Bateaux à vapeur du Léman

L’Association des amis des bateaux à vapeur du Léman (ABVL) est une association  qui a pour but de rechercher des fonds pour la conservation et le maintien en service horaire des huit bateaux à vapeur de la Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman (CGN).

Les huit bateaux sont: Montreux, Vevey, Italie, la Suisse, Savoie, Simplon, Helvétie et Rhône, construits entre 1904 et 1927.

(Plus d’informations: www.abvl.ch).

Le Pays-d’Enhaut

Le Pays-d’Enhaut fut rattaché au Comté de Gruyère jusqu’en 1555. Après la faillite du comte Michel, dernier de la dynastie, Berne, qui introduisit la Réforme dans la région, l’administra jusqu’en 1803.

Puis, le Pays-d’Enhaut fut assigné au nouveau canton de Vaud en 1803, essentiellement pour des raisons linguistiques, suite à l’Acte de médiation (Mediationsakte).

Le paysage du Pays-d’Enhaut, accueillant, offre une grande diversité. Au fil des siècles il a été apprivoisé par une vie paysanne, développée en harmonie avec son terroir.

Les trois principales localités du Pays-d’Enhaut sont Rougemont, Château-d’Oex et Rossinière, véritables villages de montagnes qui ont réussi à garder leur identité propre tout en s’ouvrant au monde.

Plus modestes, Flendruz, Gérignoz, Le Pré, Les Moulins et La Tine sont devenus des villages prospères car situés au bord des cours d’eau qui permirent de faire tourner les moulins, remplacés au XVIIIème siècle par des scieries encore en activité.

Château-d’Oex doit son nom à un château avec une tour de garde des Comtes de Gruyère. Ces seigneurs d’Ogo, contrée d’Enhaut, laissèrent leur nom au lieu, Oex venant d’Ogo. Bien que le château ait disparu, le nom resta.

En visitant Château d’Oex, une halte au Temple historique s’impose. Datant du XVème siècle l’édifice trône majestueusement sur la colline à l’entrée du bourg où les comtes de Gruyère avaient édifié la tour de garde.

Au milieu du XXème siècle, de splendides vitraux sont venus orner les baies du temple, tandis qu’un orgue de concert y a été installé en 2006.

La région est connue pour ses magnifiques chalets aux façades ouvragées, le parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut d’importance nationale, le fromage d’alpage L’Etivaz AOC (appellation d’origine contrôlée) et AOP (appellation d’origine protégée), ses quatre églises qui symbolisent l’histoire de la région et l’Espace Ballon à Château d’Oex.

En effet, le village de Château d’Oex, capitale de la montgolfière, organise le Festival International de Ballons et met en lumière l’histoire des aérostiers à l’Espace Ballon, un endroit ludique situé au centre du village.

Le Musée du Vieux Pays-d’Enhaut, devenu au cours des ans l’un des principaux musées d’art populaire de Suisse, présente la culture, les coutumes et l’histoire de la région.

(Source et plus d’informations : www.chateau-doex.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

L’église de Saint-Vincent de Montreux

Montreux (canton de Vaud) est dérivé de monasterium, le mot latin pour un monastère. L’église de Saint-Vincent était le centre du village.

Le monastère montre où se trouvait l’ancien centre de Montreux jusqu’au 19ème siècle. Aujourd’hui, on passe devant ce beau monument en voiture. Le vieux centre vaut également la peine d’être visité.

La première phase de construction date du VIIIe-IXe siècle, sous l’empire carolingien puis le royaume burgonde (888-1032). Les contours romans sont encore visibles. L’intérieur a été adapté au style gothique aux XIVe et XVe siècles.

Après l’occupation du Pays de Vaud par Berne en 1536, l’église a été convertie à la foi protestante et s’appelle depuis lors Le Temple. Les vitraux modernes sont l’œuvre de l’artiste local Jean Prahin (1918-2008).

Montreux

Une promenade sur les quais du lac Léman à Montreux est une rencontre avec des hommes politiques, des journalistes, des artistes et des membres de la famille royale des XIXe et XXe siècles.

Freddie Mercury (1946-1991), Gustave Coubert (1819-1877), Fyodor Mikhailovich Dostoevsky (1821-1881), l’impératrice Sisi (1837-1898), Ignacy Paderewski (1860-1941), Henryk Sienkiewics (1846-1916), Charlie Chaplin (1889-1977), Carl Gustaf Emil von Mannerheim (1867-1951) ou, par exemple, Gustave Eiffel (1832-1923) ont vécu ou sont morts ici ou aimaient y venir régulièrement.

