Federico Fellini


Affiche allamande, de la cinema «Il bidone», 1955, après Fellini, Collection du Deutsches PlakatMuseum, Museum Folkwang, Essen© 2022, ProLitteris, Zürich

L’exposition Federico Fellini: Von der Zeichnung zum Film, au Kunsthaus de Zurich, présente près de 500 pièces qui révèlent comment le légendaire réalisateur italien créait les scènes et les caractères de ses films à partir de croquis et d’esquisses.

Federico Fellini (1920-1993) est l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma. Des films comme «La Strada» (1954), «La Dolce Vita» (1960), «Amarcord» (1973) et «La Cité des femmes» (1980) sont des classiques qui continuent à susciter de nombreux débats dans le monde de la culture et à enthousiasmer le public.

Leurs thèmes renvoient avec évidence à la société italienne, mais aussi aux valeurs occidentales du 20ème siècle. Toutefois, rares sont ceux qui savent que depuis son enfance, Fellini dessinait inlassablement.

Il commençait par jeter ses rêves et idées sur le papier sous forme de croquis au feutre, au stylo à bille ou au feutre à pointe fine avant de les mettre en scène sur les plateaux de cinéma, et finalement de les fixer sur pellicule.

L’exposition rassemble des dessins, des photographies de plateau et des accessoires provenant directement des tournages. A voir jusqu’au 4 septembre.

 

L’art et médicine


(English) Kiki Smith, Untitled, Graphit auf Metho-Zelluloseund handgefärbtes Nepalpa-pier, D.Daskalopoulos Collection,© Kiki Smith

Disponible en allemand, anglais et néerlandais

Bridget Riley et Paul Klee


Bridget Riley dans son atelier à Londres , 1983 Photo: Bill Warhurst. Courtesy of the Bridget Riley Archive.

Bridget Riley (1931) est l’une des représentantes les plus éminentes de la peinture abstraite d’après-guerre. Le point de départ de l’exposition Bridget Riley : Looking and Seeing, Doing and Making est un voyage que celle-ci a effectué en Égypte en 1979-1980, qui eut une influence majeure sur son utilisation de la couleur.

Bridget Riley a elle-même sélectionné les œuvres, à travers lesquelles elle revisite la période de création de vingt ans qui a suivi cette visite en Égypte. L’exposition comprend des travaux préliminaires, des dessins et des études rarement vus, qui révèlent la vie quotidienne de Riley dans son atelier et sa dynamique de la couleur, de la forme et de l’espace.

Bridget Riley et Paul Klee ont tous deux tiré leur inspiration artistique de leurs voyages en Afrique du Nord. En 1914, Klee se rend en Tunisie, où il fait l’expérience d’une « percée de la couleur ». Plus tard, lorsqu’il visite l’Égypte en 1928, il est frappé par les relations entre la lumière, la couleur et le paysage culturel de la vallée du Nil.

Bridget Riley visite l’Égypte durant l’hiver 1979-1980. Les peintures de tombes, l’architecture et le contraste entre le désert et la végétation de la vallée du Nil la marquent à jamais. Elle étudiera également la technique de la peinture égyptienne, ce qui l’amènera à développer la palette dite égyptienne, composée de sept couleurs : turquoise, bleu, rouge, jaune et vert, noir et blanc.

L’exposition commence par les peintures à rayures du début des années 1980, qui s’inspirent de la palette égyptienne, et montre comment ce tournant artistique a continué à influencer l’œuvre de Riley jusqu’au début des années 2000.

La majorité des 44 œuvres de l’exposition proviennent de la propre collection de Bridget Riley. Elles sont complétées par des œuvres provenant de la Lambrecht-Schadeberg Sammlung du Museum für Gegenwartskunst de Siegen et de la Kirkland Collection de Sheffield.

Ensemble, les 17 peintures et 27 études illustrent une période clé de son développement artistique.

Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur