Les jardins de la Fondation Pierre Gianadda

Construite en 1978 à Martigny (canton du Valais) dans une zone archéologique riche en vestiges romains, la Fondation Pierre Gianadda, site d’exposition d’art privé ouvert au public, est aujourd’hui l’un des hauts-lieux des arts et de la culture en Suisse.

Outre le bâtiment principal et plusieurs espaces aménagés qui s’étendent alentour, les jardins enchanteurs de la Fondation accueillent des expositions de sculptures.

Ombragés par de nombreuses essences, agrémentés de plans d’eau et de vallonnements, les jardins de la Fondation Pierre Gianadda présentent également d’intéressants vestiges gallo-romains.

Les constructions antiques se trouvant dans l’enceinte de la Fondation appartiennent à l’époque romaine : thermes et mur du téménos – 85 mètres de large sur plus de 135 mètres de long – intégrés dans un vaste enclos sacré.

Le temple indigène fut construit à l’époque gauloise, vers 50 avant J.-C., le seul dieu attesté par une inscription étant Mercure, indubitablement un dieu gaulois.

Le mur d’enceinte de l’enclos sacré fut construit vers 50 après J.-C., lors de la fondation de la cité romaine de Forum Claudii Vallensium.

Les thermes du téménos comprenaient des salles de réception chauffées par hypocauste, procédé de chauffage central par le sol, employé par les architectes romains à l’époque impériale.

La sculpture tient une place toujours plus importante dans les jardins de la Fondation Pierre Gianadda. Le vaste panorama suisse brossé durant l’exposition de 1991 a montré la voie. Ainsi, d’année en année, le parc devient un véritable univers complémentaire aux expositions qui sont organisées par la Fondation.

A l’occasion des agrandissements successifs du parc, des aménagements sont réalisés. Plans d’eau et vallonnements agrémentent un parcours bucolique. Les plantations d’essences, communes ou rares, ont remplacé les abricotiers et donnent à l’ensemble un cachet particulier.

Parallèlement, la Fondation achète des œuvres qui comptent à ses yeux. Soigneusement et minutieusement disposées dans le parc, les sculptures racontent à leur manière une histoire liée à la Fondation Pierre Gianadda, car elles ne sont jamais arrivées là par hasard.

Elles jouent à cache-cache entre collines et plans d’eau, se dispersent sous les grands arbres plantés çà et là, dialoguent parfois, mais s’approprient le plus souvent leur espace qu’elles occupent pleinement.

Au total, quarante-sept œuvres sont à découvrir au fil des saisons dans les jardins et aux abords de la Fondation.

(Source et plus d’informations : Fondation Pierre Gianadda (www.gianadda.ch); Léonard Gianadda, La Sculpture et la Fondation, Martigny, 2008).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Cornaux et le pont celte

Le village de Cornaux (Canton de Neuchâtel), qui se trouve entre le lac de Neuchâtel et celui de Bienne non loin de la Tène, acquit en 1965 une renommée méritée dans le monde de l’archéologie celtique.

Les travaux de la deuxième correction des eaux du Jura (1962-1973) – la première correction eut lieu de 1868 à 1891 – permirent de mettre au jour un pont de bois, le pont de Cornaux-les-Sauges, datant de l’époque celtique.

D’une longueur de 90 mètres, ce pont traversait la Thielle du IIIème au Ier siècle avant J.-C., à la période de la Tène finale (LT D1: environ 150-80; LT D2: environ 80-30, selon chronologie de la période de la Tène).

La culture de La Tène, ou second âge du fer, est une culture archéologique qui se développa en Europe  entre environ 450 et 25 avant J.-C. Elle est considérée comme l’apogée de la culture celtique.

La dendrochronologie – étude du temps par les arbres – permet d’attribuer à l’année 116 avant J.-C. l’abattage des bois de chêne.

Une communauté rurale existait déjà à Cornaux au début du XIIIème siècle, mais elle ne se constitua politiquement qu’au cours du XVème siècle.

Le village de Cornaux fit partie de la châtellenie de Thielle jusqu’en 1848. La municipalité fut créée en 1869.

La première mention de l’église de Cornaux, dédiée à Saint-Pierre, remonte à 1228. Elle releva du décanat de Soleure (diocèse de Lausanne).

(Source : Dictionnaire historique de la Suisse, Cornaux, www:hls-dhs- dss.ch/fr/articles/002847/2006-09-12).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Anestre devient Ins

La région autour du village d’Ins (canton de Berne) était déjà peuplée au cours de la période néoglaciaire (4000-1800 av. J.-C.).  L’époque romaine a également laissé des traces.

La première mention de Villa d‘Anes remonte au début du Moyen Âge, en 851. En 1009, la première mention dans un document est la forme Anestre en ancien français.

Au début du  XIIIème siècle, Anestre faisait encore partie du comté francophone de Neuchâtel-Nidau. La Savoie acquit le village en 1376 en même temps que la seigneurie de Cerlier (‘Erlach en allemand).

Berne conquit la seigneurie de Cerlier et le village  d’Anestre pendant les guerres de Bourgogne (1476-1477). Ins (et Erlach) est depuis lors germanophone et fait partie du canton de Berne.

Impressions d’Ins

Maison Albert Anker

L’imposante maison  natale de Albert Anker (1831-1910) à Anet (canton de Berne) fut construite en 1803 par son grand-père, le vétérinaire Rudolf Anker à la façon des fermes du Seeland.

La disposition des pièces, le mobilier ainsi que l’inventaire correspondent encore dans une large mesure à l’état dans lequel il et ses prédécesseurs l’ont laissé.

Avant de suivre une formation de peintre à Paris, il étudia d’abord la théologie. Il véçut à Paris avec s femme et ses enfants lors des mois des hivers. Il passa les mois d’été dans la maison et l’atelier à Anet.

Il peignit la plupart de ses tableaux avec comme modèles des habitants du village. Dès 1890 il véçut et travailla dans cette maison natale jusqu’à sa mort. L’atelier est enore conservé dans son état original.

(Source et plus d’ informations: www.albert-anker.ch).

Le couvent des Capucins, Sion

Le Couvent des Capucins, à Sion, est le seul objet valaisan du XXème siècle classé aux biens culturels d’importance nationale.

C’est un monument à deux facettes, l’une de 1631 et l’autre, moderne, de 1960. Propriété de la Bourgeoisie de Sion, le site est encore habité par une petite communauté de capucins.

En 1631, les capucins s’installèrent à Sion et débutèrent la construction de l’édifice. Son église fut consacrée en 1643 par l’Evêque Adrien III de Riedmatten (1610-1646).

En 1962, Mirco Ravanne, architecte vénitien, rénova et agrandit les lieux. A l’avant-garde, à l’époque, cette intervention moderne et inédite contrasta avec les structures de base de la bâtisse du XVIIème siècle. A l’intérieur, Angel Duarte, Alberto Burri, Antoni Tapiès ont également apporté leur touche, ce qui fait du Couvent des Capucins un endroit d’exception.

(Source et plus d’informations : www.bourgeoisie-de-sion.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La Tour blanche de Mulegns

La fondation Origen (Nova Fundaziun Origen) construit une tour blanche (der Weisse Turm) dans le village de Mulegns (canton des Grisons), à ne pas confondre avec la tour rouge sur le col du Julier (Julierturm).

La Tour blanche est un bâtiment imprimé numériquement qui raconte l’histoire du village,  du pays des émigrants grisons et des pâtissiers grisons (Zuckerbäcker) de Mulegns.

Situation dans l’été 2023

Le bâtiment offre un espace pour des installations artistiques, des tournées de pièces radiophoniques et des représentations théâtrales.

La Tour Blanche démontre la richesse impressionnante des formes de fabrication numérique et établit de nouvelles normes pour l’utilisation durable du béton.

La richesse des formes de la tour rappelle le grand savoir-faire des plâtriers et confiseurs grisons, qui ont approvisionné la moitié de l’Europe en confiseries exclusives jusqu’à la Première Guerre mondiale et ont eu une influence décisive sur l’image et la vie de Mulegns.

La Tour blanche ouvrira à l’été 2024 pour une période de cinq ans.

(Source et plus d´information: www.origen.ch).