L’éléfant de l’ombre en romanche

Soit une masse bleue énorme, de dos, de face, de profil, couchée, assise, avec juste ce qu’il faut d’ombres grises et d’orteils au bout des pattes pour dessiner les rondeurs d’un éléphant. c’est lui, l’éléphant de l’ombre, lui et son chagrin immense ! Comment le sortir de cette peine incompréhensible ?

Les animaux de la jungle tentent de l’extraire de cette situation en « racontant une histoire rigolote »… C’est le singe qui essaie le premier. Exit le singe, arrivent les sœurs autruches en troupe ordonnée. Les sœurs autruches, la mine basse, s’en retournent et laissent la place au crocodile, grand commis avec son allure de maître d’hôtel qui, après la rigolade, tente la gourmandise.  Un instant, on croit que l’éléphant va se laisser tenter mais, le plat renversé, le crocodile repart et l’éléphant nous présente son dos. On le sent pesant, désolé, inconsolé.

C’est alors qu’arrive une petite souris. Dans un tête-à-tête d’abord muet s’installe un dialogue. L’album, silencieux jusqu’ici, laisse toute la place à la tristesse de la souris. Miracle, l’éléphant est touché par son histoire, on perçoit son intérêt : il s’est redressé, il regarde la petite et le jeu entre les tailles, la symétrie des personnages, font naître l’émotion.

Lorsqu’ils partent ensemble dans la confiance de l’amitié, le comique des situations précédentes fond devant la présence forte et fragile du lien noué. Un bel album sur l’amitié, graphiquement fort dans le jeu des couleurs et des formes, une composition magistrale des images et une histoire qui entraîne une réflexion sur les liens interpersonnels et les inclinations du cœur.

(Nadine Robert (Texte), Valerio Vidali (Illustrations), l’éléfant de l’ombre, Lausanne 2020)

Une uniun rumantscha à Bâle

La Confédération suisse soutient les cantons des Grisons et du Tessin dans la préservation et la promotion des langues et des cultures romanches et italiennes.

Environ 40 % des quelque 60’000 romanchophones vivent en dehors de leur région linguistique, à savoir le canton des Grisons. Ainsi, la préservation et la transmission de la langue et de la culture aux générations futures constituent un grand défi pour les Romanches qui vivent en « diaspora ».

L’Office fédéral de la culture (OFC) fait, également en dehors de l’aire linguistique romanche,  une priorité de la promotion de la langue et de la culture romanches. En collaboration avec la Lia Rumantscha, l’OFC soutient à ce titre des projets qui privilégient l’apprentissage et le renforcement du romanche hors du canton des Grisons.

Dès lors, la création d’associations et d’organisations romanches à l’extérieur des Grisons constitue un projet réussi. Aujourd’hui, de telles uniuns/cumünanzas existent à Winterthur, Zurich, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures, Berne et Lucerne. Leur objectif est d’être présentes dans toutes les grandes villes de Suisse et, partant, de contribuer au maintien de la quatrième langue nationale.

Le 18 mars 2023, une nouvelle uniun/cumünanza Rumantscha sera fondée à Bâle. Et qui sait, cette initiative pourrait peut-être bientôt faire des émules en Suisse romande et au Tessin !

(Source et informations complémentaires : Lia Rumantscha et www.bak.admin.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La Suisse multilingue

« Les langues ne sont pas neutres. Elles incarnent des cultures, elles imprègnent les mentalités, elles engendrent des affinités, elles aiguisent des susceptibilités, elles expriment des sensibilités, elles traduisent des manières de raisonner, de penser, de vivre et elles influencent et déterminent même la conception que les citoyens ont du rôle de l’Etat par rapport aux individus et à la société » (José Ribeaud, La Suisse plurilingue se déglingue. Plaidoyer pour les quatre langues nationales suisses, Neuchâtel, 2002).

