Corcelles-Cormondrèche

Corcelles-Cormondrèche (canton de Neuchâtel) :  les deux villages s’unirent officiellement en 1889, ce qui constitua l’une des premières fusions de Suisse.

Corcelles-Cormondrèche, comptait 560 habitants en 1750 et plus de 4700 habitants aujourd’hui. En 1629, même la peste qui causa de nombreuses victimes – 160 morts sur 500 habitants – n’a pas entravé la croissance démographique du village.

Avant l’industrialisation du XIXème siècle, l’économie du village était orientée vers la viticulture et l’agriculture.

Le château de Cormondrèche

Corcelles-Cormondrèche est un village médiéval. Le Prieuré de Cormondrèche est une magnifique maison du XVIe siècle dans laquelle sont installées aujourd’hui encore les fameuses caves qui portent son nom.

À l’origine, le Prieuré de Corcelles (Curcellis) fut une église médiévale. Il fut offert à l’abbaye de Cluny en Bourgogne vers 1092 pour y fonder une prieuré dédiée aux apôtres Pierre et Paul.

En 2007, Corcelles a rejoint le réseau des sites clunisiens, reconnu comme itinéraire culturel par le Conseil de l’Europe.

(Source et plus d’informations: www.corcelles-cormondreche.ch).

Cormondrèche, le Prieuré (du vin)

Le carnaval de Bâle et la Suisse

Le 28 février 2020, le Conseil fédéral et le canton de Bâle-Ville, ont décidé, suite à la propagation de la pandémie de coronavirus, d’annuler le carnaval de Bâle (Basler Fasnacht), l’un des plus célèbres d’Europe, qui devait se tenir du 2 au 5 mars 2020. Pour les mêmes raisons, l’édition 2021 a également été annulée.

Enfin, le 7 mars 2022, le coup d’envoi des festivités a été donné avec le traditionnel Morgenstreich (Morgenstraich), vorwärts marsch ! (en avant, marche !). A 4 heures du matin précises, les lumières se sont éteintes et le son des piccolos et des tambours des formations s’est soudain élevé dans toutes les rues.

Alors que la ville était plongée dans l’obscurité, seules les nombreuses lanternes, portées ou tirées par les carnavaliers, éclairaient la scène et illuminaient de leurs reflets les milliers de spectateurs venus du monde entier pour vivre cet instant magique.

Cette année, en l’absence pour raison de Covid 19, des cortèges en journée et du défilé des Guggenmusik, les cliques pouvaient déambuler spontanément dans les rues du centre-ville.

Le carnaval de Bâle vous transporte dans l’univers d’un carnaval pas comme les autres, qui se nourrit d’instruments uniques en leur genre, d’une immense créativité et de performances artistiques d’exception. Des thèmes de politique sociale, des anecdotes et des faits d’actualité y sont traités d’une manière typiquement bâloise : avec fierté, un humour mordant et une pointe d’ironie.

Comme d’habitude ? Non, loin de là ! Cette fois, ce n’est pas le coronavirus mais une agression au cœur de l’Europe qui fait parler d’elle. Cet acte est surréaliste, tout comme le sont les mascarades du carnaval de Bâle.

Et, ce qui était encore impensable il y a peu est malheureusement devenu une amère réalité et une nouvelle défaite pour l’Europe après les guerres déjà presque oubliées des Balkans (1991-1999) et le massacre de 196 citoyens néerlandais le 17 juillet 2014 alors que l’avion dans lequel ils se trouvaient a été abattu par les mêmes auteurs.

Les habitants désespérés, accablés et désemparés du pays européen au drapeau bleu et jaune étaient encore présents sur la place du Marché (Marktplatz) de Bâle, la veille du carnaval.

Quelques heures plus tard, la mélodie de la marche Morgenstraich, vorwärts marsch ! (en avant, marche !) a retenti, comme d’habitude.

La plupart des dirigeants européens et se cachent encore derrière un masque de paroles dures et de déclarations symboliques, voire cyniques, de soutien à un pays européen souverain, redoutant qu’une exclusion du pays qui mène cette attaque nuise à l’Europe.

