Le sentier d’architecture

Au cours des cent dernières années, ce ne sont pas moins de 180 bâtiments fonctionnels et d’habitation qui ont été construits aux alentours du Goetheanum, siège de la Société anthroposophique universelle et de l’Ecole libre de Science de l’Esprit fondées par Rudolf Steiner (1861-1925), dont les formes s’inspirent du style d’architecture appelé «goethéaniste» ou organique plastique.

Les bâtiments montrent une corrélation de style entre eux et avec le Gotheanum et leur orientation et leur situation laissent penser qu’à l’origine avait germé l’idée de fournir un lieu de travail et de résidence aux membres de la société anthroposophique en créant une sorte de colonie sur la colline de Dornach (canton de Soleure), aux portes de Bâle, qui domine la vallée de la Birse. ll en est résulté une structure spatiale et sociale unique au monde.

Dans le but de faire connaître cette « colonie des anthroposophes », quatre promenades – Le Sentier d’architecture Dornach-Alesheim (Architekturpfad) – d’environ 90 minutes, qui longent des bâtiments choisis  et permettent d’explorer la colline, ont été créées.

Le Goetheanum est le point de départ de toutes les promenades sur des chemins balisés de différentes couleurs qui passent au milieu de jardins enchantés (Ermitage Arlesheim) ou de paysages à l’allure de parcs (Gartenpark Goetheanum).

(Source : J. Kugler, www.architekturpfad.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

 

Montfaucon,l´un des premiers villages des Franches-Montagnes

Montfaucon est l’un des premiers villages du Plateau des Franches-Montagnes (canton du Jura).

Alors possession du Chapitre des chanoines de Saint-Ursanne, lui-même attribut de l’Evêché de Bâle, l’église de Montem falconis (Mont du Faucon) est évoquée dans une bulle du pape Innocent II, datant de 1139. Selon toute vraisemblance, le village existait avant l’église et donc sa fondation est antérieure au XIIème siècle.

Montfaucon érigea une église, dédiée à Saint Jean-Baptiste, qui rassembla tous les chrétiens venus des Bois, mais aussi des Breuleux et de la Chaux.

La Charte de franchise du prince-évêque Imier de Ramstein, en 1384, exonéra les habitants de toutes tailles et impôts et octroya un arpent de terre à chaque citoyen, à côté de sa maison.

Cette mesure favorisa l’installation de nouveaux colons venus défricher les vallons, les cuvettes et les replats pour permettre l’établissement de pâturages, de prairies et de cultures.

La guerre de Trente ans (1618-1648) éprouva durement la région, qui fut pillée et dévastée par les hordes françaises. La Révolution française éclata en 1789. L’évêché de Bâle figura, en 1792, parmi les premières conquêtes des armées républicaines françaises.

Avec elle s’achevaient sept siècles et demi de pouvoir épiscopal bâlois sur les terres jurassiennes. Le prince-évêque fut alors contraint de quitter le château de Porrentruy où il s’était réfugié en 1529 après son départ de Bâle, suite à la Réforme protestante.

Le 17 décembre 1792, quelques mois après la déclaration de la guerre, la « République libre et indépendante de la Rauracie » fut proclamée. Elle comprenait les régions de Porrentruy, Saint-Ursanne, Delémont, Laufon et les Franches-Montagnes.

Cette brève période d’indépendance est à l’origine de la dénomination « République », adjointe à celle de canton du Jura en 1978, lors de sa création. La République rauracienne prit fin en mars 1973, lorsqu’elle fut annexée à la France sous forme d’un département, le Mont Terrible.

Montfaucon se retrouva par là même, commune d’un département français. En 1800, le Département du Mont-Terrible fut supprimé et incorporé au Département du Haut-Rhin, dont les territoires formaient les arrondissements de Delémont et de Porrentruy.

1815 marqua la chute de Napoléon Bonaparte et l’époque où la France retrouva ses frontières de 1792. Les puissances victorieuses décidèrent d’attribuer le territoire de l’Ancien évêché de Bâle au canton de Berne, donc à la Confédération helvétique. Les Franches-Montagnes constituaient le district du même nom et Saignelégier en devint le chef-lieu.

(Source: www.montfaucon.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Hermann Hesse Festival à Bâle

Du 9 au 11 décembre 2021, Bâle accueillera le Hermann Hesse Festival – sous réserve d’une décision contraire suite à la pandémie de coronavirus – à l’occasion du 75ème anniversaire de la remise du prix Nobel de littérature en 1946.

Le point fort du festival sera l’inauguration de la place Hermann Hesse, le 10 décembre 2021, illustrant la considération portée par la ville de Bâle à l’écrivain. Sont également prévus des conférences, des lectures, des rencontres, des concerts et d’autres événements.

Hermann Hesse (1877-1962) est né à Calw, à l’époque le royaume de Wurtemberg (Empire allemand), aujourd’hui dans le Bade-Wurtemberg, un land du sud-ouest de l’Allemagne.

Son père, russe d’origine balte, était citoyen de l’Empire russe, sa mère était allemande et avait des ascendances suisses et françaises. Ainsi, Hermann Hesse avait à sa naissance les nationalités russe et allemande.

Son père enseignait à la Mission de Bâle (Basler Mission) où Hermann Hesse fut scolarisé. Il parlait même le dialecte de Bâle (Baseldeutsch) ! En 1899, à l’issue d’un apprentissage, il travailla dans une librairie de Bâle.

En outre, deux des trois épouses d’Hermann Hesse étaient originaires de cette ville. En 1924, il obtint la nationalité suisse. Il est mort à Montagnola (canton du Tessin), où il vivait depuis 1919.

Sa carrière littéraire a également débuté à Bâle, d’abord comme journaliste, puis comme écrivain et poète.

Avec Karl May (1842-1912), Hermann Hesse est, encore aujourd’hui, l’écrivain germanophone le plus lu au monde. Ses œuvres ont été traduites en 60 langues et publiées à plus de 100 millions d’exemplaires.

Son cheminement intellectuel et spirituel a été influencé par la vaste culture de ses grands-parents et de ses parents et par son séjour à Bâle, l’une des capitales humanistes d’Europe.

Le programme détaillé du festival est disponible sur le site web de l’association Hermann Hesse (voir ci-dessous).

(Source et informations complémentaires : www.hermann-hesse-basel.com).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

L’amphithéatre de Vindonissa

L’amphithéatre de Vindonissa (Windisch, canton d’Argovie)  est construit en bois sous l’Empereur Tibère (14-37 apr. J.-C.) par la XIIIe légion.  Suite à un incendie, le XXIe légion le remplace par une construction en pierre. Les gradins (cavea) se subdivisent en trois rangées et peuvent accueillir environ 11 000 spectateurs.

L’ Arena de forme elliptique de 64m par 52m est le plus grand des sept amphithéatres connus en Suisse. Par ses dimensions extérieurs de 111m par 99m, l’amphithéatre est toutefois bien plus petit que le Colisée de Rome, qui peut acceuillir 50 000 spectateurs.

L’amphithéatre est très repandu dans les provinces romaines et constitue la romanisation.

(Source et plus d’informations: www.vindonissa.ch).