Calanca Biennale 2021

La Biennale promeut visuellement la vallée à travers l’art contemporain. En même temps, la Biennale transmet un message écologique.

La Biennale se compose de deux parties : des illustrations graphiques de 220 artistes internationaux dans un concours de représentations du  » crocodile  » et une œuvre d’art contemporaine matérielle représentant la vallée à travers sa pierre : le granit GNEISS.

Le projet de l’architecte Davide Macullo (1965), membre de RossArte, une fondation qui transforme le village de Rossa en un joyau artistique, sera réalisé en 32 blocs de granit provenant de la carrière Alfredo Polti SA.

Cette œuvre d’art représente les plaques tectoniques qui remontent à la surface.

Les plaques tectoniques qui relient l’Europe à l’Afrique se rencontrent sous ce territoire et se tiennent comme un sandwich. En termes géologiques, on appelle cela la « mâchoire de crocodile ».

« Le crocodile » représente un message puissant. La Biennale présente une œuvre d’art contemporain sous la forme d’un crocodile, un totem, un animal au sang froid qui protège contre tous les maux. L’artiste Adria Nabekle a conçu et développé le projet et en est également la commissaire.

Source et informations complémentaires: www.calancabiennale.com

La Grande Cariçaie

La Grande Cariçaie – constituée de marais, de forêts inondées et de rivages peu profonds – s’étend sur plus de 40 kilomètres le long de la rive sud du lac de Neuchâtel.

Elle est née de la première correction des eaux du Jura (CEJ) à la fin du XIXème siècle. Ces grands travaux destinés à « assainir » les plaines inondables du Seeland, de la Broye et de l’Orbe (Grand Marais) ont constitué une véritable révolution, autant pour l’écologie des zones littorales de la rive du lac que pour les sites historiques.

Le nom de « Grande Cariçaie », tiré de Carex, un genre de plantes de la famille des cypéracées appelées communément laîches et dont beaucoup croissent dans les zones humides des régions froides à tempérées, fut choisi pour désigner les rives à protéger.

La réserve naturelle abrite environ 800 espèces végétales et 10’000 espèces animales, soit le quart de la flore et de la faune suisse.

Elle compte huit réserves naturelles cantonales réparties sur les Cantons de Vaud, Fribourg et Neuchâtel, couvrant près de 3000 hectares.

La diversité des milieux naturels, de la flore et de la faune et les effectifs des populations animales et végétales valent à la Grande Cariçaie une reconnaissance qui dépasse largement les frontières suisses.

(Source et plus d’informations : www.grande-caricaie.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Château d’Auvernier

Le château a été construit en 1559 par Blaise Junod, percepteur de la Seigneurie Valangin. À cette époque, le comté de Neuchâtel appartenait à la famille française (royale) d’Orléans-Longueville. Le comté était donc une principauté.

Il n’est donc pas surprenant que le nouveau propriétaire Jean-Jacques Tribolet ait servi dans l’armée d’Henri de Navarre, futur Henri IV, roi de France (1553-1610).

Son successeur, Pierre Chambrier (1542-1609), conseiller d’Etat du comté de Neuchâtel, agrandit le château après 1603. Le portail d’entrée date de 1740.

La viticulture était la principale activité économique du domaine, qui est encore aujourd’hui une propriété privée.

Les seigneurs du château ont un palmarès impressionnant de services militaires : devant le roi de France, la Savoie et la République des Sept Provinces Unies, gouverneur de la principauté de Neuchâtel, chambellans du roi de Prusse (prince de Neuchâtel de 1707 à 1857), amis de Jean-Jacques Rousseau et conseils d’État de la principauté.

Cossinus, Cossonus ou Cossonay

 Le terme de Cossonay (canton de Vaud) est dérivé du nom gallo-romain Cossinus ou Cossonus. Au Moyen Âge, il devint Cossinacum ou Cossonacum. Le premier document portant le nom de Cossonay date de 1096. Uldric de Cossonay fit don de tous ses biens situés à Cossonay au monastère de Romainmôtier.

