Das Grosse Moos

Das Grosse Moos est une tourbière située sur les rives du lac de Neuchâtel dans la région des trois lacs (lac de Neuchâtel, lac de Morat et lac de Bienne). La région a été inondée pendant des siècles.

Les premières initiatives visant à contrôler les lacs et les rivières de cette région ont eu lieu entre 1868 et 1891. Ensuite, le niveau d’eau du lac de Neuchâtel a baissé d’environ 3 mètres.

C’est ainsi qu’ont été créées la (actuelle) réserve naturelle de Grosse Moos et les réserves naturelles voisines de Fanel et de Cudrefin, ainsi que le centre- nature Birdlife de la Sauge (créé en 2001).

La vallée de Seebach

La vallée de Seebach, dans le canton de Thurgovie, est un paysage de tourbe d’importance nationale.

La vallée a été formée il y a 20 000 ans par le glacier du Rhin lors de la dernière période glaciaire. Trois lacs en sont sortis : le Hüttwiler, le Nussbaumersee et le Hasensee. La vallée est encore un Eldorado pour la flore et la faune.

(Plus d’informations : www.thurgau-bodensee.ch).

La Riviera et la Witi de Soleure

La ville de Soleure, chef-lieu du canton du même nom, abrita le siège de l’ambassade de France en Suisse de 1530 à 1792.

Au sein de la Confédération des XIII cantons – tous germanophones, à l’exception de Fribourg qui était bilingue – le français était la langue de la diplomatie et de l’élite des cantons occidentaux, à savoir Berne, Soleure, et Fribourg.

Les cantons francophones de Neuchâtel (principauté sous domination de la France, puis de la Prusse de 1504 à 1857), du Valais bilingue (membre associé de la Confédération), de Vaud (territoire occupé par Berne et Fribourg), de Genève (comté et évêché) et du Jura (principauté épiscopale de Bâle) n’étaient pas encore membres de la Confédération.

Plusieurs édifices rappellent l’influence française – royale – dans l’architecture de Soleure, tels que, entre autres, l’Hôtel de La Couronne, la cathédrale baroque Saint-Ours ainsi que les nombreux palais et autres bâtisses qui offrent un charme indéniable aux rues du vieux centre. C’est la raison pour laquelle Soleure est souvent appelée la « ville des ambassadeurs ».

Les liens économiques avec la France étaient principalement basés sur la conclusion de lucratifs contrats car Soleure mit des mercenaires – des milliers d’entre eux périrent – au service du roi de France.

Non seulement les édifices, mais aussi la cuisine méditerranéenne, les nombreux restaurants, le savoir-vivre et la culture très présente, avec notamment des musées et des théâtres, témoignent de siècles d’influence française.

La ville de Soleure a même une Riviera, nommée ainsi par les habitants. Ce quai de quelques centaines de mètres appelé le Landhausquai et situé le long de l’Aar fait penser, par beau temps et avec un peu d’imagination, à la Côte d’Azur.

En effet, les parasols colorés, l’arôme du café frais, les savoureuses pâtisseries, les délicieuses glaces y font régner une ambiance de vacances.

Pour information, le Landhaus, bâtisse construite au bord de l’Aar, servit autrefois de point d’amarrage pour les bateaux et fut le pivot du trafic fluvial, du transport de marchandises, notamment le vin, et du commerce pendant plusieurs siècles.

Le plateau d’Aar (die Aare Ebene), ‘la Witi’ entre Sololeure et Grenchen

Verticalité

Les Journées du patrimoine (European Heritage Days) des 12 et 13 septembre 2020 invitent le public à participer au débat sur le thème Verticalité. Comment pouvons-nous conserver nos villes, villages et bâtiments de valeur, tout en créant de nouvelles habitations et de nouveaux espaces ouverts de qualité au sein du milieu bâti ?

Les Journées abordent des questions d’une actualité soulevées par le débat sur la densification du bâti. Plus d’un millier de visites guidées, promenades, tables rondes ou ateliers vous seront proposés gratuitement, dans toute la Suisse.

Comme tout le monde veut se loger, travailler et se détendre, les besoins en surface habitable et en infrastructures affectées à la mobilité ne cessent de croître. Mais, en même temps, il est essentiel de mettre fin à l’étalement urbain. Désormais, la formule magique n’est plus « bâtir en pleine nature », mais « urbaniser à l’intérieur du milieu bâti » et «densification verticale».

Pour que les habitants se sentent bien à l’intérieur d’un environnement plus compact, il faut cependant que le processus de densification soit mené avec un grand soin, ce qui implique aussi une gestion responsable du patrimoine bâti.

Les Journées présenteront une série de bonnes pratiques en matière d’agrandissements, de surélévations, de transformations et de nouvelles constructions. (Source et plus d’informations www.nike-kulturerbe.ch et www.patrimoineromand.ch).

Les nonante ans du Glacier Express

Cela fait 90 ans que le premier Glacier Express, l’un des fleurons des Chemins de fer rhétiques, relie les stations de sports d’hiver de Saint-Moritz et de Zermatt dans les Alpes suisses centrales, via Coire, Disentis, Andermatt et Brigue.

Ce train n’est pas un express à proprement parler car il n’avance pas à grande vitesse, ce afin d’offrir à ses passagers une vue panoramique à couper le souffle.

C’est même le train rapide le plus lent du monde : il parcourt 291 kilomètres de rails, pénètre dans 91 tunnels, franchit 291 ponts et passe le col de l’Oberalp, à 2 033 mètres d’altitude. Il traverse les cantons des Grisons, du Valais et d’Uri.

Le trajet du Glacier Express – une aventure avec des temps forts – dure huit heures. Le train, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008 et figurant sur la liste des biens culturels d’importance nationale dans le canton des Grisons, sillonne le paysage lacustre de l’Engadine, circule sur le célèbre viaduc ferroviaire de Landwasser et côtoie la région du Cervin.

Au début, les touristes provenaient principalement d’Europe. Dès 1950, le nombre de touristes américains augmenta fortement, en partie grâce aux médias (presse, radio, télévision) et à l’édition de brochures, de publicités.

A partir de 1980, la Suisse accueille de plus en plus de visiteurs en provenance des pays asiatiques et des pays arabes. Depuis 1930, le Glacier Express a transporté plus de 8 millions de passagers.

Le service et l’apparence des voitures ont également changé de façon spectaculaire depuis 1930. Pendant toutes ces années, le Glacier Express est resté fidèle à sa réputation : l’innovation dans la tradition.

L’utilisation d’une technologie de pointe et la mise en œuvre de mesures de marketing ciblées ont permis au Glacier Express de devenir une attraction touristique de premier ordre :  l’intérêt pour ce train alpin suisse, unique en son genre, ne cesse de croître au niveau mondial.

Ceci grâce à d’importants investissements (voitures modernes et wagons panoramique climatisés) et à des prestations de services de premier ordre (restauration).

En 1968, le Glacier Express se pare de rouge, couleur qui confère au petit train une aura qui rayonne à travers ce magnifique paysage alpin qui, lui, reste inchangé.

(Source: www.glacierexpress.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Helias Helye et le premier livre imprimé daté

De manière ponctuelle et durant seulement une courte période, certains monastères sont à l’origine de l’imprimerie en Suisse.

Ainsi, au XVème siècle, le chanoine Helias Helye (1400-1475) habita le château de Beromünster (canton d’Argovie) – actuellement un musée (Schlossmuseum) – et y installa l’une des premières imprimeries du pays.

Il commença sa carrière d’imprimeur à 70 ans : en 1470, il publia un dictionnaire de 600 pages en latin, consacré à l’étude biblique « Le Mammotrectus super Biblam », considéré comme le plus vieil ouvrage daté imprimé en Suisse.

Avant cela, il fut chanoine à Beromünster et prêtre à Neudorf (canton de Lucerne). Il étudia à Bâle où il découvrit les techniques de l’édition et de l’imprimerie, notamment à l’époque du Concile de Bâle (1431-1448).

En raison du peu de succès commercial, Helias Helye dut cesser son activité d’impression et son entreprise périclita. Il imprima cinq livres jusqu’à sa mort en 1475.