Les Quatre Langues

La Suisse est le seul pays d’Europe qui a quatre langues nationales : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. L’allemand, le français et l’italien sont les langues officielles de la Confédération suisse et de ce fait les lois et les documents doivent être disponibles dans ces trois langues.

Dans ses rapports spécifiques avec les Rhéto-Romanches – dans ce cas uniquement – l’État considère également le Romanche comme une langue officielle.

Dans le labyrinthe européen des langues et des cultures, la Suisse occupe une position unique avec sa petite superficie (41 000 kilomètres carrés).

Il y a plus de 5 millions de germanophones en Suisse alémanique avec leurs nombreux dialectes –uniquement parlés – regroupés sous le terme générique de Schwyzertütsch – la langue écrite étant le Hochdeutsch, presque 2 millions de francophones en Suisse romande et dans les cantons bilingues de Berne, de Fribourg et du Valais, presque 400 000 italophones au Tessin et dans les Grisons et plus de 60 000 romanches dans cinq régions des Grisons. A cela s’ajoutent de nombreuses autres langues parlées par les étrangers vivant en Suisse.

 En Suisse, trois langues – l’allemand, le français et l’italien – ont été reconnues comme langues officielles dans la Constitution fédérale de 1848. Le romanche a été ajouté à cette liste en 1938 : il est partiellement officiel. L’allemand, le français, l’italien et le romanche sont les quatre langues nationales parlées sur le territoire.

Le rôle des Langues au niveau fédéral

Jusqu’au plus haut niveau fédéral et dans l’élection des membres du gouvernement, les langues jouent un rôle dans les nominations, les débats et les apparitions publiques.

En général, les fonctionnaires au niveau fédéral maîtrisent au moins deux des trois langues officielles (allemand, français, italien). Les délibérations du Conseil national (Nationalrat) font l’objet d’une traduction simultanée dans les trois langues officielles. Les députés au Conseil des États – il représente les cantons suisses – s’expriment depuis leur place. Contrairement au Conseil national, il n’y a pas de traduction simultanée.

Les documents sont distribués en allemand et français, mais les rapports oraux des commissions s’effectuent le plus souvent en une seule langue. Les textes officiels de la Confédération, notamment les lois, les ordonnances, les messages, les rapports et les communiqués de presse, doivent toujours être publiés simultanément dans les trois langues officielles.

Pour les cantons plurilingues, il n’y a pas de garantie constitutionnelle que chacune des langues puisse être représentée par un député au Parlement fédéral : ainsi, le canton de Berne, qui est bilingue, est représenté exclusivement par des membres germanophones au Parlement fédéral, par exemple.

En revanche, l’égalité des langues exige que tous les actes du Parlement soient publiés dans les trois langues officielles et cette publication trilingue doit avoir lieu simultanément. Les textes d’une importance particulière ainsi que la documentation sur les votations et les élections fédérales sont également publiés en romanche.

Aujourd’hui, il y a lieu de constater qu’en général les jeunes citoyens suisses ont de la peine à maîtriser une seconde langue nationale.

L’anglais

L’anglais devient parfois la langue commune. Les échanges d’étudiants, d’apprentis se font principalement entre la Suisse alémanique et la Suisse romande et peu avec le Tessin.

Dans les divers cantons, les discussions relatives à l’enseignement des langues sont nourries.  L’anglais est-il plus important que le français dans les cantons germanophones et l’allemand dans les cantons francophones ?

La question de l’italien est plus rarement abordée. Cela vaut aussi, par exemple, pour les régions des Grisons où le romanche est la langue principale : l’allemand est toujours obligatoire comme deuxième langue.

Deux langues étrangères au moins sont enseignées en Suisse au cours des premières années de scolarité. Alors ?

Conclusion

On arrive à la conclusion que, même dans une Suisse traditionnellement multilingue, la coexistence et l’intégration harmonieuses ne vont pas de soi. Les structures constitutionnelles, éducatives, locales et la question de la mentalité doivent toujours faire l’objet d’une attention soutenue.

