Lousonna et Lausanne

La petite colonie gallo-romaine de Lousonna, située sur les rives du lac Léman, Lacus Lemanus, comptait entre 1500 et 1200 habitants, principalement des commerçants, des pêcheurs et des artisans. Sa prospérité commerciale était due à sa situation entre le lac et les voies terrestres de liaison entre le Rhin et le Rhône.

De la fin du Ier siècle avant J.-C. au IVème siècle après J.-C., Lousonna s’est développée de manière constante sous l’influence de l’Empire romain et de la romanisation. Avec son plan de ville quadrillé ses villas urbaines, ses quartiers artisanaux, ses sanctuaires, son forum, son théâtre et ses autres bâtiments publics, la ville est un exemple typique du modèle romain.

Au IVème siècle, l’emplacement au bord du lac a été abandonné au profit d’une colline plus élevée, où s’est développée la ville médiévale et moderne de Lausanne.

(Source et informations complémentaires : Musée romain de Lausanne Vidy)

Un héros suisse: Maurice Bavaud

Un jeune Suisse de 22 ans tenta d’assassiner le Führer, Adolf Hitler (1889-1945). Maurice Bavaud (1916-1941) était originaire de la ville de Neuchâtel. Après avoir interrompu ses études au séminaire de la Congrégation du Saint-Esprit en France – il voulut devenir prêtre – où il évoquait la situation en Allemagne, il revint en Suisse en 1938.

Maurice Bavaud (1916-1941). Photo: Wikipedia

Bien que catholique, profondément religieux dans un Neuchâtel protestant traditionnel, l’idée de tuer Adolf Hitler, qu’il considéra comme un danger pour l’humanité, germa dans son esprit.

Ainsi, il acheta un revolver et des munitions à Bâle, puis se rendit à Munich, une marche commémorative étant organisée par les nazis le 9 novembre 1938.

Apprenant que le Führer allait y participer, il se fit passer pour un partisan de ce dernier et put prendre place au premier rang de la tribune. Il envisagea d’accomplir son dessein dès qu’Adolf Hitler apparaîtrait dans son champ de vision.

Mais rien ne se passa comme prévu. Lorsque le Führer passa devant lui, il était entouré par de nombreux membres du parti national-socialiste et l’enthousiasme était tel qu’une multitude de bras levés faisant le salut nazi firent barrage.

Les semaines précédentes, le Neuchâtelois avait déjà tenté à plusieurs reprises de se rapprocher du Führer pour l’abattre, mais jamais assez près ou au bon moment.

Découragé, il prit un train pour se rendre à Paris. Il fut arrêté et écroué. A fin 1939, le Tribunal du peuple le condamna à mort et il fut exécuté à Berlin le 14 mai 1941.

La seule chose qui m’importe, c’est l’immortalité de l’âme.

C’est la phrase qu’on peut lire au pied du monument édifié à la mémoire de Maurice Bavaud le 13 mai 2011 dans le parc du Laténium, à Hauterive (canton de Neuchâtel).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

 

 

Bâle et sa tradition musicale

La tradition musicale de Bâle remonte à plusieurs siècles. La théorie musicale et les compositions de Bonifacius Amerbach (1495-1562), y compris le Codex Amerbach, un recueil de gammes, l’un des traités musicaux les plus complets, étaient célèbres au XVIème siècle.

Cet homme universel était également collectionneur d’art, juriste, humaniste et surtout ami et héritier spirituel d’Erasme de Rotterdam (1469-1536), qui vécut, travailla, publia ses œuvres majeures et finalement mourut à Bâle.

Hans Holbein le Jeune (1496-1543), Bonifacius Amerbach, 1519. Collection du musée d’Art de Bâle. Photo: TES.

Le musée d’Art (Kunstmuseum) de Bâle est le plus grand et ancien des musée d’art de Suisse Avec son ouverture en 1661 suite à l’acquisition du « Cabinet Amerbach » par la bourgeoisie de la ville, ce musée est considéré comme le premier musée d’art public du monde. Puis, en 1894 fut créé le musée historique de Bâle (Musikmuseum) et en 1961 l’Antikenmuseum de Bâle.

