A. Holenstein, Th. Maissen, M. Prak (eds.). The Republican Alternativ. The Netherlands and Switzerland Compared, Amsterdam, 2008.
Auteur/autrice : Maarten Koning
Dans la forêt. Une histoire culturelle
Au cours des derniers siècles, notre rapport à la forêt a profondément évolué. Une nouvelle exposition Dans la forêt. Une histoire culturelle se tient au Musée national suisse (Schweizerisches Nationalmuseum – Landesmuseum), à Zurich, jusqu’au 17 juillet 2022.

La forêt est progressivement détruite par l’industrialisation croissante depuis le XIXème siècle. Et avec elle disparaît une grande partie de la faune et de la flore. Cependant, d’aucuns s’y sont intéressés au-delà de son aspect économique, à l’exemple de Paul Sarasin (1856-1929), naturaliste et cofondateur du Parc National Suisse et se sont engagés en faveur de la protection de la nature, ce qui a peu à peu suscité un changement de mentalité dans certains pans de la population.

Le rejet de l’exploitation démesurée des ressources naturelles et la prise de conscience progressive de la nécessité de les utiliser avec parcimonie ont marqué le début de la protection de l’environnement.
Notre rapport ancestral à la forêt se reflète dans de nombreuses œuvres artistiques et littéraires. Or, ce lien n’a cessé de croître. Tandis qu’à l’époque du romantisme, artistes et auteurs considéraient la forêt comme un refuge, un lieu où il était possible d’échapper à un monde en constante accélération et de se ressourcer, la modernité la représenta de manière hautement stylisée afin de la sublimer sous une forme esthétique extrêmement épurée.

Dans l’art du XXème siècle, la thématique de la forêt a pris de plus en plus la valeur d’un manifeste politique contre la destruction de l’environnement. Cette idée fondamentale est toujours d’actualité, quand bien même les formes et les supports sont différents d’il y a quelques décennies.
Une sculpture d’arbre d’Ugo Rondinone constitue le point final de l’exposition et représente bien plus qu’un avertissement solennel contre le changement climatique. D’autres œuvres d’artistes contemporains, tels que Guido Baselgia, Denise Bertschi, Julian Charrière, Franz Gertsch, Shirana Shahbazi ou Thomas Struth, montrent que nous percevons aujourd’hui la forêt comme une entité globale.

Dans la cour intérieure du musée, le public est convié à s’asseoir dans « l’arène pour l’arbre » et à méditer sur l’avenir de la forêt. Au centre de cette œuvre de Klaus Littmann se trouve un arbre sans feuillage qui invite spectatrices et spectateurs à réfléchir à leur rapport à la forêt.

