Disponible en allemand, anglais et néerlandais
Auteur/autrice : Maarten Koning
Val Poschiavo
Disponible en allemand, néerlandais et anglais
Hospental, un des plus beaux villages suisses
Le dernier village avant de traverser le Gothard vers le sud a bénéficié d’une grande attention à l’époque des muletiers. Le nom lui-même, Hospental (canton d’Uri), vient du latin « hospitale » qui signifie auberge.
Le centre du village vaut la peine d’être visité; les maisons datent de l’époque florissante et forment une image harmonieuse du village. La tour de défense, qui date du 13e siècle, est également marquante pour le paysage. Zumdorf fait également partie de la commune de Hospental.
Ce n’est pas seulement le plus petit village de la région touristique d’Andermatt, mais aussi de toute la Suisse. Seules quatre personnes vivent à Zumdorf toute l’année. Hospental lui-même compte 190 habitants.
Source et plus d’informations: Die Schönsten Schweizer Dörfer; www.hospental.ch)
Madame Carnaval est de retour
Comme toujours, les premiers spectateurs, installés au centre de Bâle, vont attendre avec impatience le cortège du Carnaval de Bâle qui aura à nouveau lieu cette année après trois ans d’absence suite au COVID-19.

Le pré-carnaval a d’ores et déjà commencé. Emanant des fenêtres, des caves et de divers endroits, on peut entendre le son des piccolos, des tambours et des instruments à vent des cliques ainsi que des carnavalières et carnavaliers.
De nombreuses manifestations sont organisées dans les théâtres, cafés, restaurants et en d’autres lieux en l’honneur de Madame Carnaval (Frau Fasnacht), surnom affectueux donné par les Bâlois à l’évènement.



Impressions de Mimösli 2023









Impressions de Drümmeli 2023
Le Carnaval de Bâle se déroulera du 27 février dès 4h00 du matin (Morgenstreich) au 2ième mars, 04.00. Carnaval protestant le plus important du monde, il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2017.
Plus d’informations : Fasnachts-Comité de Bâle
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Le pré-carnaval dans les rues de Bâle







Coire et l’évêché de Coire
L’histoire de Coire (canton des Grisons) remonte à environ 11’000 ans avant J.-C. La région fut déjà habitée à l’époque préhistorique. Des tribus rhétiques y habitèrent lorsque les Romains la conquirent dans les années 15 à 13 avant J.-C. Coire (Curia) fut la capitale de la province romaine de Raetia Prima.
Les débuts du diocèse de Coire remontent au IVème siècle. Coire fut l’une des premières villes chrétiennes de Suisse et l’un des premiers diocèses – dans l’Église universelle catholique romaine, une Église particulière, conduite par son évêque en collaboration avec l’ensemble de ses prêtres – au nord des Alpes.

L’évêque acquit un pouvoir politique et économique croissant sous les souverains carolingiens et les empereurs du Saint-Empire romain germanique entre 800 et 1300 après J.-C. Cependant, à la fin du Moyen Âge, son pouvoir séculier commença à décliner.
La nouvelle constitution de la ville écrite par les citoyens en 1465 accorda le pouvoir gouvernemental aux cinq guildes de Coire – associations ou coopérations de personnes pratiquant une activité commune – à savoir les tisserands, les cordonniers, les tailleurs, les forgerons, les boulangers.
En transférant le pouvoir politique de l’évêque aux guildes, une nouvelle oligarchie d’artisans émergea. L’influence politique de l’évêque diminua encore avec la Réforme au début du XVIe siècle.




Le siège du gouvernement et le monument des trois Ligues
Le canton des Grisons rejoignit la Confédération suisse en 1803. Alors en concurrence avec Ilanz, capitale de la Ligue grise (Grauer Bund) et Davos, capitale de la Ligue des Dix-Juridictions (Zehngerichtenbund), Coire, capitale de la Ligue de la Maison-Dieu (Gotteshausbund), devint le chef-lieu du seul canton trilingue de Suisse. Les Trois Ligues – également nommées Ligues rhétiques ou Ligues grisonnes – formèrent une alliance au sein de ce qui est désormais le canton des Grisons.


