Maison d’édition romanche

La fondation Pro Helvetia, le canton des Grisons et la Ligue romanche (Lia Rumantscha) ont fondé la maison d’édition Chasa Editura Rumantscha (CER) en 2010.

Elle vise à promouvoir la littérature romanche – fiction, non-fiction, livres pour enfants et adolescents – et ambitionne de la rendre accessible.

La maison d’édition a déjà publié plus de septante livres d’une quarantaine d’auteurs.

Les publications paraissent dans les cinq idiômes romanches (selon le manuscrit), en rumantsch grischun (langue standard) ou alors dans d’autres langues.

(Plus d’informations : https://chasaeditura.ch)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le suffrage féminin en Suisse

En 1848, la Confédération suisse a été la première démocratie en Europe et l’une des premières au monde à introduire le suffrage universel pour les hommes.

Histoire

Cependant, le suffrage féminin au niveau fédéral en Suisse ne sera introduit que le 26 mars 1971 à l’issue de la votation du 7 février 1971 et au niveau cantonal entre 1959 et 1990.

La Suisse a donc été presque le dernier pays d’Europe et du monde occidental à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux femmes. L’Australie et la Nouvelle-Zélande l’ont introduit dès 1900. En Europe, la Finlande a été le premier pays à le reconnaître en 1906.

Après la Première Guerre mondiale, de nombreux autres (nouveaux) pays européens ont suivi. Et après la Seconde Guerre mondiale d’autres pays encore ont alloué le droit de vote aux femmes, à l’exception de la Suisse et du Liechtenstein qui a été le dernier pays européen à l’accepter en 1984.

Aujourd’hui, les postes de haut niveau occupés par les femmes dans la politique communale, cantonale et fédérale en Suisse donnent une impression différente de celle d’un désavantage systématique et d’une mentalité « démodée ».

En Suisse, les femmes ont eu accès aux études dès 1867 et elles ont – tout comme des hommes d’ailleurs – revendiqué le droit de vote et d’éligibilité en 1868. La même année, Marie Heim-Vögtlin (1845-1916) a été la première femme à étudier la médecine. Emilie Kempin-Spyri (1853-1901), la nièce de Johanna Spyri (1827-1901), l’auteur de Heidi (1881), a été la première femme en Europe à obtenir son doctorat en 1887.

D’ailleurs, l’engagement et la participation active des femmes dans de nombreuses organisations sociales et politiques en témoigne.

La Suisse figure aujourd’hui parmi les dix premiers pays européens en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. Plusieurs raisons expliquent l’introduction tardive du suffrage féminin en Suisse.

Exposition: Musée national Zurich

La Constitution et l’organisation fédérale

Tout d’abord, toute modification de la Constitution fédérale – suite à une initiative populaire – doit être approuvée lors d’une votation à double majorité (citoyens et cantons).

Le Conseil national et le Conseil des Etats ont été relativement plus prospectifs après l’introduction du système de représentation proportionnelle en 1918. Ce furent les premières éelections fédérales de Suisse basées sur ce système.

La Constitution fédérale de 1848 définissait les compétences de la Confédération et des cantons et accordait le droit de vote et d’éligibilité aux hommes uniquement, comme cela fut le cas dans tous les pays européens.

Pendant longtemps, les hommes ont refusé d’accorder aux femmes les mêmes droits politiques que ceux dont ils bénéficiaient eux-mêmes. Après 1918, l’octroi de ce droit est rejeté c’est un fait, mais par une faible majorité. En aurait-il été autrement dans d’autres pays en 1918 ou en 1945 lors d’une votation populaire ?

Les guerres mondiales

Les femmes – avec le soutien des hommes – s’étaient déjà organisées pour obtenir ce droit depuis la fin du XIXème siècle et elles ont été mieux entendues après la Première Guerre mondiale.

Cependant, la Suisse étant restée neutre pendant la Première Guerre mondiale, les femmes ne pouvaient jouer un rôle aussi indispensable et émancipateur que dans d’autres pays européens.

Cette période a contribué de manière significative à l’émancipation des femmes dans ces pays. En 1918, c’est aussi un enjeu majeur dans une Suisse politiquement agitée, mais la gent masculine et nombre de femmes n’y sont pas favorables.

Le suffrage féminin est soumis au vote dans certains cantons (Genève, Neuchâtel, Bâle-Ville, Zurich, Glaris et St-Gall) mais toutes les votations débouchent sur un résultat négatif.

La Suisse était également neutre pendant la Seconde Guerre mondiale. Le rôle principal et héroïque – mais c’est matière à controverse – a été joué par les soldats qui, sous la direction du général Henri Guisan (1874-1960), avaient sauvé le pays de l’invasion allemande grâce à ce que l’on appelle le « Réduit », système de fortifications dans les Alpes suisses.