La musique est dans l’ADN de Bâle

 La ville de Bâle est une ville de musique, comme en témoignent non seulement les nombreux orchestres instrumentaux et vocaux, chœurs et autres ensembles, mais aussi l’engouement de ses habitants pour la musique. On estime qu’environ dix mille d’entre eux jouent du piccolo, plusieurs milliers du tambourin ou d’un autre instrument de musique dès leur plus jeune âge.

L’enseignement de la musique aux enfants est de haut niveau. Ce n’est donc pas un hasard si l’orchestre de chambre, innovant, a été créé à Bâle en 1926.

Le carnaval de Bâle (Basler Fasnacht) ou la Fête des Vignerons de Vevey (Winzerfest), qui rend hommage aux traditions viticoles, associent art musical et vocal et talent artisanal pour la danse, la mascarade et la chorégraphie. Le Théâtre Fauteuil et l’association Charivari sont largement connus à Bâle et en Suisse.

Le Basel Tattoo

 Le Basel Tattoo, deuxième plus grand Tattoo du monde, s’inscrit dans cette tradition. Ce festival de musique militaire présente les meilleures formations du monde et couvre un large éventail de styles musicaux, de la marche militaire au rock, en passant par le folk et la musique classique. Des troupes de danseurs, de chorégraphes, des éléments théâtraux, des chants enrichissent ce fabuleux spectacle.

Cornemuses, formations royales et beaucoup de « suissitudes » avec, entre autres, le Ranz des Vaches, le chant traditionnel et a cappella des armaillis (vachers) le plus populaire de Suisse. Jusqu’au XVIIIème siècle, les vachers des Alpes avaient l’habitude de le chanter pour appeler le bétail des pâturages à l’heure de la traite. En Suisse, le paysan et ses vaches jouissent d’une belle estime, même dans les grandes villes.

Le Tattoo, la Fête des Vignerons et le Carnaval ont également en commun l’atmosphère joyeuse et détendue. Donc, du 18 juillet au 8 août 2019, plus d’un million de visiteurs ont assisté aux représentations de la Fêtes des Vignerons à Vevey (canton de Vaud) – qui a lieu une fois par génération, environ cinq fois par siècle – dans l’arène temporaire de 20’000 places.

Elle rend hommage à la culture viticole de la région du lac Léman. Ainsi, le vin, servi comme il se doit dans des verres, a été dégusté jusque tard dans la nuit. Le carnaval de Bâle est un événement d’un genre différent, toutefois non moins enchanteur, qui se déroule chaque année.

Le Carnaval de Bâle est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il y côtoie des formes d’expression culturelle telles que la danse, le théâtre et la musique, mais aussi les traditions orales, les coutumes et l’artisanat. Après la Fête des Vignerons de Vevey, le Carnaval de Bâle est la deuxième manifestation culturelle suisse à intégrer cette liste prestigieuse.

Le Basel Tattoo est également une fête qui attire des centaines de milliers de visiteurs. Ci-dessous, un condensé de la première du 15 juillet 2022 et le 16 juillet.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Basel Tattoo 2022

Le Basel Tattoo se déroule du 15 au 23 juillet sur le site de la caserne de Klybeck (Petit-Bâle).

Les Red hot Chili Pipers et les Flings and Things Highland Dancers, de célèbres formations de cornemuses écossaises, Top Secret Drum Corps de Bâle, la musique centrale de l’armée suisse, « équipe nationale » des fanfares suisses, le Kumudi Homes School Pipes and Drums, band d’Inde des groupes nationaux bulgares et sud-africains, des formations musicales royales de Grande-Bretagne et de Norvège et l’US Air Force donnent comme toujours le meilleur d’eux-mêmes.

La formation musicale et vocale suisses, Les Armaillis, et ses 21 vaches se produisent également dans l’arène temporaire de 12’000 places. Le mot armailli du patois gruérien « armaye » qui signifie « vache » est le berger typique des alpes fribourgeoises et vaudoises. Le groupe entonne le Ranz des Vaches, véritable symbole, mêlant émotions et tradition, auquel tous les citoyens suisses s’identifient.