Le poète romanche Giachen Caspar Muoth

Le siège principal de la Lia Rumantscha
La ville de Coire est une ville moderne qui abrite le siège du gouvernement et le siège permanant du parlement, le siège du Chemin de fer rhétique (Rhätische Bahn), plusieurs musées, le musée rhétique (Rätisches Museum), le musée d’art des Grisons (Bündner Kunstmuseum Chur), le musée du Trésor de la cathédrale (Domschatzmuseum), le Forum Würth, qui présente des expositions temporaires avec un large programme d’accompagnement, ainsi que plusieurs autres institutions culturelles, la Lia Rumantscha, des maisons d’édition, des attractions touristiques et qui possède une histoire fascinante. Seule ville loin à la ronde, elle a plus de fonctions urbaines que ne le laisse supposer sa taille.
(Source: Dictionnaire historique de la Suisse, J. Simonett, Coire, Traduction P.-G. Martin; H. Schlapp, die Kathedrale von Chur, Coire, 2009; R. Kaiser, Churrätien im frühen Mittelalter, Bâle, 2008)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Impressions de Coire












Von Planta, Rotes Haus



La Présidence de la Confédération suisse
Les principales dispositions relatives à l’organisation du gouvernement suisse sont contenues dans les art. 174 à 179 de la Constitution fédérale. Elles décrivent l’élection et le nombre de membres du Conseil fédéral (sept), la durée du mandat (quatre ans), le principe de collégialité et d’égalité, l’élection du chancelier ou de la chancelière de la Confédération, les tâches de la Chancellerie fédérale en sa qualité d’état-major du Conseil fédéral ainsi que les tâches de la présidence et vice-présidence de la Confédération (art. 176).
La Présidence
Le/la président(e) et vice-président(e) de la Confédération suisse (Bundespräsident(in) et Vize-Bundespräsident(in) en allemand), (presidente et vice presidente en italien), president et vice president en romanche) sont élu(e)s par l’Assemblée fédérale, réunissant le Conseil national et le Conseil des États pour une période d’un an.
Le président de la Confédération et le vice-président du Conseil fédéral sont élus l’un après l’autre. Ces mandats ne sont pas renouvelables pour l’année suivante.
Depuis 1890, l’élection du Président de la Confédération se fait traditionnellement par rotation (tournus) sur la base de l’ancienneté des membres du Conseil fédéral (principe de l’ancienneté de la fonction).
Le membre le plus ancien du Conseil fédéral est élu vice-président(e) de la Confédération pour un an puis l’année suivante président(e) de la Confédération, selon le principe de la rotation (das Rotationsprinzip). Il n’y a donc pas de campagne électorale.
Le, la président(e) de la Confédération conduit le gouvernement, mais uniquement en tant que primus/prima inter pares (littéralement « premier parmi les pairs »). Il/elle n’a donc pas d’autorité sur ses collègues et ne peut être considéré(e) comme un chef d’État puisque l’ensemble du collège des conseillers fédéraux exerce les prérogatives attachées à cette fonction. Il/elle n’a pas de rôle de Premier ministre.
Le rôle principal du président de la Confédération est de coordonner et de préparer les séances du gouvernement, de gérer la coopération et la coordination entre et avec les sept départements et les deux chambres du parlement, soit le Conseil national et le Conseil des États.
Il dirige les séances du Conseil fédéral et arbitre au besoin la discussion. Le président de la Confédération est également ministre de l’un des sept départements. Il soigne aussi tout particulièrement les relations avec les cantons.
De plus, le président de la Confédération représente le gouvernement et le pays aux niveaux national et international. Il analyse en permanence la situation politique et fixe les objectifs. Les tâches de représentation du président de la Confédération sont déterminées en premier lieu par les circonstances et les exigences de la politique intérieure et de la politique extérieure, ainsi que par les usages protocolaires.
Influence
Le président de la Confédération peut néanmoins exercer une certaine influence sur le gouvernement et sa politique et montrer son inclination pour certains sujets ou mettre en avant certains dossiers politiques du gouvernement. Cela dépend de son charisme, de sa personnalité et de ses intérêts.
Dans ses contacts avec l’étranger et par exemple dans son rôle de médiateur dans les conflits, discussions ou crises (inter)nationales, le Président de la Confédération peut aussi faire ses preuves et prendre position, comme l’a montré le passé récent.
Conclusion
L’absence d’un Premier ministre ou même d’un Chef d’État pendant quatre, huit ou parfois même seize ans donne à la politique suisse une dynamique permanente et n’entraîne pas de rigidité, de formation de clientélisme (parlementaire) et de système de patronage. Un inconvénient pourrait être l’absence d’une institution de prestige international, de stature présidentielle et de tradition.
(Source: A. Vatter, der Bundesrat, Bâle, 2020).
Saint-Moritz et sa culture
Les sources minérales de Saint-Moritz (San Murezzan en romanche), localité située dans le canton des Grisons, sont connues depuis des siècles. Les Romains, et avant eux les tribus rhétiques et leurs prédécesseurs, connurent déjà les effets curatifs de ces sources.
L’église Saint-Maurice à Saint-Moritz fut un lieu de pèlerinage bien connu au Moyen Âge. Plus tard, l’église des sources de Saint-Maurice compta parmi les lieux de pèlerinage les plus connus d’Europe. Ainsi, en 1519, le pape Léon X (1475-1521) promit l’absolution totale à quiconque s’y rendait en pèlerinage.

