Le tourisme d’hiver en Engadine

C’est entre 1870 et 1914 que la Suisse et l’Engadine – haute vallée des Alpes suisses située dans le canton des Grisons – ont connu la plus forte croissance du tourisme grâce à l’avènement des spas, mot issu du latin « sanitas per aquam » qui signifie « santé par les eaux ».

Voici un pari légendaire qui mérite d’être conté :  à l’automne 1864, Johannes Badrutt (1819-1889), propriétaire de l’hôtel Kulm, à Saint-Moritz, était assis près du feu avec quatre vacanciers anglais qui ne connaissaient que les hivers sombres et froids.

Tout en discutant, il leur a décrit Saint-Moritz comme étant un paradis sur terre offrant un paysage enneigé baigné de soleil avec des températures douces.

Johannes Badrutt suggéra alors aux quatre touristes de revenir en décembre et, au cas où ils ne profiteraient pas de leur séjour, il rembourserait les frais de voyage. Les Anglais revinrent et restèrent jusqu’à Pâques.

Johannes Badrutt a donc gagné son pari et le tourisme d’hiver, qui contribua à la croissance de Saint-Moritz, a été lancé.

(Source: T. Cavadini Canonica, A. Cavadini, Das Engadin. Kurze Geschichte einer Alpinen Welt, Sondrio, 2009).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Château d’Annecy

Vers 1030, Genève devient la résidence principale d’un comté. La dynastie entre en conflit avec les évêques de Genève et les comtes transfèrent leur résidence à Annecy. Le château d’Annecy est mentionné pour la première fois en 1219.

Cinq générations de comtes se succèdent du début du XIIIe siècle. Le dernier comte meurt en 1394 sans descendance. Le comte Amédée VIII de Savoie (1391-1439) achète le Genevois et Annecy est désormais une ville savoyarde.

Sous son règne les frontières de la Savoie connaissent une fulgurante extension. Le château s’agrandit et de gros chantiers sont engagés: la grande salle (la magna aula), le vieux logis, la chapelle et les tours Saint-Paul et Saint-Pierre deviennent directement accessibles.

Charlotte d’Orléans (1512-1549) prends l’initiative de faire construire le logis de Nemours, une fastueuse résidence, en 1533. Jacques de Genevois-Nemours (1531-1585)  fait construire le logis Neuf en 1571, la dernière grande extension.

Le château est un musée aujourd’hui (www.musees.annecy.fr).

(Source et plus d’informations: P. Lanternier, S. Marin, Du châteu-fort au musée. Chronique d’un monument historique, Annecy 2011).

Concert de Bienfaisance

La situation géopolitique au sortir de l’ère covid, qui n’est pas encore révolue, pourrait faire passer cette dernière pour deux années de villégiature.

Le contexte actuel, potentiellement bien plus grave, plus incertain et plus dangereux, nous rappelle à quel point la protection des enfants, en particulier, est un sujet de la plus haute importance.

Ils doivent donc constituer une priorité de chaque instant, et chacun peut, à son niveau, exercer une influence qui peut s’avérer déterminante.

Dans cet esprit, L’Orchestre de Chambre de Genève et l’Orchestre Nexus organisent un concert de bienfaisance dont les bénéfices seront reversés à l’UNICEF.

Les orchestres donneront par la suite la symphonie n°9 « du Nouveau Monde » de Dvorak, une œuvre pleine d’espoir et fédératrice. La violoncelliste Camille Thomas, artiste de référence de l’UNICEF, sera notre invitée et jouera le concerto d’Elgar.

Source et plus d’informations: www.illyria.ch

Le Dictionnaire historique de la Suisse

Le Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) est un dictionnaire en ligne élaboré selon des critères scientifiques, connecté, actuel et multimédia.

Il entend être aussi bien une infrastructure de recherche, à la fiabilité garantie, pour l’ensemble de la communauté scientifique qu’un service d’information complet et attrayant pour le grand public. Les mêmes contenus sont proposés en français, en allemand et en italien, soit dans trois langues nationales.

Les contenus présentés en français, en allemand et en italien reflètent la diversité culturelle de la Suisse et les différentes réalités historiques de ses régions. Une grande attention est accordée à la précision de la terminologie historique plurilingue.

Les quelque 36’000 articles de l’édition imprimée du DHS, publiée de 2002 à 2014, constituent la base de sa version en ligne.

Ses contenus seront progressivement développés dans leur thématique, connectés avec cohérence et retravaillés dans un cadre multimédia selon les exigences du nouveau média. Parallèlement, le DHS développera son corpus systématiquement en collaborant avec les milieux scientifiques et en s’appuyant sur l’état le plus actuel de la recherche.

Le DHS traite en premier lieu l’histoire de l’espace et des espaces qui forment la Suisse actuelle. Il aborde l’histoire des territoires et des lieux aussi bien avant qu’ils entrent dans l’orbite confédérale, que, le cas échéant, après qu’ils l’ont quittée.

L’histoire de la Suisse ne peut toutefois être envisagée que comme une partie de l’histoire européenne et mondiale. C’est pourquoi la représentation de l’étroite interdépendance et des processus d’échanges de la Suisse avec l’étranger revêt une importance particulière.

L’Academie suisse des sciences humaines et sociales, Le Dictionnaire historique de la Suisse, Berne; online: https://hls-dhs-dss.ch

 

 

L’ arène pour l’arbre

L’intervention artistique Arène pour un arbre de Klaus Littmann (né 1951) a été installée dans la cour intérieure du Musée national. Il s’agit à la fois d’un mémorial rappelant la destruction de la nature par l’être humain et d’un appel à l’action d’une grande force symbolique.

Tout a commencé il y a 30 ans par une vision artistique que Klaus Littmann matérialisa en 2019 pour le grand public en plantant 299 arbres dans le stade de Wörthersee à Klagenfurt dans le cadre de son projet «For Forest – The Unending Attraction of Nature».

Au printemps 2021, il a continué à créer autour de ce thème en collaborant avec la Kulturstiftung Basel H. Geiger | KBH.G dans l’exposition «Tree Connections» et dans l’intervention artistique immersive Arène pour un arbre au centre-ville de Bâle.

Installée désormais dans la cour intérieure du Musée national, l’œuvre franchit une nouvelle étape. Le choix artistique de la focalisation sur un seul arbre est certes conservé à Zurich, mais le message s’est aiguisé. En effet, l’arène n’a pas changé, mais l’artiste a choisi autre chose pour occuper son centre: un arbre mort, du simple bois, de la matière recyclable pour remplacer le Parrotie de Perse, encore appelé «arbre de fer» pour sa résistance et ses capacités d’adaptation, qui avait été choisi pour Bâle.

L’Arène offre aux spectateurs 50 places assises toutes avec l’acteur principal en point de mire. Sa circonférence de douze mètres à l’aspect d’une corbeille entrelacée de bois souple protège l’arbre central sur huit mètres de haut, bien au-delà de sa cime. Sa forme et sa structure ainsi que ses entrelacs de bois rappellent la silhouette irrégulière d’un arbre.

De même, les tribunes tapissant l’intérieur de l’arène représentent symboliquement les cernes d’un arbre, autrement dit son âge.

L’Arène pour un arbre peut être visitée pendant les horaires d’ouverture du Musée national indépendamment de l’exposition Dans la forêt. Une histoire culturelle.

Source et plus d’informations: Musée national, Zurich.