Les protagonistes se tirent d’affaire parce que le commerce, la lâcheté et le manque de perspicacité prévalent encore. Le crocodile va être encore plus affamé. A cela, aucune mascarade ne saurait être une réponse. C’est clair depuis des décennies.

Cela dit, revenons au carnaval de Bâle. C’est un événement festif, comme tout carnaval, et dure trois jours. Cependant, englobant les traditions, il se distingue par son caractère typiquement suisse.

Des personnes de tout âge, rang social, origine et convictions politiques participent activement à cette fête, qui attire près de 200 000 visiteurs. Un grand festival dans un petit canton. Et ce, sans même parler de la distinction entre le Petit-Bâle et le Grand-Bâle.

Le carnaval de Bâle est empreint du savoir-faire suisse, soit une bonne organisation, une prestation professionnelle donnée par les amateurs, un niveau culturel élevé, un grand attachement à sa propre communauté et à ses traditions, tout en étant ouvert aux changements et aux adaptations, avec un intérêt pour les autres sociétés, l’étranger et l’obligation du respect mutuel.

Le secret bancaire séculaire, tant décrié, trouve son fondement non seulement dans les textes légaux, mais également dans ces dispositions et surtout pas dans le stockage d’argent sale, particulièrement après 1940.

Pourtant, le proverbe Pecunia non olet (l’argent n’a pas d’odeur) vaut aussi, malheureusement, pour les banques suisses, qui ne sont pas l’exception, mais plutôt la règle dans ce domaine.

Rien ne caractérise mieux la modestie et la simplicité du carnaval de Bâle que ces deux carnavaliers à vélo aperçus dans le centre de Bâle.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

 

 

Le Carnaval de Bâle en 2022

Cette année, en l’absence pour raison de Covid 19, des cortèges en journée et du défilé des Guggenmusik, les cliques pouvaient déambuler spontanément dans les rues du centre-ville.

Le carnaval vous transporte dans l’univers d’un carnaval pas comme les autres, qui se nourrit d’instruments uniques en leur genre, d’une immense créativité et de performances artistiques d’exception.

Des thèmes de politique sociale, des anecdotes et des faits d’actualité y sont traités d’une manière typiquement bâloise : avec fierté, un humour mordant et une pointe d’ironie.

Comme d’habitude ? Non, loin de là ! Cette fois, ce n’est pas le coronavirus mais une agression au cœur de l’Europe qui fait parler d’elle. Cet acte est surréaliste, tout comme le sont les mascarades du carnaval de Bâle.

Et, ce qui était encore impensable il y a peu est malheureusement devenu une amère réalité et une nouvelle défaite pour l’Europe après les guerres déjà presque oubliées des Balkans (1991-1999) et le massacre de 196 citoyens néerlandais le 17 juillet 2014 alors que l’avion dans lequel ils se trouvaient a été abattu par les mêmes auteurs.

Les habitants désespérés, accablés et désemparés du pays européen au drapeau bleu et jaune étaient encore présents sur la place du Marché (Marktplatz) de Bâle, la veille du carnaval.

Quelques heures plus tard, la mélodie de la marche Morgenstraich, vorwärts marsch ! (en avant, marche !) a retenti, comme d’habitude.

La plupart des dirigeants européens et se cachent encore derrière un masque de paroles dures et de déclarations symboliques, voire cyniques, de soutien à un pays européen souverain, redoutant qu’une exclusion du pays qui mène cette attaque nuise à l’Europe.

Les protagonistes se tirent d’affaire parce que le commerce, la lâcheté et le manque de perspicacité prévalent encore. Le crocodile va être encore plus affamé. A cela, aucune mascarade ne saurait être une réponse. C’est clair depuis des décennies.

Une petite histoire de la Constitution suisse

1513

En 1513, l’ancienne Confédération suisse (Eidgenossenschaft) des XIII cantons – Appenzell, Bâle, Berne, Fribourg, Glaris, Lucerne, Schaffhouse, Schwytz, Soleure, Unterwald, Uri, Zoug et Zurich – n’avait pas encore une Constitution liant tous les cantons.

La Confédération suisse fut fondée sur des traités mutuels conclus entre un ou plusieurs cantons au cours des siècles.

