Les châteaux de Colombier et de Boudry

Les châteaux de Colombier et de Boudry (canton de Neuchâtel) rappellent respectivement l’époque romaine et l’époque médiévale.

L’actuel château de Colombier fut construit au IIème siècle sur le site d’une villa romaine d’une superficie d’environ 500m2.

Image: www.3d-maquettes.com

La villa bénéficiait déjà d’un vaste réseau de voies de communication puisque de nombreux ponts permettant de franchir l’Areuse (Boudry) et le Seyon (Neuchâtel) ont facilité le transport des marchandises.

Les transports terrestres s’effectuaient au nord de la villa, le long du pied sud du Jura. Ce fut le lien séculaire entre les voies navigables de la région des Trois-Lacs et les voies terrestres qui permirent de traverser le Jura et la plaine de la Saône par le Val-de-Travers.

Le château de Colombier

Depuis la construction de l’actuelle route cantonale et de l’autoroute A5, l’ancienne liaison a perdu de son importance. Aujourd’hui, le château de Colombier accueille des écoles de recrue – instruction militaire – et abrite un musée militaire. Il consacre aussi une salle aux « indiennes », tissus imprimés qui ont fait la richesse du canton de Neuchâtel il y a 200 ans.

Le château médiéval de Boudry a ouvert ses portes au Musée de la Vigne et du vin, ambassadeur du vignoble neuchâtelois et montre l’histoire de la viticulture, pratiquée dans cette région depuis plus de deux mille ans.

(Source et plus d’informations : www.milvignes.ch).

Art Safiental

Les œuvres d’art temporaires du troisième Art Safiental sont réparties sur le Safiental (canton des Grisons), de Valendas et Versam à l’entrée de la vallée, à Tenna et Safien au milieu et à Thalkirch et Turrahus à la fin de la vallée. Le thème central de cette édition est l’analogique-numérique (Analog-Digital). Les œuvres sont le résultat d’un dialogue avec la nature et l’environnement et peuvent également être considérées comme des propositions possibles pour la prochaine édition d’Art Safiental qui intègre paysage, nature, environnement, histoire et société. (Plus d’informations: www.artsafiental.ch).

Cressier une enclave catholique

Cressier est un village d’environ 1 900 habitants, situé au cœur de l’Entre-deux-Lac, soit entre les lacs de Neuchâtel et de Bienne, au bord du canal de Thielle qui relie ces deux lacs.

Le village ne se distingue pas économiquement des villages environnants : la viticulture y est une activité économique importante.

L’histoire médiévale de Cressier est étroitement liée à celle du Landeron, village voisin. Les citoyens fortunés du Landeron construisirent leurs maisons à Cressier, qui devint finalement une municipalité indépendante du comté de Neuchâtel.

La décision politique clé du Moyen Age fut l’alliance entre la comtesse de Neuchâtel, Isabelle (1335-1395) et la ville de Soleure en 1373.

Canton de la Confédération suisse, Soleure resta catholique lors de la Réforme et fut un fidèle allié de la France.

La puissante famille Vallier fit construire l’imposant château de Cressier de 1610 à 1616. Il fut, à cette époque, la plus grande résidence du pays de Neuchâtel.

La réforme protestante passa également à Cressier (1541-1546) mais Cressier choisit de rester dans la religion catholique traditionnelle et demeura en relation avec le roi de France.

Les successeurs de cette dynastie, les familles von Roll à partir de 1716 et de Diesbach à partir de 1752 ont maintenu cette relation avec le roi de France, même lorsque le roi de Prusse, protestant, devint Prince de Neuchâtel en 1707.

Cressier restera une enclave catholique dans le canton de Neuchâtel, protestant.

L’église de Saint-Martin, néogothique, construite entre 1873 et 1875 sur l’emplacement de la chapelle du rosaire (1608), reste le témoin de l’histoire de Cressier.

Le château de Cressier

Jacob Vallier (1555-1623) est né à Cressier, dans le comté de Neuchâtel sous le règne de la dynastie d’Orléans-Longueville à cette époque.

De 1585 à 1613, il a participé aux campagnes militaires du roi de France. Il a également travaillé à l’ambassade de France à Soleure. Le roi de France Henri IV (1553-1610) lui a accordé des titres de noblesse et la Seigneurie Saint-Aubin.

De 1596 à sa mort en 1623, il a été gouverneur du comté. Il a aussi construit le château de Cressier en 1616. Le château est depuis 1859 la propriété de la municipalité de Cressier.

