La Suisse romande, le latin, le patois et le français

Aujourd’hui, le français est la langue officielle – écrite et orale – en Suisse romande. Les cantons de Neuchâtel, du Jura, de Vaud et de Genève sont uniquement francophones et les cantons de Berne/Bern, Fribourg/Freiburg et Valais/Wallis sont bilingues, à la fois francophones et germanophones. Mais cette unité linguistique actuelle recèle une grande diversité.

Le français, qui fit progressivement son apparition après les XIème et XIIème siècles en Suisse, fut en concurrence avec le latin et les dialectes locaux – des patois – pendant des siècles.

La langue française ne s’est imposée en Suisse romande qu’au XIXème siècle. Cependant, le patois a laissé des traces dans le français régional romand, raison pour laquelle la langue employée à Neuchâtel, Genève, Lausanne (canton de Vaud), Porrentruy (canton du Jura), Fribourg ou Berne (avec Bienne et le Jura bernois) comporte des différences.

Le Moyen Age

La culture et la langue gallo-romaines restèrent prépondérantes en Suisse occidentale longtemps après le départ des Romains au Vème siècle. La langue utilisée sur ce territoire gallo-romain étant le francoprovençal, la population ne parlait pas le français. Cependant, les différences locales entre les patois étaient importantes.

Dans l’actuel canton du Jura et dans le nord de la Franche-Comté (France) était parlé le franc-comtois un dialecte de la langue d’oïl, une langue romane. Le latin était la langue écrite, la langue de l’église et de l’élite. Ces langues furent maintenues dans le premier royaume de Bourgogne (443-534) et les royaumes francs.

L’allemand

La langue germanique des Alamans devint dominante en Suisse romande à partir du Vème siècle.

La première expansion de la langue alémanique se situe entre le Vème et le IXème siècle. Elle a conduit à la germanisation du Haut-Valais (Oberwallis) jusqu’au district de Brigue, de la rive gauche de l’Aar dans l’Oberland bernois (Berner Oberland), de la rive droite de la Singine et de la région autour du lac de Bienne (Bielersee).

La deuxième expansion germanophone eut lieu du XIème au XIIIème siècle dans les districts de Viège et de Rarogne par les Walser et sur la rive gauche de la Singine, dans la région de Morat (Murten), dans le Pays des Trois Lacs (le Seeland) et sur la rive gauche du lac de Bienne par les Alamans.

L’Armorial de Jacques Huguenin (1642-1728).  

Les XVIème et XVIIème siècles

Ce n’est qu’au XVème siècle que les premiers textes littéraires en langue française apparurent en Suisse romande tandis que la littérature en patois n’émergea qu’au XVIème siècle.

Trois variétés linguistiques existaient encore en Suisse romande au début de la Réforme protestante, entamée durant la première moitié du XVIème siècle. Seuls le patois et ses nombreux dialectes locaux étaient usités par la plupart des habitants. Le français gagna en importance au cours de cette période, notamment au sein de l’élite urbaine protestante.

C’était une langue de prestige, de l’écrit – la Bible – et de l’érudition. Le latin était principalement la langue de rédaction des documents juridiques ainsi que celle des universités, des savants et de l’église catholique. Avec la Réforme, l’importance du latin dans les cantons protestants déclina rapidement.

Gustave Revilliod (éd), La Petite Chronique de Jeanne de Jussie, Levain du calvinisme ou commencement de l’hérésie de Genève, Genève 1853.

Les langues parlées issues du patois et du français continuèrent à coexister pendant longtemps, même bien après l’arrivée des huguenots français en Suisse au XVIIème siècle.

Les XVIIIème et XIXème siècles

Cependant, la situation changea à la fin du XVIIIème siècle et à l’époque française. Le français devint ainsi la langue courante dans la vie quotidienne, l’enseignement et au sein du gouvernement en Suisse romande.

Dès la seconde moitié du XIXème siècle, le patois disparut dans les zones urbaines et industrialisées protestantes : cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel et du Jura bernois. Le français remplaça aussi le latin, excepté dans l’église catholique.

Dans d’autres cantons, le patois a persisté plus longtemps, parfois jusqu’à ce jour, comme dans le Val d’Hérens en Valais. Il s’agit de la dernière région de Suisse romande où le patois est encore, pour une partie de la population, la langue de tous les jours. Il occupe aujourd’hui en Valais une place aussi particulière que l’allemand parlé dans ce canton.

En 1866, Louis Gauchat (1866-1942), linguiste suisse, créa le Glossaire des patois de la Suisse romande, qui désigne aussi bien l’institution fondée en vue de la publication d’un dictionnaire que cet ouvrage qui porte le même nom.

Pendant près de dix ans, il enquêta sur les caractéristiques et la vitalité de chaque patois et recueillit un maximum d’informations par le biais de questionnaires. Il reçut plus de 500’000 réponses ! Son glossaire, sans cesse complété, constitue une source inestimable de connaissances sur le patois.

Louis Gauchat. Photo: Wikipedia

Les XXème et XXIème siècles

Aujourd’hui, le français est la langue pratiquée en Suisse romande et le patois n’est plus parlé que dans certains villages des cantons du Valais, de Fribourg et du Jura.

L’Atlas linguistique audiovisuel des dialectes francoprovençaux du Valais romand (ALAVAL)

Cependant, des marques de patois demeurent dans la langue française, les noms de lieux et les noms de famille de tous les cantons. Le latin est encore enseigné au gymnase et à la faculté des lettres de l’université.

Le Conseil fédéral a approuvé lors de sa séance du 7.12.2018 le septième rapport de la Suisse sur l’application de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe. Avec ce rapport le Conseil fédéral reconnaît le franco-provençal et le franc-comtois comme langues minoritaires.

(Source : A. Paravicini Bagliani, J.-P. Felber, J.-D. Morerod, V. Pasche, Les Romands au Moyen Age, Lausanne 1997); Bibliothèque publique de Neuchâtel, l’exposition: Pourquoi parle-t-on le français en Suisse romande ? Neuchâtel, 2022

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La police suisse

Dans le système étatique suisse, la souveraineté territoriale en matière de police appartient aux cantons. Il n’existe donc pas de police nationale en Suisse. Ce système présente de nombreux avantages, mais en même temps, face aux enjeux de plus en plus nombreux qui dépassent les frontières des cantons et aussi les frontières nationales, le fédéralisme dans le domaine policier peut parfois représenter un frein.

Ainsi, les cantons ont développé diverses formes de coopération dans le cadre de concordats et d’autres conventions. Les écoles de police communes en sont un exemple. Les cantons visent en outre une certaine uniformisation dans divers domaines comme l’armement, pouvant également se traduire par des économies.

La Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse et de la Conférence des directeurs des polices des villes de Suisse œuvrent en faveur d’une meilleure collaboration entre les cantons et les villes, mais aussi entre cantons/villes et la Confédération.

Les deux organisations discutent et traitent au cours de séances communes des thèmes majeurs des tâches de police. L’organe central au niveau politique est la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police.

Les Structures fédéralistes

La structure fédéraliste de la Suisse se reflète aussi dans la structure de la police. La Confédération ne possède donc pas de compétence pleine et entière dans le domaine de la police.

Et les 26 cantons sont souverains en matière de police. Il s’agit là d’une compétence originaire des cantons, c’est-à-dire qu’elle existait déjà alors que la Constitution suisse de 1848 n’avait pas encore été adoptée.

L’index national de police est un récent exemple de coopération policière entre la Confédération et les cantons. Ce système est exploité par l’Office fédéral de la police – fedpol – en coopération avec les autorités de poursuite pénale et les autorités de police de la Confédération et des cantons.

Une simple interrogation de cet index permet de savoir si les données concernant une personne déterminée sont traitées dans les systèmes d’information des autorités cantonales de police ou dans l’un des trois différents systèmes d’information de la Confédération (réseau de systèmes d’information de police, RIPOL et partie nationale du système d’information Schengen).

Les cantons

Les cantons sont donc chargés d’assurer la sécurité et l’ordre publics sur leur territoire. Le second domaine principal de compétence des corps de police cantonaux est l’exécution de tâches de police judiciaire (poursuite pénale).

Dans les cantons, la responsabilité politique des corps de police cantonaux incombe au directeur ou à la directrice responsable de la police en tant que membre du gouvernement cantonal. Le parlement cantonal fixe les bases organisationnelles et les limites financières. La majorité des cantons règlent les tâches et les compétences ainsi que l’organisation de leurs corps de police dans une loi cantonale sur la police.

Les différentes lois cantonales sur la police sont largement harmonisées entre elles, surtout en ce qui concerne les droits et les obligations des policiers.

En effet, si certaines mesures de police impliquent des atteintes aux droits fondamentaux des citoyens, les cantons se doivent d’observer, lors de leur mise en œuvre, les prescriptions du droit constitutionnel suisse et du droit international (en premier lieu de la Convention européenne des droits de l’homme), ainsi que la pratique en la matière du Tribunal fédéral. Ces prescriptions ont la même valeur pour tous les cantons.

En revanche, pour ce qui est de l’organisation de leur police, y compris la formation, l’armement, l’équipement et les uniformes, les cantons bénéficient d’une grande marge de manœuvre. La coopération entre les corps de police n’en demeure pas moins étroite :

Les cantons suisses alémaniques structurent en général leurs forces de police en trois secteurs principaux : la police judiciaire, la police de sécurité et la police de la circulation.

Les cantons romands en revanche opèrent une subdivision binaire entre gendarmerie et sûreté. La gendarmerie est l’équivalent de la police de sécurité en Suisse alémanique; la police de la circulation lui est généralement rattachée ou subordonnée. La sûreté est l’homologue de la police judiciaire.

Le canton italophone du Tessin a opté pour une tout autre solution en répartissant ses forces de police en fonction des secteurs géographiques.

La situation du canton de Bâle-Ville est spéciale. La police judiciaire dépend du Parquet de Bâle-Ville et le Service des enquêtes du Commandement de la police cantonale.

Les corps de police disposent en outre d’unités spéciales, de groupes d’intervention et d’organes spéciaux tels que la police du lac ou la police aéroportuaire.

Les polices municipales

Les polices municipales assument également un rôle important. Elles ont été instituées surtout dans les cantons dont le territoire est très dispersé, comme le Valais ou les Grisons, ou dont les communes jouissent traditionnellement d’une grande autonomie.

D’autres cantons par contre ne possèdent pas de police municipale. Les corps de police des villes de Zurich et de Lausanne ne sont pas seulement responsables du maintien de la sécurité et de l’ordre public, mais assument aussi des tâches de police judiciaire.

En plus des corps de police cantonaux, il existe encore quelque 300 corps de police communaux, dont certains sont rattachés à la Conférence des directeurs des polices des villes de Suisse.

Les tâches de police sur le plan Fédéral

La Confédération ne possédant pas de compétence pleine et entière dans le domaine de la police, les tâches que lui confère la Constitution suisse en la matière sont limitées à certains domaines précis.

Tâches de police de sécurité

La Confédération assume un nombre limité de tâches, à savoir : la protection des personnes et des bâtiments de la Confédération, y compris les obligations de protection découlant du droit international public (compétence constitutionnelle non écrite); les compétences policières en relation avec l’accomplissement des tâches en matière de douanes; la garantie de la sécurité dans le domaine des transports publics et de l’aviation; les compétences policières au sein de l’armée.

Tâches de police judiciaire

Dans le domaine de la police judiciaire, la Confédération ne dispose pas non plus d’un large champ de compétences, mais endosse des tâches bien précises. Le Ministère public de la Confédération, en collaboration avec la Police judiciaire fédérale de fedpol en qualité de police judiciaire, est chargé de la poursuite d’une catégorie exhaustive d’infractions, dont la criminalité organisée, le financement du terrorisme et des cas complexes relevant de la criminalité économique. La Police judiciaire fédérale agit ici au titre de police judiciaire de la Confédération, sous la conduite du Ministère public de la Confédération.

L’Office fédéral de la police (fedpol)

L’Office fédéral de la police assume la fonction d’office général de la Confédération en matière de police. Il est l’interlocuteur unique des corps de police suisses et étrangers et accomplit, en tant qu’organe chargé des fonctions de police au niveau fédéral, des tâches de police judiciaire, de police de sécurité, de police administrative et de soutien dans le domaine policier.

Les tâches de police judiciaire sont assumées par la Police judiciaire fédérale. En matière de police de sécurité, le Service fédéral de sécurité assure la protection des personnes et des bâtiments.

La Division Services accomplit des tâches de police administrative concernant les explosifs, la pyrotechnie, les armes, ainsi que les mesures ayant trait à des étrangers, les mesures contre la propagande incitant à la violence et les mesures contre la violence lors de manifestations sportives.

Quant aux tâches de soutien policier, fedpol gère les systèmes d’information de police pour les organes de poursuite pénale des cantons et de la Confédération. Enfin, fedpol est la plate-forme nationale en matière d’information, de coordination et d’analyse pour ses homologues cantonaux et internationaux dans le domaine policier.

L’armée

Dans son domaine de compétence, l’armée accomplit également un certain nombre de tâches de police au niveau fédéral, à la fois dans le domaine de la police de sécurité (protection des personnes et des installations militaires) et dans le domaine de la police judiciaire (justice militaire).

Ces tâches sont accomplies conformément à des bases légales propres relevant du droit militaire. L’armée apporte en outre son soutien aux autorités civiles à titre subsidiaire lorsque la sécurité intérieure est gravement menacée et en cas d’événements exceptionnels ou de situations extraordinaires, par exemple le G8 à Evian (France) en 2003 ou chaque année le World Economic Forum à Davos (canton des Grisons).

Les activités de renseignement

Les activités de renseignement ont pour but de déceler à temps et de combattre les dangers menaçant l’Etat liés au terrorisme, au service de renseignements prohibé et à l’extrémisme violent. Ces activités sont du ressort du Service de renseignement de la Confédération, lequel est rattaché au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports.

 Le Corps des gardes-frontière

Le Corps suisse des gardes-frontière est le « bras » armé et en uniforme de l’Administration fédérale des douanes et fait partie du Département fédéral des finances. Son domaine d’activités comprend des tâches liées aux douanes, à la police de sécurité et à certaines questions de migration. Il est le plus important organe civil de sécurité nationale. A ce titre, il constitue le premier filtre en matière de sécurité pour la Suisse et contribue au maintien de la sûreté intérieure.

(Source: www.fedpol.admin.ch); La police suisse) 

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

La correction du romanche

Dans le cadre du projet « Programs da correctura ortografica rumantscha » (programmes de correction du romanche), les organisations Pro Svizra Rumantscha et Lia Rumantscha lancent un nouveau programme de correction de textes écrits avec et sur l’ordinateur. Six programmes pour les cinq idiomes (Puter, Surmiran, Sursilvan, Sutsilvan, Vallader) et le Rumantsch Grischun) seront disponibles.

Ils pourront être intégrés dans différents systèmes et programmes. Bien que le romanche soit une langue minoritaire, la Confédération et le canton des Grisons soutiennent cette langue et cette culture.

(Source et informations complémentaires : Lia Rumantscha et Pro Svizra Rumantscha).

Adieu Belle Epoque

Charlie Chaplin, acteur, réalisateur, compositeur, scénariste et producteur, né à Londres en 1889 et décédé en 1977, est célèbre dans le monde entier. Resté citoyen britannique toute sa vie, il avait décidé de s’établir dans le Manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey (canton de Vaud), près du lac Léman, durant la dernière partie de son existence.

Charlie Chaplin débuta sa carrière en 1918 en Amérique et produisit ses propres films, alors muets (sans paroles). Il créa lui-même la musique de ses films, Ce fut un immense succès. Parmi ses premiers longs-métrages figurent Charlot soldat (1918), Le Kid (1921), L’Opinion publique (1923), La Ruée vers l’or (1925) et Le Cirque (1928).

Il refusa de passer au cinéma parlant et continua de produire des films muets dans les années 1930, comme Les Lumières de la ville (1931) et Les Temps modernes (1936). Dans sa carrière, Charlie Chaplin a reçu trois oscars : deux oscars d’honneur en 1929 puis en 1972 et l’oscar de la meilleure musique pour Les Feux de la rampe en 1973.

C’est notamment grâce à ses films que le cinéma devint en peu de temps un média populaire. Le célèbre manoir de Corsier-sur-Vevey – Charlie Chaplin y vécut de 1952 à jusqu’à sa mort – est inscrit à l’inventaire suisse des biens culturels d’importance nationale. Un musée, Chaplin’s World, qui retrace sa vie, y a ouvert ses portes en 2016.

En effet, peu de gens connaissent le Suisse François-Henri Lavanchy-Clarke (1848-1922). Cet ingénieux pionnier des médias fut non seulement le premier photographe couleur suisse, mais aussi un habile publicitaire, un audacieux industriel du savon et un réformateur de la cause des aveugles dans le monde.

Lorsque Charlie Chaplin commença sa carrière, cet innovateur du cinéma avait déjà fondé en Suisse la première organisation de marketing multimédia pour le cinéma en Europe.

Pourtant, il tomba presque dans l’oubli, et avec lui son œuvre filmique longtemps portée disparue qu’il projeta au moyen de l’innovation des frères Lumière, le Cinématographe, dans la Suisse de la Belle Epoque, innovation qui, à cette époque charnière, depuis Lyon (France) conquit le monde entier en l’espace d’une année.

L’exposition  du musée Tinguely à Bâle remet à l’honneur les films et les photographies de François-Henri Lavanchy-Clarke et nous présente également l’activité de constructeur d’automates de ce Vaudois citoyen du monde.

François-Henri Lavanchy-Clarke filma des images de la Suisse qu’il projeta dans ce qui fut peut-être le premier cinéma du monde : son époustouflant pavillon à l’Exposition nationale suisse de Genève en 1896.

Il pourrait même s’agir du premier film sur grand écran qui attira un large public helvétique. Le modernisme pointa à l’horizon : découvertes, inventions et courants artistiques majeurs apportèrent un nouvel éclairage sur la réalité quotidienne en Suisse deux générations après la naissance de l’Etat fédéral en 1848 et sur l’histoire des médias, tout en dénonçant le « vernis doré » de la Belle Epoque.

Il parcourut la Suisse pour faire connaître et vendre ses films qui évoquaient la Suisse en transition entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle. En 1906, il réalisa les premières photographies en couleur.

A l’occasion du centenaire de la mort de François-Henri Lavanchy-Clarke, le musée Tinguely à Bâle rend, jusqu’au 29 janvier 2023, un hommage à ce novateur, presque méconnu, du cinéma en montrant cinquante films qu’il a tournés à partir de 1896, découverts dans des archives parisiennes et qui peuvent, grâce à la technologie moderne, être visionnés pour la première fois depuis plus d’un siècle.

Sa participation à l’Exposition nationale suisse à Genève figure également au cœur de cette exposition.  La portée de ces documents, qui datent d’il y a cinq générations, se fait encore ressentir aujourd’hui.

Ces films constituent également l’œuvre fondamentale d’un homme qui fut le seul d’entre les pionniers du début du cinéma international, à maîtriser toutes les facettes de ce nouveau média de la société qu’était la cinématographie : la chronophotographie, la photographie couleur, la production de films, la stratégie de distribution, l’industrie chimique, la banque, le marketing, le divertissement ainsi que l’industrie du spectacle.

Source et plus d’informations: Museum Tinguely

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

L’évêché de Bâle après 1813

L’évêché de Bâle a connu deux révolutions majeures au cours des cinq derniers siècles.

Le prince-évêque et le premier grand bouleversement

Prince-évêque (Fürstbischof) est le titre que portaient les évêques du Saint-Empire romain germanique qui, en plus d’administrer leur diocèse, régnaient sur un domaine temporel ou une principauté ecclésiastique (Hochstift) jouissant de l’immédiateté impériale. Dans la hiérarchie, ils se situaient donc au-dessus des ducs et des comtes.

Le premier grand bouleversement, la Réforme dans les années 1527-1529, conduisit à la fuite de l’évêque de Bâle qui se réfugia à Porrentruy. La cathédrale de Bâle est aujourd’hui protestante.

La deuxième crise

L’évêché de Bâle n’a pas survécu à la deuxième crise. En 1792, devenu indépendant sous le nom de République rauracienne, l’évêché de Bâle fut annexé par la France sous le nom de département du Mont-Terrible, comprenant les districts actuels de Porrentruy et de Delémont (canton du Jura).

La partie sud, protestante – soit la partie francophone de Berne ainsi que le Birseck et Laufon, situés dans l’actuel canton de Bâle-Campagne – était considérée comme territoire confédéré et se trouvait sous la protection principalement de Berne et Soleure. Toutefois, à la fin de 1797, les troupes françaises occupèrent la partie sud de l’évêché de Bâle.

En 1803, ce fut la reconnaissance de la disparition de l’évêché de Bâle et, en 1806, la fin du Saint-Empire romain germanique que Napoléon Bonaparte remplaça par la Confédération du Rhin.

Le territoire de l’évêché de Bâle appartenait entièrement au département du Haut-Rhin depuis 1800. La période française se termina en décembre 1813 avec l’entrée des troupes autrichiennes en Suisse, après quoi le territoire de l’ancien évêché de Bâle devint sujet à controverse.

Les cantons de Berne et de Bâle voulurent se répartir le territoire. La ville de Bienne nourrit l’espoir de former son propre canton avec une partie de ce territoire.

Source: Wikipedia

1814-1815 et le Congrès de Vienne 

En 1815, la Principauté de Neuchâtel, encore sous le contrôle du roi de Prusse (depuis 1707), rejoignit la Confédération suisse en tant que 21ème canton et revendiqua une partie du territoire.

Il était également prévu de créer un nouveau canton, ce qui n’était en soi pas une mauvaise idée. Le comté de Montbéliard (France) avait le même souhait.

Or, en 1816, à la suite des pertes territoriales françaises de 1815, dont la restitution de tout le reste de l’arrondissement de Porrentruy à la Suisse, le canton de Montbéliard fut rattaché au Doubs (France).

Dans la partie nord, catholique, il y avait des partisans de l’annexion à la France, surtout dans les villes de Porrentruy et Delémont.

Cependant, ces intérêts suisses n’avaient que peu d’importance pour les quatre grandes puissances qui donnaient le ton, soit la Prusse, l’Angleterre, l’Autriche et la Russie, dans le rétablissement de l’ordre européen et l’équilibre des pouvoirs. Avant tout, il s’agissait de freiner l’envie de la France de s’étendre.

Le royaume de Sardaigne qui comprenait aussi, le comté de Nice, le Piémont et des territoires en Lombardie, le royaume des Pays-Bas et l’expansion du territoire prussien sur les rives du Rhin en étaient le résultat.

La Suisse n’est pas devenue un royaume, mais la Confédération des XXII cantons, constituée de cantons indépendants et neutres. Pour apprivoiser son voisin français, ce pays devait être militairement fort.

La France attribua quelques territoires à Genève afin de lui assurer une continuité territoriale. Les frontières extérieures de la Suisse n’ont pas été modifiées après 1815.

D’un point de vue stratégique, le Jura, soit les sept districts de l’évêché de Bâle, fut rattaché au canton de Berne, militairement, politiquement et économiquement le plus important.

En outre, le canton de Berne fut indemnisé pour la perte des territoires sujets, à savoir le canton de Vaud et une partie de l’Argovie, qu’il gouvernait depuis les XVème et XVIème siècles, devenus des cantons indépendants.

Le canton de Bâle reçut le Birseck. Laufon fut attribué au canton de Berne. Neuchâtel prit le contrôle de Lignières.

Tout cela releva des décisions intervenues suite au Congrès de Vienne en 1814-1815 (20 mars 1815) et des traités (de paix) de Paris (30 mai 1814) et de Turin (16 mars 1816).

Bâle, Freie Strasse

Delémont, Musée d’art et d’histoire

1815-2021

L’église catholique n’a en fait officiellement renoncé à ses prétentions sur la cathédrale de Bâle qu’en 1828. Cela s’est concrétisé dans le cadre du rétablissement du diocèse de Bâle et le transfert du siège épiscopal à Soleure.

En 1833, le canton de Bâle se scinda en deux demi-cantons, Bâle-Campagne et Bâle-Ville. La région de Birseck rejoint le canton de Bâle-Campagne en 1833.

En 1979, fut créé le nouveau canton du Jura, qui s’est séparé du canton de Berne. En 1993, Laufon quitta le canton de Berne pour rejoindre celui de Bâle-Campagne.

Cependant, les désaccords apparus entre 1813 et 1815 persistent encore à ce jour, aussi à Moutier, ville bernoise, où une partie importante de la population cherche à rejoindre le canton du Jura.

Le 28 mars 2021 la majorité de la population de Moutier a demandé le transfert de la commune du canton de Berne dans le canton du Jura par 2067 voix contre 1930. L’objectif est de réaliser ce transfert au plus tard le 1er janvier 2026.

(Source : J.-C. Rebetez, D. Bregnard (eds.), De la crosse à la croix. L’ancien évêché de Bâle devient suisse (Congrès de Vienne – 1815), Neuchâtel 2018).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le plus grand musée du monde

Le produit Museums-PASS-Musées est géré par l’association Museums-PASS- Officiellement lancé le 1er juillet 1999, le Museums-PASS-Musées est le premier passeport culturel  trinational en Europe.

Le passeport est une carte d’accès à 345 musées, châteaux et jardins en France, Allemagne et Suisse (les Länder allemands de Rhénanie-Palatinat et de Bade-Wurttemberg, aux cantons suisses de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, d’Argovie et du Jura, ainsi que la Région Alsace). La vente des passeports est possible auprès des sites membres ou via la boutique en ligne.

Dès le début, 120 musées ont fait partie de l’association du passeport des musées du Rhin supérieur. Aujourd’hui, plus de 345 sites des trois pays.

Le Museums-PASS-Musées est financièrement indépendant et compte plus de 50’000 passeports vendus. Selon ses statuts, une grande partie des revenus générés par la vente de PASS Musées est reversée aux musées membres.

Source et plus d’infomations: l’association Museums-PASS-Musées

 

Un voyage le long du Rhin en 38 expositions

38 expositions seront présentées dans tout le Rhin supérieur d’ici à l’ été 2023. Depuis le 12 novembre 2022, le musée des Trois Pays (Dreiländermuseum) à Lörrach (Allemagne) près de Bâle, organise l’exposition Le Rhin. L’exposition générale qui résume en quelque sorte les 37 autres.

Elle permet aux visiteurs de découvrir l’histoire passée et contemporaine de cette région transfrontalière (France, Allemagne, Suisse) présentée pour la première fois sous un angle trinational. Le vernissage de cette exposition s’est déroulé à le 11 novembre 2022 à l’église protestante de la ville.

Le vernissage avec des chansons allemandes, françaises et suisses du XIXème siècle

La conférence annuelle du réseau des Sociétés d’Histoire du Rhin supérieur (Netzwerk Geschichtsvereine des Oberrheins) a également eu lieu le 12 novembre au musée des Trois Pays. Plus de 200 sociétés d’histoire y sont affiliées.

L’exposition générale du musée des Trois-Pays émane de la coopération avec le réseau des musées du Rhin supérieur (Netzwerk Museen des Oberrheins). Ce réseau présente le plus grand cycle d’expositions transfrontalier sur le Rhin connu à ce jour.

Le musée des Trois Pays, les intervenants et les organisateurs du colloque ‘Le Rhin’.

Le musée des Trois-Pays est le seul musée en Europe consacré à trois pays : il s’intéresse à la région située entre la Forêt-Noire allemande, l’Alsace française et le Jura suisse. Il fait honneur à son nom, si ce n’est plus ! Le réseau des musées du Rhin supérieur illustre une coopération transfrontalière régionale efficace : tous les quatre ans, il organise un cycle transfrontalier d’expositions.

Le Rhin

Bâle et le pont du Milieu (Mittlere Brücke) en 2022 (dessus) et au XVIème siècle (dessous). Une gravure de cuivre de Georg Braun et Frans Hogenberg dans ‘Civitates orbis terrarum’ (1572-1617), après une gravure sur bois de Johannes Stumpf ou Sebastian Münster. Collection: Musée des Trois-Pays (DLM K 16-233).

La cathédrale de Bâle, l’arbre dédié  à Albert en Hélène Schweitzer-Bresslau.

Le Rhin transmet une émotion et crée une identité. Ainsi, le couple franco-allemand Albert (1875-1965) et Hélène (1879-1957) Schweitzer, originaire d’Alsace, a prénommé sa fille Rhena. L’hymne bâlois « Z’Basel an mym Rhy » (à Bâle sur mon Rhin), écrit en 1806 par Johann Peter Hebel (1760-1826), mélodie de Franz Wilhelm Abt (1819-1885), est chanté lors d’événements solennels, au carnaval de Bâle (Basler Fasnacht) et par le club de football de Bâle (FCB ou Fussball Club Basel).

Pendant des siècles, d’autres susceptibilités furent moins pacifiques, mais plutôt nationalistes et centrées sur l’expansion territoriale. Cette histoire remonte aux Celtes, aux Romains et aux Alamans.

Après la répartition des territoires de l’Empire carolingien lors du traité de Verdun en 843, le Rhin supérieur fut pendant des siècles une région étroitement liée sur les plans économique, linguistique (langue alémanique), religieux (catholique) et culturel et ce jusqu’à la Réforme protestante à partir de 1517 et la paix de Westphalie en 1648. Elle fut ensuite une zone de guerre entre la France et l’Allemagne jusqu’en 1945.

Cela se reflète également dans la perception du Rhin. La France et l’Alsace commémorent la Victoire et la Paix le 11 novembre, jour anniversaire de l’Armistice qui mit provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), appelée aussi la Grande Guerre et rend hommage à tous les morts pour la France.

Le 9 novembre est une date sans équivalent dans l’histoire allemande qui incarne le meilleur comme le pire de l’Allemagne contemporaine, de la nuit de Cristal, nom donné aux violents pogroms anti-juifs qui eurent lieu les 9 et 10 novembre 1938, à la chute du mur de Berlin qui intervint le 9 novembre 1989. En Allemagne, le 11 novembre n’est pas honoré.

A Bâle, les piccolos et les tambours résonnent le 11 novembre à 11h11, comme le veut la tradition, la saison du carnaval débutant officiellement à ce moment-là !

Pour la France, le Rhin est depuis longtemps une frontière naturelle : au sud les Pyrénées, à l’ouest l’Atlantique/la mer du Nord, à l’est les Alpes et au nord le Rhin jusqu’aux Pays-Bas.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) instaura des limites territoriales de manière stratégique. Les Pays-Bas firent partie de l’Empire français depuis 1810, le Rhin fut la frontière franco-allemande, avec la Confédération du Rhin (der Rheinbund), une confédération d’Etats satellites de l’Empire français formée par Napoléon Bonaparte entre 1806 et 1813, et la division de Rheinfelden, Kaiserstuhl et Laufenburg en un côté allemand et un côté suisse de part et d’autre du Rhin.

Seuls Schaffhouse et le Petit-Bâle, du côté « allemand » du Rhin, furent respectés par Napoléon Bonaparte en tant que territoires suisses en raison de revendications séculaires.

L’Alsace

Jusqu’à la conquête de Strasbourg en 1681 par Louis XIV (1638-1715), l’Alsace fut pendant des siècles un territoire germanique et habsbourgeois. Lors du traité de Westphalie (1648), les Habsbourg renoncèrent toutefois à leurs droits sur l’Alsace.

Dix villes germanophones l’Alsace fondèrent en 1354 une ligue d’entraide et de soutien, tant au niveau militaire qu’économique – la Décapole ou la ligue des Dix Villes (Zehnstädtebund oder Dekapolis) – au sein du Saint-Empire romain germanique auquel elles restèrent liées après 1648.

Cette ligue, formation inédite dans l’histoire, fut considérée comme une force en Europe. Certaines de ces villes étaient même alliées à la Confédération suisse ! Elle fut dissoute en 1679, suite à la politique d’annexions territoriales de Louis XIV.

La paix de Nimègue (1679) mit définitivement fin aux aspirations de ces villes, et après la prise de Strasbourg en 1681, l’Alsace devint définitivement française en 1798, ce que les voisins allemands ne reconnurent qu’en 1945.

Les expositions  

Le Rhin, fleuve international par excellence, ne fait pas partie des dix plus longs fleuves d’Europe, mais c’est le plus fréquenté, chanté, disputé, fédérateur, industrialisé, mythique et prestigieux.

Sa longueur, de sa source au petit lac cristallin de Toma (canton des Grisons), près du col de l’Oberalp en Suisse, à son embouchure dans la mer du Nord, est d’environ 1’230 kilomètres, dont 375 kilomètres en Suisse.

Le Rhin supérieur s’écoule de Bâle à Bingen en Rhénanie-Palatinat, de Schaffhouse à Bâle, il porte le nom de Haut-Rhin. L’exposition couvre ce bassin versant, zone géographique de collecte des eaux par un cours d’eau et ses affluents.