C’est un spectacle avec des chorégraphies originales et harmonieuses de haut niveau, des danses folkloriques, des chants et bien sûr des musiques pour instruments à vent et à percussion dans des formations spectaculaires.

Après le Royal Edinburgh Military Tattoo, le Basel Tattoo est la plus grande manifestation de ce type. Bâle ne serait pas Bâle sans le grand cortège des musiques militaires avec la contribution de plus de mille musiciens, danseurs, groupes culturels et de l’armée.

En tant que régions de trois pays, le canton de Bâle-Ville, l’Alsace et le Markgräflerland ont participé, le samedi 16 juillet 2022, avec une délégation commune au défilé qui a traversé le centre-ville du Grand-Bâle au Petit-Bâle. Des groupes néerlandais, autrichiens, français, allemands et américains y ont également pris part.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Basel Tattoo Cortège

Les Médias et la démocratie

Les médias sont indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie. C’est particulièrement vrai pour la Suisse multiculturelle, fédérale, décentralisée et sa démocratie directe qui se caractérise par une forte participation des citoyennes et des citoyens ainsi que des organisations de la société civile.

La Fondation ch, dont le siège est à la Maison des cantons à Berne, tient un blog – ch Blog – sur ce thème. La plateforme vise à mener une réflexion sur les questions actuelles autour du fédéralisme et contribuer au débat. Outre les politiciens et collaborateurs de la fondation, des experts y ont également leur mot à dire.

Qu’est-ce qui caractérise les médias dans un système fédéral en général et plus particulièrement dans le système suisse ? Comment les cantons font-ils face aux défis actuels, tels que la gestion de la pandémie de Covid-19, la neutralité en temps de guerre ou le financement des médias ?

Le blog aborde ces questions et bien d’autres dans le cadre d’un débat visant à développer des idées et des concepts sur les futures conditions-cadres des médias suisses.

Cette discussion pourrait également susciter l’intérêt d’autres pays.

Source et plus d’informations : www.chstiftung.ch

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Les monuments romains et L’erlebar expérience

Le théâtre romain d’Aventicum (Avenches, canton de Vaud), tout comme le mur d’enceinte de la ville, fait l’objet de travaux de restauration depuis plusieurs années.

Construit au début du IIème siècle ap. J.-C., l’édifice est le plus grand des quatre théâtres romains découverts en Suisse (Avenches, Augst, Lenzbourg et Lausanne).

Le théâtre romain d’Avenches. Photo: TES

Pouvant accueillir près de 12’000 spectateurs, le monument a été édifié avec des pierres de calcaire de Neuchâtel et de grands blocs de grès coquillier de couleur grise.

Après la chute de l’Empire romain, l’édifice sert durant des siècles de carrière aux habitants de la région, qui y prélèvent des blocs de pierres.

Au XIXème siècle, la demande en matériaux de construction conduit à des destructions massives au cœur même du monument, jusqu´alors bien conservé.

En 1892, l’association Pro Aventico met un terme au démantèlement. En 1959, le théâtre est classé au rang des monuments historiques du canton.

L´amphithéâtre d’Avenches. Photo: TES.

Le théâtre, l´amphithéâtre ainsi que le temple et sanctuaire du Cigognier d’Avenches peuvent être découvert en réalité augmentée via l´application Erleb-AR, développée par la Haute école spécialisée bernoise (Berner Fachhochschule).

Le Cigognier et le temple d’Avenches. Photo: TES.

Grâce à l’application Erleb-AR, il est possible d’explorer les colonies romaines d’Aventicum et Augusta Raurica (Augst) ainsi que les monuments romains de Berne. Le nom Erleb-AR signifie erlebbar (expérimentable) en allemand et Augmented Reality en anglais (voir: Erleb-AR bfh.science).

L´amphithéâtre par l’erlebbar-App. Photo: TES.

(Source: Bärtschi Delbarre, Alexandra Spühler, Savoir-faire au théâtre romain, Association pro Aventico, 40/2021, Avenches).

