Vases communicants


Alexandre Joly, Vase balustre, Japon, décor de Nikkō, 1890-1909. Musée Ariana, Genève, Inv. AR 8886

Le plasticien Alexandre Joly, né en 1977, a choisi comme terrain d’exploration artistique les 2990 vases que comptent les collections du Musée Ariana, musée suisse de la céramique et du verre, situé à Genève, dans le parc homonyme.

Il en a sélectionné quelques fleurons orientaux et s’est employé, par des jeux de miroirs, à multiplier leur présence. L’exposition Vases communicants est visible jusqu’au 7 août 2022.

La Chine et le Japon, berceaux de la porcelaine, se caractérisent par une production de vases et potiches ornés d’une infinie diversité de décors. Les motifs, volontiers symboliques, sont empruntés à la peinture chinoise ou à l’iconographie bouddhiste ou taoïste.

L’artiste s’est intéressé au décor comme aux formes des vases. Il en a extrait leur musique intérieure et s’en est approprié les motifs. Entre vide et plein, répétition et rotation, souffle et apparitions sonores, c’est à un ballet de perceptions contrastées et complémentaires, comme le yin et le yang, que nous entraîne Alexandre Joly.

 

 

Friedrich Dürrenmatt, écrivain et peintre


© Centre Dürrenmatt Neuchâtel - Foto: Pino Musi

Connu dans le monde entier pour ses pièces de théâtre et ses romans, Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) a  également peint et dessiné sa vie durant avec passion.

L’exposition permanente du Centre Dürrenmatt Neuchâtel (CDN) met en valeur son œuvre picturale en dialogue avec son œuvre littéraire, mais aussi sa biographie, le rayonnement de ses réalisations et l’actualité de sa pensée.

L’exposition rend accessible les diverses facettes de son œuvre grâce à un accrochage repensé et  des stations interactives.

La visite débute avec un film d’introduction sur l’homme de lettres et de théâtre. Sa biographie,  évoquée par le biais de personnes qui ont compté dans sa vie et qui ont nourri son travail, se dévoile également tout en contraste, puisque Dürrenmatt, né à Berne et ayant écrit en allemand, a passé plus de la moitié de sa vie en Suisse romande, à Neuchâtel.

Depuis 2021, le CDN possède aussi un dépôt qui peut être visité, véritable innovation muséale qui réunit surfaces d’exposition et espace de conservation des œuvres.

La mappemonde interactive évoque l’accueil international de son œuvre ou les voyages qui l’ont inspiré. De même, une carte interactive de la Suisse permet de découvrir le rapport qu’entretenait Dürrenmatt avec Bâle, Locarno ou d’autres villes du pays.

Dans la grande salle, on trouve des gouaches peintes par Friedrich Dürrenmatt, ainsi qu’une sélection de dessins et de gravures portant sur des thèmes qu’il prisait particulièrement : le Minotaure, la tour de Babel ou Atlas. Enfin, des vitrines présentent ses procédés de création, qu’il a lui-même développés en recourant parfois à des outils insoupçonnés.

Construit par Mario Botta, architecte suisse d’avant-garde, autour de la première maison où a vécu Friedrich Dürrenmatt, le CDN comprend également la seconde villa, un studio, une piscine et des jardins.

Le musée met en valeur ce patrimoine unique en rendant accessibles au public plusieurs lieux de vie de l’écrivain et peintre.

Mouvements


Au cœur de la vie, le mouvement dessine les trajectoires des individus, des objets et des idées.

De par sa position géographique et son histoire, Neuchâtel a noué tout naturellement de fortes relations avec l’étranger.

Les mouvements migratoires, la circulation de marchandises et de techniques ont été des éléments moteurs de son développement. Ils ont participé à la construction et à la définition de ses identités.

A l’occasion de sa nouvelle exposition permanente, Mouvements, le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel interpelle ses collections et les fait dialoguer à travers le prisme du mouvement, une notion à la fois individuelle et universelle.

Le parcours propose un éclairage inédit et interdisciplinaire sur la mobilité. Quels sont les profils et les motivations des personnes migrantes ? Quels rôles jouent les guerres et le négoce international dans les déplacements ? Quelle est la nature des biens produits et les stratégies mises en œuvre pour les exporter ? Quels sont les liens entre les réseaux commerciaux et le commerce d’esclaves noirs ? Que cherchent les artistes sous des ciels lointains ? Quels obstacles rencontrent les migrants dans leur quotidien ?

Un parcours au fil des petites et grandes histoires où se reflètent mémoire et richesse des destinées.

Le Style sapin


L´exposition ´Sortir du bois. À la lisière du Style Sapin´. Photo: Gaspard Gigon.

L´exposition (Sortir du bois. À la lisière du Style sapin) propose de montrer les œuvres d’artistes moins souvent exposées dans le contexte du Style sapin et d’explorer les ramifications de l’Art nouveau chaux-de-fonnier.

Elle présente les survivances matérielles – dessins, études, céramiques, œuvres textiles – de la décennie durant laquelle Charles L’Eplattenier (1874-1946) et ses élèves (e.a. Le Corbusier) ont adapté aux particularités de la faune et de la flore du Jura des procédés stylistiques d’observation et de synthèse de la nature, alors en vogue dans toute l’Europe, et ont tenté d’appliquer leurs progrès plastiques aux arts industriels, décoratifs et à l’architecture.

René Myrha


René Myrha, Atelier III, 1997 © 2021, Pro Litteris, Zurich. Foto A. Stocker.jpg

L’artiste suisse René Myrha, né en 1939 à Delémont (canton du Jura) a été confronté aux tendances de l’art et du design de son époque lors de ses voyages à Paris et à Milan dans les années 1960.