Après 1945

Après cette guerre, le Conseil national transmit un postulat sur la question du suffrage féminin au Conseil fédéral, qui constituait alors un enjeu majeur pour la Suisse.

Dans l’atmosphère de renouveau, quelques votations cantonales et communales eurent lieu pour demander l’introduction du suffrage féminin (Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Genève, Tessin, Zurich, Neuchâtel, Soleure, Vaud). Toutefois, toutes ces votations se sont soldées aussi par un échec.

Dans d’autres pays européens le suffrage féminin ne signifiait d’ailleurs pas encore égalité. En effet, encore dans les années 1950 et jusqu’en 1970-1980, la femme mariée restait légalement subordonnée à son conjoint dans la plupart des pays européens, y compris en Suisse, qui a inscrit l’égalité des sexes dans sa constitution en 1981.

En 1957, le canton de Bâle-Ville fut le premier canton à accorder le droit de vote aux femmes. Le canton avait alors autorisé ses trois communes à introduire, si elles le désiraient, le suffrage féminin au niveau communal. C’est ainsi que Riehen fut en juin 1958 la première commune dans laquelle les femmes ont pu voter en Suisse.

Le Conseil fédéral proposa un projet de votation sur l’institution du suffrage féminin en matière fédérale. La votation se tiendra finalement le 1er février 1959 et le projet a été rejeté par le peuple (hommes) et les cantons. En outre, nombre de femmes n’y étaient alors toujours pas favorables.

Cependant, le même jour – 1er février 1959 – suite à une votation cantonale, le canton de Vaud est devenu le premier canton à accorder le droit de vote aux femmes au niveau cantonal et communal devenant ainsi le tout premier canton de Suisse à accorder ces droits politiques aux citoyennes.

Les cantons de Genève et Neuchâtel ne tardèrent pas à suivre. Ainsi, en 1960 le droit de vote et d’éligibilité a été accordé, suite à une votation, par les hommes genevois et neuchâtelois aux citoyennes de ces cantons.  Puis, d’autres cantons – surtout urbains – ont également introduit le suffrage féminin.

En février 1971 les électeurs masculins acceptèrent en votation populaire le droit de vote et d’éligibilité des femmes au niveau fédéral.

Ce droit fut toutefois encore rejeté dans huit cantons ou demi-cantons: Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Schwytz, Saint-Gall, Thurgovie et Uri.

Finalement, dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, le droit de vote et d’éligibilité des femmes est imposé au niveau cantonalen 1990 par une décision du Tribunal fédéral à Lausanne.  En 1984 est élue la première femme au Conseil fédéral.

En 1989, lors d’une Landsgemeinde, les hommes du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures, ont approuvé de justesse le droit de vote et d’éligibilité des femmes. En 1999, une Conseillère fédérale accède à la présidence du Conseil fédéral.

Conclusion

L’introduction tardive du suffrage féminin trouve ses racines dans la structure constitutionnelle et fédérale du pays, la neutralité de la Suisse durant les deux guerres mondiales et la démocratie directe (votations populaires, initiatives et référendums), culture politique alors dominée par les hommes au gouvernement suisse.

Au Conseil des Etats, où se côtoient les représentants des cantons ruraux conservateurs et des cantons urbains plus libéraux la présence pour la première fois d’une femme députée en 1971 fut vraiment un événement marquant.

Le clivage rural-urbain concernant le suffrage féminin a fait, lors de plusieurs votations à ce sujet, l’objet de nombreux débats.

Chaque pays a ses régions et ses partis politiques les plus conservateurs (sur le plan religieux), ce qui n’est pas typique de la Suisse et n’est pas toujours négatif.

De plus, durant les des deux guerres mondiales ce sont les hommes et non les femmes qui se sont distingués (du moins dans la perception), ce qui s’est révélé être crucial pour l’introduction du suffrage des femmes en 1918 et 1945 dans d’autres pays.

En raison du cours (pacifique) de l’histoire et de la constitution de la Suisse, les femmes ont dû attendre longtemps avant d’obtenir l’égalité dans la jouissance et l’exercice des droits politiques.

Mais cela montre le dynamisme de la Suisse qui, en quelques décennies, a su transformer le retard en un avantage dans les domaines de la politique, de la science, de l’économie et de la culture.

La Villa Rose

Moins connue que le réduit national – la position centrale occupée par l’armée de juillet 1940 à l’automne 1944, concentrée sur la défense militaire de l’espace alpin.