Source et plus d’informations: Die Engelhalbinsel, Musée romain d’Avenches et Museum Augusta Raurica

Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur (www.larskophal.ch)

 

Helvetia, Bâle et le Rhin

Le Rhin quitte la Suisse à Bâle. Il poursuit son voyage vers la mer du Nord en tant que fleuve (frontalier) à travers l’Allemagne, la France et les Pays-Bas ; puis entre aux Pays-Bas, à Spijk et Millingen, et s’appelle à partir de là Waal et se divise en plusieurs rivières. Le fameux paysage fluvial néerlandais commence.

Nimègue (Nijmegen) est la première grande ville (romaine) sur le trajet du Waal. Plus tard, il se divise encore : une partie se jette dans la Boven Merwede et la Nieuwe Maas (Nouvelle Meuse) à Rotterdam.

File:Spiegelwaal.jpg

La Waal près Nimègue. Photo: Wikipedia/Damatrix

L’Oude Maas (Vieille Moselle) se jette à son tour dans la Nieuwe Maas et forme le

Nieuwe Waterweg, qui mène à la mer du Nord. Ce complexe fluvial est au cœur du port de Rotterdam et de ses activités économiques.

Nijmegen

Un deuxième bras du Waal, après sa confluence avec la Bergsche Maas, se jette dans le Hollands Diep, le Haringvliet et finalement dans la mer du Nord – bien que le Haringvliet n’ait plus de liaison directe avec celle-ci en raison des travaux du delta.

Outre ces deux grands fleuves, la Waal donne également naissance à plusieurs d’autres affluents. Ceux-ci commencent juste après la frontière allemande. Ainsi, près de Millingen, le Waal se divise pour former l’IJssel et le Lek.

L’IJssel. Photo: www.Hanzesteden.nl

L’IJssel bifurque vers le nord et se termine dans l’IJsselmeer, qui s’appelait jusqu’en 1929 la Zuiderzee (mer du Sud). En chemin, elle serpente à travers les provinces de Gelderland et d’Overijssel, en passant par de magnifiques villes hanséatiques médiévales comme Zutphen, Deventer, Zwolle ou Kampen. Le Lek se jette dans la Nieuwe Maas et la mer du Nord.

Le Nederrijn (bien connu par le film Un pont trop loin, relatant l’opération Market Garden du 17 septembre 1944 autour de Arnhem) est un bras latéral du Lek. Le Nederrijn a lui-même des bras secondaires, qui se jettent dans la mer du Nord. Het Amsterdam-Rijnkanal (le canal d’Amsterdam au Rhin, creusé au milieu du XIXe siècle) relie Amsterdam et la mer du Nord au Rhin, via le canal de la mer du Nord.

En Zélande et en Zuid-Holland, enfin, Het Schelde-Rijnkanaal (le canal de l’Escaut au Rhin) relie des villes comme Dordrecht à l’Escaut occidental.

Helvetia

Le Rhin, Augst (canton de Bâle-Campagne). Photo: TES.

En Suisse, Helvetia figure depuis longtemps sur les pièces de monnaie… jusqu’au jour où elle en eut assez et se mit en route pour connaître sa Suisse.

« …un jour, Helvetia quitta sa pièce de deux francs pour se mêler au peuple et entreprendre un long périple. En chemin, elle passa aussi par Bâle. Après une marche fatigante à travers la ville, elle finit par déposer son manteau, son bouclier, sa lance et sa valise pour s’asseoir et se reposer sur un pilier du pont du Mittlere Rheinbrücke.»

Helvetia y est toujours, pensive, depuis plus de quarante ans, à contempler le Rhin en contrebas et à songer à tout ce qui attend celui-ci au cours de son long voyage. Peut-être rêve-t-elle du paysage fluvial néerlandais…

Helvetia (Sitzende Helvetia) est une sculpture de Bettina Eichin (1942) datant de 1980, qui représente la figure allégorique comme une femme sûre d’elle, qui pense au-delà des frontières et regarde le monde.

Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur (www.larskophal.ch).

