Disponible en allemand, anglais et néerlandais
Auteur/autrice : Maarten Koning
L’Abbaye de Tous-les-saints
Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Le lac de Marmorera
Disponible en allemand et néerlandais
La force hydraulique en Suisse
En préparation. Disponible en allemand et néerlandais
La fresque de Mélisande du Col de Grimsel
Disponible en allemand et néerlandais
Un phare dans les Alpes
Que fait un phare sur le col de l’Oberalp à 2 046 mètres d’altitude ? Le phare rouge trône là où on ne l’attend pas car il n’y a pas de mer et donc pas de bateau qui aurait besoin d’orientation en pleine nuit.

Ce phare est en réalité une réplique réduite d’un phare qui se trouvait aux Pays-Bas. Conçu comme un appel au voyage, une sorte de sirène, il indique la source du Rhin dans le massif du Saint-Gothard, qui naît à trois kilomètres de là, à vol d’oiseau ou à deux heures à peine de marche sur des chemins de randonnée. Se trouvant bel et bien au niveau du col, il symbolise le début du Rhin qui rejoint la mer du Nord 1233 kilomètres plus loin.
Le chemin des quatre sources (der Vier-Quellen-Weg) vous fait découvrir le château de l’eau de la Suisse et la ligne de partage des eaux de l’Europe. A travers le massif du Gotthard, vous visitez les sources des quatre grands fleuves, le Rhin, la Reuss, Le Tessin et le Rhône.

Le phare a été construit en 2010 dans le village d’Alpnach (canton d’Obwald), puis transporté au col de l’Oberalp. En octobre 2010, le phare a été inauguré lors d’une cérémonie festive.
Peut-être ce phare sera-t-il à nouveau situé au bord de la mer dans 20 millions d’années ?
(Plus d’informations : www.leuchtturm-rheinquelle.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.






Musée en plein air Ballenberg
Le Musée (Freilicht Museum Ballenberg) dispose d’une collection d’environ 110 bâtiments ruraux ayant fait l’objet d’une translocation et venant de toutes les régions de Suisse.
On trouve des demeures cossues, des chalets d’alpage, des bâtiments utilitaires tels que granges, étables, buanderies, séchoirs, fumoirs ou caves à lait, plus de 100 objets au total, venus de presque toutes les régions de Suisse.
Ces témoins irremplaçables de l’architecture et de la vie sociale rendent compte de la vie quotidienne et de la culture paysanne d’autrefois. Autour des fermes, le visiteur découvre aussi des jardins potagers, des champs, des prairies, des pâturages, le tout aménagé selon des modèles historiques.

Dans les bâtiments, il surprendra également des artisans au travail, accomplissant des tâches traditionnelles avec des outils d’époque. Plusieurs expositions thématiques font revivre le quotidien campagnard d’autrefois. Enfin, plus de 250 animaux de ferme, de toutes les espèces et races indigènes, contribuent à l’animation.
L’aménagement des bâtiments repose sur une collection d’objets de culture agrico-rurale dont dispose le Musée. Ils datent tous de l’époque antérieure à la motorisation de l’agriculture (avant 1950). Il s’agit donc d’objets et de la documentation correspondante de tous les types d’habitats et de formes sociétales et économiques rencontrés autrefois chez les paysans, les artisans et les commerçants.
Cependant, pour se faire une bonne idée des maisons typiquement suisses, on peut aussi se rendre aux villages voisins de Ballenberg et Brienz avant ou après la visite du musée.
(Source et plus d’informations : www.ballenberg.ch)
Impressions du Musée en plein air Ballenberg























































Le petit Versailles vaudois L’Isle
La Venoge, rivière mythique célébrée par le poète Jean Villard-Gilles (1895-1982), prend sa source dans le haut du village de l’Isle (canton du Vaud). Le magnifique château de l’Isle, construit au XVIIème siècle, est surnommé le petit Versailles vaudois.
C’est en juin 1291 que le seigneur de Cossonay acheta à Guy de Chabiez le terrain de Festaz avec tout ce qui s’y rattacha dans les îles, les eaux et sur les bras de la Venoge, dès sa source jusqu’au point de Chabiez pour y construire une ville.
Après avoir appartenu aux Cossonay, aux Savoie, aux Glérens puis aux Dortans, la seigneurie de L’Isle échut à Esaïe de Chandieu, originaire du Dauphiné, en 1614, puis à l’un de ces descendants, Charles de Chandieu (1658-1728).

Ce dernier fit une carrière dans l’armée de Louis XIV. Après son mariage avec Catherine de Gaudicher d’Aversé (1671-1761), il décida de rebâtir l’ancienne demeure seigneuriale de L’Isle et sa femme Catherine jouait le rôle majeur dans la construction du château.
Il s’adressa d’abord à un architecte neuchâtelois, Jonas Favre (1630-1694 et après son mort Antoine Favre (c. 1659-1757), qui élabora plusieurs projets de reconstruction sur le même emplacement. Ceux-ci ne contentèrent toutefois pas les propriétaires qui firent finalement appel à l’architecte du roi Louis XIV (1638-1715), Jules Hardouin-Mansart (1646-1708).
Les travaux de construction furent achevés en 1696. Suivirent les aménagements extérieurs, avec la création d’un jardin à la française formé d’une terrasse, de parterres agrémentés de bassins et de deux allées d’arbres.
Au bas de la propriété, sont utilisées les eaux de la Venoge pour établir un vaste plan d’eau avec un jet d’eau placé dans l’axe de la demeure.
En Suisse romande, le château de L’Isle est le premier exemple régional de classicisme à la française et constitue un jalon essentiel dans la diffusion de ce courant.
En 1876, la commune de l’Isle racheta le château et le restaura. Aujourd’hui, le bâtiment accueille des locaux communaux, des logements et des classes d’écoles. Depuis 1941, l’édifice est classé monument historique.
Le tracé de 76 kilomètres « Sur les Pas de Huguenots » à L’Isle est un hommage aux 200’000 (!) réfugiés qui ont fui la France, suite à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685.
Source: la commune de L’Isle; Swiss Castles
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice
Deux poupées et la romanisation
Sous une nécropole romaine de 311 tombes à Yverdon-les-Bains (le vicus gallo-romain d’Eburodunum), les fouilles livrèrent de nombreux vestiges, tels que bâtiments en terre et bois du début de notre ère ainsi que les fondations maçonnées d’une cave plus tardive.
Deux petites poupées en ivoire ont été découvertes, qui se rattachent aux premiers modèles apparus à Rome.
La particularité des différents exemplaires connus réside dans le traitement remarquable de la coiffure qui imite les modèles en vogue à la cour impériale. En l’absence de contexte archéologique précis, il s’agit-là d’un bon critère de datation.
Les meilleures comparaisons proviennent de coiffures du début du IVème siècle, utilisées par des femmes de la famille constantinienne durant les années 306-330 après J.-C.
Alors que ces figurines sont relativement fréquentes au IVème siècle en Espagne, dans le sud de la France et en Italie, très peu d’exemplaires sont connus en Gaule, en Suisse et en Germanie.
Les deux poupées d’Yverdon-les-Bains, attestées entre le IV et les VIème/VIIème siècles, révèlent une grande qualité technique et artistique qui n’a, jusqu’à présent, guère trouvé d’équivalent au nord des Alpes.
La découverte de telles pièces reste un phénomène exceptionnel apte à être expliqué par la présence d’une famille de classe aisée gallo-romaine. Pourquoi pas celle d’un haut dignitaire romain ?
(F. Rossi, « Deux poupées en ivoire d’époque romaine à Yverdon-les-Bains » dans Archéologie suisse, 1993, No 4).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Auvernier au bord du lac de Neuchâtel
La première mention historique d’Auvernier, alors Averniacum, remonte au 24 avril 1011 dans un document de Rodolphe III (970-1032), dernier roi de Bourgogne.
Situé au bord du lac de Neuchâtel, le village d’Auvernier fut habité au moins depuis le néolithique (entre 6000 et 2200 avant J.-C.).
Et des vestiges lacustres trouvés lors de fouilles archéologiques font remonter la présence des premiers sédentaires à 3850 avant J.-C.
En outre, des traces d’un établissement romain et une statuette en l’honneur de Jupiter retrouvés sur le territoire d’Auvernier prouvent que le site était également occupé pendant l’Antiquité (vers 3300-3200 av. J.-C.).
Auvernier est l’un des sites palafittiques préhistoriques les plus riches de Suisse, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur une longueur de 1,5 km s’étendent dix zones juxtaposées ou partiellement superposées d’anciens villages occupés entre le quatrième et le premier millénaire avant J.-C.


Le temple d’Auvernier. Le village adopta la Réforme en 1532.
Sur le plan économique, le village d’Auvernier, situé entre le lac et des coteaux, s’est développé autour de la pêche – comme en atteste le poisson présent sur les armoiries du village – et de la viticulture.


Au lieu-dit la Roche, ensemble de bâtiment du XVIème siècle
Auvernier est aussi connu pour son château, construit en 1559, ainsi que ses grandes bâtisses apparues avec la culture de la vigne, sa place du village et ses ruelles pavées le long desquelles s’étendent d’élégantes maisons vigneronnes et des fontaines anciennes.

Le château d’Auvernier
Au Moyen Age, Auvernier fut un sujet de discorde entre le comte de Neuchâtel et le seigneur de Colombier.
A la fin du XIXème siècle, le Comté de Neuchâtel passa par mariage à la Maison de Fribourg-en-Brisgau pour un demi-siècle (1395-1458) puis dans celles des margraves de Bade-Hochberg (1458-1504) avant de passer, par mariage, à la Maison d’Orléans-Longueville (1504-1707) et au roi de Prusse (1707-1856-1857), malgré l’entrée du canton de Neuchâtel – et donc Auvernier – dans la Confédération suisse en 1814/1815.





Abraham Mouchet, trésorier géneral du comté, a fait édifier la maison dans la premier quart du XVIIème siècle.
Auvernier, le plus beau village viticole du canton de Neuchâtel, fait partie de la commune de Milvignes depuis 2013 et est aujourd’hui une charmante destination touristique, avec la port de plaisance et une plage qui offre des pelouses spacieuses, de magnifiques arbres et un accès au lac par de petites criques de galets.
(Source: www.hls-dhs-dss.ch, Auvernier, Michel Egloff et Germain Hausmann, 2019. Plus d’informations : https://www.milvignes.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice






