Made in Meissen


Photo: Musée Ariana, Genève

Mille ans après la Chine, le premier objet en porcelaine a été fabriqué à Meissen (Allemagne) au début du XVIIIe siècle. La porcelaine chinoise est immédiatement devenue un objet de prestige pour les souverains et l’aristocratie. Le prince allemand de Saxe et roi de Pologne Auguste le Fort (1670-1733), l’alchimiste Johann Friedrich Böttger (1682-1719), le décorateur Johann Gregorius Höroldt (1696-1775) et le modeleur Johann Joachim Kändler (1706-1775) ont été les protagonistes du succès immédiat de de Meissen. Les huit collections privées et muséales suisses de l’exposition montrent l’histoire de la porcelaine de Meissner depuis le début et dans toute sa diversité. La plupart des collectionneurs se sont concentrés sur des thèmes spécifiques créés à Meissen au cours des trois cents dernières années.

Trois siècles d’industrie horlogère


Photo: Musée des Mascarons, Môtiers

L’exposition permanente du Musée présente le riche passé horloger du Val-de-Travers, une vallée jurassienne dans le canton de Neuchâtel. Les nombreux objets exposés sont autant les témoins de la vie agricole avant l’horlogerie que des voyages des horlogers en France, en Angleterre et en Chine, ou encore de la mécanisation de la branche horlogère dans la vallée. Les habitants, dès 1730, abandonnent petit à petit leurs activités agricoles pour se tourner vers l’industrie horlogère, une vocation industrielle de trois siècles.

Felix Maria Diogg


Felix Maria Diogg, Felix Columban Diogg, fils du peintre, 1815, Photo et collection du Musée de la ville de Rapperswil.

Felix Maria Diogg (1762-1834) est le plus important portraitiste de la période classiciste en Suisse. L’artiste a dépeint l’élite bourgeoise d’un pays en pleine mutation. L’exposition examine la biographie de l’artiste et met en lumière son travail sur la base de portraits provenant de la collection du Musée de la ville et de plusieurs prêts.

 

7 000 ans de guérison


Flacon en verre pour huile de bain, cuillère auriculaire (Zug-Loreto) et spatule à onguent romain (Cham-Hagendorn), 2-3e siècle après J.-C.Photo: Museum für Urgeschichte(n) Zug, Res Eichenberger.

L’exposition montre les maladies et leur guérison à l’époque préhistorique. Les médicaments et les méthodes de traitement actuels étaient inconnus, mais les gens ont réussi à s’en sortir. Grâce à une observation attentive, ils connaissaient les propriétés curatives des plantes et transmettaient leurs connaissances de génération en génération. Ils ont même pu mener à bien des opérations. À l’aide d’objets archéologiques sélectionnés de Suisse centrale, de la sagesse populaire et d’anciennes sources écrites, l’exposition (Gesundheit. 7000 Jahre Heilkunst) montre les maladies et leurs remèdes. L’utilisation des plantes médicinales du Néolithique à l’époque moderne est également mise en avant. L’exposition est bilingue (allemand et anglais).

Teruko  Yokoi


L’exposition suit Teruko  Yokoi (1924) dans ses déplacements, de Tokyo à New York en passant par Paris, puis Berne, et montre une cinquantaine de ses oeuvres réalisées entre 1954, l’année de son voyage aux États-Unis, et la fin des années 1960. C’est aussi durant cette période qu’elle s’installera à Berne en 1962 et présentera en 1964 une exposition à la Kunsthalle de Bâle qui fera sensation. Les oeuvres de cette époque reflètent, partagés entre l’Est et l’Ouest, les débats autour de la peinture moderne de l’après-guerre.

