Une femtoseconde


Photo: Musée International d'horlogerie, La Chaux-de-Fonds

La quête de la précision a été un moteur des innovations horlogères dès le XVIIe siècle. Le pendule, le balancier-spiral puis le quartz permettent de décupler la précision des horloges. À partir de la Seconde Guerre mondiale, la mesure précise du temps passe des mains des horlogers et des astronomes à celles des physiciens. Dès 1967, la seconde n’est plus définie par les observations astronomiques comme le passage du Soleil au zénith, mais par la mesure d’un phénomène microscopique : l’oscillation d’atomes de césium. Une femtoseconde – 0,000 000 000 000 001 seconde – correspond à l’imprécision du tic-tac d’une horloge atomique actuelle ! Ce degré de précision, imperceptible au commun des mortels, est indispensable à l’organisation de la société humaine : géolocalisation, navigation, transports, télécommunications sont rendus performants grâce à la précision extrême des horloges qui les gouvernent.

L’identité de la Suisse


Quels sont les facteurs de cohésion d’une communauté ? Parler la même langue, avoir les mêmes ennemis extérieurs ou les mêmes intérêts économiques – telles sont peut-être les premières réponses qui viennent à l’esprit. Mais le point de départ de tout cela est représenté par les idées communes qui sont transmises de génération en génération et imprègnent la communauté. Ces idées deviennent la carte d’identité d’une collectivité et constituent, finalement, le fondement de la conscience nationale.L’exposition s’interroge sur les raisons qui ont fait la Suisse ce qu’elle est aujourd’hui. Des textes de quatre auteurs présentent les idées qui ont forgé l’identité helvétique : Henri Dunant (1828-1910), Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Jean Calvin et Petermann Etterlin (1430-1509). L’exposition est complétée par le relief du Saint-Gothard, la carte Dufour et de nombreuses données sur la Suisse.

Habitat idéal


Photo: Museum für Gestaltung, Zurich

Au XXe siècle, les designers et producteurs suisses ont des idées très claires sur l’architecture intérieure parfaite. Ils commencent par s’intéresser à la forme abstraite, puis s’enthousiasment dans les années 1930 pour les meubles tubulaires en acier flexibles, et propagent au mitan du siècle l’union de la forme élégante et de la fonction utilitaire. Vers 1968, la culture populaire et le pop art conquièrent les salons. Une décennie plus tard, on célèbre la diversité postmoderne des styles, avant de redécouvrir le minimalisme à la fin du siècle. Sept pièces témoins meublées d’objets phares de la collection présentent les tendances majeures du design de meuble suisse à l’ère moderne et retracent l’évolution des modes de vie. Des brochures publicitaires et des photographies d’époque complètent ce voyage dans le temps.