Max Bill Global


Max Bill,1970. Photo: Marcel Vogt. Wikipedia, http://doi.org/10.3932/ethz-a-000253670

L’exposition est consacrée à son œuvre variée : elle montre également, aux côtés de la peinture et de la sculpture, des ébauches réalisées pour des affiches, des typographies et des meubles.

 

Pour la première fois, l’exposition prend pour thème le réseau international de Max Bill. Théoricien et co-fondateur de l’art concret, il cherchait à dialoguer avec des artistes

 

Il est l’un des principaux représentants de l’art concret. Il organise des expositions, rédige de nombreux textes sur l’art concret et échange sur le sujet avec des gens du monde entier qui partagent ses idées. Parallèlement, il établit des normes applicables aux principes de création dans les domaines du graphisme, du design de produits ou de l’architecture.

 

Dans son travail de créateur, à la fois indépendant et polyvalent, on retrouve les impulsions de différentes disciplines et tendances artistiques de son époque.

Jusqu’aux os à Schaffhouse


Affiche exposition 'Bis auf die Knochen', Museum Allerheiligen, Schaffhouse

L’exposition (bis auf die Knochen) présente les découvertes faites dans des tombes schaffhousoises qui datent du néolithique au Moyen Âge.

Des ossements humains et du mobilier funéraire mettent en lumière la vie des personnes décédées.

Des devinettes interactives invitent à devenir soi-même chercheuse ou chercheur : que nous disent les os, que taisent-ils ? Pourquoi certaines sépultures contiennent-elles beaucoup de mobilier et d’autres pas ?

Camille Pissarro


Camille Pissarro (1830-1903) compte parmi les artistes majeurs dans la France du XIXe siècle. Figure centrale de l’impressionnisme, il marqua ce mouvement de manière décisive. L’exposition est la première rétrospective consacrée à cet artiste en Suisse depuis plus de 60 ans.

Elle offre à la fois un vaste aperçu de l’œuvre de Pissarro et accorde une attention particulière à sa pratique collaborative et à son influence déterminante sur l’art moderne. Elle rend hommage à un artiste parfois relégué au second plan lorsqu’on évoque les grandes figures de l’art du XIXe siècle.

Des artistes de différentes générations, parmi lesquels plusieurs devinrent des figures de proue de la modernité au tournant des XIXe et XXe siècles, suivirent ses conseils d’ami et de mentor.

L’exposition met en lumière les échanges intenses de ces artistes avec Pissarro et situe son œuvre foisonnante dans le contexte historique à l’aide d’œuvres de Claude Monet, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Georges Seurat, Paul Signac, Mary Cassatt et d’autres.

Ainsi, tout en embrassant la naissance de l’art moderne, cette exposition raconte une histoire au-delà du courant dominant de l’histoire de l’art.

La Suisse en mouvement 1750-1920


La Suisse en mouvement, 1750-1920. Château de Prangis.

Cette exposition permanente met en scène aussi bien des objets de la vie quotidienne que des œuvres d’art pour présenter l’histoire suisse de la Révolution à la Belle Epoque. Répartie sur deux étages, elle évoque des thématiques d’histoire politique, économique, mais aussi sociale et culturelle.

Ainsi, le visiteur découvrira comment la Suisse de l’Ancien Régime, agricole et pauvre, s’est transformée, en l’espace de 6 générations à peine, en un État moderne et industrialisé.

Il pourra également se documenter sur l’évolution passionnante de la médecine entre le 18e siècle et le début du 20e siècle : découverte des vaccins, naissance de la dentisterie, invention de l’anesthésie…

D’autres grands thèmes très intéressants sonts le tourisme, l’école et l’hygiène scolaire, l’émigration des Suisses, la vie bourgeoise, le monde ouvrier, les outils d’une économie moderne : téléphones, dictaphones et machines à calculer, le chemin de fer et l’accès aux produits d’ailleurs (19e siècle).

 

Antigone de Tacita Dean


Antigone, Kunstmuseum/Gegenwart, Basel.

Avec Antigone (2018), le musée présente, pour la première fois en Suisse, l’œuvre la plus récente et la plus complexe de Tacita Dean (1965).

Cette épopée d’une heure exprime l’aptitude de l’artiste à entremêler subtilement figures mythologiques, histoire personnelle et événements fortuits.

Le film analogique constitue le matériau qu’elle tient en estime en raison de ses multiples possibilités de traitement, son aspect brillant et son grain.

Cependant, elle maîtrise également à la perfection d’autres techniques comme la photographie, la gravure, le dessin et l’écriture.

Antigone est le prénom de sa sœur aînée, mais aussi celui de l’héroïne tragique de la pièce éponyme du dramaturge grec Sophocle.

Depuis sa première rencontre avec la matière littéraire, Dean ne cesse de s’interroger sur ce qui survint dans le laps de temps où Œdipe, roi aveugle, erre dans la région déserte aux côtés de sa fille et de sa sœur Antigone.

