Vallée de la Brévine

Le lac des Taillères est situé à 1039 mètres d’altitude dans la « Sibérie de la Suisse », dans la vallée de la Brévine (canton de Neuchâtel).

En hiver, le lac et ses environs sont un paradis de neige et de glace, comme le suggère le nom « Sibérie ». La température la plus froide du monde habité de la Suisse a été mesurée à La Brévine, par le Service météorologique fédéral en 1987 : – 41,8 C. En été, cependant, la vallée est plus chaude que les régions similaires.

C’est un microclimat dû à l’altitude, aux montagnes, à la végétation et aux conditions du sol. Le paysage est constitué de forêts, de prairies, de villages (la Brévine, La Chaux-du-Milieu), de fermes et de ruisseaux, dont la Brevena, d’où la vallée et le village tirent leur nom.

La galerie d’art Ferme du Grand-Chachot-de-Vent est également située dans la vallée. Un véritable paradis pour les amoureux de la nature et des sports d’été et d’hiver, avec neige garantie, même si rien n’est sûr aujourd’hui.

Boviducs du canton de Neuchâtel

Les Chemins chouettes sont voués à la découverte pédestre du patrimoine naturel et culturel du Val-de-Ruz (canton de Neuchâtel). Il y a sept balades : autour du Seyon, vers Chasseral, les Boviducs, la Lisière, par la Rincieure, les Crêtes et les perspectives sud-ouest.

Le mot Boviduc est apparu vers la fin du 20e siècle dans le langage des aménagistes pour désigner un passage construit pour le gros bétail. Il est dérivé du latin bos/bovis (bœuf) et ducere (conduire, achéminer).

Les boviducs des Montagnes de Chézard et de Cernier  ont été construits dès la fin du Moyen Âge. Ils forment aujourd’hui un réseau de quelque 10 km.

Le site a été inscrit (NE548) à l’inventaire des voies de communication historiques de la Suisse.

(Source et plus d’informations : www.chemins-chouettes.ch).

Château, Maison de Rivaz, la chapelle et le musée de Saint-Gingolph

Charles-Joseph de Rivaz (1713-1759), un aristocrate valaisan, a construit la Maison de Rivaz en 1754. Il est adossée au château qui fut construit entre 1585 et 1588.

En 1749, Charles-Joseph de Rivaz acquit, conjointement avec l’aristocrate valaisan Jacques de Riedmatten, le Château de Saint-Gingolph. Son fils, Charles-Emmanuel de Rivaz (1753-1830) acheta le château en pleine propriété en 1826 à Augustin de Riedmatten.

En 1837, la Maison de Rivaz et le Château de Saint-Gingolph furent vendus à la Bourgeoisie de Saint-Gingolph qui en fit la Maison de commune, l’école et un poste de gendarmerie.

Le complexe abrite aujourd’hui la Maison de commune, le Musée des Traditions et des Barques du Léman, Perles du Léman et l’Ecole Suisse des Parfumeurs Créateurs.

(Source: Patrick Elsig, La construction de la Maison de Rivaz, à Saint-Gingolph (1751-1754); Commune de Saint-Gingolph)

Isaac de Rivaz (1752-1828)

La chapelle de la Saint-Famille (1677)

L’église Saint-Etienne de Montcherand

Il y a peu d’informations relatives à l’église Saint-Etienne de Montcherand (canton de Vaud). Pour en savoir plus, il faut recourir à l’histoire du monastère de Baulmes, fondé en 652, dont il ne reste presque plus rien aujourd’hui, mise à part les ruines d’une chaire primitive.

Edifié au VII siècle, ce monastère fut uni au prieuré de Payerne en 1294 alors qu’avant 1123 il était affilié à l’abbaye de Cluny.

Dès 1356, les sites clunisiens de Payerne et de Baulmes sont dirigés par un même prieur, aussi seigneur de Montcherand.

L’église Saint-Etienne de Montcherand a une nef constituée d’un vaisseau et le chœur se termine par une abside semi-circulaire, caractéristiques de l’architecture des églises romanes du XIème siècle et conservées lors des diverses rénovations.

En 1902, l’église de Montcherand arrive au tournant de son histoire : des fresques romanes, sans doute du XIIème siècle – les plus anciennes figuratives de Suisse – ont été découvertes dans l’abside, cachées sous un badigeon datant de la Réforme (1536), comme cela fut le cas d’une grande partie des peintures médiévales du canton de Vaud.

Avec la découverte de ces fresques murales, l’église de Montcherand est aujourd’hui un monument incontournable du Jura-Nord vaudois.

Elle appartient au patrimoine clunisien de Suisse romande. Le réseau des sites clunisiens est un grand itinéraire culturel du Conseil de l’Europe, dont fait partie Montcherand depuis 2008.

(Source et plus d’information : K. Queijo, L’église Saint-Etienne de Montcherand, Montcherand, 2018).

Le Landeron, une histoire suisse

En 1325, le comte de Neuchâtel fonda la ville du Landeron, seule commune neuchâteloise riveraine du lac de Bienne.

La ville – reconstruite après la destruction au XIIème siècle d’une première ville fortifiée nommée Nugerol – bénéficia des communications fluviales alors d’une grande importance.

Au XVème siècle, la ville du Landeron devint prospère, la bourgeoisie se développa et en 1449 elle conclut une alliance perpétuelle avec la ville de Soleure.

Les comtes de Neuchâtel, l’évêque de Bâle et Berne luttèrent pour exercer leur influence dans cette région. Au XVIème siècle, Berne s’efforça d’introduire la Réforme au Landeron mais les habitants appuyés par la ville de Soleure, catholique, s’y montrèrent résolument opposés.

La ville du Landeron resta également catholique lorsque Neuchâtel se rallia à la Réforme protestante en 1530. De 1530 à 1562, le cas du Landeron et de sa région divisa le comté de Neuchâtel et troubla les relations entre cantons suisses.

La combourgeoisie avec Soleure fut plusieurs fois renouvelée, cependant le rêve d’extension territoriale de Soleure en direction du pays romand pris fin en 1707 lorsque les Neuchâtelois attribuèrent leur principauté au roi de Prusse.

Aujourd’hui, Le Landeron fait partie, avec Cressier, Lignières et Enges, des communes catholiques du canton de Neuchâtel.

L’histoire typiquement suisse de cette charmante ville médiévale est illustrée au Musée l’Hôtel de Ville du Landeron.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

La Sagne

La Sagne est située dans la vallée du même nom dans le canton de Neuchâtel. Le village est le lieu de naissance de Daniel Jeanrichard (1665-1741), l’un des fondateurs de l’industrie horlogère dans le Jura.

L’église a été construite en 1526 à l’époque catholique. En 1536, le village introduit la Réforme sans modifier l’intérieur de l’église. L’église de style gothique tardif a été construite sur les fondations d’une chapelle médiévale. La magnifique voûte du chœur est un joyau de la fin de la période gothique. L’église fait partie du patrimoine du canton.

Jambolina à Arosa

Jambolina a longtemps été un ours de cirque en Ukraine avant de commencer une autre vie à  Arosa Bärenland en décembre 2020. Après Napa († 4.11.2020), Amelia et Meimo, elle est la quatrième habitante de ce paradis des ours.

Après son arrivée en avion, Jambolina a d’abord dû être transportée dans une caisse de transport du téléphérique d’Arosa Weisshorn. Un camion de transport l’a ensuite emmenée à son nouveau domicile, à plus de 2 000 mètres d’altitude.

Jambolina a récemment commencé son hibernation hivernale. Vous pouvez la suivre via la webcam sur le site web. Un autre moment fort sera sa première rencontre avec les trois autres ours au printemps.

(Plus d’informations: www.arosabaerenland.ch).

Le Monument de Strasbourg à Bâle

Le monument de 1895 (Strassburger Denkmal) en face de la gare centrale de Bâle (Bâle Bahnhof SBB) est dédié à la guerre franco-allemande de 1870-1871.

Strasbourg avait été conquise par Louis XIV (1638-1715) en 1681. Cette région appartenait à la dynastie hispano-habsbourgeoise. Strasbourg a été conquise par le roi prussien Guillaume Ier (1797-1888) après un siège de deux mois (septembre-octobre 1870).

Le roi fut ensuite couronné empereur allemand à Versailles en 1871. L’empereur français Napoléon III (1808-1873) perdit cependant son trône.

Le mémorial est une initiative de Strasbourg visant à remercier Bâle pour le grand soutien humanitaire qu’elle a apporté pendant cette guerre.

Le monument a été conçu par Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1904), qui a également réalisé la statue de la Liberté à New York (1886) et le Lion de Belfort (1880).