Helias Helye naquit à Zurich et vécut à Beromünster. Cependant, ses parents étaient originaires de la vallée de Laufon (Laufental). Il était citoyen de Laufon, aujourd’hui dans le canton de Bâle-Campagne, qui appartint jusqu’en 1798 à l’évêché et à la ville de Bâle.

Une statue de cet imprimeur et pionnier – oublié – a été édifiée sur une place de cette commune qui porte son nom, Helye Platz.

A son emplacement d’origine, dans l’ancienne maison de Helias Helye à Beromünster, la petite imprimerie a été reconstruite avec des répliques de la presse et de la casse d’imprimerie qui contenait les caractères de plomb rangés selon un ordre bien établi. De plus, une édition du « Mammotrectus » présente diverses pages individuelles des premières œuvres imprimées.

(Source et plus d’informations : www.schlossberomuenster.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La Lumière des Grisons

Les Grisons, le plus grand canton de Suisse, sont également le seul canton trilingue de Suisse. Les langues sont le romanche, l’italien et l’allemand.

Le village de Lü, dans la vallée de Münster (Münster en allemand et Val Müstair en romanche), se trouve à 1920 mètres d’altitude dans l’une des cinq régions romanches.

Le village compte quinze maisons dans le beau style engadinois, y compris les graffitis, un mot qui vient de l’Engadine. Le village est également situé au bord de la magnifique réserve de biosphère (Biosfera Val Müstair en romanche) et est le point de départ de divers sentiers de randonnée.

(Source et plus d´informations: www.val-muestair.engadin.com).

Bâle est un centre européen

Bâle a toujours été un centre européen d’idées, de commerce, de liberté de pensée, de cosmopolitisme et de multiculturalisme, de presse à imprimer et d’art.

Ses citoyens ont toujours fait campagne pour l’introduction de l’architecture moderne et pour la présentation des cultures non européennes (en tant que l’une des rares nations non coloniales en Europe occidentale).

Le Musée d’ethnographie a été fondé en 1849 par des missionnaires et des voyageurs et collectionneurs suisses.

Des familles riches, comme les Amerbach, les Faesch et les Fesch, se sont engagées à collectionner des œuvres d’art et à les exposer au public. Ce patrimoine fait de Bâle l’un des centres culturels de la Suisse et de l’Europe.

(Source : S. Eisenman, Nineteenth Century Art. A Critical History, Londres 2011).

La fontaine suisse de jouvence

Qu’ont en commun Winston Churchill, Konrad Adenauer, Dwight Eisenhower, Charles de Gaulle, Miles Davis, Pablo Picasso, Marlene Dietrich ou Marilyn Monroe ? Tous ont séjourné à la Clinique La Prairie à Montreux pendant des périodes plus ou moins longues.

Il existe beaucoup de grands hôtels et de cliniques en Suisse. Toutefois, un établissement qui offre, à la fois, des soins médicaux hautement spécialisés et des services hôteliers dignes des hôtels de prestige est une particularité

Les soins du corps s’inscrivent dans une longue tradition en Suisse, qui remonte aux premiers thermes romains exploités dès le 1er siècle de notre ère à Baden (canton d’Argovie), l’antique Aquae Helveticae.

Baden jouissait d’un tel prestige que le traité de paix mettant un terme à la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) fut signé dans cette ville.

Les établissements de bains connurent un essor fulgurant au XIXème siècle, surtout dans les Grisons et sur les bords du lac Léman.

En 1848, le pays ne comptait pas moins de 350 établissements thermaux et cliniques enregistrés et reconnus, ainsi que des sources d’eau chaude. Thomas Mann, Victor Hugo ou Léon Tolstoï ont abordé ce sujet dans leurs romans.

Les cliniques privées de luxe datent de cette période. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, nombre de personnes issues de la (riche) bourgeoisie et de la (haute) aristocratie d’Europe et d’Amérique se rendirent dans ces établissements.

Après 1945, ce secteur connut un déclin. Néanmoins, à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’espérance de vie ayant diminué, veiller à sa santé, qui plus est, dans un environnement agréable devint petit à petit une priorité.

Ainsi, pouvoir bénéficier en même temps d’une prise en charge médicale et de prestations hôtelières de premier ordre attira de plus en plus les patients fortunés. La clinique La Prairie est un précurseur et un exemple dans ce domaine.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice