Un thème, quatre expositions

Depuis l’antiquité à nos jours, les animaux et les créatures hybrides nous enseignent, nous accompagnent ou nous protègent sous la forme d’amulettes. Lassie, le rossignol ou le Livre de la jungle peuplent nos loisirs.

Ici ou ailleurs, comment la relation entre l’homme et l’animal a-t-elle changé ? Quelle force leur octroyons-nous ? Comment communiquent-ils entre eux et avec nous, les humains ? Quels critères et conceptions régissent le rapport entre les hommes et les animaux ? Pourquoi ce rapport est-il toujours considéré comme ambivalent ?

Le projet collectif « bestial ! Un thème – quatre expositions » ainsi qu’une publication commune réalisés par quatre musées bâlois explorent ces questions.

Les quatre expositions (consulter aussi l’agenda) :

Bestial ! Animaux et créatures hybrides dans l’Antiquité (19 septembre 2021 – 19 juin 2022), Antikenmuseum und Sammlung Ludwig

Bestial ! Pas de culture sans animaux (27 août 2021 – 20 novembre 2022), Museum der Kulturen

Bestial ! Le son des animaux (22 octobre 2021 – 25 juin 2023), Historisches Museum

Bestial ! De l’animal à la substance active (3 Décembre 2021 – 5 Juin 2022), Pharmaziemuseum der Universität

(Source et plus d’informations : www.tierischbasel.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

 

 

Les Souabes de Thurgovie sont devenus Suisses

La Thurgovie est mentionnée pour la première fois au IXème siècle, le comté de Thurgovie dépendait du duché de Souabe. A l’extinction de la dynastie des Kybourg en 1264, le comté de Kybourg revint à la maison de Habsbourg.

La Thurgovie médiévale n’était pas encore une région historique clairement définie et comprenait une grande partie des cantons actuels de Saint-Gall, Zurich et l’actuel diocèse allemand de Constance.

Constance était le centre religieux et économique et les habitants de Constance et de Thurgovie se considéraient comme des Souabes.

Le XVème siècle fut décisif pour le développement politique de la Thurgovie.

A partir de la fin du XVème siècle, le terme Souabe désignait les habitants de la partie nord du lac de Constance, au sud du lac de Constance les habitants étant alors appelés Suisses ou Confédérés (Schweizer ou Eidgenossen).

En 1460, les Confédérés conquirent la Thurgovie, transformée en baillage commun des cantons de Glaris, Lucerne, Schwytz, Unterwald, Uri, Zoug et Zurich, auxquels s’ajouta Berne en 1712. Ce bailliage commun devint le canton de Thurgovie en 1798.

En 1648, la Confédération suisse et donc la Thurgovie se détachèrent du Saint Empire romain germanique et l’identité souabe appartint formellement au passé.

Ces Alamans qui furent souabes sont devenus suisses à partir de 1460.

Aujourd’hui, « Souabe »  désigne les territoires entre la Forêt-Noire à l’ouest et la rivière Lech,  à l’est comprenant  la majeure partie de l’ancien Wurtemberg et le district de Souabe au sein de l’Etat libre de Bavière.

(Source : Th. Maissen, Geschichte der Schweiz, Baden, 2015).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

La société culturelle l’Alouette

Le village d’Hérémence, situé à l’intersection du val d’Hérens et du val d’Hérémence (canton de Valais) est surtout connu pour l’église Saint-Nicolas, construite en 1971.  Moins spectaculaire, mais tout de même digne d’être mentionnée : la société culturelle l’Alouette.

Il s’agit d’un groupe folklorique, fondé en 1950, qui fait revivre le folklore, les traditions locales et les costumes.

A l’occasion de son 70ème anniversaire en 2020, célébré en 2021 à cause de Covid-19, cette société a reconstitué les vêtements des hommes, des femmes et des enfants de la vallée des siècles passés et les a placés dans une perspective contemporaine, y compris des outils ménagers longtemps oubliés pour fabriquer et réparer les vêtements.

L’exposition s’est déroulée à la forge, qui fait partie du musée d’Hérémence.

On pouvait y admirer des chapeaux de femmes, des vêtements pour les mariages, les funérailles et autres célébrations, les deuils, la vie quotidienne, les dimanches et autres jours fériés.

L’association a même publié un beau catalogue rédigé par Eric Genolet, responsable de l’Alouette, Tu mets le blantsè ? » Porter le costume d’Hérémence dans le temps présent, Hérémence, 2021).

(Source et informations complémentaires : www.lalouette.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Les collines et la Basilica mineur de Sion

L’église fortifiée et les maisons des chanoines du chapitre de la cathédrale de Sion se trouvent derrière un mur sur la colline de Valère.

Les chanoines y ont vécu jusqu’à la fin du 18e siècle. Aujourd’hui, le complexe abrite le Musée historique du Valais, un jardin (médiéval), un moulin, une grange et une citerne. Le complexe est toujours la propriété du chapitre.

L’église située au sommet de la colline a été construite aux 12e et 13e siècles et constituait également le dernier poste de défense. L’intérieur conserve des œuvres d’art et des meubles uniques.

On peut y admirer des baldaquins romans, une collection de peintures, le plus vieil orgue du monde (1437) dont on peut encore jouer et d’autres œuvres. Le pape Jean-Paul II (1920-2005) a élevé l’église au rang de basilique en 1987.

(Source: Die Hügel von Sitten. Kultur und Natur, Sion 2020).

Swisstopo

Toute personne a le droit de demander l’accès aux documents officiels de l’Office fédéral de topographie, appelé aussi swisstopo, sans indiquer de motifs. Cet accès facilité est valable pour les documents officiels qui ont été établis après le 1er juillet 2006 (entrée en vigueur de la loi sur la transparence; RS 152.3).

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La cathédrale Notre-Dame du Glarier et l’église Saint Théodore

La cathédrale Notre-Dame du Glarier, aussi appelée notre Dame de Sion (canton du Valais), dst dédiée à Marie.

Elle fut édifiée à la fin du XVème siècle après deux précédentes églises : une église carolingienne datant du VIIIème siècle, détruite en 1010 par un incendie et une seconde église de style roman datant du XIème siècle, dévastée et brûlée en 1352 par les troupes du comte Amédée VI de Savoie (1334-1383). En 1418, la cathédrale fut à nouveau saccagée par Guichard de Rarogne (1360-1425).

Les évêques Walter Supersaxo (1457-1482), Jost de Silenen (1482-1496), Nicolas Schiner (1496-1499) et le cardinal Mathieu Schiner (1499-1522) construisirent la cathédrale gothique sur les fondations de l’église romane.

la cathédrale (à gauche), l’église Saint Théodore (à droite)

Seul le clocher roman du XIIème siècle est aujourd’hui conservé. Le toit de la cathédrale fut la proie des flammes lors de l’incendie de la ville en 1788.

La puissante tour compte cinq étages avec une flèche octogonale en briques.  Le premier étage n’a qu’une fenêtre à l’ouest et une grande arcade occupée par deux ouvertures jumelles donnant sur l’intérieur de la nef.

Le deuxième étage est complètement aveugle. Au troisième étage, chaque façade possède deux baies jumelles. Au quatrième étage, les ouvertures sont groupées par trois dans chaque façade.

La cathédrale Notre-Dame du Glarier

Le palais de l’ évêque aujourd’hui

Les autres artefacts incluent le maître-autel gothique du XVème siècle, les stalles du XVIIème siècle – sièges de bois à dossier élevé réservés au clergé, des deux côtés du chœur d’une église – la Chapelle Sainte-Barbe du XVème siècle, la Chapelle Saint-Antoine du XVIIème siècle, la chaire de 1622 et 1626, le tombeau de l’évêque André de Gualdo (1360-1437) du XVème siècle, l’orgue de 1786, la chapelle des baptêmes et des confessions de 1818, autrefois ossuaire fondé en 1507, une fresque représentant le Christ-Juge dans une mandorle entouré des quatre évangélistes et des saints Pierre et Paul, le tympan au-dessus du portail d’entrée et d’autres objets gothiques et baroques.

L’église Saint Théodore

Saint Théodore

(Source : Chapitre de la Cathédrale de Sion, Notre-Dame du Glarier, 2010).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.