Le mal du voyage


L’exposition Le mal du voyage invite à questionner l’homogénéité du champ touristique. Un parcours en douze salles aborde autant de pratiques et d’imaginaires contrastés: projets de moralisation, sens cachés du farniente plagiste, quêtes de santé mentale et physique, appétit du monde, réactions autochtones face à l’engorgement des villes, mises en image de la nature, confessions de backpackers, fascination pour les confins, productions de nouvelles esthétiques et le retour, aboutissant à formuler sans cesse de nouveaux projets de départ. L’exposition  offre matière à une réflexion passionnante sur la condition et la mobilité humaine dans le premier quart du 21e siècle.

Paris en Fête


Affiche de l'exposition Paris en Fête. Raoul Dufy, Paris et la tour Eiffel, 1936. Collection privée. Photo: Musée d’art, Pully.

L’ exposition présente les différents aspects festifs de la capitale française entre les années 1890 et 1950. L’exposition souligne cette réputation de Paris. Les œuvres illustrent des différents thèmes: le monde des cabarets, la mode, les loisirs et la littérature. Les œuvres sont dues à des artistes dont la réputation n’est plus à faire comme Henri de Toulouse-Lautrec, Félix Vallotton, Marc Chagall, Henri Matisse, Raoul Dufy, ainsi que Kees van Dongen (y compris ses illustrations originales pour une réimpression du livre A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (Gallimard, 1947). Raoul Dufy est l’auteur de la pièce la plus imposante de l’exposition, une reproduction en lithographie de la Fée Electricité, une peinture murale (aujourd’hui conservée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris) réalisée pour orner le Pavillon de l’électricité et de la lumière de l’Exposition universelle parisienne de 1937. Cette œuvre monumentale représente les plus grands scientifiques de l’histoire, réunis de part et d’autre des dieux de l’Antiquité gréco-romaine, dont la messagère est la Fée Electricité.

L’eau


L’eau est un élément essentiel pour la planète, sa flore et sa faune, y compris pour l’humanité. Mais que savons-nous réellement de l’eau ? L’exposition s’articule en trois thématiques: eau et vie, eau et hommes et eau et société. De plus, elle est agrémentée par quelques éléments sur l’eau dans le Jura et en Suisse. L’exposition présente le parcours l’eau : de sa naissance cosmique, son développement sur terre, son omniprésence, l’évolution de la vie et de la nécessité de la maintien préserver.

 

Le jardin et l’art


Marlene McCarty, Into the Weeds, Kunsthaus Baselland. Photo: Gina Folly

Avec des matériaux de tous les jours, Marlene McCarty (1957) fait de l’art sur des thèmes sociaux controversés, allant de l’inégalité sociale et sexuelle au rôle des femmes. D’outre les œuvres des dernières années, l’exposition (Into the Weeds) présentera également un nouveau projet en collaboration avec le Merian Gärten (les jardins de Merian), un institut de la Christoph Merian Stiftung (Fondation Christoph Merian) à Bâle. Au premier coup d’œil, le jardin à l’entrée du Kunsthaus semble familier et accueillant. Cependant, l’interaction entre l’homme (la femme) et la nature est le thème centrale Ce jardin rassemble des plantes qui, selon l’artiste et ses recherches historiques, représentent l’émancipation, le pouvoir et le savoir des femmes. Une équipe des Merian Gardens a développé ce jardin.

 

 

Le chroniqueur de l’inconscient


Photo: Fondation Beyeler Riehen/Basel

L’exposition présente des œuvres d’Edward Hopper (1882-1967), l’un des plus importants peintres américains du XXe siècle. L’exposition ne suit pas une chronologie précise, mais se concentre sur des thèmes spécifiques. Il s’agit des voies de circulation, des rochers, de la lumière et de l’ombre, des navires et des phares, des personnes, des maisons et du paysage, et de la forêt. Ces thèmes sont souvent sous-exposés dans les expositions sur Edward Hopper, mais ils sont essentiels pour une bonne compréhension de son œuvre. L’artiste de l’inconscient comme chroniqueur de son temps, le réalisme combiné au surréalisme. L’exposition comprend des aquarelles et des peintures à l’huile des années 1910 à 1960.