L’hymne national suisse

Il n’existe d’hymne national suisse que depuis 1961. Cette année-là, le Conseil fédéral avait promu Sur nos monts quand le soleil… au rang d’hymne national,

Précédemment, la recherche d’un chant national s’était étendue sur quasi un siècle. Des concours avaient même été lancés.

Jusqu’à la fin des années 1950, les hymnes régulièrement joués pendant les cérémonies officielles étaient Ô monts indépendants (1830) ou le Cantique suisse Sur nos monts quand le soleil…(1841).

L’article est publié uniquement en anglais et en néerlandais.

Pour plus d’informations: L’hymne national suisse (admin.ch)

Le Valais et la Tarentaise deviennent romains

Dans l’Antiquité on divisait la chaîne des Alpes suivant ses ramifications, du nord au sud: les Alpes Poenines (Alpes Poeninae), les Alpes Graies (Alpes Graiae), les Alpes Cottiennes (Alpes Cottiae) et les Alpes Maritimes (Alpes Maritimae).

À l’époque romaine, les Alpes Graies et Poenines s’étendaient sur plusieurs régions et différents peuples celtes y vivaient.

Les Alpes Graies englobaient la Tarentaise (haute vallée de l’Isère en amont du confluent avec l’Arly), le Beaufortain (vallée du Doron de Beaufort) et le Haut-Faucigny (Val Montjoie et Vallée de Chamonix).

Les Alpes Poenines correspondaient au Valais : Haute vallée du Rhône, du lac Léman jusqu’à la source du fleuve – massif du Saint-Gothard – bordée au sud entre Martigny et Brigue par les Alpes valaisannes.

La Tarentaise et le Valais étaient des voies de pénétration majeures vers l’Italie, la Gaule, les régions du Rhin et après l’an 43 vers Britannia (plus tard la Grande-Bretagne).

De nombreux cols mettent en communication les diverses régions que constituaient la province des Alpes Graies et Poenines.

Les cols du Cormet d’Arêches et de Roselend relient la Tarentaise au Beaufortain, les cols du Bonhomme et de la Forclaz du Prarion unissent le Beaufortain et le Haut-Faucigny, les cols de Balme et de la Forclaz/Trient mettent en relation la Vallée de Chamonix et le Valais.

Le Petit Saint-Bernard relie la Tarentaise au Val d’Aoste et le Grand-Saint-Bernard le Valais au Val d’Aoste.

La Tarentaise, le Valais et le Val d’Aoste sont à l’époque romaine – et même avant – très importants pour la circulation routière et constituent deux des plus grandes voies de passage à travers les Alpes, le Petit-Saint-Bernard (Graius Mons) et le Grand-Saint-Bernard (Summus Poeninus), ce qui n’avait pas échappé à la vigilance des Romains.

Un seul peuple occupa les Alpes Graies, les Ceutrons (Ceutrones). Ils avaient pour capitale Aime (Axima).

Les Alpes Poenines étaient occupées par quatre peuples: les Nantuates (Nantuates), les Véragres (Veragri), les Sédunes (Seduni) et les Ubères (Uberi).

Les Nantuates habitaient la Vallée du Rhône depuis le lac Léman jusqu’à Saint-Maurice (Agaune) et avaient pour chef-lieu Massongex (Tarnaiae), les Véragres étaient situés dans les Vallées du Trient et des trois Dranses et autour de leur chef-lieu Martigny (Octodorus).

Les Sédunes étaient groupés autour de leur chef-lieu Sion (Sedunum) et les Ubères occupaient le Haut-Valais entre Sierre et Brigue jusqu’aux sources du Rhône, qui sort du Saint-Gothard (Adulas mons ou Columna Solis).

La conquête des Alpes Graies et Poenines par les Romains a été mue par l’intérêt d’avoir le contrôle sur les principaux cols alpins pour leur permettre d’ouvrir des routes transalpines et d’être ainsi en relation directe avec la Gaule et la Germanie.

Entre 25 et 15-13 avant J.C. l’empereur Auguste réalisa la conquête des Alpes, en 25 par la soumission des Salasses du Val d’Aoste et en 15 par la conquête du Valais qui fut rattaché sous le nom de Vallée Poenine (Vallis Poenina) à la province de Rhétie avec pour capitale Augsbourg (Augusta Vindelicum ou Vindelicorum).

Le territoire des Ceutrons fut aussi conquis sitôt après la conquête du Valais. Les Alpes Graies furent un district militaire et ne furent ni assignées à la Cisalpine (comme le Val d’Aoste), ni à la Narbonnaise, ni à la Rhétie (comme les Alpes Poenines).