Mais efforts et attention en valent la peine. Ils font de la Suisse l’un des pays les plus diversifiés et les plus intéressants d’Europe. Et malgré sa (multi)diversité culturelle, linguistique, religieuse et politique, il est aussi le pays le plus prospère et le plus démocratique du continent européen.

Sur les traces de Suchard à Neuchâtel

Durant 164 ans, les senteurs cacaotées ont embaumé le vallon de Serrières (commune de  Neuchâtel). Le guide est une invitation à (re)découvrir l’histoire de la célèbre chocolaterie neuchâteloise et de partir explorer le vallon de Serrières à Neuchâtel.

Ce sont la couleur violette et la vache Milka que l’oeil associe à une tablette de chocolat au lait, les publicitaires du début du XXe siècle ayant réussi à fixer ladite marque au-delà de toute espérance.

De la petite entreprise familiale à la multinationale, l’existence de la chocolaterie est ponctuée de hauts et de bas, de stratégies visionnaires et d’occasions manquées, mais elle constitut un pan d’histoire industrielle de première importance qui a fait la renommée de Neuchâtel à l’échelle planétaire, au même titre que l’horlogerie.

Boudry. Geboortehuis Suchard

Dès 1989, on ne fabrique plus de chocolat à Serrières et en 1996, Suchard quitte définitivement le site.Il reste aujourd’hui de Suchard un nom, une marque, des produits, de riches archives, et un site industriel d’importance.

(Claire Piquet, Un parfum de chocolat, sur les traces de Suchard à Neuchâtel, Neuchâtel, 2022)

Association Danse Neuchâtel 2023

L’ADN (Association Danse Neuchâtel) a été créée en 1996. Elle accueille aussi en 2023 des spectacles enthousiastes et sincères qui n’ont pas peur de tout requestionner, qu’il s’agisse de l’amitié, des ressources du corps, du destin féminin, de la quête du sacré, ou encore de retrouver le goût du faire ensemble afin de réinventer nos vieilles sociétés.

Cette année est aussi jalonnée d’événements sur tout le territoire  (ateliers, rencontres, conférences). 2023, c’est aussi une année de coopération avec le secteur éducatif régional, amenant à (re)découvrir la danse et le sens du corps à l’école.

(Source et plus d’informations: Association Danse Neuchâtel)

La disputatio de Zurich, la Réformation suisse et la soupe au lait de Kappel

La Réforme – aussi appelée la Réforme protestante – bouleversa la Suisse du XVIème siècle. Contrairement à l’Allemagne où les comtes et princes régnants déterminaient la religion et la politique ecclésiastique (Cuius regio, eius religio – Tel prince, telle religion), c’étaient des structures prédémocratiques qui amorçaient le mouvement réformiste en terre helvétique, entre autres, à St. Gall, Bâde, Neuchâtel, Genève, Coire, Berne, Zurich et Bâle.

Anton von Werner (1843–1915). Maarten Luther à la Diète impériale (Reichstag) de Worms. Photo: Wikipedia

Au début de l’année 1519, Ulrich Zwingli (1484-1531) fut nommé prêtre séculier au Grossmünster (littéralement en français : grande abbaye) de Zurich. Il critiqua toujours plus fervemment les abus religieux. Il commença à mettre en place une réforme de l’Église qui conduisit à la fondation de l’Église réformée.

La diète impériale de 1530 à Augsburg. Collection: Dreiländer Museum Lörrach

A l’instigation de Zwingli notamment, les disputes se déroulent souvent à une échelle urbaine avec la collaboration des autorités civiles. Leur but est de convaincre les adversaires de la nécessité de réformer l’Église. Les deux disputes de Zurich (29 janvier et 26 octobre 1523) sont fameuses.

