Le Jardin Oudolf et le jardin Tsuyoshi Tane du Vitra Campus

Le Vitra Campus de Weil am Rhein (Allemagne), près de Bâle, est un complexe architectural contemporain qui réunit en un seul lieu les aspects culturels, commerciaux, de production, de recherche et de design du fabricant de meubles suisse Vitra.

L’hiver 2024

Depuis son ouverture en 1989, le site est devenu, grâce à la construction de plusieurs bâtiments par des architectes de renommée mondiale, l’un des principaux centres mondiaux de design et de recherche sur le mobilier, avec une collection unique et des expositions temporaires au Vitra Design Museum.

Le jardin Oudolf, sur le Vitra Campus, complète le concept. Le jardin ne se contente pas d’embellir l’architecture, il complète également le musée et d’autres bâtiments.

Quelque 30’000 plantes aux périodes de floraison et aux cycles de vie variés forment un jardin dont les couleurs changent constamment au cours de l’année. L’architecte paysagiste néerlandais Piet Oudolf (1944) nomme « communautés » ses combinaisons de plantes, ce qui correspond bien à la « communauté du design mobilier » de Vitra.

D’autres entreprises et institutions culturelles suisses utilisent le même concept, par exemple le jardin Novartis et son pavillon médical récemment inauguré, ainsi que les jardins Merian à Bâle, le centre Paul Klee à Berne, le jardin du Glacier à Lucerne, le musée Kirchner à Davos, le site Attisholz à Soleure, la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, l’Ermitage et le nouveau complexe muséal Plateforme 10 à Lausanne, ainsi que divers autres projets qui associent et entrelacent nature, culture, art, industrie et architecture.

(Source et informations complémentaires : Vitra Design Museum, www.design-museum.de).

Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur, (www.larskophal.ch)

Piet Oudolf, planting design Vitra  Design Museum

Tsuyoshi Tane, The Tane Garden House (2023)

Patrimoine mondial de l’UNESCO en Suisse

Certains biens du patrimoine culturel et naturel présentent un intérêt exceptionnel universel qui nécessite de les placer sous la protection de l’humanité tout entière. Ces biens sont alors inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette liste repose sur la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel.

En l’adoptant en 1972, l’UNESCO s’est donné pour mission de préserver pour les générations futures les biens culturels et les sites naturels de valeur universelle exceptionnelle.

La Suisse en fut l’un des premiers États signataires en 1975. La Suisse compte 13 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont 9 sites culturels :

La Suisse compte 13 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont 9 sites culturels :

La Villa Patumbah et Sumatra

Carl Fürchtegott Grob-Zundel (1830-1893) fit construire la Villa Patumbah, chef-d’œuvre de l’historicisme, dans le quartier de Seefeld, à Zurich en 1883-1885.

Le parc, espace vert municipal ouvert toute l’année durant au public, a été dessiné en 1890-1891 par l’architecte paysagiste Evariste Mertens.

Conçu dans le style de jardin à l’anglaise, qui allie au paysage naturel des éléments géométriques ornementaux, il est agrémenté d’un bassin avec une fontaine, d’un parterre de fleurs, de sculptures et d’un pavillon. De 1911 à 1976, la Villa Patumbah fut une résidence pour personnes âgées.

La Villa Patumbah abrite aujourd’hui la première Maison du patrimoine en Suisse (Heimatschutzzentrum). Elle organise des expositions consacrées à la culture architecturale sous trois angles différents : les modifications du paysage, le patrimoine historique et la pratique artisanale.

L’exposition temporaire « De Patumbah à Sumatra » présente les origines de l’extraordinaire Villa Patumbha et aborde les relations de Carl Fürchtegott Grob-Zundel avec l’ancienne colonie néerlandaise. Les textes des expositions sont disponibles en allemand, français, italien et anglais.

La Villa Patumbah porte le nom d’une plantation de tabac, à Sumatra où Carl Fürchtegott Grob-Zundel a fait fortune en tant que propriétaire de plantations. L’exposition montre aussi l’implication des Suisses dans l’histoire coloniale.

(Source et plus d´informations: www.heimatschutzzentrum.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Cinq siècles de patrimoine horloger

Le Patek Philippe Museum de Genève, inauguré en novembre 2001, réunit aujourd’hui l’une des plus importantes et prestigieuses collections horlogères au monde.

En quelque 2500 montres, automates, objets précieux et portraits miniatures sur émail, il propose un voyage à travers cinq siècles d’art horloger genevois, suisse et européen, ainsi qu’un panorama très complet de la production de Patek Philippe depuis 1839.

Le musée n’est pas seulement consacré à une marque, il permet aussi de découvrir un patrimoine horloger de précisément 500 ans, ainsi qu’un reflet de tous les arts décoratifs traditionnellement liés à l’horlogerie, comme, par exemple, la gravure, l’émaillage, le sertissage, le guillochage.

Ses collections s’articulent en effet autour de deux volets : un voyage à travers l’histoire de la montre mécanique portative, des origines – du XVIème siècle au début du XIXème siècle – et un tour d’horizon des plus belles créations de Patek Philippe de 1839 à 2000.

Une bibliothèque de plus de 8000 livres est consacrée à l’horlogerie et aux branches annexes.

(Source et plus d´informations : www.patek.com/museum).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.