La grandeur naturelle de Pontresina

Pontresina (canton des Grisons) n’a peut-être pas le statut touristique et olympique de Saint-Moritz, mais le village se trouve au pied du glacier de Morteratsch, le plus grand glacier de la chaîne de la Bernina, et de la plus haute montagne du canton, le piz Bernina, qui culmine à 4 049 mètres d’altitude.

Départ du sentier glaciaire (Gletscherpfad) qui va de l’illustre hôtel-restaurant Morteratsch vers le glacier.

La Alp-Schaukäserei Morteratsch

D’ailleurs, la grandeur de la région de Pontresina ne se limite pas à ces phénomènes naturels. Romantique, ensoleillé et à l’abri du vent, le village de Pontresina, qui se trouve à 1805 mètres d’altitude, a également, outre ses maisons traditionnelles de l’Engadine, ses élégants grands hôtels qui datent de la Belle Époque, période comprise entre 1895 environ et 1914, qui vit triompher la bourgeoisie, son genre de vie, sa culture.

 Palace Hotel, aujourd’hui Hotel Walther

Grand-Hotel Walther

D’ailleurs, le paysage féerique – en toutes saisons – est l’habitat d’environ 1’800 bouquetins, la plus grande population du canton. Dès que l’herbe commence à repousser dans la vallée, les bouquetins mettent le cap sur Pontresina : on peut alors les observer en train de brouter, de lézarder au soleil et de jouer des cornes, juste en amont du village. Avec son nouveau « paradis des bouquetins », Pontresina rend un hommage bien mérité au roi des Alpes.

Et dire qu’il y a un siècle, le bouquetin était menacé d’extinction. Toutefois, avec l’aide de l’homme, la nature a relativement vite repris ses droits dans cette région aussi.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

 La Cascada da Bernina

Le glacier de Morteratsch du piz Bernina (4049 mètres), la plus haute montagne des Grisons et des Alpes orientales

 

La région de Pontresina abrite la plus grande population de bouquetins du canton

Le référendum

La Constitution prévoit trois types de référendums au niveau fédéral (les cantons et les communes ont également des référendums).

Référendum obligatoire

Un référendum obligatoire (das obligatorische Referendum) est obligatoire si la Constitution le prévoit, par exemple en cas d’adhésion à des organisations internationales ou à l’Union européenne.

Référendum facultatif

Pour lancer un référendum facultatif (das fakultative Referendum) à l’encontre d’une loi ou d’une décision, les citoyens doivent recueillir au moins 50 000 signatures.

La majorité absolue des voix est valable. Ce référendum a souvent lieu et, tous les trois mois, les citoyens peuvent exprimer leur point de vue sur diverses questions nationales, des cloches ou des cornes de vache aux taxes.

Un référendum peut aussi être demandé par huit cantons ensemble.

Initiative populaire

Une initiative populaire (die Volksinitiatieve) est un référendum visant à exiger ou à rejeter des amendements constitutionnels. Au moins 100 000 citoyens doivent soutenir une initiative populaire par écrit.

Les citoyens suisses peuvent voter tous les trois mois sur des questions fédérales. Tous les sujets ne fascinent pas autant et ne mobilisent pas autant d’électeurs. Il est particulièrement important de savoir que les politiciens ne peuvent pas violer leur devoir ou même agir malicieusement.

La constitution adoptera le texte de cette initiative lorsqu’une majorité sera favorable. Le gouvernement peut également lancer une contre-initiative pour donner une alternative aux citoyens. La Constitution suisse est la seule Constitution qui contient les préoccupations quotidiennes des citoyens. Cela vaut la peine de lire cette Constitution en détail.

Foncionnement

Le système a aussi ses inconvénients, comme tout autre système. Il ralentit les procédures et les décisions et constitue un moyen efficace de prévenir le changement.

C’est un double oui : une majorité absolue dans le pays et une majorité de voix par canton pour l’initiative populaire et le référendum obligatoire. En d’autres termes, il peut y avoir une majorité au niveau national, mais en comptant les votes par canton, une majorité des cantons peut être contre. Cela se produit régulièrement. Les cantons ruraux peu peuplés ont exactement le même poids de vote que les cantons urbains densément peuplés. Aujourd’hui, on parle également d’un « fossé » (Graben) urbain et rural. Une majorité absolue dans le pays suffit pour le référendum facultatif.

Conclusion

D’autre part, il est la base de décisions et d’un consensus large et réfléchi et protège le pays de la tromperie (opportunisme) et constitue surtout un obstacle à l’émergence d’oligarchies politiques, bureaucratiques et journalistiques et à leurs réseaux de clientèle.

Dans ce système, le milieu politique est toujours obligé de considérer toutes les organisations et tous les citoyens sur tous les sujets possibles.

La présence permanente des citoyens à tous les niveaux (communal, cantonal et fédéral) dans toutes les décisions politiques n’est pas seulement l’un des piliers de la démocratie suisse, de l’état de droit, de la cohésion (sociale) et de la prospérité, elle témoigne également d’une société moderne, mature, ouverte et sûre d’elle, dans laquelle le gouvernement est présent pour les citoyens et non le contraire.

Le référendum suisse n’est pas démodé. Au contraire, elle est moderne et a de l’avenir. Il est évident que la démocratie directe exige des médias de qualité, indépendants et fonctionnant bien, ainsi que des citoyens engagés. C’est (encore) le cas en Suisse.

(Source: A. Vatter, Das Parlament in der Schweiz, Basel, 2018).