L’architecture, les salles de musique et les activités artistiques actuelles témoignent de la riche vie artistique et de la splendeur de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Le vieux centre sur la colline donne une impression de la vie avant l’arrivée du monde beau et artistique du milieu du XIXe siècle. Cela montre également que Montreux (et ses environs) a plus à offrir que des statues et de la musique (de jazz).

Le monde de Chaplin (Corsier-sur-Vevey), la villa « le Lac » de Le Corbusier, La Tour de Peilz et l’intéressant musée du jeu (musée suisse du jeu), Vevey et son Alimentarium, ses musées et sa vieille ville, le Château Chillon, les magnifiques parcs et jardins et bien sûr la proximité des Alpes sont tous à proximité immédiate.

(Source : www.montreux.ch).

Le jambon cuit dans l’asphalte

Dans le Val-de-Travers, le Café des Mines, à Travers (canton de Neuchâtel), propose une spécialité exclusive : le jambon cuit dans l’asphalte.

Historiquement, ce plat était préparé tous les 4 décembre aux Mines d’asphalte du Val-de-Travers, jour de la Sainte-Barbe, protectrice des géologues, des pompiers et des mineurs, qui partagèrent le repas.

Les mines d’asphalte du vallon furent exploitées dès le début du XVIIIe siècle. Déjà en 1711, le médecin grec Eirini d’Eyrinys (1630-1730), prospecteur de sous-sols, découvrit les premiers gisements d’asphalte dans le Val-de-Travers.

Il n’obtiendra sa concession qu’en 1717. Intéressé d’abord par les effets thérapeutiques de ce matériau, il relata les bases de ses usages modernes dans un écrit « Dissertation sur l’asphalte ou ciment naturel ».

La première mine fut exploitée à ciel ouvert jusqu’en 1812 uniquement dans le Combe-Vaubayon. Vers 1830 – la date exacte n’est pas définie – on aurait commencé à exploiter le gisement de la Presta, à Travers.

La mine devint en 1873, la propriété d’une compagnie anglaise, la Neuchâtel Asphalte Company Ltd. En 1960, la mine fut reprise par une autre société anglaise.

Les mines d’asphalte de la Presta, autrefois fleuron de l’industrie neuchâteloise, furent exploitées de manière artisanale, puis industrielle de 1712 à 1986.

Elles sont aujourd’hui ouvertes au public et constituent l’une des principales attractions touristiques de la région du Val-de-Travers.

Sous la conduite d’un guide, on pénètre dans un monde fascinant où l’on arpente un véritable labyrinthe de galeries : mineurs, chevaux, wagonnets et machines s’y côtoyèrent lors d’une épopée humaine et industrielle hors du commun.

(Source et plus d’informations: www.mines-asphalte.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

Discours final du film Le Dictateur

Le Dictateur (The Great Dictator) par Charlie Chaplin (1889-1977) et les valeurs reflétées dans le discours final, résonnent depuis toujours comme une source d’inspiration. Ce discours prend, aujourd’hui encore, tout son sens.

Au sein de l’exposition (Chaplin et le dictateur) au Chaplin’s World, en écho à la scène du discours, une borne interactive digitale invitera les visiteurs à transformer leur image en Charlot; des Charlots qui formeront des lettres, qui à leur tour formeront le discours final du film Le Dictateur.

Les citoyens du monde entier peuvent également y participer en se rendant sur le site www.letusallunite.world

Les vignobles du lac de Bienne

Environ 80 vignerons cultivent les coteaux du pied sud du Jura, le vignoble de l’île Saint-Pierre et les viticoles communes de Cerlier (Erlach), Tschugg, Champion (Gampelen) et Anet (Ins) dans le canton de Berne.

Un document papale daté de 866 prouve que des vignes existaient déjà il y a plus de 1000 ans dans la région biennoise.

Au Moyen Âge, les abbayes et les cloîtres se chargeaient des vignobles. Après la Réformation, les familles patriciennes bernoises reprirent le flambeau.

Les moins et les patriciens bernois appartiennent au passé, mais les petits villages viticoles Chavannes (Schafis), Gléresse (Ligerz), Cerniaux (Schernelz), Douanne (Twann), Kapf, Daucher (Wingreis), Alfermée et Vigneules (Vingelz) n’ont rien perdu de leur charme et leurs traditions.

Dans cette région viticole, les zones urbanisées et les régions rurales s’entrelacent, les cultures, les langues et les styles de la Suisse romande et la Suisse alémanique se rencontrent et la surface tranquille du lac cède la pas aux flancs escarpés du pied sud du Jura.

