Disponible en allemand, néerlandais et anglais
Auteur/autrice : Maarten Koning
Le secours en montagne
Le secours en montagne est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour porter secours aux malades et victimes d’accidents ou de malaises en montagne.
Dès 1850, le tourisme montagnard se popularisa peu à peu : des férus de montagne escaladèrent les sommets, descendirent des pentes raides, effectuèrent des randonnées sur des chemins escarpés ou des glaciers.
De fait, le nombre d’accidents a fortement augmenté car, à cette époque, l’esprit d’aventure et le plaisir de l’alpinisme firent oublier la prudence et le respect du monde alpin. En Engadine le médecin Oscar Bernhard (1861-1939) de Samedan (canton des Grisons), pionnier du sauvetage en montagne, a reconnu la nécessité d’agir.
En 1891, à l’occasion d’une série de cours intitulés Premiers secours en cas de blessures ou de maladies subites en montagne, destinés en priorité aux guides du Club Alpin, il réalisa 55 planches didactiques et 173 dessins sur sept sujets distincts, qui devinrent par la suite célèbres.
Il s’agissait d’instructions précises, axées sur la pratique, élaborées tant pour les premiers secours en montagne lors d’accidents que pour les modes de transport en terrain difficile.
Ce fut le début du secours professionnel en montage, il y a maintenant 130 ans.
(Source : D. Lardelli, «Pionier der Bergrettung», dans Piz Magazin für das Engadin, hiver 2018/2019, p. 173-175, Scuol, 2019)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Une rivalité cantonale
La Suisse compte plus de 2200 communes, des très petites, voire minuscules (moins de 20 habitants) aux grandes (plus de 400 000 habitants).
Contrairement, par exemple, aux Pays-Bas, au Danemark, à l’Autriche, à la Belgique ou à la Hongrie, il n’y a pas en Suisse de ville de plus de 500 000 habitants.
Les quatre plus grandes villes de Suisse romande sont Genève, Lausanne, Fribourg et la Chaux-de-Fonds (canton de Neuchâtel).
Mais à partir du 1er janvier 2021, Neuchâtel deviendra la plus grande ville du canton et la troisième plus grande ville romande, passant ainsi devant La Chaux-de-Fonds et Fribourg, suite à la fusion avec les communes de Corcelles-Cormondrèche, Peseux et Valangin. Elle comptera près de 45 000 habitants.
Toutefois, La Chaux-de-Fonds reste la capitale de l’industrie horlogère : elle continue de faire prospérer son héritage horloger et de nombreuses manufactures s’y déploient. D’ailleurs, l’architecture de La-Chaux-de-Fonds est très fortement influencée par cette industrie.
Comme chaque pays, même le petit canton de Neuchâtel connaît une rivalité historique entre la région des Montagne neuchâteloise (haut du canton) et le Littoral neuchâtelois (bas du canton).
Pendant des siècles, Neuchâtel fut le siège – lucratif – des comtes de Neuchâtel et de leurs successeurs allemands, français et prussiens (1395-1857).
Cependant, la ville de Neuchâtel a également développé sa propre industrie et un large secteur de petites et moyennes entreprises. Elle compte aujourd’hui aussi quelques multinationales.
Les citoyens de La Chaux-de-Fonds se révoltèrent en 1830-1831, toutefois en vain, contre les prétentions du roi de Prusse. Ce n’est qu’en 1848 que les révolutionnaires partis du Locle dans les Montagnes neuchâteloises, descendirent en direction du Littoral et chassèrent définitivement les Prussiens : alors l’histoire moderne neuchâteloise commença.
La Chaux-de-Fonds est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et Neuchâtel est la ville universitaire. Les deux villes bénéficient d’une vie culturelle riche et diversifiée et d’un esprit d’entreprise certain. La rivalité, bien qu’omniprésente, n’est pas vraiment un fossé, mais plutôt une affaire de famille.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Le Chablais suisse et français et la frontière
Le Chablais moderne est une région qui s’étend sur une partie de l’Est de la France et de la Suisse occidentale. En Suisse, cette région francophone est située entre le Rhône et le lac Léman. Le Chablais suisse s’étend sur les cantons du Valais et du Vaud.
En France, cette région se trouve dans le département de la Haute-Savoie et est bordée au nord par le lac Léman et le village de Saint-Gingolph, séparée de la Suisse par une frontière.
Au moment de la conquête romaine au Ier siècle avant J.-C., la région était habitée par le peuple celtique des Nantuates.
Le Chablais devint une partie de la province romaine de Rhétie-Vindélicie (Raetia Vindelica) et, à partir de la fin du IIème siècle, la province nouvellement formée des Alpes Phoeninae.
Après la chute de l’Empire romain (476 après J.-C.), le Chablais fit brièvement partie du premier royaume de Bourgogne (vers 443-534), puis il fusionna avec l’Empire franc des Mérovingiens et, plus tard, avec celui des Carolingiens.
Après la division de l’Empire carolingien en 843 lors du traité de Verdun, la région fit partie du second royaume de Bourgogne (888-1032).
Après 1032, la région fit officiellement partie du Saint-Empire romain, mais les dirigeants locaux prirent le dessus. Les nombreux châteaux en témoignent encore.
Puis à partir du XIIIème siècle, débutèrent des siècles de lutte politique et militaire pour l’hégémonie entre les ducs de Savoie, l’évêque de Sion et la ville de Berne. La Savoie se serait inclinée.
En 1475, l’évêque de Sion plaça le Chablais, ainsi que Saint-Maurice et Massongex, sous son autorité. La même année, avec le soutien de l’évêque de Sion, Berne conquit le Chablais vaudois, y compris la région autour de Bex. En 1536, Berne s’empara également de la partie française du Chablais, dont les villes de Thonon et d’Évian.
Par les traités de Lausanne (1564) et de Thonon (1569), les frontières ont été établies comme elles le sont encore aujourd’hui. La Morge, rivière de Saint-Gingolph, délimite la frontière entre le Chablais français et le Chablais suisse.
Ce n’est que quelques siècles plus tard, pendant et après l’invasion française de 1798, que les cantons du Valais et de Vaud naquirent sur le territoire suisse du Chablais.
Les villes d’Aigle, de Villeneuve, d’Yvorne, de Massongex, d’Ollon, de Bex et de Saint-Maurice sont témoins de cette histoire.
Château de Bottmingen
Le château (Weiherschloss) à Bottmingen (canton de Bâle-Campagne) fut construit dans la seconde moitié du 13e siècle.
En 1645, Johann von der Grün (1603-1666), un noble palatin, remaniait le bâtiment dans le style baroque. En 1720, le nouveau propriétaire Johannes Deucher (1673-1747) a adapté le château en manoir baroque de style français.

Martin Wenk (1751-1830) de Bâle, alors propriétaire du château, a fait orner la salle (Steinsaal) de somptueux ouvrages en stuc du style rococo. Le jardin anglais fut créé au 19e siècle par les banquiers Heinrich et Peter Oswald.
Depuis 1957, le château est la propriété du canton de Bâle-Campagne et classé monument historique. Le château est un restaurant aujourd’hui.
(Source et plus d’informations : www.weiherschloss.ch).

Le château vers 1750. Image: Weiherschloss Bottmingen
L’Eiger Express et la Männlichenbahn
Les visiteurs peuvent rejoindre plus rapidement et plus confortablement la zone de sports d’hiver et de randonnée autour du glacier de l’Eiger (2 320 mètres), de la Petite Scheidegg et du Jungfraujoch.
Les téléphériques (« Eiger Express » et Männlichenbahn) peuvent transporter 4000 personnes par heure. Le nouveau téléphérique Eiger Express a même une capacité de 2200 personnes par heure pour le transport vers le glacier de l’Eiger.
Le chemin de fer Wengernalp existe depuis 1893 et va de Grindelwald à Kleine Scheidegg et de l’autre côté, via Wengen, à Lauterbrunnen.
L’Oberland bernois et le canton de Berne ont ainsi développé une nouvelle infrastructure touristique avec la technologie la plus moderne.
Les sentiers de randonnée entre les montagnes Männlichen et Kleine Scheidegg et du côté nord de l’Eiger sont également mieux et plus rapidement accessibles.
(Plus d’informations: Jungfraujoch).
Les Confédérés et l’occupation de Neuchâtel
De 1395-1503, le Comté de Neuchâtel passa par mariage à la Maison de Fribourg-en-Brisgau pour un demi-siècle puis entre les mains des margraves de Hochberg (1458-1504) avant de passer par mariage à la Maison d’Orléans-Longueville, une branche bâtarde de la Maison de France (1504-1707).