Les premiers traités, entre ce qui s’appellera trois siècles plus tard les cantons, remontent au XIIIème siècle avant même la date officielle de la fondation de la Confédération helvétique en 1291.

Dès le début, la Confédération suisse fut issue d’un processus de construction de l’Etat ascendant (bottom-up). Jusqu’en 1513, de plus en plus de villes s’y sont jointes en raison d’intérêts économiques, militaires et politiques communs.

Un moment important a été la conquête de l’Argovie en 1415. Les cantons décidèrent de gouverner ensemble (Gemeine Herrschaft) la région conquise, alors territoire sujet (Untertanengebiet). A cet effet a été créée la Diète fédérale (Tagsatzung), l’assemblée des députés des cantons suisses.

En 1460, la Thurgovie fut également acquise ce qui signifia l’entrée d’un autre pays sujet dans la Confédération suisse. Les guerres de Bourgogne (1474-1477), l’annexion de la haute vallée du Tessin depuis le massif du Saint-Gothard jusqu’à la ville de Biasca (1512) et la conquête du Pays de Vaud par les Bernois (1536) amenèrent encore plus de pays sujets au sein de l’administration commune.

La guerre de Souabe (ou la guerre suisse ou la guerre d’Engadine) de 1499 conduisit jusqu’en 1513 à l’expansion de la Confédération suisse avec cinq nouveaux cantons.

De plus en plus de régions et de villes se joignirent à l’ancienne Confédération suisse en tant qu’alliées (Verbündete) ou en tant que villes liées à la Confédération (zugewandte Orte), Saint-Gall et la république des trois Ligues, plus tard ce furent les Grisons. En faisaient partie le Valais, Genève, Neuchâtel, mais aussi des villes se trouvant en Allemagne et en France (par exemple, Rottweil, Besançon, Mulhouse, Strasbourg, Colmar).

Jusqu’en 1515 (bataille de Marignan) la Confédération suisse était une nation dont le rayonnement économique, culturel, politique et militaire était prééminent en Europe centrale sans unité politique ni Constitution.

Cependant, la Confédération suisse survécut à la Réforme, ce qui démontra le lien fort qui unissait les cantons malgré le niveau et l’intensité des conflits religieux et des différences autres.

La Confédération sans Constitution subsista principalement grâce aux constitutions locales des cantons, aux intérêts partagés et à la sagesse des élites.

A Zurich, par exemple, le réformateur Ulrich Zwingli (1484-1531) fut entendu, avant d’être brûlé, par le Conseil de la ville qu’il parvint à convaincre d’introduire la réforme et Zurich devint une ville protestante en 1525.

En 1597, Appenzell rejoignit l’ancienne Confédération suisse. Le canton fut divisé pour des raisons religieuses en deux demi-cantons : Appenzell Rhodes-Extérieures, partie protestante et Appenzell Rhodes-Intérieures, partie catholique, à la suite d’une landsgemeinde extraordinaire pour les Rhodes-Extérieures et d’une décision de l’assemblée de la paroisse pour les Rhodes-Intérieures. La ville protestante de Berne resta l’alliée des villes catholiques de Soleure et de Fribourg.

1798-1813

Jusqu’en 1798, la Confédération suisse fonctionna sans Constitution.

De 1798 à 1803, la République helvétique fut un État unitaire – tous les citoyens étaient soumis au même et unique pouvoir – doté d’une constitution selon le modèle français et les principes d’unité, d’égalité de droit et de fraternité.

Cependant, les cantons n’avaient plus d’indépendance dans l’Etat unitaire, mais étaient de simples unités administratives. Pour autant les cantons suisses ne s’inscrivirent pas dans le carcan d’un Etat unitaire.

Le 19 février 1803, la nouvelle constitution de la Suisse attribuée par l’Acte de Médiation, instaura une nouvelle Confédération de dix-neuf cantons indépendants avec en plus Thurgovie, Argovie, Vaud, Tessin, Saint-Gall et les Grisons.

Le gouvernement fédéral n’avait pratiquement aucun pouvoir, hormis la politique étrangère, placée toutefois sous le contrôle de la France.

