Disponible en allemand et néerlandais.
Auteur/autrice : Maarten Koning
Les Grisons en cien histoires
Le livre est disponible en allemand
Peter Röthlisberger (Hrsg.), Graubünden in 100 Geschichten (Chur, 2021).
Baulmes et son Abbaye
Baulmes est un village magnifique situé dans le district du Jura-Nord vaudois. Le nom de Baulmes provient de Balmensis, Balma, Baume qui désigne un abri sous la roche.
L’endroit était déjà habité à l’époque préhistorique. C’est d’ailleurs l’une des plus anciennes régions occupées du canton de Vaud et les fouilles archéologiques ont révélé de nombreuses découvertes uniques.
La première fondation du prieuré de Baulmes eut lieu en 652. Il fut ensuite rattaché à l’ordre de Cluny au Xème siècle (probablement avant 1174), tout comme les abbayes voisines de Payerne, Romainmôtier, Montcherand.
Le prieuré fut supprimé après la Réforme protestante et l’occupation du Pays de Vaud par les Bernois en 1536. Il ne reste quasi rien aujourd’hui de ce monastère, mis à part les ruines d’une chaire primitive.
Seule l’église – maintes fois transformée et dont uniquement l’âge des cloches est attestée – se dresse encore fièrement sur une petite colline. Les Aiguilles de Baulmes, dont l’altitude est de 1599 mètres, dominent le village et font partie de la première chaîne du Jura.
Le village respire encore la gloire d’antan et le paysage à lui seul vaut le détour. La vue sur les Alpes et le Mont Blanc par temps dégagé est grandiose.
(Source : www.baulmes.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.


L’Impératrice Irène au Col du Julier
Disponible en allemand, néerlandais et anglais
Le Château d’Angenstein
Disponible en néerlandais, allemand et anglais.
Le sentier de randonnée dans les Franches-Montagnes
Le sentier de randonnée dans les Franches-Montagnes offre tout ce dont le Jura bénéficie en hiver. Prairies enneigées, qui donnent un aspect féerique, forêts de hêtres, de chênes et de pins, falaises abruptes, ruisseaux, fermes, marais et villages se succèdent au gré du parcours.
La randonnée commence à Saignelégier, chef-lieu des Franches-Montagnes (canton du Jura). Cette région est le berceau du cheval nommé le Franches-Montagnes (en allemand Freiberger), seul cheval d’origine suisse. Le Marché-Concours national de chevaux, qui a lieu le 2ème dimanche d’août, est considéré comme l’événement folklorique le plus important du canton.
L’Etang des Royes, aux abords duquel se trouve une carrière sont deux sites remarquables à découvrir sur le chemin de la randonnée. La carrière d’extraction de marne est issue de la collision, il y a 230 millions d’années, de plaques continentales d’Afrique et d’Europe.
Cela a donné les Alpes et le Jura, entourés de mers. Ce calcaire s’est formé par accumulation, principalement au fond des mers, à partir des coquillages et squelettes des micro-algues et animaux marins pendant des millions d’années. Des fossiles dans le calcaire témoignent de la présence des mers.
La formation de l’Etang des Royes est beaucoup plus récente. Elle a débuté à l’issue de la dernière période glaciaire, il y a plus de 10 000 ans. Les nombreuses sources d’eau du Jura ont également entraîné la formation de tourbières.
Dès 1589, l’étang des Royes était pourvu d’un moulin à céréales fonctionnant à l’énergie hydraulique. Aujourd’hui, c’est un site naturel sans activité industrielle.
Le Pré-Petitjean, situé à 800 mètres du village de Montfaucon, est un endroit avec une gare de la ligne La Chaux-de-Fonds – Le Noirmont – Glovelier pour les randonneurs fatigués et un restaurant « L’Auberge de la Gare » pour ceux qui désirent y déguster une cuisine du terroir.
La Traction – une équipe de bénévoles passionnés qui restaure, entretient et exploite du matériel ferroviaire historique sur le réseau à voie étroite des Chemins de fer du Jura depuis 1993 – vous propose d’embarquer, au départ de Saignelégier, à bord du train à vapeur des Franches-Montagnes, pour un inoubliable voyage dans le temps à travers de magnifiques paysages.
La randonnée se poursuit vers les gares de La Combe et de La Combe Tabeillon à travers un paysage pittoresque de rochers, de ruisseaux, de petites gorges et le long de l’étang de Bollement, une réserve naturelle.
Le Club Alpin Suisse (CAS) organise régulièrement des randonnées dans cette région et dans d’autres belles contrées du pays.
(Source et informations complémentaires : www.sac-cas.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Crans-Montana et James Bond alias 007
Au milieu du XIXème siècle, la station de Crans-Montana (canton du Valais) près de Sierre n’existait pas encore. Bien que la vallée du Rhône ait été habitée dès l’âge du bronze et du fer, et que les Celtes et les Romains y aient également laissé des traces, les sommets alentours n’ont été colonisés que des siècles plus tard.
Vers 1150 la commune de Lens comptait une douzaine de maisons et de fermes. Le site de l’actuelle Crans-Montana, sur le Haut-Plateau, est resté inhabité bien plus longtemps. Ce n’est qu’aux XVIIème et XVIIIème siècles que l’on peut déceler les premières habitations.
La station ne s’est révélée qu’à la fin du XIXème siècle. Dans d’autres régions de Suisse, le tourisme (anglais) a pu éclore surtout dans des villages comme St Moritz ou Davos par exemple ou dans des villes au bord d’un lac, comme le lac Léman ou le lac de Neuchâtel.
Pour Crans-Montana, il n’y avait qu’une plaine, le Haut-Plateau, mais pas de village. Les agriculteurs y faisaient paître leur bétail et les chasseurs venaient régulièrement y chasser.
Les choses ont changé après 1890, lorsque de plus en plus de voyageurs ont demandé à passer la nuit à Sierre. Les montagnes et le Haut-Plateau ont alors attiré l’attention et en1893 des entrepreneurs ont érigé le premier hôtel sur le Haut-Plateau : l’Hôtel du Parc à Montana.
Les choses ont ensuite évolué rapidement, d’abord grâce à l’arrivée des touristes anglais et aussi à la renommée de la station thermale. Montana n’a pas tardé à s’affirmer comme un village de sports d’hiver et de cure.
Dès les années 1920, toutes sortes de sports ont fait de cet endroit un havre de paix et ce quelle que soit la saison. Golf, ski, chevaux, tennis, randonnées, ski de fond le Haut-Plateau avait tant à proposer.
Le club de golf peut s’enorgueillir du 18 trous le plus haut du monde depuis 1908. Depuis plusieurs années, il porte le nom de Severiano Balesteros, en mémoire du golfeur légendaire espagnol décédé bien trop tôt (1957-2011).
Les villages de Crans et de Montana ont fusionné en une seule commune en 1929. La vie sur le Haut-Plateau, son air sain et ses panoramas sont appréciés par les stars de cinéma, les banquiers, les artistes, les sportifs de haut niveau et d’autres célébrités, et ce pour de bonnes raisons.
Ainsi, Crans-Montana a été pendant de nombreuses années, depuis 1996, le lieu de résidence et, en 2017, le lieu de décès de l’agent secret le plus célèbre du monde.
(Source : www.crans-montana.ch)
Révision: Andrea Zollinger, rédactrice
Le Rhin
Disponible en allemand, anglais et néerlandais.
Le lac de Constance est traditionnellement un lac international
Depuis des siècles, le lac de Constance est une route commerciale importante d’est en ouest et du sud au nord. Les habitants celtes ont laissé plusieurs villages lacustres comme leur principal héritage. Plusieurs musées et reproductions de ces villages peuvent être visités autour du lac.
Les Romains ont jeté les bases du développement économique, religieux et urbain de la région à partir de 13 avant JC. La population locale, dont des tribus celtes et germaniques, devint des citoyens romains. Les villes et autres colonies, le commerce, la navigation et la viticulture prospérèrent pendant la Pax Romana.
Après l’époque romaine (après le Vème siècle), les Celtes, les Alamans et les Francs romanisés ont marqué la langue et la culture pendant des siècles. Les royaumes francs des Mérovingiens et des Carolingiens, le duché des Alamans (Herzogtum Alemannie), l’empire de Charlemagne (800-843), le Saint Empire romain germanique, les souverains locaux et le christianisme (à partir du IVème siècle) ont joué un rôle décisif.
Au quatrième siècle, pendant et grâce aux structures de l’Empire romain, le christianisme s’installa dans cette région. L’abbaye de Saint-Gall, la chartreuse d’Ittingen, la ville épiscopale de Constance et l’île monastique de Reichenau témoignent de l’étroite collaboration et des contacts établis depuis le début du Moyen Âge.
Le fameux projet (vers 810) pour le monastère de Saint-Gall provient par exemple du monastère de Reichenau. Les monastères, puis les souverains laïcs, possédèrent également des terres de part et d’autre des frontières actuelles de l’Autriche, de la Suisse et de l’Allemagne.
À partir des XIIIème et XIVème siècles, les Habsbourg et la Confédération suisse ont joué un rôle essentiel dans ce processus.
Aujourd’hui, les cantons de Thurgovie, Saint-Gall et Schaffhouse sont les unités administratives centrales du côté suisse du lac. En Allemagne, cette région fait partie du Land de Bade-Wurtemberg. À l’est, le lac est bordé par l’Autriche.
La frontière entre l’Allemagne et la Suisse ou entre l’UE et la Suisse est une ligne (imaginaire) qui traverse le lac (et le Rhin). Cette frontière n’a jamais vraiment entravé la circulation (commerciale et des personnes), à l’exception de la première moitié du XXème siècle, lorsque la situation politique et deux guerres mondiales l’ont empêchée.
Dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1945, après la capitulation allemande, quelques bateaux allemands cherchèrent refuge en Suisse, une voie navigable de quelques kilomètres seulement. En vain, puisque les occupants (français) du Bade-Wurtemberg réussirent à confisquer les bateaux.
Il est d’autant plus regrettable que l’un des héros de la résistance allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, Georg Elser (1903-1945), ait été arrêté précisément à Constance après son attentat manqué contre le Führer le 8 novembre 1939 à Munich. La circulation des personnes, des marchandises, des idées et de la culture était presque toujours libre. Pour Georg Elser, il s’est agi toutefois d’une frontière mortelle.
Le lac de Constance, avec Constance, Meersburg, Bregenz, Lindau et Friedrichshafen du côté allemand et autrichien, et Kreuzlingen, Romanshorn, Rorschach et Arbon du côté suisse, reste une plaque tournante pour la culture, le commerce, la navigation et la circulation des personnes transfrontalières.
Les évolutions politiques et les frontières nationales n’ont pas eu raison de ce lac. Une édition richement illustrée guide le lecteur à travers les nombreux trésors culturels et historiques, les villes et les lieux de cette région.
(Source: P. Brauns, 101 Orte zum Verweilen und Entdecken, Darmstadt, 2015)
Révision: Lars Kophal (Neuchâtel), rédacteur et journaliste
Le Big Ben de Zurich
Disponible en néerlandais, allemand et anglais.
