Nouveaux spectacles de l’ADN

L’ADN (Association Danse Neuchâtel) présente deux nouveaux spectacles au Temple Allemand de La Chaux-de-Fonds, les samedi 25 et dimanche 26 juin, à 18h.

Au programme, deux créations de Clara Delorme, Malgrés, pièce ludique “Musique et corps”, qui raconte l’incongru du destin et invite à savourer les petits ratés de la vie… et L’albâtre, solo tout en blanc ; l’artiste évolue avec la blancheur nue de son corps, mais avec ses lunettes tout de même !

En 2019, Clara Delorme crée L’albâtre aux Quarts d’Heure de Sévelin, pièce sélectionnée pour les Swiss Dance Days 2021. Lauréate du 1er prix PREMIO et de la Bourse SSA avec Malgrés en 2020, elle participe aux programmes « Choreographing » de la Fondation pour la culture Pro Helvetia et « Double » du Pour-cent culturel Migros.

Une jeune artiste à découvrir !

Plus d’informations : www.danse-neuchatel.ch/2022/malgres-l-albatre

Le jardin anglais de Neuchâtel

En 1765, Pierre-Alexandre DuPeyrou (1729-1794) obtint l’accord du Conseil de la Ville de Neuchâtel pour aménager une promenade publique ombragée passant derrière son orangerie et le palais DuPeyrou alors en construction.

A l’époque, la promenade se trouvait au bord du lac de Neuchâtel. Neuchâtel fut encore une principauté. Le roi de Prusse fut Prince de Neuchâtel à partir de 1707 jusqu’à 1857 (voir le site Swiss Spectator, La dernière principauté de Suisse, 2 février 2022). Les palais et la vieille ville de Neuchâtel témoignent encore du faste de cette époque.

Pierre-Alexandre DuPeyrou était un riche propriétaire de plantations situées dans la colonie néerlandaise du Surinam. Il acheva la construction du palais DuPeyrou en 1771 auquel la promenade conféra un charme aristocratique. Le Palais, appelé aussi Hôtel DuPeyrou, émerveille tant par son architecture que ses splendides jardins. Le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel et les Galeries de l’histoire près du Palais DuPeyrou relatent cette histoire.

En 1865, la promenade fut remise au goût du jour et perdit la plupart de ses peupliers. Transformée en un vaste espace, elle devint un jardin anglais, inspiré peut-être du prestigieux Jardin anglais d’Arlesheim (canton de Bâle-Campagne).

Après la première correction des eaux du Jura (1868-1891 (voir le site Swiss Spectator, Les deux corrections des eaux du Jura, 27 avril 2022), le niveau du lac a été abaissé de presque trois mètres et, de ce fait, le Jardin anglais, nommé jadis Grande promenade, situé le long de l’avenue du Premier-Mars, espace vert à l’intérieur de la ville, se trouvait à quelques centaines de mètres de la rive du lac de Neuchâtel.

Le nouveau quartier des Beaux-Arts – avec le Musée d’art et d’histoire, des bâtiments locatifs encadrés par des bâtiments publics – prit place dans l’espace. Les immeubles présentent une unité architecturale forte, contrebalancée par le traitement différencié des façades.

A partir de 1888, le Jardin anglais de Neuchâtel s’enrichit d’un kiosque à musique (1896), de l’actuel casino (1907) et d’un restaurant.

Fait d’une longue allée bordée de grands arbres, côtoyant une pelouse fraîche et des massifs de fleurs magnifiques, le jardin revêt chaque année un aspect différent, empreint d’une belle créativité.

(Source et plus d´informations: www.j3l.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Un entrepreneur de Padoue, Italie

Le Piémont fut colonisé par Rome à plusieurs reprises au cours du 1er siècle av. J.-C. L’époque romaine est celle qui a laissé, dans cette région, les plus importantes empreintes archéologiques comme, par exemple, le Pont d’Aël, situé près du hameau éponyme.

L’imposant pont-aqueduc émerveille encore aujourd’hui par son exceptionnel état de conservation et son effet remarquable sur le paysage.

Il s’agit d’un prestigieux ouvrage à une seule arcade qui franchit la rivière Grand-Eyvia, haut d’environ 56 mètres et long de plus de 50 mètres, réalisé en maçonnerie et en blocs de pierre de taille.

Conçu pour endosser un double rôle, ce monument a été doté d’un double passage : sa partie supérieure est une conduite d’eau, dont le fond a été revêtu de grandes dalles en pierre et rendu étanche par un mortier hydraulique approprié, alors que sa partie inférieure consiste en un passage aéré et éclairé, dont la largeur d’environ un mètre permettait le transit des hommes et des animaux.

Une inscription placée au-dessus de la clé de voûte, sur la façade nord de monument permet de dater sa construction au IIIème siècle avant J.-C. et de l’attribuer à Caius Avillius Caimus, originaire de Padoue (Italie), membre d’une riche famille vénitienne liée au domaine du bâtiment et du traitement des matières premières, particulièrement des pierres et des métaux.

