Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Auteur/autrice : Maarten Koning
Le Château d’Hermance
La région du village d’Hermance (canton de Genève) fit partie jusque vers l’an mille du domaine des rois de Haute Bourgogne (888-1032). Elle passa aux mains d’une dynastie locale. Le bourg du XIIIème siècle est divisé en une haute et une basse section. Le « bourg d’en-haut », érigé sur une petite éminence, forme à peu près un carré.
Si quelques fragments des remparts ont pu être conservés, le bourg primitif lui-même a disparu. De plan presque rectangulaire, le « bourg d’en-bas », jouxtant celui du haut du côté du couchant, s’étendait jusqu’au lac.
On reconnaît aujourd’hui encore une bonne partie de cette bourgade moyenâgeuse, dont les maisons bordaient trois ruelles longitudinales, de même que d’importants restes de remparts. Par endroits, les murailles d’enceinte étaient flanquées de tours semi-circulaires.
Le château fort s’élevait au sommet de la colline. D’après sa position et les vestiges conservés, il devait faire partie des fortifications de la ville du XIIIème siècle, mais possédait de plus son propre mur d’enceinte.
Aujourd’hui encore emblème d’Hermance, l’imposant donjon circulaire représentait la construction la plus importante du château fort. Des fragments de murs de jonction prouvent qu’autrefois, le donjon se trouvait à cheval sur l’enceinte de la ville de jadis, érigée à la même époque.
(Source : swisscastles.ch)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Hermance et la frontière franco-suisse
Fondée par Aymon II de Faucigny au milieu du XIIIe siècle, Hermance (canton de Genève) est un village au bord du Lac Léman qui a su garder son caractère d’autrefois.
La rivière Hermance prenant sa source au pied des Voirons et se jetant dans le Léman est un cours d’eau long de 14 kilomètres et constitue la limite naturelle entre la Suisse la France.
La rivière termine sa course dans le lac Léman, en aval des villages d’Hermance (La Suisse) et de Chens-sur-Léman (La France).
(Source et plus d’informations: www.hermance,ch)
La tour de l’horloge de Soleure
Disponible en néerlandais, anglais et allemand.
L’Ajoie, l’évêque et les pierres de bornage
Porrentruy (Pruntrut en allemand, canton du Jura) a longtemps été le siège du prince-évêque de Bâle, après que celui-ci eut quitté son palais épiscopal à Bâle suite à la Réforme de 1528.
L’évêque de Bâle avait reçu cette région en 999 du roi de Bourgogne Rodolphe III, acquérant ainsi la puissante abbaye de Moutier-Grandval. Cette abbaye a d’ailleurs été abandonnée après la Réforme, vers 1530, et démolie jusqu’à la dernière pierre (voir aussi Moutier et l’abbaye de Moutier-Grandval).

Porrentruy et Ajoie
Porrentruy est situé en Ajoie, au nord du Doubs, en bordure d’une plaine du Jura et à quelques kilomètres de la frontière française. Le grand palais épiscopal et le château sur la colline, l’Hôtel-Dieu avec sa glacière du XVIIIème siècle, les salles capitulaires et autres grandeurs témoignent de la présence séculaire de ce prince du Saint-Empire romain germanique.
Le prince-évêque et Berne
Car l’évêque était également prince du Saint Empire romain , d’où le titre de prince-évêque et de principauté épiscopale. Celle-ci restera en possession de l’Ajoie jusqu’à l’invasion de la France révolutionnaire en 1792. Seul le comte de Monbéliard fut seigneur de cette région pendant quelques périodes, en 1283 et de 1386 à 1461.
Le prince-évêque perd définitivement le territoire en 1792. L’Ajoie, ainsi que d’autres territoires de l’actuel canton du Jura, relèvent de la République rauracienne (novembre 1792-mars 1793), du département du Mont-Terrible (1793-1800) puis du département du Haut-Rhin (1800-1813), avant d’être annexés au canton de Berne par la décision du Congrès de Vienne en 1815.

