Animaux et créatures hybrides dans l’Antiquité


Statue einer Sphinx, Marmor, Italien, römische Kopie nach einem griechischen Vorbild um 450 v. Chr. © Ruedi Habegger, Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig

L’exposition (Tiere und Mischwesen in der Antike) présente le royaume des animaux sauvages et des redoutables créatures hybrides qui depuis toujours enflamment l’imagination.

Elle montre la place essentielle des animaux dans les cultures antiques, le recontre de monstres terrifants tels que les centauers, les griffons, les sphinx et les chimères, dont la plupart trouvent leur origine au Proche-Orient et en Egypte.

En Grèce, ils sont le symbole d’un monde étranger, dangereux et chaotique contre lequel les héros grecs dans leur avontures combattent les bêtes les plus dangereuses de l’histoire.

L’expostion est une cooperation entre quatre musées bâlois (Voire Swiss-Spectator, Evénements, Bestial! Un thème – quatre expositions, le 20 octobre 2021 et www.tierischbasel.ch).

 

 

As Long as I’m Walking


Francis Alÿs, Prohibited Steps, 2020. © Francis Alÿs

Par ses déambulations, l’artiste Francis Alÿs (1959) façonne des récits, fait circuler des rumeurs et cartographie le tissu social des villes.

L’exposition présente un survol du travail vidéo de ces trente dernières années, avec un accent particulier porté à l’un des thèmes centraux de la pratique de l’artiste.

La ville est son matériau de La Havane à Londres en passant par Kaboul, Venise ou encore Jérusalem, ré-imaginant chacun d’entre eux par ses itinéraires. Tout son œuvre interroge le lien entre acte artistique, et intervention sociale et politique.

Lyonel Feininger


Lyonel Feininger (1871-1956), Rue à Paris, 1918, xylographie sur papier, 548 × 412 mm. Collection privée © 2021, ProLitteris, Zurich

L’exposition (Lyonel Feininger – La ville et la mer ) célèbre l’œuvre graphique de l’artiste Lyonel Feininger (1871-1956) à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance. Né aux États-Unis, Lyonel Feininger accomplit sa carrière en Allemagne, devenant une figure majeure de l’avant-garde européenne.

L’estampe constitue une étape importante de son parcours. Entre 1918 et 1922, il se consacre à une production intense de bois gravés. Grâce à cette technique, Feininger approfondit ses recherches formelles et conceptuelles, lui permettant de renouer avec la peinture et le dessin. En 1919, il participe à la création du Bauhaus, dont il dirigera l’atelier d’impression jusqu’en 1925.

L’exposition présente une riche sélection d’eaux-fortes, de xylographies, de lithographies, mais aussi des dessins préparatoires, des documents d’archives
et des objets insolites, issus de collections privées.

Meret Oppenheim


Affiche de l'exposition 'Meret Oppenheim. Mon exposition'. Kunstmuseum Berne.

L’exposition (Meret Oppenheim. Mon exposition) présente, en collaboration avec la Menil Collection à Houston et le Museum of Modern Art à New York, la première grande rétrospective transatlantique consacrée à Meret Oppenheim (1913-1985).

Celle-ci rassemble environ 200 œuvres majeures sur papier, des objets, des sculptures et des peintures et donne également un aperçu de la plus grande collection muséale au monde d’œuvres de l’artiste, qui est conservée au Kunstmuseum Bern.

Berne est la première étape de cette exposition, et l’unique en Europe.

Francisco de Goya


Francisco Goya, La Maya vestida, 1807, Museo Nacional del Prado, Madrid © Photographic Archive. Museo Nacional del Prado. Madrid

Francisco de Goya (1746–1828) est à la fois l’un des derniers grands peintres de cour et l’un des précurseurs de l’art moderne. Il a créé tant d’impressionnants portraits que d’univers picturaux énigmatiques hautement personnels.

C’est précisément dans cette contradiction implacable que réside la fascination magique exercée par son œuvre.

La carrière de Goya, longue de plus de 60 ans, couvre la période du rococo au romantisme. Il représente des saints et des criminels, des sorcières et des démons, ouvrant un portail sur des mondes dans lesquels les frontières entre réalité et imaginaire s’estompent. Dans son art, Goya s’affirme comme un témoin lucide et incisif du drame qui se joue entre raison et déraison, rêves et cauchemars.

