Le canton de Neuchâtel est le berceau de la haute horlogerie en Suisse. A la fin du XVIIe siècle des paysans-horlogers produisirent déjà des montres pour des clients du monde entier. Ainsi en 1914, 55% de la production horlogère mondiale provenait de La Chaux-de-Fonds et du Locle.
Comment tout cela a-t-il commencé ? Durant les longs mois d’hiver, les paysans furent occupés à réparer leur matériel d’élevage ou à accomplir des activités artisanales.
Lorsque les premiers garde-temps apparurent, ces artisans les démontèrent, les réparèrent et se mirent à les fabriquer.
Au XVIIIème siècle, les paysan-horlogers furent d’ingénieux fabricants et les activités horlogères supplantèrent les autres activités industrielles et artisanales, excepté la dentellerie.
Au XIXème siècle, du fait de la petitesse du marché neuchâtelois, l’horlogerie dépendit essentiellement de l’exportation : ainsi, une partie des montres fut écoulée grâce aux canaux de distribution mis en place par les fabricants et les exportateurs. Dans les Montagnes neuchâteloises, l’horlogerie devint alors une véritable industrie.
Cette importante prospérité eut des conséquences sur le développement urbanistique des villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds : les logements et les ateliers se côtoyant dans les mêmes immeubles, on en vint à une spécialisation des bâtiments. Apparurent alors des fabriques qui ne cesseront d’évoluer et de s’agrandir jusqu’à aujourd’hui.
Hier, comme de nos jours, une bonne partie du travail d’un horloger est effectué à la main : les pièces sont petites, précieuses, les gestes réfléchis et minutieux.
Un bon éclairage « lumière du jour » est donc indispensable et grâce à l’évolution des techniques constructives, les baies et les fenêtres des ateliers et des fabriques vont, dès 1880, prendre de l’ampleur et, accolées les unes aux autres, seront plus hautes et plus larges.
Ces deux villes, bâties par et pour l’horlogerie, sont d’éminents exemples de symbiose entre l’industrie et l’urbanisme.
Ainsi, l’urbanisme horloger du Locle et de La Chaux-de-Fonds, basé sur ce principe, a été développé après les incendies dévastateurs de La Chaux-de-Fonds en 1794 et du Locle en 1833 et en 1844.
L’urbanisme horloger du Locle et de la Chaux-de-Fonds est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2009.
L’Espace de l’urbanisme horloger de La Chaux-de-Fonds (www.timExplorer.ch), espace multimédia, met en évidence l’impressionnant héritage industriel et le style urbain unique de la ville.
Vous pouvez vous familiariser avec l’univers de l’horlogerie auprès de : la Manufacture horlogère Corum, La Chaux-de-Fonds (visites), Le Carrousel Formation, La Chaux-de-Fonds (formations, workshops), l’atelier Les Apprentis du Temps, Le Locle (assembler sa propre montre), l’atelier LMEC, La Chaux-de-Fonds (monter une montre) et le Centre Horloger, Neuchâtel (assembler sa propre montre).
Le Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds et le Musée d’horlogerie du Locle offrent un aperçu historique et général sur l’horlogerie.
Le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel présente les automates Jaquet-Droz, petits prodiges datant du XVIIIème siècle, témoins du génie d’une famille d’horlogers.
Le Musée des Mascarons, Môtiers, le Musée paysan et artisanal, La Chaux-de-Fonds, Le Castel -Pendulerie neuchâteloise, Chez-le-Bart et les ateliers horlogerie, entre autres, à Fleurier, Auvernier, Colombier, Peseux, Valangin, Le Locle, La Chaux de Fonds, Neuchâtel sont aussi des lieux susceptibles de susciter l’intérêt.
(Source : Tourisme Neuchâtel, Au cœur du temps, Neuchâtel, 2017 ; www.timExplorer.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.