L’aveuglement constitue le thème central d’Antigone : l’aveuglement artistique. Au cours de cette double projection filmique, les fils thématiques tissent une dramaturgie dont l’unité de lieu, de temps et d’action se fragmente comme à travers un prisme dans un éventail d’images éclatantes.

 

Bienne 4.0


Photo: Patrick Weyeneth, NMB.

Digitalisation, Clouds, Smart Factories et impression 3D: l’industrie 4.0 est en passe de révolutionner le monde du travail. Bien que ces transformations puissent paraître inédites, elles s’inscrivent en fait dans une continuité historique.

Depuis le 19e siècle, en effet, quatre révolutions ont profondément transformé le travail dans l’industrie.

Dans ce contexte, l’histoire de Bienne, ville industrielle, est emblématique: introduction des machines, de l’énergie thermique, du travail à la chaîne, des ordinateurs, de l’automatisation, des robots industriels… au cours des trois dernières révolutions industrielles, chaque nouvelle technologie a profondément changé les façons de travailler.

Comment les travailleuses et travailleurs se sont-ils positionnés face aux transformations technologiques? En quoi le travail a-t-il été modifié au fil des quatre révolutions? Combien d’emplois ont disparu et quels nouveaux métiers sont apparus? Et enfin, quels sont les apports et les nouveaux défis qu’apporte l’industrie 4.0?

 

Le bois, de l´arbre au livre


Jerome Blanc, Aratèle II. Photo: www.jeromeblanc.ch.

L’Association de l’Espace culturel Assens présente dans sa magnifique ferme, située au cœur du Gros-de-Vaud, l´exposition Liber. L´essence du bois.

Elle réunit le travail de Chantal Quéhen, artiste peintre et autrice, et de Jérôme Blanc, tourneur sur bois.

Chantal Quéhen travaille l’encre, le lavis, le collage et la gravure. Elle réalise des installations et des objets, et crée des livres d’artiste unique, ou à tirages limités. Chantal Quéhen questionne sur les liens en images, poésie et littérature. En 2019, elle fonde l’Atelier du Piaf (www.atelierdupiaf.ch), situé à Yverdon-les-Bains.

Jérôme Blanc (www.jeromeblanc.ch) s’intéresse à la matière et aux illusions que peuvent générer différents matériaux sculptés. Il travaille le bois mais aussi le verre et le bronze, en proposant une expérience esthétique surprenante, troublant les représentations associées à chaque élément.

L’italianità à Lausanne


Affiche de l 'exposition. Le musée historique Lausanne.

Longtemps pays d’émigration, la Suisse voit son solde migratoire s’inverser dès le début du 20e siècle.

Dès 1946, la croissance requiert une main-d’œuvre considérable dans les secteurs de la construction, de l’hôtellerie-restauration, du commerce et de l’industrie.

En un quart de siècle, jusqu’à la crise de 1973, des millions d’Italien·ne·s contribuent à l’éclatante prospérité de la Suisse.

Ils vont laisser des traces d’une importance majeure.

L’italianità se répand et imprime durablement sa marque dans toutes les couches de la société via l’alimentation, la musique, le cinéma, les sociabilités, le sport, le patrimoine, la langue.

L’exposition (Losanna, Svizzera, 150 ans d’immigration italiènne à Lausanne) raconte l’histoire de cette présence à Lausanne.

 

La sculpture animale


August Gaul, autruche, 1900 Bronze, Kunstmuseum Berne, prêté par la fondation Zwillenberg.

Le sculpteur August Gaul (1869–1921) est considéré comme un précurseur de la sculpture animale non conventionnelle et de l’abstraction moderne. Ses sculptures montrent des animaux zoologiques, domestiques et d’élevage comme autant de créatures dotées d’une personnalité propre et d’une vitalité palpitante.

Gaul vécut à une époque de profondes transformations : l’industrialisation et l’urbanisation grandissante apparues à la fin du XIXe siècle conduisirent à un changement radical de la société. Le rapport être humain – animal en fut lui aussi affecté.

L’exposition présente l’œuvre de Gaul – plus de 250 sculptures, peintures, dessins, photographies et livres – en dialogue avec des œuvres d’art contemporain et des documents scientifiques, politiques et culturels populaires.

Cette mise en contexte retrace les voies prises par la redéfinition du rapport entre l’être humain et l’animal qui reste aujourd’hui de la plus grande actualité.

Le Prix Art Humanité


Affiche de l'exposition 'Concernées'au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève.

Genève est la capitale mondiale de l’action humanitaire. Comment les artistes qui y sont formé·e·s abordent-ils·elles cette dimension majeure de leur ville ? Plus largement, l’art peut-il nous permettre de mieux comprendre les questions humanitaires ?

Chaque année depuis 2015, le Prix Art Humanité donne de nouvelles pistes de réponse. Il consacre les travaux d’artistes qui font écho au principe prépondérant du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : l’humanité.

De manières très différentes, leurs créations placent toujours l’humain au centre. Elles mettent en lumière des enjeux de société, questionnent les normes qui déterminent notre rapport à nous-mêmes et aux autres, et nous invitent à accepter, voire à revendiquer, nos identités, complexes et vulnérables.