Dans les forêts, de nombreuses vieilles pierres de bornage marquent l’ancienne frontière du canton de Berne (avec l’ours) ou de la Confédération suisse (CS : Confédération Suisse) avec la France, indiquée par la fleur de lys ou par les initiales RF (République Française). Depuis 1979, le canton francophone du Jura constitue la frontière avec la France.

Ajoie
Le nom Ajoie est dérivé de la petite rivière Allaine qui traverse Porrentruy et se jette dans le sud du Doubs. Cette région est aussi nommée Pays de Porrentruy, en allemand Pruntruter Zipfel (anciennement aussi appelée Elsgau). L’Ajoie est donc le bassin versant de l’Allaine.
La plaine est entourée de montagnes dont l’altitude atteint presque 1000 mètres. L’utilisation agricole de la zone est caractérisée par des arbres fruitiers, l’élevage de bétail et des cultures arables, notamment le colza et les céréales.
Le randonneur traverse plusieurs villages anciens, tels que Grandfontaine, Réclère , Roche-d’Or, Rocourt et Chevenez.
Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur (www.larskophal.ch)


Les théâtres et les amphithéâtres romains en Suisse romaine
En préparation. Disponible en néerlandais, anglais et allemand.
L’Engadine sous les projecteurs
Angelika Overath, Gebrauchsanweisung für das Engadin, München, 2016
Bâle-Ville et Bâle-Campagne
Disponible en allemand et néerlandais.
Notre-Dame du Vorbourg
Le plus ancien sanctuaire marial du canton du Jura, dont la construction remonte au XIIème siècle, se dresse sur un éperon rocheux surplombant la Birse, affluent du Rhin, dans la vallée de Delémont.
La chapelle était adossée à l’ancien donjon du château de Telsberg qui fut détruit lors d’un terrible tremblement de terre en 1356. La chapelle a été en grande partie épargnée.
Suite à la guerre de Trente Ans, la chapelle fut restaurée et agrandie jusqu’au rocher sur lequel est bâtie la tour Sainte-Anne. La statue de Notre-Dame du Vorbourg a été installée à cette époque.
Le 7 avril 1658, la Vierge Marie devint la protectrice et la patronne de la chapelle. Les ex-votos – tableaux ou objets symboliques suspendus dans une église, un lieu vénéré, à la suite d’un vœu ou en remerciement d’une grâce obtenue – ont pris place dans le sanctuaire depuis 1671. Ils constituent l’un des plus remarquables ensembles en Suisse, au nord des Alpes.
Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), le curé de Delémont fit la promesse que si la Suisse échappait à l’invasion nazie, il établirait à demeure un prêtre au sanctuaire. En 1949, ce service fut confié aux Bénédictins, jusqu’en 2018. Le gardien actuel est un abbé, qui assume la responsabilité totale de la chapelle de Notre-Dame du Vorbourg.
(Source : www.delemont.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Le Musée d histoire naturelle
Le musée d’histoire naturelle de Bâle (Naturhistorisches Museum Basel) est l’un des musées les plus anciens de Suisse : il a ouvert ses portes en 1821. Cette année, est ainsi célébré le 200ème anniversaire de sa fondation.
Certaines de ses collections remontent au Moyen Âge. L’existence du musée et, partant, la réputation de Bâle en tant que ville musée, découle principalement de la passion de la bourgeoisie pour les collections aux XVIIème et XVIIIème siècles.
Les plus de 11 millions d’objets que comporte actuellement le musée sont des témoins uniques de la nature vivante ou non vivante.
Par ailleurs, le musée déménagera dans un nouveau bâtiment, qui abritera également les Archives de l’Etat. Il sera situé dans le quartier St. Johann, à Bâle. Après l’achèvement des travaux de déménagement, l’ouverture des Archives de l’Etat est prévue pour 2027 et l’ouverture du Muséum d’histoire naturelle en 2028.
Les collections du musée se composent d’objets d’histoire naturelle issus de la zoologie, de l’entomologie, de la minéralogie, de l’anthropologie, de l’ostéologie et de la paléontologie.
(Source et informations complémentaires : www.nmbs.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