Le chemin des Walser

Le chemin de 300 km suit la trace Walser et ses villages (e.a. Safien, Avers, St. Antoniën, Langwies, Lenzerheide, Arosa, Davos, Nufenen et Splügen) dans les hautes vallées des Grisons.

Les imposants espaces naturels alternent avec les témoins de l’exploitation alpestre et pastorale des Walser. Dans le Safiental, la culture et le mode de vie des Walser ont été bien conservés depuis leur arrivée dans les Grisons au début du XIVe siècle.

Le sentier porte le numéro 35 et fait partie du réseau des Itinéraires culturels en Suisse.

(Source et plus d’informations: www.walserweg.ch).

Le temple de Saint-Blaise

L’église (le temple) de Saint-Blaise (canton de Neuchâtel) a été construite sur l’emplacement d’une église de l’époque carolingienne. Au XVe siècle, elle a été adaptée dans le style gothique.

Les éléments marquants sont la tour romane et les fenêtres romanes du clocher de l’église, les vitraux d’Edmond Bille (1878-1959) et la décoration du portail du clocher.

Büren an der Aare

La ville de Büren an der Aare (canton de Berne) possède un centre médiéval. Le fleuve a été d’une grande importance pour le commerce et les nombreux marchés de la ville, la construction navale, les entrepôts de marchandises et les marchés du sel, du fer, de la laine, du bétail, du lin et des produits agricoles.

La ville est toujours caractérisée par des bâtiments de la fin du Moyen Âge et le 16e et 17e  siècle. Le château de Büren est un patrimoine national.

(source et plus d’informations: www.bueren.ch).

Le pont d’Aarberg

Il n’y eut qu’un seul passage de rivière entre Berne et Büren an der Aare au XIIe siècle: là où se trouve aujourd’hui la ville d’Aarberg.

Vers 1140, le comte de Neuchâtel a construit un château près de ce pont. La ville a été fondée en 1220. Le pont actuel a été construit en 1568.

Hôtel de Ville (Amtshaus)

Lors de la première correction des eaux de la région des Trois Lacs (1868-1891), une partie de l’Aar a été détournée. L’énorme pont en bois rappelle l’époque de l’Aar sauvage et de ses nombreuses inondations.

Mais à partir de 1891, l’Aar est un petit fleuve tranquille, die Alte Aare (la Vieille Aar).

(Source et plus ‘d informations: www.aarberg.ch)

Büren an der Aare

Büren an der Aare est une ville médiévale du canton de Berne. L’histoire de cette ville est le miroir de l’histoire de la Suisse. Les Celtes, les Romains et les Francs y ont laissé des témoignages archéologiques.

Dès le XIIIe siècle, la ville fut aux mains des barons de Strassberg, du comté de Neuchâtel, des comtes de Neu-Kybourg, de Soleure, d’Autriche et enfin de la ville de Berne. Le village de Reiben, situé sur la rive gauche de l’Aar, appartint en revanche au prince-évêque de Bâle.

L’invasion française de 1798 conduisit à la fondation de la République helvétique (1798-1803) et Büren an der Aare devint un district de cette république. Le village de Reiben a appartenu au département français du Haut-Rhin de 1800 à 1814.

Lors du Congrès de Vienne en 1815, Reiben fut rattaché au canton de Berne. Les troupes françaises, cependant, retournèrent à Büren et Reiben en 1871, après leur défaite contre l’armée prussienne.

Pour l’histoire, le 1er février 1871, l’internement en Suisse de l’armée du général Bourbaki, ultime rebondissement de la guerre franco-allemande, est un jalon incontournable dans l’histoire de la neutralité suisse.

Le passage de la frontière par 87 847 soldats français en moins de 72 heures constitua assurément le plus grand accueil de réfugiés jamais réalisé en Suisse. En effet, les troupes françaises du général Bourbaki, défaites par l’armée de Prusse, épuisées, malades, affamées trouvèrent asile en Suisse.

Les soldats y restèrent durant six semaines, répartis dans 190 communes, accueillis et soignés par la population avant d’être rapatriés.

Le panorama Bourbaki, peinture cylindrique de 10 mètres de haut sur 35,6 mètres de diamètre, conservé dans un musée à Lucerne, montre le passage de la frontière de l’armée française dirigée par le général Bourbaki aux Verrières dans le canton de Neuchâtel.

Environ 2 000 soldats français entrèrent avec leurs chevaux à Büren an der Aare et Reiben. En 1821, un pont en bois a été construit sur l’Aar. En 1911, les deux villages ont fusionné pour former la municipalité de Büren an der Aare.

(Source et plus d’informations: www.bueren.ch).