(Source et plus d’informations: www.bielerseewein.ch).

Le château de Peseux

Il semble que le village de Peseux (canton de Neuchâtel) existait déjà à la fin du XIIe siècle car dans une bulle – document scellé par lequel le pape pose un acte juridique important – du pape Célestin III (1106-1198) de 1195, Pusoz (Peseux) figurait parmi les biens de l’église. Depuis le XIVe siècle sa prospérité n’a cessé de croître.

Ce furent tout d’abord diverses franchises accordées par les rois français. Les habitants obtinrent ainsi des droits importants et des terres en abondance, ce qui leur permit de planter des vergers et de la vigne.

Jean de Merveilleux (1489-1560), représentant du roi de France auprès des Suisses, fit construire le château de Peseux en 1513.

Dans la cour du château existe un puits datant de 1772 lequel, à l’époque, se trouvait à l’intersection de deux rues. En 1953, ce puits dut être transféré en raison des contraintes de la circulation.

La commune en profita pour procéder à sa restauration car ses moellons – pierre à bâtir – jaunes et bien taillés en font un monument apprécié des habitants de Peseux.

Le château de Peseux a été rénové durant les années 1980, ainsi qu’en 2004. Il abrite aujourd’hui des locaux administratifs de sociétés et une cave très bien conservée.

Sils-Maria et la maison Nietzsche

La maison Nietzsche (Nietzsche-Haus) à Sils-Maria (canton des Grisons), qui appartenait à l’époque à la famille Durisch, est aujourd’hui un musée créé à la mémoire de Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844-1900).

Le philosophe y séjourna durant les mois d’été 1881 et 1883-1888), après avoir quitté en 1879, en raison de problème de santé, la chaire de philologie classique qu’il occupa à l’université de Bâle.

Son oeuvre complète

C’est dans cette maison que sont nées ses œuvres les plus importantes car, plus qu’une source d’inspiration, le petit village de Sils-Maria représenta pour Friedrich Nietzsche un lieu d’évasion, loin de la trépidante vie académique de Bâle.

Le musée expose sa chambre à coucher, conservée dans son état austère original, et sa bibliothèque. Une salle offre la possibilité de découvrir la biographie et l’œuvre de Friedrich Nietzsche à l’aide de documents, photographies et objets et tout particulièrement des lettres manuscrites de l’époque où il séjourna à Sils-Maria.

Le musée possède également l’original du masque mortuaire du philosophe, le buste en marbre de Max Kruse datant de 1898, une remarquable collection d’autographes, compositions musicales, photographies, premières éditions et exemplaires dédicacés du philosophe, réunie par Albi et Maud Rosenthal-Levy.

L’exposition contient des photographies, des textes d’écrivains et d’amis provenant de divers pays.

Le musée organise annuellement des expositions temporaires d’art moderne et contemporain et le colloque Nietzsche.

La Maison Nietzsche est aussi un lieu d’accueil : on peut y loger, travailler ou y effectuer des recherches.

(Source: P.A. Bloch, Das Nietzsche-Haus in Sils-Maria, St. Moritz 2009).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

Et Sils-Maria

A l’arrière-plan le Grand-Hotel Waldhaus 

Le musée Andrea Robbi 

Chasté Crap da Sass au bord du Silsersee

SBB Bahnhof Basel

Duoanne

Un document de l’année 1136 mentionne « Duana » pour la première fois.

Au XIIIe siècle, les droits ecclésiastiques sont passés à la Johanniterhaus de Münchenbuchsee (près de Berne). La Johanniterhaus ou Buchseehaus se dresse encore aujourd’hui en face de l’église Saint-Martin.

Berne gagne de plus en plus d’influence et obtient en 1388 la haute juridiction et les droits d’utilisation du lac Nidauer (le Bielersee ou lac de Bienne), nommé d’après le comté de Nidau.

Twann est devenu une partie de Berne en 1487. L’église Saint-Martin est devenue protestante en 1528.

L’île Saint-Pierre a été intégrée à la municipalité de Duoanne en 1765, peu après l’expulsion de Jacques Rousseau de l’île par Berne.

La construction de la route Duoanne-La Neuveville et du chemin de fer (1859-1860) ont été des étapes importantes pour la poursuite du développement économique.

Le niveau du lac a baissé en moyenne de 2 mètres 20 en raison de la première correction des eaux du Jura (Juragewässerkorrektion 1868-1878) . Cet abaissement a permis de poursuivre les activités de construction.

La viticulture est le secteur le plus important depuis des siècles. Les nombreuses caves à vin dans les rues et les vignobles des environs en témoignent.