1813-1848

Après la défaite de Napoléon à Waterloo, la Confédération des XXII cantons, fut créée le 7 août 1815 – en plus Genève, Neuchâtel et le Valais – avec à la clé la signature d’un pacte fédéral. Cela fut l’une des étapes de formation de la Confédération suisse.

Les cantons étant encore des Etats souverains pourvus de leur propre Constitution, le pouvoir du gouvernement fédéral était toujours restreint.

1815-1848 fut une période importante. La plupart des cantons reprirent les anciennes structures oligarchiques, par lesquelles le pouvoir appartient à une classe restreinte et privilégiée. Cependant, les idéaux de la souveraineté populaire, de la démocratie directe (l’initiative et le référendum) furent imparables et reçurent le soutien de la bourgeoisie libérale.

Cela provoqua des tensions entre et au sein des cantons, entre les partisans du fédéralisme (Confédération) et les partisans de l’unionisme (état unitaire), les partisans des anciennes structures (ancien régime) et les groupes radicaux-libéraux et entre les cantons catholiques et protestants.

Dans cette situation compliquée, éclata une courte guerre civile (la guerre du Sonderbund) en 1847. Des cantons catholiques conservateurs sécessionnistes s’opposèrent à la plupart des autres cantons du pays qui défendirent la Confédération suisse, tandis que certains cantons restèrent neutres.

Suite à cette guerre, il a été a été procédé à une révision du Pacte fédéral de 1815, ce qui a conduit à la Constitution fédérale de 1848 adoptée par les vingt-deux cantons. Il s’agit là de la naissance de l’Etat fédéral. La Constitution fédérale a été modifiée cent-quarante fois jusqu’en 2000.

1848-2000

Chaque modification de la Constitution fédérale peut être demandée au moyen d’une initiative populaire et doit être approuvée par le peuple et les cantons lors d’une votation. La première grande révision totale de la Constitution fédérale eut lieu en 1874 (référendum populaire).

Puis en 1891 (initiative populaire), en 1918 (introduction du système du scrutin proportionnel), en 1971 (suffrage féminin), en 1979 (nouveau canton du Jura) et en 1999 intervint une autre grande révision de la Constitution fédérale, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2000.

Cependant, la plupart des modifications concernent l’attribution de nouvelles compétences au niveau fédéral en raison du nombre croissant de tâches gouvernementales (par exemple dans le domaine de l’environnement, de la sécurité sociale, de l’immigration, des transports).

Toutefois, les fondements de la Constitution fédérale de 1848 n’ont pas changé. La Suisse est un Etat de droit démocratique confédéral, hautement décentralisé, où les citoyens aux niveaux fédéral, cantonal et communal ont toujours le dernier mot et peuvent suivre les partis politiques et leurs réseaux.

Conclusion

La Confédération suisse et sa constitution émanent d’un projet ascendant (bottom-up) des cantons et du peuple, qui fait ses preuves depuis des siècles

La Suisse démontre ce qui peut être réalisé au mieux dans un pays avec quatre langues et cultures. La démocratie et la constitution suisse sont des particularités du système politique suisse comparable à nul autre, même au niveau européen.

La Suisse romande

Lors de l’exposition universelle de Séville en 1992, l’artiste suisse Ben Vautier pensait qu’il devait dire « La Suisse n’existe pas ».

Cette perspective n’était bien sûr pas fondée sur le plan historique, mais visait avant tout à dénigrer le « Petit Etat » suisse (Kleinstaat Die Schweiz).

La Suisse romande

La Suisse romande se compose de six cantons : Fribourg (Freiburg), Vaud (Waadt), Genève (Genf), Valais (Wallis), Neuchâtel (Neuenburg), Jura.

Une question légitime se pose cependant : existe-t-il une Romandie ou une Suisse romande ? Sur le plan linguistique, la Suisse romande est une création du XIXème siècle, utilisée pour la première fois en 1837 par la Société d’histoire de la Suisse romande.

Le terme Romandie est originaire de l’Interbellum (1918-1939) et est principalement utilisé en Suisse alémanique.

Le fait, que pendant la Première Guerre mondiale, la Suisse romande sympathisa avec la France et la Suisse alémanique avec l’Allemagne suscita un vif émoi.

