Le canton de Zoug

Le canton germanophone de Zoug (Zug) entra dans la Confédération en 1352, sous réserve des droits des Habsbourg.

1352-1500

En effet, cette année-là, bien qu’encore sous la domination des Habsbourg, la ville de Zoug conclut une alliance avec la Confédération.

Toutefois, après quelques semaines, les Confédérés durent rendre le territoire aux Habsbourg et ne récupérèrent finalement Zoug qu’en 1365.

Les comtes de Lenzbourg, Nellenbourg, Kybourg et, à partir du XIIIème siècle, la maison de Habsbourg furent les principales puissances politiques. A la fin du XIVème siècle, le pouvoir de l’aristocratie s’étiola.

En 1415, la ville de Zoug obtint l’immédiateté impériale et le statut de ville impériale libre (Reichsunmittelbarkeit) du Saint-Empire romain germanique.

Vers 1500, la dimension du territoire de Zoug correspondit à peu près à l’actuel canton. Après la Réforme protestante, le canton de Zoug resta catholique.

1500-1848

Zoug fut l’un des dix-neuf cantons (Confédération des XIX cantons) qui accepta l’Acte de médiation en 1803 et signa le Pacte fédéral en 1815.

Le canton de Zoug fut membre de la Ligue de Sarnen en 1832, de la Ligue du Sonderbund en 1845 et fit partie des cantons séparatistes catholiques conservateurs qui perdirent la guerre du Sonderbund face à la majorité protestante libérale en 1847.

De 1376 jusqu’en 1848, le canton de Zoug pratiqua la Landsgemeinde, institution de démocratie directe. Puis, suite à l’entrée en vigueur de la Constitution fédérale en 1848, l’abandonna.

2021

Bien que Zoug soit le plus petit canton de Suisse, il a beaucoup à offrir :  un paysage magnifique de lacs et de montagnes, une vieille ville médiévale, une population ouverte et internationale car de nombreuses entreprises s’y sont installées. Zoug est aujourd’hui l’un des cantons les plus prospères et les plus riches du pays.

Le drapeau du canton de Zoug

Les éléments du drapeau du canton de Zoug sont une bande blanche supérieure, une bande bleue centrale et une bande blanche inférieure.

Le drapeau du canton de Zoug était au début identique à celui de l’Autriche. Des modifications ont été apportées en 1352, lorsque le canton de Zoug adhéra à la Confédération.

La première mention du bleu et du blanc remonte à 1370. Ces couleurs proviennent probablement des comtes de Lenzbourg. Les drapeaux des cantons de Lucerne et de Zurich arborent également ces couleurs.

(Source : www.schweizerkantone.ch, canton de Zoug).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Musée du Léman et ses seize personnalités

Le lac Léman est l’un des milliers de grands et petits lacs du monde. Au milieu, le lac forme également la frontière avec la France et n’est donc pas le plus grand lac de Suisse. Il s’agit du lac de Neuchâtel. Cependant, le lac Léman est le lac le plus célèbre d’Europe. En témoignent, entre autres, les nombreux personnages mondialement connus qui ont vécu, travaillé et habité au bord du lac, comme Charlie Chaplin, Madame de Staël, Calvin ou Le Corbusier.

 

Le Musée du Léman à Nyon a illustré ce phénomène en représentant 16 autres personnalités sur et dans le bâtiment, avec leurs accessoires, instruments, œuvres ou autres objets caractéristiques. Les personnalités sons: personnalités sont:

 

Anna de Noailles (1876-1933), Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947), Mary Shelley (1797-1851), Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Rodolphe Töpffer (1799-1846), Hergé́ (1907-1983), Gustave Courbet (1819-1877), Ferdinand Hodler (1853-1918), Elizabeth de Wittelsbach ou l’impératice Sisi (1837-1898), Richard Blackmore (1945), Jean-Luc Godard (1930), Ella Maillart (1903-1997), Auguste Piccard (1884-1962), Jacques Piccard (1922-2008), Jean-Daniel Colladon (1802-1893 et François-Alphonse Forel (1841-1912).

 

Des cadres de fenêtre comme des cases de BD. La façade du Musée du Léman, à Nyon, affiche désormais des dessins d’Exem, connu pour ses bandes dessinées, affiches, dessins de presse et illustrations en tout genre. Le Genevois a réalisé des portraits de seize personnalités dont la vie et l’œuvre sont liées au Léman, qu’on peut retrouver sur quatre fenêtres du bâtiment.

 

Le musée associe cela à son travail scientifique et à sa grande collection d’art et d’objets qui ont pour sujet la vie, l’histoire et la nature du lac et de ses environs. Les fresques ont été réalisées par Exem, nom d’artiste d’Emmanuel Excoffier (né en 1951).

 

Source: Le musée de Léman

Le Rigi 1871-2021

Le circuit royal du Rigi (canton de Lucerne) : l’idée d’excursion par excellence et une manière de découvrir le Rigi, nommé la reine des montagnes.

Le Rigi est célèbre, entre autres, pour le premier chemin de fer de montagne à crémaillère d’Europe, inauguré le 21 mai 1871.  Avant la construction des remontées mécaniques sur le Rigi  (Rigi Bahnen AG), le village de Weggis – qui jouit d’une situation idyllique au bord du lac des Quatre-Cantons – fut déjà le point de départ des chaises à porteurs qui transportèrent les hôtes fortunés du village au sommet.

Depuis qu’un téléphérique panoramique relie Weggis à Rigi-Kaltbad, petit village entièrement piéton, il s’agit de la liaison la plus rapide pour rejoindre le Rigi depuis Lucerne. Et aujourd’hui, deux trains à crémaillère et sept téléphériques emmènent les visiteurs sur le Rigi.

En 1479, Albrecht von Bonstetten (1443-1504), géographe, humaniste et doyen de l’abbaye d’Einsiedeln, rédigea une description du territoire fédéral, qui contenait la première représentation cartographique de la Confédération suisse. Il y qualifia le Rigi, sommet mythique qui se trouve pourtant à seulement 1800 mètres d’altitude, de montagne royale (Regina Mons).

D’où vient le nom de Rigi ? De l’alémanique Rigi qui signifie « stratification horizontale, bande » d’après les bandes de rochers et d’herbe qui cernent la montagne d’ouest en est. En revanche, les humanistes pensaient que le nom provenait de l’expression latine Regina montium, la reine des montagnes.

Le Rigi est facilement accessible par tous les côtés, puisqu’il se trouve au milieu de la Suisse centrale (Zentralschweiz), ce qui n’est en revanche pas le cas du Pilate (Pilatus) situé dans la même région.

Ce massif montagneux des Alpes uranaises près du Lucerne, culmine à 2132 mètres d’altitude. Depuis Alpnachstad (canton d’Obwald) le train à crémaillère le plus raide du monde, mis en service en 1889, mène les touristes, mètre par mètre, à Pilatus Kulm, en passant par des prés garnis de flore alpine et des roches impressionnantes.

L’ouverture au XIIIème siècle – vers 1220 – du col du Saint-Gothard, voie commerciale entre le nord et le sud, fut un facteur de croissance pour la ville de Lucerne.

Revenons au Rigi : en 1689 Rigi Klösterli, avec la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges et l’hospice occupé par des capucins, fut un but de pèlerinage. A partir de 1715 les capucins étaient présents toutes l’années car des milliers de pèlerins se rendirent à la chapelle pour y quérir soutien et guérison.

Aujourd’hui, cet endroit accueille les touristes qui souhaitent séjourner à l’Hôtel Klösterli « Zum Goldenen Hirschen » ou visiter la charmante chapelle, agrandie entre 1716 et 1719.

Le Rigi offre une vue majestueuse sur les Alpes, treize lacs ainsi que sur le plateau suisse (Mittelland).

Rien d’étonnant donc que le Rigi fut la montagne la plus aimée d’Europe au XIXème siècle : les touristes arrivèrent la veille au soir car le sommet du Rigi était déjà réputé pour la splendeur de ses levers de soleil derrière la cime des Alpes.

L’Hôtel Rigi Kulm, premier hôtel de montagne qui trône au sommet du Rigi, a été construit en 1816, suivi par l’Hôtel thermal de Rigi Scheidegg en 1840 et du Grand Hôtel Schreiber de Rigi Kulm en 1875.

En 2021, le Rigi, reine des Montagnes, qui mérite bien son nom, n’a rien perdu de son attrait.

(Source et informations complémentaires : www.rigi.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

Schwytz, le musée des chartes fédérales et le Forum de l’histoire suisse

Le nom de la Suisse, Schweiz en allemand, Svizzera en italien et Svizra en romanche, provient du nom du canton de Schwytz.

Le nom a des racines germaniques. Il découle de Sueit (sengen) qui signifie brûler. Les habitants de Schwytz furent ainsi nommés car ils défrichaient les forêts avoisinantes en les brûlant afin de construire ou de cultiver les terrains.

En 1513, la Confédération suisse (Eidgenossenschaft) comptait treize cantons, soit douze cantons germaniques et le treizième, Fribourg canton bilingue français-allemand, premier canton à prédominance romande à être entré dans la Confédération en 1481.

En 1648, la Suisse fut un Etat fédéral, l’une des étapes de formation de la Confédération suisse, la période suivant la Confédération des XXII cantons et le début du XXème siècle.

Le drapeau suisse à croix blanche sur fond rouge est relativement récent puisqu’il a été créé en 1840 et sera définitivement adopté et inscrit dans la Constitution fédérale en 1848. Caractéristique remarquable : le drapeau suisse est l’un des seuls au monde à être carré avec des angles droits. Au Moyen Age, les Suisses combattirent ensemble, mais sous la bannière de leur canton respectif.

L’histoire de l’ancienne Confédération au Moyen Age est présentée au Forum de l’histoire suisse de Schwytz (Forum Schweizer Geschichte, www.forumschwyz.ch).

Au Musée des chartes fédérales de Schwytz (Bundesbriefmuseum) sont exposés, entre autres, les premiers drapeaux de la Suisse et ceux de ses cantons, des chartes et documents officiels ainsi que la charte fédérale.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

Le Sahel. Terre de lumière

Le pro­gramme du Prin­temps Cultu­rel Neu­châ­tel 2021 est Le Sahel, terre de lumière.

Du 20 mars au 21 juin, cette édi­tion invite à décou­vrir les civi­li­sa­tions sahé­liennes long­temps occul­tées et lais­sées en marge des réflexions et du deve­nir du monde; une invi­ta­tion à se plon­ger dans l’histoire, la culture et l’actualité de pays confron­tés aujourd’hui à des crises envi­ron­ne­men­tales, démo­gra­phiques, sécu­ri­taires et ins­ti­tu­tion­nelles, à la fois si proches et si loin­tains: le Séné­gal, la Mau­ri­ta­nie, la Gam­bie, la Gui­née-Bis­sau, le Mali, le Niger, le Tchad, le Sou­dan mais aus­si la région à l’extrême nord du Came­roun.

En met­tant en valeur d’autres civi­li­sa­tions, d’autres cultures en savoirs et tra­di­tions, le Prin­temps Cultu­rel pro­pose des expo­si­tions, débats, pro­jec­tions de films, une décli­nai­son des arts vivants, autant de conte­nus favo­ri­sant une meilleure com­pré­hen­sion du monde.

Plus d’informations: www.printempsculturel.ch