« ordre » jouait un rôle primordial pour Le Corbusier. Avec cette notion, l’exposition s’empare en outre d’un thème du champ de l’histoire de l’art et de la culture, intelligible et universel, remontant à l’Antiquité et toujours actuel.

Comprendre le monde et l’organiser à travers l’ordre, était, selon lui, le devoir de l’art et de l’architecture. Il partage avec l’avant-garde artistique de son époque l’élan radical de remettre en question les traditions et de repenser entièrement l’espace de vie des individus.

Elle comprend la conception des espaces et la structure des villes jusqu’à la question de l’organisation du vivre-ensemble. Elle relie l’art et l’architecture, la culture et la société. Art, architecture et recherche.

L’exposition s’articule de manière thématique et chronologique autour de trois axes : l’art, l’architecture et la recherche.