Disponible en néerlandais, anglais et allemand
Auteur/autrice : Maarten Koning
La Gorge du Loup/Wolfsschlucht
Disponible en allemand, anglais et néerlandais.
Le mercenariat suisse
Disponible en néerlandais, allemand et anglais.
1 500 Suisses en route de Bâle à Brasil
Disponible en néerlandais, allemand et anglais.
Les Helvètes et la Suisse
Les Helvètes étaient un peuple celte, formé notamment des Tigurini, des Ambrones, des Verbigeni et des Tugini. Les régions de Bâle, du sud de l’Alsace et de Bade étaient occupées par des Rauraques (Rauraci) et des Suèves (Suebi). Le nom constitutionnel de la Suisse est depuis 1848 la Confoederatio Helvetica.
Les autres tribus qui vivaient sur le territoire de la Suisse actuelle et dans les diverses régions étaient : les Nantuates (Nantuates) dans le Chablais, Les Véragres (Veragri) dans la région de Martigny, Les Sédunes (Seduni) dans le Valais central, Les Rhètes (Raetii) dans les Vallées des Alpes grisonnes et à St-Gall, les Lépontiens (Lepontii) au Tessin, les Salasses (Salassi) dans le Val d’Aoste (Italie) et les Allobrogen (Allobroges) à Genève, déjà une ville romaine (Genava) depuis 122 avant J.-C.
Les informations proviennent de textes d’auteurs romains, grecs et de l’archéologie. L’histoire des Helvètes, leur migration et leur défaite contre les légions romaines (58 av. J.-C., bataille de Bibracte) sont connues par le Bello Gallico de Jules César (100-44 av. J.-C.).
Le premier témoignage de ce peuple est daté de la fin du IVème siècle avant J.-C. La première date et le premier nom historique qui font mention des Helvètes est la bataille d’Agen en 107 avant J-C.
Le peuple helvète est décrit par Jules César comme le plus puissant des peuples celtes. La société – comme les sociétés grecques et romaines – recourt à l’esclavage, une élite aristocratique et un système oligarchique.
Une quinzaine de fortifications (oppidum/oppida) sont aujourd’hui attribuées aux Helvètes et à leurs voisins sur le territoire suisse actuel (Mont Vully, Lausanne, Roggwil, Berne, Lucens, Bâle (murus gallicus), Jensberg, Bois de Châtel, Sermuz, hameau de la commune d’Yverdon-les-Bains, Üetliberg, Windisch, Rheinau, Zurich, Altenburg (Allemagne).
La suite de l’histoire après la défaite en 58 avant J.-C. est romaine. L ‘époque d’Aventicum et de l’Helvétie romaine vont commencer.
( Source: G. Kaenel, L’an – 58. Les Helvètes. Archéologie d’un peuple celte, Lausanne 2012).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Bâle, un vicus sine nomine
Après la victoire de Jules César sur Vercingétorix à Alesia en 52 avant J-C., la Gaule entière – plus ou moins la France actuelle – passa sous l’autorité de Rome, tout comme l’ouest et le nord-ouest de la Suisse, en tant qu’alliés de l’Empire romain (foederati) et Genève (Genava) comme partie de la Gaule narbonnaise (Gallia narbonensis) depuis 122 avant J.-C. Durant une certaine période, le Rhin fut la frontière naturelle de l’Empire romain.
L’organisation administrative de la Gaule fut modifiée sous le règne d’Auguste (empereur de 27 avant J.-C. à 14 après J.-C).
La région de Bâle fit alors partie de la Gaule belgique, qui s’étendait de l’actuelle Belgique et de l’est de la France à la région du Haut-Rhin, y compris le Moyen Pays jusqu’au lac Léman.

Le Münsterhügel à droite, la Alte Gasfabrik, à gauche, deux sites celtiques. Image: Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig
On créa des points d’appui pour les troupes, par exemple à Vindonissa (Windisch), de nouvelles structures administratives (vici ou vicus en singulier) et la fondation de la colonie d’Augusta Raurica (les communes d’Augst (canton de Bâle-Campagne) et Kaiseraugst (canton d’Argovie).
Les mutations culturelles et sociales, déjà esquissées quelques décennies auparavant et dont les principaux protagonistes étaient les membres de l’aristocratie locale, s’accélèrent avec l’intégration des territoires celtiques à l’empire romain.
La progression de la romanisation put aussi s’observer à Basilia, au site celtique du Münsterhügel, doté de fortifications. À la fin du Ier siècle après J.-C., la poursuite des conquêtes romaines exigea une nouvelle réorganisation administrative des zones frontalières.
La région du coude du Rhin fut intégrée à la nouvelle province de Germanie supérieure par l’empereur Domitien (81-96 après J.-C.), comprenant notamment l’Alsace, la Suisse septentrionale et les Champs Décumates, la Forêt-Noire et les territoires entre le Rhin, le Danube et le Main.

Image: Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig
Le petit vicus sine nomine (Basilia n’est pas mentionnée dans les sources romaines) est abandonné vers le milieu de IIIème siècle, mais l’histoire de Bâle commence un siècle plus tard avec l’édification d’une puissante forteresse qui englobe tout l’éperon de la colline de la cathédrale et c’est au IXème siècle que fut construite la première cathédrale du nouvel évêché.
(Source: A. Hagendorn, ‘De la frontière à l’arrière-pays: la naissance d’un vicus’, dans Archéologie Suisse, Bâle, 2015).
Poggio Bracciolini à Baden
Disponible en néerlandais, allemand et anglais.
Zermatt, le Cervin et le Mattertal
Disponible en allemand, anglais et néerlandais.