En 1405, la dynastie des seigneurs de Cossonay s’éteignit et les ducs de Savoie s’emparèrent de la ville. En 1536, Berne conquit la ville et la gouverna jusqu’en 1798.

Cette ville présente de nombreuses curiosités : l’église Saint-Pierre (dont les premières fondations datent du VIIIe siècle), le château, le Prieuré du XIe siècle, des remparts et des tours médiévales (dont la Porte de Morges), des rues (dont la Ruelle Punaise), la maison du Banneret (XVIe siècle) et de nombreux autres édifices apparus dès le XVIe et XVIIe siècles.

)Source : www.cossonay.ch)

L’église paléochrétienne à Sion

L’église funéraire paléochrétienne du Vème siècle, à Sion (canton du Valais) est l’une des mieux préservées d’Europe. Construite selon un plan basilical elle resta en fonction jusqu’au Xème siècle.

La forme architecturale de l’église de Sous-le-Scex répondit au souci des Pères de l’Eglise qui, après l’acceptation du christianisme comme religion de l’Empire (en 313), souhaitaient que les sanctuaires chrétiens se distinguent visuellement des sanctuaires païens.

Ils décidèrent alors de calquer le plan de leurs lieux de culte sur celui de la basilique judiciaire romaine, qui se caractérisa par une grande salle de réunion couverte dotée d’une abside.

Le plan de l’édifice évolua en trois grandes étapes de construction : 400-500, 550-600 et vers 600 après J.-C., incluant des transformations et des ajouts.

Cette église fonctionna à ses débuts comme un cimetière couvert et n’était pas dédiée à des cérémonies liturgiques. Plus de 1000 squelettes furent retrouvés dans quelques 500 tombes dont certaines ont été réutilisées à plusieurs reprises.  Dès le VIIIème siècle, sa fonction sembla évoluer vers une vocation plus liturgique.

Source : www.vs.ch/web/archeologie; Sitten (Gemeinde) (hls-dhs-dss.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Palais du Peyrou à Neuchâtel

L’Hôtel DuPeyrou, situé à Neuchâtel, fut construit au XVIIIe siècle, de 1765 à 1770-71. Il porte le nom de son créateur, Pierre-Alexandre DuPeyrou (1729-1794), qui se lia notamment avec Jean-Jacques Rousseau.

Après la mort de l’écrivain, Pierre-Alexandre DuPeyrou publia à Genève, en 1788, la première édition complète des œuvres de Jean-Jacques Rousseau. En 1790, il fit paraître à Neuchâtel la deuxième partie des « Confessions ».

Anonyme, Pierre-Alexandre DuPeyrou. Collection: Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel

Lorsque Jean-Jacques Rousseau quitta le pays de Neuchâtel, il laissa de nombreux manuscrits à Pierre-Alexandre DuPeyrou, qui, après la mort de son ami, rassembla la correspondance de Rousseau puis légua cette précieuse collection à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel, aujourd’hui l’Espace Rousseau Neuchâtel, qui comprend, depuis 1982, une salle d’exposition permanente dédiée au célèbre écrivain et philosophe.

Français d’origine, Pierre-Alexandre DuPeyrou naquit en 1729 au Surinam (colonie hollandaise), où son père était conseiller à la Cour de Justice.

A la mort de ce dernier, sa mère épousa en secondes noces un Neuchâtelois, Philippe de Chambrier (1701-1756).  Lorsqu’ils décidèrent de revenir en Europe, Pierre-Alexandre DuPeyrou les suivit et vint habiter Neuchâtel en 1748.

A cette époque, ce somptueux édifice était implanté au milieu des vignes et ses jardins s’étendaient jusqu’au lac, qui baignait alors le Faubourg du Lac actuel. Des terrasses s’étageaient derrière l’habitation.

L’hôtel d’Alexandre DuPeyrou fut vendu à Frédéric de Pourtalès (1779-1861) en 1799. Puis vint la période napoléonienne, et cette demeure fut acquise par l’État pour le nouveau souverain du pays, le maréchal Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), de 1806 à 1813.

Lorsque Frédéric Guillaume III (1770-1840), roi de Prusse, redevint prince de Neuchâtel de 1813 à 1857, il informa le Conseil d’État qu’il ne pouvait pas conserver la charge de cet hôtel.

Le gouvernement le vendit alors à Denis de Rougemont (1759-1839) en 1816. La ville de Neuchâtel acquit cette propriété en 1858.

(Source et plus d’informations : www.dupeyrou.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Auvernier et le Mont Blanc

L’un des nombreux beaux villages de Suisse est situé sur le lac de Neuchâtel. Le village de pêcheurs et de vignerons d’Auvernier était déjà habité vers 5 000 ans avant Jésus-Christ.

Lorsque le niveau d’eau du lac a été abaissé lors des premiers travaux de la correction des eaux du Jura (1868-1891), on a découvert les vestiges d’habitations sur pilotis datant des premiers siècles avant Jésus-Christ.

La baie d’Auvernier offre un abri et s’y prête bien. En raison de cet emplacement abrité, il y a maintenant aussi une marina.

Le nom d’Auvernier est trouvé pour la première fois dans un document de 1011 avec l’indication « Averniacum ». Rudolf III (970-1032), roi du royaume de Bourgogne (888-1032), a donné le village à son épouse Irmengarde de Neuchâtel.

La viticulture et la pêche ont déterminé l’économie du village pendant des siècles. Cela se voit également dans les belles maisons et les caves à vin des XVIe et XVIIe siècles.

Les maisons/maisons de ville sont situées dans la Grand Rue qui est toujours le centre du village. Aujourd’hui, Auvernier est un village de banlieusards, d’artisans et une plage au bord du lac.

Cependant, la vue est toujours pittoresque, avec notamment des vues sur les Alpes, l’Eiger, le Mönch, la Jungfrau, Les Dents du Midi et quelques fois Mont Blanc.

L’Hôtel de Ville de Neuchâtel

De sa construction au XVIIIème siècle à son aspect le plus récent, l’Hôtel de Ville implanté au cœur de Neuchâtel livre ses secrets.

Cet édifice de style néoclassique tire son inspiration des codes de l’Antiquité, mais se réfère également aux modèles de la Renaissance italienne.

Erigé grâce à la fortune de David de Pury (1709-1786), l’Hôtel de Ville de Neuchâtel fut réalisé entre 1784 et 1793, d’après les plans de l’architecte français Pierre-Adrien Pâris (1745-1819) et inauguré en 1790. Ce fut le projet de tous les superlatifs pour une ville qui comptait alors 4 000 habitants.

La grandeur de la bâtisse étonna dans une ville qui n’était encore qu’une bourgade. Sa prestance ainsi que la qualité de ses matériaux et les solutions remarquables fournies par des artisans venus de l’Europe entière, déconcertèrent la commission de construction de l’époque déjà soucieuse de tenir le budget et les délais.

Pour préserver la qualité de ses espaces, une restauration d’envergure de l’Hôtel de Ville de Neuchâtel – toujours en fonction – a été entreprise de 2015 à 2017. Il accueille notamment les autorités exécutives et législatives, et y sont célébrés les mariages civils. Ouvert au public, son Péristyle est le lieu de nombreuses expositions et manifestations.

Ce bâtiment majestueux, en pierres jaunes, concrétise la vocation de la ville de Neuchâtel, devenue depuis le 1er janvier 2021 la troisième ville romande et la onzième ville de Suisse, suite à la fusion avec les communes de Corcelles-Cormondrèche, Peseux et Valangin. Neuchâtel est aujourd’hui une nouvelle grande commune de près de 45’000 habitants.

(Source : www.gsk.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.