Après la défaite de l’armée française en 1940, l’édification d’une ligne de quelques 350 fortins (casemates, blockhaus ou bunkers) sur les frontières nord-est entre Bâle et Sargans (canton de Saint-Gall) fut une autre réponse suisse aux menaces du Reich allemand.

Pour des motifs de neutralité, il fallut prouver que ces précautions n´étaient pas uniquement dirigées contre les Allemands. Cette ligne sera prolongée vers les frontières sud et ouest.

La Villa Rose a été érigée en 1940 sur les Sentier des Toblerones (fortifications pour empêcher le passage des chars d’assaut), à Gland (canton de Vaud).

La Villa Rose constitua l’un des éléments forts de la ligne de défense protégeant la Route suisse.

Construite sur deux étages, elle est trop belle pour être vraie : ses murs rose bonbon, ses fenêtres en trompe-l’œil, les peintures encadrées de volets verts dissimulent la nature réelle du bâtiment : un fortin militaire – le dernier de cette ligne de 15 km qui allaient du pied du Jura au lac Léman –  érigé en 1940, aux murs en béton armé de 2.50 mètres d’épaisseur.

Le fortin a aujourd’hui perdu sa valeur militaire et le bâtiment, qui figure parmi les mieux préservés que compte la Confédération suisse, est classé musée.

Pour l’histoire : le nom de Toblerone donné aux fortifications anti-chars triangulaires vient du chocolat Toblerone dont la fameuse barre, à la forme triangulaire, rappelle les Alpes suisses.

(Plus d´informations : www.toblerones.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

L’île monastique de Reichenau

La région du lac de Constance témoigne du rôle important joué par les monastères au Moyen Âge dans la vie religieuse et culturelle de cette partie du Bade-Wurtemberg (Allemagne).

Pendant des siècles, cette région, et l’ évêque de Constance, fut une unité culturelle. L’activité intellectuelle et artistique des ordres religieux a eu une influence bien au-delà de cette région, également en Suisse.

La plupart des monastères ont été fondés entre le VIIIe et le XIIIe siècle.

Les moines de Reichenau n’ont pas seulement construit des chapelles et des églises sur l’île du monastère, mais ils ont également créé l’une des écoles monastiques les plus célèbres d’Europe, où la production de manuscrits enluminés et de fresques a été cultivée à perfection.

En 2000, l’île a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

(Source : www.reichenau.de).

Le Jura et les sports d’hiver

Les sports d’hiver ne sont pas souvent associés aux montagnes du Jura. D’ailleurs, en Suisse alémanique, le Jura est une destination méconnue pour la pratique des sports d’hiver.

Pourtant, cette région offre de nombreuses possibilités, que ce soit pour skier sur de petites pistes, faire des balades en raquettes, du ski de fond ou visiter et profiter des villes et villages de caractère, typiques du Jura.

Les montagnes culminent à 1 700 mètres d’altitude, mais en raison de la situation géographique, la neige y est plutôt fréquente. La Brévine (canton de Neuchâtel), appelée la Sibérie de la Suisse (Swiss Spectator 5 novembre 2020) se trouve à une altitude de seulement 1 043 mètres. En janvier 1987, elle enregistrait la température la plus basse jamais mesurée en Suisse : -41,8 degrés.

Le plaisir de la neige s’étend de la Vallée du Joux dans le canton de Vaud, au nord-ouest de la Suisse près de la frontière avec la France, aux cantons de Neuchâtel, du Jura et de Berne.

Les pistes de ski des Bugnenets-Savagnières, situées dans le nord-est du massif du Jura, à cheval entre les cantons de Neuchâtel et de Berne, s’étendent sur une trentaine de kilomètres.

Cette région offre aussi nombre d’alpages, de pistes et de forêts, ce qui est non seulement idéal pour les sports d’hiver mais aussi pour la randonnée dans la neige.

En cette période de confinement, le Jura est la destination idyllique pour goûter aux joies de l’hiver.

La romanisation du Pays de Vaud

Pendant deux siècles de paix et présence romaine, les Helvètes se romanisèrent. Ils adoptèrent largement le mode de vie romain, la langue latine et la religion.

L´un des apports principaux fut l´urbanisation. Les anciens centres helvètes, les oppida (oppidum en singulier) ne furent pas toujours (re) construits comme tels, mais de nouvelles localités surgirent non loin de leur emplacements. Plusieurs villes et petites agglomérations (vici) furent aussi fondées.