Les étangs du Parc du Doubs
Le Parc du Doubs est situé dans le nord-ouest de la Suisse. Connu pour ses nombreux ruisseaux, rivières et étangs, il englobe un territoire de près de 300 kilomètres carrés et s’étend jusqu’aux plateaux des Franches-Montagnes (canton du Jura) et des Montagnes neuchâteloises (canton de Neuchâtel).
En Suisse, la formation des tourbières commença à la fin de la dernière période glaciaire et la fonte des eaux, il y a environ 12 o00 ans. Lors du retrait des glaciers, des plans d’eau (mares, étangs, flaques) sont apparus.
C’est le cas des étangs de la Gruère et des Royes, les plus grands et les plus connus, parmi les plus beaux sites naturels des Franches-Montagnes. L’étang de la Gruère est également un bijou environnemental, ses tourbières sont d’importance nationale, la richesse de sa flore et de sa faune reconnue, avec des dizaines d’espèces de papillons, de libellules, de batraciens et d’oiseaux nicheurs.
Le plus petit, l’étang de Bollement vaut la peine d’être visité. La faune et la flore des environs immédiats offrent, là aussi, une diversité remarquable. La présence de beaucoup d’eau, l’eau courante du ruisseau et l’eau stagnante de l’étang, ainsi que le sol tourbeux, sont à l’origine de cette riche biodiversité.
Le moulin d’une scierie, utilisant la force de l’eau qui s’écoulait de l’étang de Bollement, joua un rôle économique important du XVIème au XXème siècles. Cela fut également le cas pour les étangs de la Gruère et des Royes
Il est difficile d’imaginer aujourd’hui qu’il y a un siècle, des zones naturelles, intactes, d’un tel attrait connaissaient déjà une activité économique importante. Cela montre le pouvoir de la nature à vouloir inlassablement prendre le dessus.
(Source : www.parcdoubs.ch).
Smoke on the Water
L’une des plus grandes réussites de l’histoire du rock a vu le jour à Montreux (canton de Vaud), en Suisse. Le 4 décembre 1971, il y a cinquante ans, à 16 h 20, l’alarme incendie s’est déclenchée dans le célèbre casino, qui date de 1881.
Frank Zappa et les Mothers of Invention terminaient leur dernière chanson lorsque le chanteur Howard Kaylan cria « Fire, ladies and gentlemen ». Les spectateurs ont tout d’abord pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie, en rapport avec les chansons Fire d’Arthur Brown (1968) et Fireball de Deep Purple (1971).
Mais c’était sérieux. Suite au tir par un fan d’une fusée éclairante qui prit feu, le Casino de Montreux a été réduit en cendres en peu de temps.
Heureusement, les deux milles spectateurs présents et le groupe ont réussi à sortir par les issues de secours et personne n’a été blessé. L’intégralité du matériel des Mothers of Invention a été détruit.
Le groupe de rock Deep Purple, qui se trouvait à l’époque dans la région, avait prévu d’enregistrer son nouvel album au Casino de Montreux. Cela devint alors impossible et le célèbre groupe installa au Grand Hôtel de Territet, à la frontière de Montreux, un studio mobile loué aux Rolling Stone pour y effectuer l’enregistrement.
Une plaque au nom de Deep Purple trône désormais à l’entrée de l’hôtel où le groupe enregistra son mythique tube « Smoke on the Water », inspiré par l’incendie du casino dont les membres avaient vu les épais nuages de fumée glisser sur l’eau du lac Léman.
Cette chanson, l’un des plus grands succès de tous les temps, figure sur leur album Machine Head de 1972.
L’incendie et « Smoke on the water », qui fera le tour du monde, ajouteront encore au mythe de Montreux.
Deep Purple joue toujours régulièrement à Montreux et la chanson est devenue une sorte d’hymne lors de leurs concerts donnés au Casino de Montreux reconstruit, ou dans d’autres lieux.
Montreux avait déjà la réputation d’une ville de jazz : le Montreux Jazz Festival, fondé en 1968 par Claude Nobs (1936-2013), est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable, générateur d’histoires et de performances.
Les stars mondiales de la musique rock, entre autres, Pink Floyd, Led Zeppelin, les Rolling Stones, David Bowie et Queen, s’y sont produites, certaines d’entre elles à plusieurs reprises.
Le bassiste de Deep Purple, Roger Glover, vit en toute discrétion dans une commune du Fricktal (canton d’Argovie) et une statue de bronze de Freddie Mercury a été érigée face au lac à Montreux, ville où le chanteur vécut.
Et « Smoke on the Water » fera de Montreux un monument de l’histoire.
Le texte émane d’un rapport sur les événements du 4 décembre 1971:
We all came out to Montreux
On the Lake Geneva shoreline
To make records with a mobile
We didn’t have much time
Frank Zappa and the Mothers
Were at the best place around
But some stupid with a flare gun
Burned the place to the ground
Smoke on the water
A fire in the sky
Smoke on the water
They burned down the gambling house
It died with an awful sound
Uh, Funky Claude was running in and out
Pulling kids on the ground
When it all was over
We had to find another place
But Swiss time was running out
It seemed that we would lose the race
Smoke on the water
A fire in the sky
Smoke on the water
We ended up at the Grand Hotel
It was empty, cold, and bare
But with the Rolling truck Stones thing just outside
Making our music there
With a few red lights, a few old beds
We make a place to sweat
No matter what we get out of this
Ha, I know, I know we’ll never forget
Smoke on the water
A fire in the sky
Smoke on the water.
(Bron: www.montreuxjazzfestival.com).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