L’exposition qui se déroule dans les espaces de la Fondation Beyeler, à Riehen (canton de Bâle-Ville), du 10 octobre 2021 au 23 janvier 2022 réunit environ 70 tableaux et plus de 100 dessins et gravures.

Pour la première fois, des tableaux issus de collections privées rarement présentés côtoient des œuvres maîtresses émanant aussi de collections privées et de musées européens et américains.

L’exposition est accompagnée d’un nouveau film de Philippe Parreno, né en 1964. L’artiste contemporain consacre une œuvre à la maison de campagne de Goya, aujourd’hui détruite, et à ses peintures murales légendaires, les Pinturas negras (les Peintures noires).

Dans son exploration artistique, Philippe Parreno illustre l’influence durable de Goya sur les générations d’artistes suivantes, de Pablo Picasso en passant par Andy Warhol jusqu’à nos jours.

 

La Fabrique de Dante


Genève, Fondation Martin Bodmer, Affiche 'La Fabrique de Dante'.

A l’occasion du 700ème anniversaire de la mort de Dante Alighieri (1265-1321), l’un des piliers principaux de la collection de Martin Bodmer, la Fondation Martin Bodmer – un musée et une bibliothèque – située à Cologny (canton de Genève) célèbre cette grande figure de la littérature universelle par l’exposition La Fabrique de Dante.

Le terme « fabrique » renvoie aussi bien à l’œuvre dantesque interprétée comme un gigantesque laboratoire qu’à sa « fabrication » continue à travers les siècles.

L’exposition est structurée en trois parcours : le premier approche les grands lecteurs de Dante Alighieri allant de Charles Baudelaire à David Bowie.

Le deuxième parcours reconstruit ce qui a, probablement, été la bibliothèque de Dante Alighieri et le « dialogue » du poète avec les textes qu’il lisait.

La troisième partie vous amène au texte dantesque lui-même au travers duquel vous partirez à la découverte du poète, de l’homme.

Constituée majoritairement d’objets appartenant à la Fondation Martin Bodmer, l’exposition présente, outre des manuscrits et des livres rares, des ouvrages hors du commun prêtés par d’autres institutions. Parmi les joyaux exposés se trouve l’original du fameux portrait de Dante réalisé par Sandro Botticelli en 1495.

En parallèle à l’exposition La Fabrique de Dante, le Centre culturel du Manoir de Cologny organise l’exposition Le studiolo de Dante et les trois mondes de La Divine Comédie de Dante :   l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis.

 

Mélusine


Schloss Landshut, Utzenstorf, Affiche de l'exposition Mélusine.

L’exposition est un voyage dans le temps, au XVe siècle, et donne la parole au seigneur du château de Landshut qui était, à l’époque, Thüring von Ringoltingen. Fasciné par la légende française de la fée des eaux  » Mélusine « , il raconte, en 1456, sa version de cette figure féminine mythique, de son chevalier Reymond et de la malédiction du  » regard interdit « .

Et ce qui est arrivé au noble chevalier lorsque celui-ci a rompu sa promesse, observé Mélusine dans son bain et découvert que sa dame avait  » du nombril aux pieds la forme d’un gros ver « !

Agrémenté de gravures sur bois expressives, l’impression par un éditeur bâlois du roman Mélusine de Thuring a jeté les bases d’une histoire à succès de quatre cents ans ! L’histoire captivante de Mélusine, écrite par Thuring, est illustrée de manière impressionnante ; les visiteurs sont plongés dans la mode et les us et coutumes de la fin du XVe siècle.

 

Festivités au musée Tinguely


Photo: www.tinguely.ch

Le week-end du 25 au 26 septembre 2021 seront célébrés les 25 ans du musée Tinguely, à Bâle.

Le parc Solitude, le musée et la péniche Museum Tinguely AHOY! qui rentre de son grand voyage et jettera l’ancre directement au large du musée, constituent le cadre pour les festivités.

De nombreux événements participatifs, ateliers, expositions, ainsi qu’un programme culinaire varié sont intégrés à un parcours sous la forme d’un labyrinthe dynamique.

Le samedi soir, des concerts et des DJ sets vous attendent. Le programme reprend un « best of » d’événements ayant accompagné nos activités ces dernières années.

Nous vous tiendrons informés des dernières actualités via nos canaux numériques.