Samedan, une fresque de Paracelsus
Des médecins de renom, tels que Paracelse (1494-1541), louèrent les vertus miraculeuses de l’eau thermale. Saint-Moritz, comme toute la Haute-Engadine (Oberengadin), appartint alors à la Ligue de la Maison-Dieu (Gotteshausbund). Le village adopta la Réforme en 1577.
Saint-Moritz compta 183 habitants en 1803, date de création du canton des Grisons, et 400 habitants en 1870. Puis, les choses évoluèrent rapidement. Aujourd’hui, le nombre d’habitants est de 5’000, soit environ 3’200 Suisses et 1’800 étrangers, sans compter les habitants ayant la double nationalité, voire la plurinationalité.
1856 marqua le début de la riche histoire des grands hôtels de Saint-Moritz, lorsque Johannes Badrutt (1819-1889) transforma une pension familiale, la pension Faller, en un hôtel 5 étoiles, l’emblématique hôtel Kulm, qui existe aujourd’hui encore. Fait notable, c’est dans la salle du grand restaurant de l’hôtel, en 1878, qu’est apparue pour la première fois l’électricité en Suisse.

Grand Hôtel des Bains Kempinski

Hôtel Kulm

Hôtel Victoria





Badrutt’s Palace





Suvretta House et le jeu de bridge, Festival International de Bridge 2023
Saint-Moritz abrite plusieurs galeries, de merveilleux musées comme le musée Segantini, le musée Engiadinais (Museum Engiadinais/Engadiner Museum), le musée Berry (Berry Museum), le Forum Paracelsus, le musée Mili Weber (Mili Weber Museum) et une bibliothèque avec une grande collection de littérature, de photos et de documents sur l’histoire et la culture de Saint-Moritz et de l’Engadine. Le canton des Grisons mise sur la diversité de la vie culturelle et sur un dialogue avec les traditions.

Le musée Segantini

Le musée Engiadinais




La tour penchée



Le village est ensuite devenu un lieu réputé pour les sports d’été et d’hiver, avec les Jeux olympiques d’hiver de 1928 et 1948.
(Source et plus d’informations: www.stmoritz.com)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Les 125 ans du St. Moritz Bobsleigh Club (SMBC). Voir aussi le Cresta Run Saint-Moritz-Celerina




Confiserie Hanselmann


La bibliothèque

Fontaine Bylandt. En mémoire du comte Jules de Bylandt (1863-1907), mort le 18 février 1907 sur le Cresta Run
Ilanz, Trun et la Ligue grise
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Le village olympique Saint-Moritz
Disponible en allemand, anglais et néerlandais
Les municipalités
Définition
Chaque canton est divisé en communes. La superficie d’un canton est la somme de ces communes, tout comme la Suisse est la somme des vingt-six cantons.
Chaque canton a également des districts. Contrairement aux communes, les districts ne sont pas issus de la Constitution fédérale, mais seulement des constitutions des cantons.
Les municipalités occupent une place modeste dans la Constitution. L’art. 50 CF ne reconnaît que l’existence des communes.
Les cantons ont une autonomie complète dans la création des municipalités, art. 50 (1). La Confédération tient compte de l’autonomie des municipalités dans la législation, art. 50 (2) CF. Et elle prend en compte la situation particulière des villes et des régions de montagne, art. 50 (3).
Les types de communes
Il y a des communes politiques ou communes d’habitants (politische Gemeinden ou Einwohnergemeinden), des communes bourgeoises ( Bürgergemeinden ou Gemeinden), des corporations (öffentlich-rechtliche Körperschaften), des communes spéciales (Spezialgemeinden) et environ 2600 communes ecclésiastiques (Kirchgemeinden) de diverses confessions.
Organisation et tâches
L’organisation des municipalités varie d’un canton à l’autre. En Suisse, il y a encore environ 2 200 municipalités.
La plus grande d’entre elles, Zurich, compte environ 400 000 habitants, la plus petite est Corripo (canton du Tessin) avec une vingtaine d’habitants. Scuol (canton des Grisons) est la plus grande commune, Rivaz (Vaud) la plus petite commune.
Le principe selon lequel les municipalités accomplissent les tâches que les cantons n’accomplissent pas est le principe de subsidiarité (les trois niveaux de la Constitution fédérale : confédération, cantons et municipalités (art. 3 et art. 50 de la Constitution fédérale).
Dans leurs constitutions, les cantons définissent la personnalité juridique, l’administration, le gouvernement, les institutions démocratiques et le système électoral. Les municipalités sont créées par les cantons.
Elles bénéficient de l’autonomie que chaque canton leur accorde et sont soumises au droit cantonal.
Il existe des tribunaux cantonaux pour les litiges entre municipalités et cantons. L’instance suprême de recours est le Tribunal fédéral à Lausanne.
Les autorités locales peuvent parfois renvoyer des affaires directement au Tribunal fédéral. Les tribunaux cantonaux ont deux instances pour trancher les litiges entre les citoyens et les municipalités.
Le pouvoir législatif
Les principaux piliers démocratiques de chaque municipalité sont la démocratie (directe) et les parlements élus par les citoyens (le plus petit nombre de communes) ou l’assemblée des citoyens. Les parlements ou assemblées sont le pouvoir législatif et l’organe suprême de la municipalité.
Chaque constitution cantonale est basée sur le principe de subsidiarité et sur la démocratie directe. En plus de la démocratie directe (différents types de référendum), les citoyens ont également le droit d’initiative.
La grande majorité des municipalités n’a pas de parlement, mais une assemblée de citoyens. Le nom varie d’un canton à l’autre. Elle se réunit plusieurs fois par an ou à la demande des citoyens. Un ordre du jour est soumis au vote lors de ces réunions. Les décisions sont prises à la majorité des voix.
Dans les grandes municipalités, tous les citoyens ne peuvent pas se réunir de cette manière, mais il existe un système représentatif. Chacun a le droit de venir voter, mais dans la pratique, il ne s’agit que d’un petit nombre de citoyens actifs, comme dans toute association, fondation ou organisation politique.
En plus, la législation locale exige généralement que les décisions essentielles soient prises dans les urnes. Ainsi, de par la démocratie directe, les citoyens scrutent avec intérêt les sujets qui leur sont soumis par les autorités.
Les grandes villes et municipalités ont presque toutes un parlement ou un conseil local directement élu. A Neuchâtel et Genève, c’est une obligation pour toutes les municipalités, dans le canton de Vaud à partir de 1 000 habitants et au Tessin à partir de 5 000 habitants. Les plus grandes municipalités suisses sans parlement sont Soleure et Rapperswil-Jona (canton de St-Gall).
L’exécutif
Le nombre de membres de ces conseils varie fortement. Le gouvernement de la ville, l’exécutif et le/la président(e) sont élus directement par les citoyens, selon le même principe que dans les cantons. Les noms varient d’un canton à l’autre.
Les petites municipalités délèguent souvent les tâches à un citoyen élu (maire, conseil municipal, conseil communal, conseil de ville, syndic, sindaco).
Le système de milice est également le principe pour les politiciens au niveau communal. Seules certaines fonctions, par exemple celles de maire, sont rémunérées.
(Source: A. Auer, G. Malinverni, M. Hottelier, Droit constitutionnel suisse, Volume I, L’État, Berne 2013).