(Source et plus d’ informations Musée national, Zurich, www.landesmuseum.ch)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
La Dendrophilie de Bâle
Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Les arbres de Bâle
.Helen Liebendörfer, Emanuel Trueb, Basel und seine Bäume, Basel, 2022
Richard Wagner et Tribschen
Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Le Parc et la source de la Wiese
Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Le Château d’Hermance
La région du village d’Hermance (canton de Genève) fit partie jusque vers l’an mille du domaine des rois de Haute Bourgogne (888-1032). Elle passa aux mains d’une dynastie locale. Le bourg du XIIIème siècle est divisé en une haute et une basse section. Le « bourg d’en-haut », érigé sur une petite éminence, forme à peu près un carré.
Si quelques fragments des remparts ont pu être conservés, le bourg primitif lui-même a disparu. De plan presque rectangulaire, le « bourg d’en-bas », jouxtant celui du haut du côté du couchant, s’étendait jusqu’au lac.
On reconnaît aujourd’hui encore une bonne partie de cette bourgade moyenâgeuse, dont les maisons bordaient trois ruelles longitudinales, de même que d’importants restes de remparts. Par endroits, les murailles d’enceinte étaient flanquées de tours semi-circulaires.
Le château fort s’élevait au sommet de la colline. D’après sa position et les vestiges conservés, il devait faire partie des fortifications de la ville du XIIIème siècle, mais possédait de plus son propre mur d’enceinte.
Aujourd’hui encore emblème d’Hermance, l’imposant donjon circulaire représentait la construction la plus importante du château fort. Des fragments de murs de jonction prouvent qu’autrefois, le donjon se trouvait à cheval sur l’enceinte de la ville de jadis, érigée à la même époque.
(Source : swisscastles.ch)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Hermance et la frontière franco-suisse
Fondée par Aymon II de Faucigny au milieu du XIIIe siècle, Hermance (canton de Genève) est un village au bord du Lac Léman qui a su garder son caractère d’autrefois.
La rivière Hermance prenant sa source au pied des Voirons et se jetant dans le Léman est un cours d’eau long de 14 kilomètres et constitue la limite naturelle entre la Suisse la France.
La rivière termine sa course dans le lac Léman, en aval des villages d’Hermance (La Suisse) et de Chens-sur-Léman (La France).
(Source et plus d’informations: www.hermance,ch)
La tour de l’horloge de Soleure
Disponible en néerlandais, anglais et allemand.
L’Ajoie, l’évêque et les pierres de bornage
Porrentruy (Pruntrut en allemand, canton du Jura) a longtemps été le siège du prince-évêque de Bâle, après que celui-ci eut quitté son palais épiscopal à Bâle suite à la Réforme de 1528.
L’évêque de Bâle avait reçu cette région en 999 du roi de Bourgogne Rodolphe III, acquérant ainsi la puissante abbaye de Moutier-Grandval. Cette abbaye a d’ailleurs été abandonnée après la Réforme, vers 1530, et démolie jusqu’à la dernière pierre (voir aussi Moutier et l’abbaye de Moutier-Grandval).

Porrentruy et Ajoie
Porrentruy est situé en Ajoie, au nord du Doubs, en bordure d’une plaine du Jura et à quelques kilomètres de la frontière française. Le grand palais épiscopal et le château sur la colline, l’Hôtel-Dieu avec sa glacière du XVIIIème siècle, les salles capitulaires et autres grandeurs témoignent de la présence séculaire de ce prince du Saint-Empire romain germanique.
Le prince-évêque et Berne
Car l’évêque était également prince du Saint Empire romain , d’où le titre de prince-évêque et de principauté épiscopale. Celle-ci restera en possession de l’Ajoie jusqu’à l’invasion de la France révolutionnaire en 1792. Seul le comte de Monbéliard fut seigneur de cette région pendant quelques périodes, en 1283 et de 1386 à 1461.
Le prince-évêque perd définitivement le territoire en 1792. L’Ajoie, ainsi que d’autres territoires de l’actuel canton du Jura, relèvent de la République rauracienne (novembre 1792-mars 1793), du département du Mont-Terrible (1793-1800) puis du département du Haut-Rhin (1800-1813), avant d’être annexés au canton de Berne par la décision du Congrès de Vienne en 1815.

Dans les forêts, de nombreuses vieilles pierres de bornage marquent l’ancienne frontière du canton de Berne (avec l’ours) ou de la Confédération suisse (CS : Confédération Suisse) avec la France, indiquée par la fleur de lys ou par les initiales RF (République Française). Depuis 1979, le canton francophone du Jura constitue la frontière avec la France.

Ajoie
Le nom Ajoie est dérivé de la petite rivière Allaine qui traverse Porrentruy et se jette dans le sud du Doubs. Cette région est aussi nommée Pays de Porrentruy, en allemand Pruntruter Zipfel (anciennement aussi appelée Elsgau). L’Ajoie est donc le bassin versant de l’Allaine.
La plaine est entourée de montagnes dont l’altitude atteint presque 1000 mètres. L’utilisation agricole de la zone est caractérisée par des arbres fruitiers, l’élevage de bétail et des cultures arables, notamment le colza et les céréales.
Le randonneur traverse plusieurs villages anciens, tels que Grandfontaine, Réclère , Roche-d’Or, Rocourt et Chevenez.
Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur (www.larskophal.ch)