Le pont-aqueduc fut certainement construit pour procurer l’eau nécessaire à l’extraction et à la transformation du marbre bardiglio des carrières d’Aymavilles, largement utilisé durant la période romaine pour l’édification de bâtiments dans la ville d’Aoste.

Les récents travaux de recherche et de rénovation entrepris sur le site de Pont d’Aël ont porté sur des fouilles archéologiques, la restauration du monument et la valorisation du bâtiment, ainsi que la réalisation d’un parcours de visite.

L’épigraphe présente sur le côté septentrional du monument nous donne des informations sur le constructeur : IMP CAESARE AUGUSTO XIII COS DESIG C AVILIUS C F CAIMUS PATAVINUS PRIVATUM dont voici la traduction intégrale : « Au temps où l’empereur César Auguste fut nommé consul pour la 13ème fois, Caius Avillius Caimus de Padoue, fils de Caius, a construit ce pont avec des moyens privés ».

Les fouilles effectuées ont permis d’obtenir des informations supplémentaires sur la conduite d’eau, les méthodes de fondation du pont-canal et le passage couvert.

Les entrées ont une arche ronde et un seuil avec des renforcements quadrangulaires près des jambages, recevant les charnières.

Le terme juridique PRIVATUM, gravé en majuscule sur la dalle de pierre centrale à cheval sur les deux autres, indique une propriété privée, qui le distingue des 32 autres aqueducs, grandioses ouvrages publics construits pour porter l’eau à la ville qui ont caractérisé l’expansion de l’Empire romain. Ainsi, le pont d’Aël n’était pas accessible à tout un chacun.

L’enlèvement des dépôts de terre qui remplissaient le pont jusqu’à la hauteur des deux entrées, accumulés intentionnellement à une date ne pouvant être précisée, a permis d’acquérir des données intéressantes sur la technique de construction du monument.

Le pont est divisé par des cloisons murales, perpendiculaires aux murs intérieurs, qui définissent des espaces fonctionnels pour alléger la structure.

La présence d’une scie le long des deux murs intérieurs suggère l’existence d’une planche de bois qui permettait le transit sur les deux rives et, peut-être par des écoutilles, d’inspecter la structure.

L’ancienne route romaine offrant l’accès au pont sur la rive droite, taillée dans la roche, a aujourd’hui été partiellement intégrée à une passerelle en acier, qui permet aux visiteurs ayant accompli un itinéraire circulaire de rejoindre le centre d’accueil.

(Source : S. Vittoria e.a., Pont d’Aël, Aosta 2014).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Le Jardin Oudolf et le jardin Tsuyoshi Tane du Vitra Campus

Le Vitra Campus de Weil am Rhein (Allemagne), près de Bâle, est un complexe architectural contemporain qui réunit en un seul lieu les aspects culturels, commerciaux, de production, de recherche et de design du fabricant de meubles suisse Vitra.

L’hiver 2024

Depuis son ouverture en 1989, le site est devenu, grâce à la construction de plusieurs bâtiments par des architectes de renommée mondiale, l’un des principaux centres mondiaux de design et de recherche sur le mobilier, avec une collection unique et des expositions temporaires au Vitra Design Museum.

Le jardin Oudolf, sur le Vitra Campus, complète le concept. Le jardin ne se contente pas d’embellir l’architecture, il complète également le musée et d’autres bâtiments.

Quelque 30’000 plantes aux périodes de floraison et aux cycles de vie variés forment un jardin dont les couleurs changent constamment au cours de l’année. L’architecte paysagiste néerlandais Piet Oudolf (1944) nomme « communautés » ses combinaisons de plantes, ce qui correspond bien à la « communauté du design mobilier » de Vitra.

D’autres entreprises et institutions culturelles suisses utilisent le même concept, par exemple le jardin Novartis et son pavillon médical récemment inauguré, ainsi que les jardins Merian à Bâle, le centre Paul Klee à Berne, le jardin du Glacier à Lucerne, le musée Kirchner à Davos, le site Attisholz à Soleure, la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, l’Ermitage et le nouveau complexe muséal Plateforme 10 à Lausanne, ainsi que divers autres projets qui associent et entrelacent nature, culture, art, industrie et architecture.

(Source et informations complémentaires : Vitra Design Museum, www.design-museum.de).

Révision:Lars Kophal, journaliste et rédacteur, (www.larskophal.ch)

Piet Oudolf, planting design Vitra  Design Museum

Tsuyoshi Tane, The Tane Garden House (2023)

Patrimoine mondial de l’UNESCO en Suisse

Certains biens du patrimoine culturel et naturel présentent un intérêt exceptionnel universel qui nécessite de les placer sous la protection de l’humanité tout entière. Ces biens sont alors inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette liste repose sur la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel.

En l’adoptant en 1972, l’UNESCO s’est donné pour mission de préserver pour les générations futures les biens culturels et les sites naturels de valeur universelle exceptionnelle.

La Suisse en fut l’un des premiers États signataires en 1975. La Suisse compte 13 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont 9 sites culturels :

La Suisse compte 13 sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont 9 sites culturels :