Écrire, pouvoir écrire

La Fondation Jan Michalski s à Montricher (canton du Vaud) vous invite au vernissage de l’exposition Colette | Écrire, pouvoir écrire qui retrace le cheminement constellé de mille éclosions d’une auteure qui fit de l’écriture le lieu et l’instrument de son émancipation, une façon d’explorer les possibles.

Deux visites commentées par le commissaire d’exposition vous sont également proposées samedi 14 janvier. Puis la musique se joindra aux mots à l’occasion du spectacle poétique Baudelaire Jazz conçu par l’écrivain Patrick Chamoiseau et le saxophoniste Raphaël Imbert.

(Source et plus d’informations: Fondation Jan Michalski (fondation-janmichalski.com)

Le Conseil national

Le Conseil national est la représentation du peuple dans le système parlementaire. Il a les mêmes pouvoirs que le Conseil des États. Les deux cents sièges sont répartis selon le système proportionnel.

Sièges

Les vingt-six cantons sont les circonscriptions électorales. Le nombre de sièges est basé sur le nombre d’habitants.

Les plus petits cantons ont un siège (Appenzell Rhodes intérieures, Appenzell Rhodes extérieures, Uri, Glaris, Obwald, Nidwald), les plus grands trente-cinq (Zurich), vingt-quatre (Berne) et dix-neuf (Vaud). Les autres cantons ont entre deux (Jura) et seize (Argovie) sièges.

Les citoyens élisent les partis politiques, qui forment ensuite des alliances au sein du parlement.

Les relations avec le Conseil fédéral ont déjà été brièvement décrites dans un article précédent.

Instruments

Cet article traite notamment des instruments dont dispose le Conseil national (et donc le Conseil des États).

Dans le processus législatif et de surveillance, le Conseil national dispose de plusieurs possibilités:

l’initiative parlementaire (le Parlement lui-même adopte une loi), la motion (le Conseil fédéral doit adopter une loi),

le postulat (le Conseil fédéral est chargé d’examiner si un texte de loi ou de résolution doit être soumis ou une mesure prise),

l’interpellation et la question (informations sur des documents ou des faits importants de politique intérieure ou étrangère, le cas échéant, développements et questions européennes).

Ces instruments sont utilisés fréquemment (initiative parlementaire, motion) ou plus rarement (question, postulat).

Cependant, ils jouent tous un rôle dans la communication, l’information et la fixation des priorités entre le Conseil national et le Conseil fédéral.

Un parti politique, par exemple, utilise davantage la question, l’autre la motion ou l’initiative parlementaire. Les prochaines élections et les questions d’actualité jouent également un rôle.

En plus, le Conseil national (et le Conseil des États) exerce un contrôle financier dans deux commissions et dans des cas spéciaux (graves) par la Commission d’enquête du Parlement (CEP).

Fonctionnement

Le Conseil national (et le Conseil des États) doit toujours rester en contact étroit et direct avec les cantons, les associations (sociales et économiques) et les citoyens qui, en tant que souverains, ont le dernier mot en vertu de la démocratie directe, toujours au premier plan.

Le Conseil national a une position très indépendante et forte vis-à-vis du gouvernement, car le gouvernement ne peut dissoudre le Conseil national.

L’élection annuelle d’un chef d’État/primus inter pares par le Conseil national et le Conseil des États au sein d’une Assemblée fédérale (les chambres réunies) permet également d’éviter l’opportunisme politique et la concentration du pouvoir.

En Suisse, il existe un débat parlementaire de qualité et, grâce à la démocratie directe, un débat public intensif.

La représentation du peuple et la démocratie sont à la hauteur de leur nom.

On ne peut pas en dire autant de tous les parlements de l’UE. Il est à espérer que la Suisse et ses citoyens apprécieront ce système démocratique unique et efficace.

Cette Assemblée a aussi ses défauts. Mais le système fonctionne, parfois (trop) lentement, mais de manière démocratique et à un niveau élevé.

Le village de Lessoc, sa fontaine et son lac

Le village de Lessoc (canton de Fribourg) dans le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut est constitué d’un dense réseau de maisons et fermes de la richesse de l’âge d’or du gruyère, avec une présence de décors du gothique tardif. Il a une remarquable fontaine couverte.

Le village s’appelait Lessoz en 1231, Les Soz en 1237 et Lessot vers 1352. Au Moyen Âge, la localité appartenait au comté de Gruyère. La présence d’une chapelle est attestée depuis 1365. L’actuelle église a été érigée en 1635. Elle se distingue par un plafond voûté de bois avec motifs peints.

La Sarine parcourt la verte vallée de l’Intyamon et voit plusieurs barrages la parcourir. À Lessoc par exemple, le barrage construit a vu apparaître le Lac de Lessoc, dont les flancs se parcourent facilement.

La force de l’eau de la Haute-Sarine Bati est utilisée sur deux paliers. Le premier palier est constitué de barrage de Rossinière et de centrale hydroélectrique de Montbouvon. Le second palier est à Lessoc et a été construit au même époque (1973). Le barrage de Lessoc est un type de construction complexe et rare en Suisse ne nécessitant un peu de matériaux.

Lessoc se situe aujourd’hui dans la commune de Haut-Intyamon. La commune fait partie du district de la Gruyère. La commune comprend aussi les villages d’Albeuve, Montbovon, les Sciernes d’Albeuve et Neirivue.

(Source:www.fribourgregion.ch; www.electrobroc.ch)

Rossinière, Lac de Vernex