L´excellent réseau routier mis en place par Rome et la sécurité favorisèrent un commerce important et l’actuel canton de Vaud était le point de croisement de deux grands axes, l´un reliant Genève (Genava) et la vallée du Rhône à Windisch (Vindonissa) en passant par Lausanne (Lousanna) et Avenches (Aventicum), l´autre l´Italie à la Gaule du Nord, du col du Grand-Saint-Bernard au col de Jougne dans le jura, on traversait Martigny (Octodurus), Vevey (Vibiscus) Orbe (Urba).

La voie d´eau était aussi très utilisée par la Rhône, le Rhin, les ports lémaniques et le canal d´Avenches. Avenches aurait compté 20 000 habitants et l´amphithéatre était le plus grand sur la territoire de la Suisse actuelle.

(Source: L. Hubler, Histoire de Vaud, Lausanne 1991).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le rumantsch Grischun et l’enseignement

Les Grisons se sont développés aux XIVème et XVème siècles au cours d’un lent processus vers l’autonomie politique.

Les Trois Ligues : la Maison-Dieu (Gotteshausbund), les Dix-Juridictions (Zehngerichtenbund) et la Ligue grise (Graue ou Obere Bund) ont passé du système féodal et aristocratique à une démocratie sous la forme de communes et de juridictions autonomes.

Les trois ligues se sont rapprochées entre 1450 et 1524, date à partir de laquelle elles se dotèrent d’une constitution commune et obtinrent ainsi un statut de république libre (Freistsaat der drei Bünde). Elles se sont alliées à l’ancienne Confédération suisse entre les XIVème et XVIème siècles.

Le romanche – soit les cinq idiômes :  Surselvisch, Sutselvisch, Surmeirisch, Putèr et Vallader – était encore à cette époque la langue dominante.

Cependant, la langue allemande prit une importance croissante, suite en partie à l’immigration de germanophones tels que les Walser.

Coire, centre linguistique et culturel du romanche, devint essentiellement germanophone.

En 1794, la Diète (l’exécutif) proclama le trilinguisme (allemand, italien et romanche) de la République des Trois Ligues.

En 1803, le canton des Grisons devint l’un des dix-neuf cantons de la Confédération sous son nom actuel. Les trois langues avaient le même statut, bien que l’allemand dominât dans l’enseignement, au sein du gouvernement et du système juridique. Cette évolution se poursuit aujourd’hui encore.

La Lia Rumantscha a été fondée en 1919 dans le but de promouvoir et d’utiliser le romanche dans l’enseignement et la culture. Le canton des Grisons est le seul canton suisse trilingue et le seul dans lequel est parlé le romanche.

A partir de 1982, a été créé le rumantsch grischun, synthèse des cinq idiômes romanches, une langue standard, commune appliquée à l’enseignement, employée dans la bureaucratie et dans le domaine juridique.

En 1999, le gouvernement des Grisons a approuvé l’enseignement du rumantsch grischun en tant que seconde langue. Les communes avaient ainsi le choix d’enseigner dans leurs écoles un idiôme régional ou le rumantsch grischun.

Cependant, cette unification des cinq idiômes a rencontré des détracteurs. En 2020, l’utilisation du rumantsch grischun dans l’enseignement, en tant que langue obligatoire en plus de l’allemand ou de l’italien ne semble pas connaître un grand succès. Après une phase d’enthousiasme, l’adhésion à cette création s’est étiolée, faute d’attributs émotionnels et culturels.

Les cinq régions de langue romanche marquent apparemment une préférence pour leur identité et leur langue locale.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le patrimoine mondial

La Suisse compte plusieurs sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’année de reconnaissance est indiquée entre parenthèses.

– Les châteaux médiévaux de Bellinzone, Castelgrande, Montebello et Sasso Corbaro (2000).

– Le centre médiéval de Berne (1983).

– La Chaux-de-Fonds et Le Locle et l’urbanisme au service de l’industrie horlogère (2009).

-Le paysage culturel de Lavaux et les quatorze villages viticoles (2007).

-Les roches du Monte San Giorgio et les fossiles (240 millions d’années) montrent le monde subtropical d’autrefois (2010).

-Les Alpes suisses de Jungfrau-Aletsch, des vallées et la plus grande région glaciaire des Alpes (2007).

-L’abbaye de Saint-Gall et sa bibliothèque (1983).

-L’arène tectonique de Sardona (2008).

-Le monastère bénédictin Saint-Müstair a été fondé par Charlemagne en 774 (1983).

-Les maisons sur pilotis suisses (2011).

-Deux des dix-sept bâtiments du Corbusier: La Petite maison au bord du lac Léman à Corseaux et l’Immeuble Clarté à Genève. (2016).

-L ‘Engiadina, Val Müstair (2010), le Parc national suisse, et la Réserve de biosphère de l’Entlebuch (2001).

(Source et Plus d’informations: www.whes.ch).