Cette série unique de 38 expositions traite un large éventail de sujets qui ne seront pas abordés ici. Vous trouverez toutes informations utiles sur les sites internet du réseau des musées du Rhin.

Deux exceptions toutefois. L’exposition « Ave Caesar ! Romains, Gaulois et Germains sur les rives du Rhin » déjà commentée, et l’exposition du Musée des Trois Pays : der Rhein. Die Überblicksaustellung/Le Rhin. L’exposition générale.

Le Rhin. L’exposition générale

Les perspectives française, allemande, suisse et européenne constituent le point de départ de ce voyage historico-culturel le long du Rhin, avec une sensibilité et un respect pour le détail, sans perdre de vue l’ensemble.

L’exposition  relate les conflits autour de l’Alsace : la crise du Rhin en 1840, l’Empire allemand de 1871 à 1818, la République française de 1940 à 1945 et le Troisième Reich allemand de 1933 à 1945.

Affiche française (1918), à droite une affiche allemande (1918). Collection: Musée des Trois-Pays (DLM PI 1663 en DLM PI 2207).

Le chant patriotique allemand, die Wacht am Rhein, qui dans l’Empire allemand avait la fonction d’hymne nationale officiel, composé en 1840 par Max Schneckenburger (1819-1849) et La Marseillaise, chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne nationale, créé en 1792 à Strasbourg par Claude Rouget de Lisle (1760-1836), mais repris par des soldats marseillais d’où son nom, sont les chants de combat les plus connus de cette époque.

L’hymne Z’Basel an mym Rhy, empreint d’innocence, illustre bien la variabilité dans la perception du patriotisme.

Jean-Jacques Waltz, (Hansi, 1873-1951),  Collection: Musée des Trois-Pays (DLM  GrGeXVIII 83).

Le dommage collatéral fut l’expulsion de 100’000 Allemands d’Alsace et de Lorraine en 1918 et l’interdiction de parler la langue allemande (alémanique) après 1918 et après 1945. Mais, malgré la langue commune, les conquérants allemands ne furent guère appréciés en Alsace en 1871, l’approche prussienne n’ayant pas été favorablement jugée.

Le traité de Versailles (1918-1919), qui devait assurer une paix pérenne à l’Europe et qui fut un échec et le rapprochement des pays européens après 1945, aussi évoqués, clôturent la période 1870-1945.

Le Rhin coule littéralement à travers le musée, avec notamment un trajet d’une demi-heure dans un bateau tout confort entre le pont du Milieu (Mittlere Brücke), à Bâle et la passerelle des Trois Pays (Dreiländerbrücke).

La passerelle des Trois Pays . Photo: Michael Sesiani

Des objets de choix, des documents, des cartes topographiques, des présentations vidéo et audiovisuelles sont mis en œuvre pour illustrer ou présenter les différents thèmes.

La collection du musée des Trois Pays illustre l’histoire commune et l’héritage culturel de la région et du Rhin.

L’une des composantes de l’exposition est la forteresse le long du Rhin construite par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, dit Vauban (1633-1707) à l’époque de Louis XIV.

Les constructions de la ligne Maginot après 1918 – de 1928 à 1940 – du côté français, des forteresses allemandes de 1871 à 1918 et de la ligne Siegfried ou Westwall de 1940 à 1945 du côté allemand sont aussi soulignées.

Les travaux de la centrale hydroélectrique de Kembs sont achevés en 1932. Collection: (DLM FoD 2)

Eduard Tennner (1830-1901), Der Isteiner Klozt (La falaise d’Istein), 1882, Romantisme rhénan. Collection: Drieländermuseum (DLM BKVer 25)

De nombreux autres thèmes s’enchaînent : géologie, mines d’or, religions et construction d’églises – de Coire (canton des Grisons) à Utrecht (Pays-Bas), le Rhin était un ruban de cathédrales romanes et gothiques – pêche, régulation du Rhin, navigation, centrales hydroélectriques, canalisation, pollution, crues, art, littérature et musique, romantisme rhénan, archéologie, dialectes (alémaniques), ponts sur le Rhin et autres sujets. Que serait le Rhin sans le vin ?  Une place lui est réservée dans le coin salon et lecture.

En outre, le musée des Trois-Pays organise des dizaines de conférences, de concerts, d’excursions, de programmes pour enfants et d’autres événements.

(Source et informations complémentaires : Musée des Trois Pays Lörrach)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Un atelier de sculptures en bronze au Jura

Cela se passe en Suisse : au bord d’un ruisseau, près du village d’Undervelier (canton du Jura), à proximité du lac Vert d’Untervelier, sur la route de l’ancienne abbaye de Bellelay et de la Maison de la Tête de Moine (canton du Jura), se trouve un atelier de sculptures en bronze d’une grande diversité. Un parc de sculptures en libre accès au milieu du Jura.

(Source et informations complémentaires : Bronze Art SA)