Un Symposium de l’OTAN

Le Symposium des partenariats de l’OTAN (Partnerships 360 Symposium), qui a lieu du 11 au 13 juillet, réunit pays membres et pays partenaires de l’Alliance pour une discussion ouverte sur l’avenir de la politique de partenariat de l’OTAN. C’est la première fois qu’un pays non membre de l’Organisation reçoit ce symposium.

La Suisse a pris part active aux éditions antérieures de cette réunion, qui rassemble une fois par an les représentants politiques et militaires des pays membres avec ceux des pays partenaires. Après une première édition en Allemagne en 2018, et une seconde en Grèce en 2019, Genève accueille cette année le symposium à la Maison de la Paix.

La Suisse participe depuis 1996 au Partenariat pour la Paix (PpP) de l’OTAN. Le PpP offre un cadre institutionnalisé permettant de maintenir le dialogue autour de la politique de sécurité de l’OTAN, entre ses pays membres d’une part et les autres pays partenaires d’autre part, y compris par exemple les pays du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient.

Le Château de Joux

Le mot Joux provient du latin Iuria qui signifie « forêt de montagne », mots eux-mêmes issus du celte Jor, c’est-à-dire « hauteur boisée ». Jor a donné son nom au Jura, à l’origine une grande zone forestière.

Photo: TES

Le château de Joux est un monument emblématique de la Franche-Comté (France). Il se trouve à 5 kilomètres de Pontarlier et à 15 kilomètres de la frontière suisse. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 juillet 1996.

Ce château surplombait stratégiquement la Cluse de Pontarlier, étroit couloir naturel qui permettait de traverser le massif du Jura. Cette voie militaire et commerciale reliait les routes de Champagne, de Flandre et de Haute-Saône à l’Italie et à la Suisse.

Dès le Moyen Age, la famille de Joux conforta son pouvoir dans cette région et fortifia l’éperon rocheux avec son premier château, agrandi, modifié et consolidé au fil des siècles.

Au XVème siècle, le puissant duc de Bourgogne, Philippe le Bon (1396-1467), acheta le château. Il étendit ainsi sa domination sur les zones frontalières du duché de Bourgogne, ce qui lui procura l’accès à la Cluse de Pontarlier et, partant, à une importante artère de circulation vers ses riches terres de Flandre et de Hollande.

Au XVIème siècle, le fief de Joux passa, par héritage et succession, aux mains de la couronne d’Espagne qui administra alors un vaste territoire : la Franche-Comté, l’Espagne, les Flandres, les Pays-Bas et le royaume de Naples.

Le château de Joux devint un important poste défensif contre le royaume de France, la Confédération suisse et le Saint-Empire romain germanique.

Le roi français Louis XIV (1638-1715) réussit à annexer la Franche-Comté à son royaume en 1678 alors qu’en 1672, lors de la guerre de Hollande, il avait tenté, mais en vain, d’occuper les Provinces-Unies des Pays-Bas.

Sébastien Le Prestre, seigneur de Vauban (1633-1707), ingénieur, architecte militaire et maître d’œuvre, réorganisa et modifia les châteaux défensifs pris à l’ennemi espagnol.

La défense de la frontière située à l’est s’appuyait sur les citadelles de Belfort, de Besançon, les forteresses de Salins et le château de Joux. A la fin du XIXème siècle, après la défaite française en 1871 lors de la guerre franco-allemande et la perte de l’Alsace-Lorraine, cette frontière fut encore renforcée.

Aux XVIIIème et XIXème siècle, le château fut utilisé comme prison d’état. Parmi les prisonniers politiques célèbres figuraient Mirabeau (1749-1791), écrivain, diplomate, journaliste, homme politique français et Toussaint Louverture, (1743-1803), général français qui a lutté contre l’esclavage. Contrairement à la Bastille à Paris, le château de Joux n’a pas été détruit lors de la Révolution française de 1789 du fait de sa situation dans un endroit reculé, un peu trop éloigné de la ville de Pontarlier.

C’est aussi la raison pour laquelle les bâtiments religieux isolés, principalement des églises romanes, ont survécu à la Révolution française.

Après la Seconde Guerre mondiale, le château de Joux été démilitarisé. Il est ouvert au public depuis 1954.

(Plus d’informations:Accueil – Chateau de Joux).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.