Le principat de Claude (41-54 après J.-C.) marqua la naissance d’une ère nouvelle et de grands changements vont affecter tout le Valais (Alpes Poenines) et la Tarentaise (Alpes Graies).

L’empereur entreprend la conquête de la Grande-Bretagne (Britannia) et pour ce faire, il voulut qu’une voie directe, passant par le Col du Grand Saint-Bernard, puisse l’y mener.

Claude aménagea cette route en voie carrossable et réorganisa tout le district du Valais et de la Tarentaise.

La Vallée Poenine fut détachée de la Rhétie et Claude créa une ville romaine à laquelle il donna son nom, Forum Claudii Augusti, quelque temps après Forum Claudii Vallensium, la capitale de la cité des Valaisans et plus tard la Provincia Alpes Poeninae, comportant la route du Grand Saint-Bernard.

Claude fonda à Aime aussi une ville nouvelle, Forum Claudii Centronum et érigea la Provincia Alpium Graiarum  pour la surveillance de la route romaine du Petit Saint-Bernard.

Quelques inscriptions attestent la réunion des Alpes Graies et Poenines en une seule province après la seconde moitié ou à la fin du IIème siècle.

Quoi qu’il en soit, au Haut-Empire, les Alpes Graies et Poenines bénéficièrent de la paix romaine, de la création d’un réseau routier carrossable, de relations commerciales et de voies de circulation étroitement liées aux axes de communication, en particulier à ceux du Petit et du Grand Saint-Bernard.

(Source: A. Puéjean, les Alpes Graies et Poenines à l’époque romaine, Nîmes, 2015).

Les igloos de l’Hôtel Landgasthof

En 2008, les gérants de l’Hôtel Landgasthof, à Kemmeriboden-Bad (canton de Berne) ont construit le premier igloo sur le parvis des termes de Kemmeriboden. Suite à une forte demande, d’autres igloos ont été construits d’année en année, jusqu’à en compter cinq à ce jour.

L’Hôtel Landgasthof, construit en 1834, ressemble à un décor de cinéma avec ses imposantes façades en bois. Il est aux mains de la même famille depuis six générations.

Aujourd’hui, l’igloo restaurant compte environ 50 places assises et une salle à manger pour y déguster une fondue. La première année, des camions transportaient la neige depuis la montagne pour façonner les igloos.

Comme cela était coûteux et pas très efficace, les tenanciers de l’Hôtel Landgasthof ont acquis leurs propres canons à neige : pour la fabriquer, uniquement l’eau de la source de Kemmeriboden et l’air froid de l’hiver. La centrale à turbine de l’hôtel produit une partie de l’énergie.

La symbiose entre l’hôtel, la nature et le majestueux paysage d’igloos, éphémères et insolites, transforme l’endroit en un conte hivernal, le long de la rivière Emme.

Cependant, Mère Nature reste la partenaire la plus importante de décembre à mars.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Les palafittes lucernois

En 2011, les « Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes » ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 111 sites enregistrés, établis dans six pays (Allemagne, Autriche, France, Italie, Slovénie, Suisse), trois d’entre eux se trouvent dans le canton de Lucerne, dont le village d’Egolzwil, dans le marais de Wauwil (Wauwilermoos). Les deux autres sites sont les villages de Sursee-Zellmoos et de Hitzkirch-Seematt.

Egolzwil E3, qui date d’environ 4300 avant J.-C., est le plus ancien site palafittique préhistorique connu de Suisse. Comme pour les autres sites lacustres, un grand nombre d’objets ont franchi les millénaires grâce à une conservation dans des sédiments gorgés d’eau et à l’abri de l’air : vestiges de maisons et de foyers, instruments ou récipients en bois, céramiques, restes de céréales, parures, déchets organiques, outils et plus encore.

Les plus anciennes traces du passage de l’homme dans les marais de Wauwil datent d’environ 14’000 avant J.-C. Le réchauffement progressif du climat (environ dès 12’600 avant J.-C.) a conduit à l’extension de la forêt et à l’apparition de nouvelles espèces animales comme le cerf, le chevreuil ou le sanglier. De même, les espèces végétales telles que les champignons, les baies, les racines ou les noisettes se sont accrues.

Les gens du Néolithique (environ dès 5 500 – 2 000 avant J.-C.), bénéficiant de la diversification des ressources naturelles, ont adopté un mode de vie sédentaire et se sont installés dans des villages littoraux. L’agriculture et l’élevage d’animaux domestiques – bœufs, porcs, moutons, chèvres – ont permis de subvenir aux besoins alimentaires d’une population croissante. La chasse et la cueillette ont continué à jouer un rôle important.

(Source et plus d’informations : www.pfahlbausiedlung.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.