Les plus beaux villages

La deuxième édition du guide de voyage de l’association Les plus beaux villages de Suisse (www.borghisvizzera.ch). présente les plus beaux villages et petites villes (45 communes de moins de 10 000 habitants) de Suisse et du Liechtenstein.

Le livre présente la culture et l’histoire de chaque lieu. Le livre est disponible en allemand, français et italien. Dans cette édition, trois nouveaux villages sont inclus : Dardagny dans le canton de Genève, Bursins dans le canton de Vaud et Grüningen dans le canton de Zurich. La dernière édition compte 224 pages, 50 cartes et 200 photos.

L’association est membre de la fédération internationale « Les plus beaux Villages de la Terre ». L’application « Beaux Villages Suisse » peut être téléchargée gratuitement pour Apple iOS et Android. Ce contenu est également disponible en anglais.

La langue romanche

Près d’un tiers des Romanches vivent aujourd’hui en Suisse hors du canton des Grisons. L’exposition itinérante « Rumantsch è… » (www.rumantsch-e.ch) a été inaugurée en septembre 2021 à la Maison des cantons à Berne et depuis la mi-décembre elle effectue sa tournée helvétique.  Elle se trouve actuellement au Séminaire sur le romanche de l’Université de Zurich.

C’est la première fois que la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC), (Konferenz der Kantonsregierungen, KdK), est présidée par un Grison, raison pour laquelle il a été décidé d’organiser cette exposition dont le but est de faire connaître la langue et la culture de ce canton aux communautés germanophone, francophone, italophone du pays et d’étendre la connaissance du romanche, symbole de la pluralité linguistique.

L’exposition s’adresse à un large public et couvre divers aspects historiques, littéraires, linguistiques, sociaux et culturels de la langue romanche et de ses cinq idiômes, langues régionales écrites.

(Source et informations complémentaires : www.ub.uzh.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Dans la forêt. Une histoire culturelle

Au cours des derniers siècles, notre rapport à la forêt a profondément évolué. Une nouvelle exposition Dans la forêt. Une histoire culturelle se tient au Musée national suisse (Schweizerisches Nationalmuseum – Landesmuseum), à Zurich, jusqu’au 17 juillet 2022.

La forêt est progressivement détruite par l’industrialisation croissante depuis le XIXème siècle. Et avec elle disparaît une grande partie de la faune et de la flore. Cependant, d’aucuns s’y sont intéressés au-delà de son aspect économique, à l’exemple de Paul Sarasin (1856-1929), naturaliste et cofondateur du Parc National Suisse et se sont engagés en faveur de la protection de la nature, ce qui a peu à peu suscité un changement de mentalité dans certains pans de la population.

Le rejet de l’exploitation démesurée des ressources naturelles et la prise de conscience progressive de la nécessité de les utiliser avec parcimonie ont marqué le début de la protection de l’environnement.

Notre rapport ancestral à la forêt se reflète dans de nombreuses œuvres artistiques et littéraires. Or, ce lien n’a cessé de croître. Tandis qu’à l’époque du romantisme, artistes et auteurs considéraient la forêt comme un refuge, un lieu où il était possible d’échapper à un monde en constante accélération et de se ressourcer, la modernité la représenta de manière hautement stylisée afin de la sublimer sous une forme esthétique extrêmement épurée.

Dans l’art du XXème siècle, la thématique de la forêt a pris de plus en plus la valeur d’un manifeste politique contre la destruction de l’environnement. Cette idée fondamentale est toujours d’actualité, quand bien même les formes et les supports sont différents d’il y a quelques décennies.

Une sculpture d’arbre d’Ugo Rondinone constitue le point final de l’exposition et représente bien plus qu’un avertissement solennel contre le changement climatique. D’autres œuvres d’artistes contemporains, tels que Guido Baselgia, Denise Bertschi, Julian Charrière, Franz Gertsch, Shirana Shahbazi ou Thomas Struth, montrent que nous percevons aujourd’hui la forêt comme une entité globale.

Dans la cour intérieure du musée, le public est convié à s’asseoir dans « l’arène pour l’arbre » et à méditer sur l’avenir de la forêt. Au centre de cette œuvre de Klaus Littmann se trouve un arbre sans feuillage qui invite spectatrices et spectateurs à réfléchir à leur rapport à la forêt.

(Source et plus d’ informations Musée national, Zurich, www.landesmuseum.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.