Zurich, Grossmünster, Huldrych Zwingli

Zwingli prêcha contre la vénération des images, des reliques et des saints, et s’engagea en plus contre le célibat et l’eucharistie. Il tenta de répandre sa réforme dans toute la Suisse et en tant que politicien, il rêvait d’une Confédération renforcée par la foi réformée. Une victoire importante d’Ulrich Zwingli fut l’introduction de la nouvelle foi dans sa ville natale de Zurich.

La Disputatio de Bade en 1526. à gauche le théologe catholique Johannes Eck, à droite le réformateur Johannes Oekolampad. Collection: Zentralbibliothek Zürich

Les homélies, les écrits ainsi que l’influence d’Ulrich Zwingli eurent comme conséquence que le Conseil de la ville de Zurich, suite à la pression de la population de la ville et de la campagne, demanda l’extraction des statues de saints et d’autres trésors hors des églises.

Albert Kaufmann, aquarelle et crayon, 1843, Die Kappeler Milchsuppe (La soupe au lait de Kappel). Collection : Dreiländer Museum Lörrach. En 1529, une guerre éclate à Kappel am Albis (canton de Zurich) entre réformés et catholiques. Lors des négociations de paix, les belligérants se rencontrèrent autour d’une soupe au lait. Le traité de paix de 1532 stipule que chaque localité pourra décider elle-même de sa confession. L’événement « Kappeler Milchsuppe » reste un symbole de l’identité suisse et de la gestion des crises.

La Réforme suspendit les règles du carême ainsi que la messe catholique. Elle aboutit à de profonds changements dans la vie quotidienne et administrative zurichoise et se propagea dans plusieurs autres cantons de la Confédération.

Martin Luther (1483-1546), alors moine catholique, fit afficher 95 thèses sur l’église de la Toussaint à Wittenberg (Allemagne).

Les idées de la foi réformée furent répandues dans le Saint-Empire romain germanique et en Suisse, notamment en 1522 par Ulrich Zwingli, curé à Zurich, et plus tard par Jean Calvin (1509-1564) à Paris, Strasbourg et Genève et par Guillaume Farel (1489-1565) à Neuchâtel.

Guillaume Farel (1489-1565), le réformateur de Neuchâtel

La Réforme toucha alors la majeure partie de l’ Europe du Nord-Ouest, Les relations entre Martin Luther et Ulrich Zwingli, le père de la Réforme, furent marquées par un violent conflit.

Ulrich Zwingli voyait en Martin Luther « l’Hercule qui a tué le fauve romain ».  A l’inverse, Martin Luther décrivait Ulrich Zwingli comme « le géant de Zurich », terme empreint d’ironie.

(Source et plus d’informations : Dictionnaire Historique de la Suisse, Disputes de religion, I. Backus, 23.01.2006; Grossmünster Zürich

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice

Die Täuferbibel, exemplar von Heinrich Bullinger

La collection d’écrits du Grossmünster possède, outre de nombreux imprimés bibliques, une collection d’écrits de la Réforme zurichoise. Cette collection de bibles et d’écrits de l’époque de la Réforme est présentée dans l’exposition permanente Getruckt zů Zürich.

Le 24 février 2022

Les Églises suisses ont organisé sous l’égide de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (La Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse, CTEC) une prière œcuménique le 24 février 2023, un an jour pour jour après l’invasion russe en Ukraine.

Étaient conviées, en plus de Martin Candinas, président du Conseil national, des représentantes et représentants des communautés ukrainiennes en Suisse.

Rosa Grädel, pasteure de la paroisse de la collégiale de Berne (Berner Münster) souhaita la bienvenue aux plus de 500 participantes et participants qui trouvèrent le chemin de cette célébration. L’abbé Pierre-Yves Maillard, président de la CTEC Suisse rappelle que les organisateurs avaient souhaité que ce moment de recueillement, une année jour pour jour après le début de la guerre en Ukraine, soit le plus largement ouvert à toute personne animée par un désir de paix.

Martin Candinas, président du Conseil national

Martin Candinas qui préside cette année le Conseil national, a adressé aussi quelques mots à l’assemblée :

« Notre [de la Suisse] histoire est une histoire de paix et de prospérité. Je ne le dis pas avec fierté, mais avec une infinie gratitude et une grande humilité. C’est avec la même humilité que je m’adresse aujourd’hui, au nom de l’Assemblée fédérale, à toutes les personnes qui souffrent des conséquences de la guerre, aux familles qui pleurent la perte de proches, à celles et ceux qui passent des nuits blanches dans l’inquiétude et la peur, qui sont marqués par la violence.

Nous partageons votre douleur. Nous qui sommes depuis si longtemps épargnés par les guerres, nous ne pouvons qu’imaginer l’ampleur de votre souffrance. C’est pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui ici, dans la Collégiale de Berne. Nous voulons réaffirmer notre solidarité et vous dire que vous n’êtes pas seuls ! »

La manisfestation était un regard vers l’avenir avec une vision réaliste (sans espoirs et intitiatives pacifistes naïves) du présent. Le « Dona nobis pacem », l’allumage des bougies et le rameau d’olivier étaient des expressions de cet avenir.

(Source et plus d’informations: La Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse)

Les monuments de Serrières

Presque toutes les localités de Suisse possèdent un ou plusieurs monuments culturels et historiques qui sont – presque – toujours entourés d’une nature magnifique. Il faut parfois les chercher un peu, par exemple lorsqu’une ancienne colonie gallo-romaine a été intégrée à une agglomération urbaine.

Le nom de lieu Serrières – aujourd’hui un quartier de la ville de Neuchâtel – vient du latin serra (la scie) désignant au Haut Moyen Âge, voire dès l’Antiquité, l’endroit où se trouvaient de nombreuses scieries.

Les ressources piscicoles offertes par le lac, les facilités de transport attribuables au réseau des trois lacs jurassiens et de l’Aar expliquent la présence d’une villa romaine. La villa romaine de Serrières fut découverte en 1908 dans le cadre de la construction des maisons de la Cité Suchard.

Un bâtiment abritant des thermes fut bâti, alors que les autres constructions romaines étaient situées sur le coteau. L’agencement des bains était en grande partie commandé par la circulation de l’eau, mais surtout de l’air chaud et des fumées produites au niveau du ou des foyers (praefurnium/a) et qui circulaient dans les hypocaustes (chauffage par le sol) en se refroidissant progressivement avant d’être évacués par des conduits muraux (tubili).

À l’époque mérovingienne (VIe – VIIe siècles), le site fut occupé par un édifice funéraire qui devint au Moyen Âge l’église Saint-Jean de Serrières. La découverte d’une nécropole de près de 200 tombes, restes d’un mausolée privé de la même époque, et le développement du lieu de culte jusqu’à nos jours indiquent l’existence d’une communauté pérenne, de laquelle semblent issus, ou dépendre, les établissements plus tardifs de Neuchâtel et Peseux.

L’église de Serrières est le plus ancien lieu de culte chrétien en activité de la ville de Neuchâtel. Après avoir été agrandie au IXe siècle, elle fut entièrement reconstruite au XIIe siècle en style roman.

L’ancienne commune de Corcelles et Cormondrèche, issue de la réunion, en 1888, des villages de Corcelles et de Cormondrèche, qui a rejoint la commune de Neuchâtel le 1er janvier 2021, ainsi qu’Auvernier et Colombier, a existé avant Neuchâtel ! Auvernier et Colombier ont juste une histoire gallo-romaine à raconter !

Les thermes ou les maisons de bains se trouvaient alors au bord du lac de Neuchâtel dont le niveau a été abaissé de 3 mètres au XIXe siècle.

(Source et plus d’informations: www.neuchatelville.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.