Grâce à de nouvelles techniques de sérigraphie et à son goût prononcé pour les environnements spatiaux, il a créé une œuvre étoffée qui comprend des dessins, des peintures acryliques et à l’huile, des sculptures et des reliefs.

Le musée d’art (Kunstmuseum) de Thoune (canton de Berne) lui consacre jusqu’au 1er mai 2022 une exposition liée à l’un des points forts de la collection du musée : le Pop Art suisse.

L’exposition donne un aperçu représentatif de l’œuvre de René Myrha, du Pop Art à son orientation actuelle vers la peinture et la sculpture figuratives.

Ulysse 1922-2022


Disponible en anglais, allemand et néerlandais.

La Suisse contradictoire


Affiche de l'exposition 'Merveilleusement contradictoire', Musée national suisse, Zurich.

La Suisse est souvent décrite comme le pays parfait: un paysage de rêve, des villes propres et des infrastructures qui fonctionnent bien. On n’y connaît pas les pénuries alimentaires ou le manque d’eau. Les distorsions sont absentes de la scène politique et l’engagement humanitaire ainsi que les «bons offices» sont profondément ancrés dans la culture du pays. Un véritable petit paradis au cœur de l’Europe.

En observant de plus près la situation, des contradictions se font jour. Qu’est-ce donc que ce petit pays? Paradis terrestre ou province bien brave? Pays ouvert sur le monde ou bastion conservateur? Difficile de répondre à ces questions. Tout dépend de l’angle de vue, mais aussi de la personne qui répond.

De plus, il convient de tenir compte des nombreuses facettes qui sont parfois diamétralement opposées. La Suisse est remarquablement paradoxale.

L’exposition Wunderbar widersprüchlich  (Merveilleusement contradictoire) met en lumière l’image que la Suisse a d’elle-même et la manière dont elle est perçue de l’étranger, tout en couvrant les aspects contradictoires du pays. Elle entend inviter les visiteurs à une réflexion sur eux-mêmes et sur leur rapport à la Suisse.

Jenny Holzer et Louise Bourgeois


Louise Bourgeois , Garment from Performance ‘She lost it’©The Easton Foundation Pro Litteris, Zurich and VAGA at ASR (NY).

Jenny Holzer, née en 1950, artiste contemporaine parmi les plus importantes de sa génération, conçoit une exposition consacrée à l’oeuvre de Louise Bourgeois (1911–2010). Cette dernière est généralement considérée comme l’une des artistes les plus éminentes et influentes des XXème et XXIème siècles.

Jenny Holzer est connue pour son exploration subversive du langage dans l’espace public au moyen de formes peu conventionnelles. L’oeuvre de Louise Bourgeois, marquée par un vif intérêt pour la psychologie, sonde les émotions humaines : l’amour, le désir, la dépendance, la sexualité, le rejet, la jalousie et l’abandon.

À travers cette rencontre de deux personnalités exceptionnelles de l’art américain, l’exposition présente l’oeuvre de Louise Bourgeois vue par Jenny Holzer. Elle aborde la production artistique de Louise Bourgeois par le biais de son abondant travail d’écriture.

Dans le cadre de l’exposition, une sélection d’oeuvres couvrant toutes les périodes de création de Louise Bourgeois — sculptures, installations, peintures, dessins, gravures et textes — regroupées de manière thématique sont présentées dans les salles du musée.

 

Öyvind Fahlström


(English) Öyvind Fahlström, Ade-Ledic-Nander II, 1955-1957.Moderna Museet Stockholm. Donation 1959 from Theodor Ahrenberg. Photo/Foto: TES.

Le titre de l’exposition (Party for Öyvind) reprend le carton d’invitation envoyé par Patty et Claes Oldenburg pour une fête organisée à l’occasion de l’anniversaire d’Öyvind Fahlström en 1967.

Öyvind Fahlström (1928-1976)  étudie l’histoire de l’art et l’archéologie à Stockholm et à Rome, où il vit à partir de 1952. Il s’immerge rapidement dans le milieu artistique, crée ses premières œuvres et se lie d’amitié avec des artistes.

En 1961, titulaire d’une bourse, Fahlström se rend aux États-Unis avec sa partenaire Barbro Östlihn, qu’il a épousée en 1960 et avec laquelle il travaille beaucoup. Leurs premiers amis sont alors Patty et Claes Oldenburg. Fahlström peut reprendre l’atelier de Robert Rauschenberg et se retrouve au cœur d’une fulgurante évolution américaine et assiste à la montée du pop art et du happening. Ils feront partie de la scène artistique locale jusqu’à sa mort en 1976.

Fahlström et Tinguely s’étaient connus en 1955 à Stockholm lors de sa première exposition en Suède. Öyvind et Niki se sont rencontrés à Stockholm en mai 1961.

L’exposition montre la vie et l’oeuvre de l’artiste.

La collection Montgomery


©2022-Jeffrey-Montgomery-FCM

L’exposition Japon. Arts and Life présente au public cent soixante-dix œuvres de la collection Montgomery, qui compte parmi les plus grandes et renommées collections d’art japonais hors du Japon.

Elle inclut des œuvres datant du 12e au 20e siècle, notamment des textiles, ameublements, peintures, objets religieux et quotidiens – soigneusement sélectionnés parmi les plus de mille objets collectés par Jeffrey Montgomery tout au long de sa vie.

La collection Montgomery est mondialement connue pour son extraordinaire richesse et sa substance singulière : elle est « orientale » et exprime en même temps une culture « populaire », réinterprétée selon des critères esthétiques élevés par le choix élégant et raffiné du collectionneur.