L’identité

Durant cette période, l’identité de la Suisse romande a été indéniablement renforcée. Ainsi, l’Orchestre de la Suisse Romande fut fondé en 1918, l’essor des médias (journaux, radio, puis télévision) renforça ce processus et la Suisse romande devint de plus en plus institutionnalisée, ce qui créa une identité commune.

Cette identité s’est manifestée, par exemple, dans la lutte menée par les habitants francophones du Jura pour devenir un canton francophone indépendant après 1945, ce qui est d’ailleurs le cas depuis 1979.

Une solidarité suisse romande a émergé afin de permettre au Jura de se séparer du canton germanophone de Berne.

Röstigraben

On appelle aussi Röstigraben, la frontière virtuelle géographique, qui se ressent également dans d’autres domaines (politique, culture) entre la région romande, francophone, et la région alémanique, germanophone.

Mais en même temps, il est apparu que cette unité et cette solidarité romandes n’étaient pas si évidentes et même plutôt fragiles.

Le Jura 

Un certain nombre de villages francophones ainsi que la ville de Moutier ont souhaité en 1979 rester dans le canton de Berne, plutôt que de faire partie du canton du Jura.

Et, le 18 juin 2017 à l’issue d’un référendum, les habitants de Moutier, francophones, ont décidé de quitter le canton alémanique de Berne pour rejoindre celui du Jura. Mais, le vote de Moutier a été entaché d’irrégularités, pourtant il avait été le scrutin le plus surveillé de l’histoire suisse. Ainsi, ce vote sur l’appartenance cantonale de Moutier a été invalidé.

Il a donc fallu revoter. Et, le 28 mars 2021 la majorité de la population de Moutier a demandé le transfert de la commune du canton de Berne dans le canton du Jura par 2067 voix contre 1930. Moutier quittera donc le canton de Berne pour rejoindre celui du Jura et l’objectif est de réaliser ce transfert au plus tard le 1er janvier 2026. L’enjeu du vote montre à quel point le sentiment d’appartenance des francophones au Jura est fort.

Les différences

Les différences historiques, religieuses et économiques entre la Suisse romande et la Suisse alémanique sont considérables. Les premières complications émanent du bilinguisme de Fribourg (la ville de Fribourg était encore germanophone au XIIème siècle) et du Valais.

Bien que la religion joue aujourd’hui un rôle moins important, la frontière religieuse entre catholiques et protestants traversent parfois les cantons. De plus, la situation économique diffère d’un canton à l’autre et, historiquement, les cantons n’ont pas grand-chose en commun.

Genève

Au Moyen Age, l’histoire du comté souverain de Genève fut principalement axée sur l’exclusion de la Savoie ou la conquête du Chablais, de Gex et du Faucigny, le désaccord entre l’évêque de Genève et le conseil municipal, surtout après la Réforme.

Neuchâtel

Neuchâtel était traditionnellement un comté souverain, puis longtemps en mains d’une dynastie allemande (1395-1504), puis d’une dynastie française (1504-1706) et en 1707, la principauté de Neuchâtel est devenue propriété personnelle du roi de Prusse.

Vaud

Le canton de Vaud n’a jamais été une région indépendante jusqu’en 1798. Il a d’abord été gouverné par la Savoie, puis de 1536 à 1798 par Berne (protestante) et Fribourg (catholique), d’où le patchwork des langues et religions.

Valais (voir Swiss Spectator 26.10.2020)

1848

Jusqu’en 1848, la Suisse romande n’était pas une unité culturelle, mais une unité linguistique. Même légalement ou dans la Constitution fédérale, il n’a jamais été fait mention de la Suisse romande, mais l’identité était, comme dans toute la Suisse, d’abord issue du canton, puis de la Confédération à partir de 1848.

2022

Mais aujourd’hui, la Suisse romande a incontestablement une identité qui lui est propre – il existe même un Tour de Romandie, course cycliste à étapes – et cela plus en raison du rôle des médias (modernes) qu’en raison de racines historiques, religieuses, économiques ou sociales communes.

(Source : C. Meuwly e.a. (Red.), Histoire vaudoise, Lausanne 2015), F. Walter, Une histoire suisse, Neuchâtel, 2016).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.