 

La décoration de la cage d’escalier du Musée d’art et d’histoire


Léo-Paul Robert (1851-1923), Neuchâtel, Musée d’art et d’histoire.

de Neuchâtel (MahN) est une véritable œuvre d’art qui fascine toujours. Mais quelle est son histoire ? Quels sont les artistes visionnaires qui ont réalisé cet ensemble exceptionnel ? Et que révèle chacun des détails de ses peintures monumentales et de son architecture unique ?

Pour valoriser le décor de sa remarquable cage d’escalier, le musée a décidé d’installer une borne multimédia afin d’apporter au visiteur de nouvelles formes de visualisation. Cet appel aux nouvelles technologies répond à un double enjeu pédagogique et scientifique : favoriser l’accès aux détails qui, à l’œil nu, passent quasi inaperçus et permettre au visiteur de sélectionner librement les informations selon ses propres intérêts.

Grâce à cet écran tactile interactif installé dans le hall du premier étage du musée – l’espace le plus propice à l’immersion totale -, le visiteur peut découvrir toutes les subtilités des trois peintures monumentales de Léo-Paul Robert (1851-1923) qui représentent, dans une symbolique apocalyptique, les principales régions du canton de Neuchâtel et leurs activités spécifiques.

A Neuchâtel : la vie intellectuelle, la gloire de Dieu et une atmosphère de Jugement dernier. Au Val-de-Ruz : la vie rustique, la réhabilitation de la nature abîmée par l’activité humaine, ainsi que la paix et le Royaume de Dieu. A La Chaux-de-Fonds : la vie industrielle, la résolution du conflit social et la bienveillance envers les hommes en une période pré-apocalyptique.

Ce nouvel outil de médiation permet aussi d’explorer au plus près l’entier du décor architectural de la cage d’escalier avec son vitrail, ses cloisonnés et sa voûte constellée d’anges et d’étoiles, réalisé par l’artiste anglais Clement Heaton (1861-1940) dans l’esprit Art nouveau.

De plus, le dispositif intègre également le regard contemporain du photographe neuchâtelois Yann Mingard, né en 1973, sur cet ensemble exceptionnel.

Close-Up


Portrait d’Alexander J. Cassatt et de son fils. Philadelphia Museum of Art; Acheté grâce au W.P. Wilstach Fund et aux fonds versés par Mrs. William Coxe Wright, 1959. Photo: TES.

L’exposition, qui se déroulera à la Fondation Beyeler, à Riehen (canton de Bâle), du 19 septembre 2021 au 2 janvier 2022, présente des créations de femmes artistes dont l’œuvre occupe une position remarquable dans l’histoire de l’art moderne depuis 1870 jusqu’à aujourd’hui.

C’est l’époque où, pour la première fois, il devint possible à des femmes en Europe et en Amérique de développer une activité artistique professionnelle de grande envergure.

Au centre de l’exposition figurent neuf artistes qui ont en commun leur intérêt pour la représentation d’êtres humains, le portrait dans ses différentes déclinaisons et l’autoportrait.

La Française Berthe Morisot et l’Américaine Mary Cassatt, toutes deux actives dans les années 1870 et 1880 à Paris, qui était alors la capitale de la création artistique la plus en avance; l’Allemande Paula Modersohn-Becker de 1900 à 1907 entre la petite ville provinciale de Worpswede, dans le Nord de l’Allemagne, et la métropole parisienne; l’Allemande Lotte Laserstein de 1925 à 1933 dans le Berlin de la République de Weimar; la Mexicaine Frida Kahlo depuis la fin des années 1920 jusque vers 1950, à Mexico City, pendant la période mouvementée de la consolidation de la révolution mexicaine; l’Américaine Alice Neel depuis la fin des années 1920 jusqu’au début des années 1980, d’abord à Cuba, puis à Manhattan, de Greenwich Village au Upper West Side en passant par Spanish Harlem; Marlene Dumas, qui a grandi au Cap au plus fort de l’Apartheid et vit depuis 1976 à Amsterdam; à la même époque, l’Américaine Cindy Sherman à New York, pôle occidental d’une nouvelle génération d’artistes con

L’exposition s’intéresse particulièrement au regard posé par ces artistes sur leurs environnements, tel qu’il s’exprime dans leurs portraits et leurs tableaux de figures. La réunion de certaines de ces œuvres permet de découvrir comment ce regard a changé entre 1870 et aujourd’hui et par quoi il se caractérise.