Les Confédérés
Après 1503, les princes français de la Maison d’Orléans-Longueville se manifestèrent peu. Ainsi, les Confédérés (Eidgenossen) s’intéressèrent d’autant plus à cette région.
Occupation 1512-1529
Le territoire de Neuchâtel fut considéré comme français et prétextant une possible attaque française, quatre cantons (Berne, Soleure, Fribourg et Lucerne) occupèrent Neuchâtel en juin et juillet 1512 et en reprirent l’administration.
Il ne s’agissait pas d’une occupation militaire comme en Argovie, en Thurgovie, au Tessin ou à partir de 1536 dans le canton de Vaud.
Ce ne fut qu’un changement de gouvernement administratif, accepté par l’élite locale. Les Français ne tentèrent pas d’intervenir militairement du fait de la situation internationale : le roi de France était bien trop occupé ailleurs, notamment en Italie.
Après 1515 (bataille de Marignan) et sa victoire sur les Confédérés, la France a conclu un traité de paix perpétuelle avec la Confédération suisse en 1516. Il faudra attendre jusqu’à 1529 pour que l’administration soit remise aux princes de la Maison d’Orléans-Longueville.
1813-1815
Cependant, cet intermède (1512-1529) renforça le lien entre les citoyens neuchâtelois et la Confédération. En 1536, le Pays de Vaud (territoire de la Savoie) fut conquis avec violence par Leurs Excellence de Berne.
Neuchâtel fut épargné par ce sort, malgré la position dominante de Berne, son voisin. Ces siècles d’histoire ont contribué à son choix d’adhérer à la Confédération suisse après 1813, soit en 1815, sans omettre l’influence de la politique internationale (Congrès de Vienne 1813-1815).
Le tourisme anglais
Disponible en néerlandais et anglais
Swisscovery
La nouvelle plateforme de bibliothèque swisscovery a été mise en ligne le 7 décembre 2020.
Ce support permet aux utilisateurs d’accéder à l’ensemble du catalogue contenant les informations scientifiques de 475 bibliothèques en Suisse, de Saint-Gall à Genève et de Bâle à Lugano.
Toutes ces bibliothèques ont rejoint le réseau. Ce regroupement national de bibliothèques visant à créer une plateforme commune est unique au monde.
Avec swisscovery, la recherche et le prêt deviennent plus simples et plus efficaces, chaque livre, chaque revue, chaque article ne possédant qu’une seule entrée dans le système.
L’utilisateur peut voir immédiatement dans quelles bibliothèques le livre qu’il recherche est disponible et se le faire livrer dans sa propre bibliothèque grâce à ce nouveau service.
Swisscovery est exploité par la Swiss Library Service Platform (SLSP), créée par les bibliothèques pour les bibliothèques en 2017 par 15 établissements universitaires. Ils ont décidé conjointement d’élaborer un catalogue commun, en plusieurs langues, pour l’ensemble de la Suisse.
Plus d’informations et inscription : https://swisscovery.slsp.ch
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
La ViaUrschweiz
En 2018, le sentier culturel de randonnée (Kulturwanderweg) ViaUrschweiz a été ouvert. ViaUrschweiz est un chemin de randonnée pédestre entre les cantons d’Uri et de Nidwald au cœur de la Suisse.
Il relie le lac d’Uri à la Waldstätterweg sur le lac des Quatre-Cantons et traverse des réserves naturelles et des sites historiques importants. L’itinéraire fait partie du réseau régional de sentiers de randonnée pédestre (sentier de randonnée numéro 599).
Le sentier est divisé en étapes d’environ 15 kilomètres. Ces étapes sont en fait cinq thèmes:
dans le fjord d’Uri (du lac au glacier, réserve naturelle dans le Reussdelta);
dans le paysage de foin sauvage de la Suisse (en amont de l’agriculture alpine);
dans le jardin naturel sauvage de la Suisse centrale (la flore vierge des Alpes);
les villes de Beckenried, Buochs, Ennetbürgen, Hammetschwand et
la station balnéaire de Bürgenstock; au bord du lac du berceau de la Suisse (avec ses cascades bruyantes et étincelantes) et à proximité de la naissance de l’ancienne Confédération suisse (le long du vieux chemin du Gothard).
(Source et plus d’informations: www.via-urschweiz.ch).
