Disponible en anglais, allemand et néerlandais
Auteur/autrice : Maarten Koning
Le pont de Rheinfelden
Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Congrès des Suisses de l’étranger
Le 98ème Congrès des Suisses de l’étranger aura lieu à Lugano, du 20 au 22 août 2022.
La mondialisation, la migration, la protection des données, la numérisation, l’exercice des droits politiques, la garantie de l’Etat de droit, la pandémie de Covid-19, voire la survenue de potentielles futures pandémies : comment le système démocratique suisse répond-il aux enjeux actuels ?
Dans quelle mesure doit-il être réformé ? Comment garantir le respect des fondamentaux démocratiques helvétiques uniques au monde, tout en étant de plus en plus soumis à des forces politiques, économiques et financières supranationales ?
Des personnalités du monde politique, économique et scientifique partageront leur savoir-faire et tenteront de répondre à ces questions et à bien d’autres tout en invitant les congressistes à la réflexion.
(Plus d’informations: : www.swisscommunity.org)
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Les textiles coptes à Coire
Disponible en néerlandais et allemand.
Gempen, son histoire et sa nature
Disponible en anglais, allemand et néerlandais
Lousonna et Lausanne
La petite colonie gallo-romaine de Lousonna, située sur les rives du lac Léman, Lacus Lemanus, comptait entre 1500 et 1200 habitants, principalement des commerçants, des pêcheurs et des artisans. Sa prospérité commerciale était due à sa situation entre le lac et les voies terrestres de liaison entre le Rhin et le Rhône.
De la fin du Ier siècle avant J.-C. au IVème siècle après J.-C., Lousonna s’est développée de manière constante sous l’influence de l’Empire romain et de la romanisation. Avec son plan de ville quadrillé ses villas urbaines, ses quartiers artisanaux, ses sanctuaires, son forum, son théâtre et ses autres bâtiments publics, la ville est un exemple typique du modèle romain.

Au IVème siècle, l’emplacement au bord du lac a été abandonné au profit d’une colline plus élevée, où s’est développée la ville médiévale et moderne de Lausanne.
(Source et informations complémentaires : Musée romain de Lausanne Vidy)
Un héros suisse: Maurice Bavaud
Un jeune Suisse de 22 ans tenta d’assassiner le Führer, Adolf Hitler (1889-1945). Maurice Bavaud (1916-1941) était originaire de la ville de Neuchâtel. Après avoir interrompu ses études au séminaire de la Congrégation du Saint-Esprit en France – il voulut devenir prêtre – où il évoquait la situation en Allemagne, il revint en Suisse en 1938.

Maurice Bavaud (1916-1941). Photo: Wikipedia
Bien que catholique, profondément religieux dans un Neuchâtel protestant traditionnel, l’idée de tuer Adolf Hitler, qu’il considéra comme un danger pour l’humanité, germa dans son esprit.
Ainsi, il acheta un revolver et des munitions à Bâle, puis se rendit à Munich, une marche commémorative étant organisée par les nazis le 9 novembre 1938.
Apprenant que le Führer allait y participer, il se fit passer pour un partisan de ce dernier et put prendre place au premier rang de la tribune. Il envisagea d’accomplir son dessein dès qu’Adolf Hitler apparaîtrait dans son champ de vision.
Mais rien ne se passa comme prévu. Lorsque le Führer passa devant lui, il était entouré par de nombreux membres du parti national-socialiste et l’enthousiasme était tel qu’une multitude de bras levés faisant le salut nazi firent barrage.
Les semaines précédentes, le Neuchâtelois avait déjà tenté à plusieurs reprises de se rapprocher du Führer pour l’abattre, mais jamais assez près ou au bon moment.
Découragé, il prit un train pour se rendre à Paris. Il fut arrêté et écroué. A fin 1939, le Tribunal du peuple le condamna à mort et il fut exécuté à Berlin le 14 mai 1941.
La seule chose qui m’importe, c’est l’immortalité de l’âme.
C’est la phrase qu’on peut lire au pied du monument édifié à la mémoire de Maurice Bavaud le 13 mai 2011 dans le parc du Laténium, à Hauterive (canton de Neuchâtel).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Bâle et sa tradition musicale
La tradition musicale de Bâle remonte à plusieurs siècles. La théorie musicale et les compositions de Bonifacius Amerbach (1495-1562), y compris le Codex Amerbach, un recueil de gammes, l’un des traités musicaux les plus complets, étaient célèbres au XVIème siècle.
Cet homme universel était également collectionneur d’art, juriste, humaniste et surtout ami et héritier spirituel d’Erasme de Rotterdam (1469-1536), qui vécut, travailla, publia ses œuvres majeures et finalement mourut à Bâle.

Hans Holbein le Jeune (1496-1543), Bonifacius Amerbach, 1519. Collection du musée d’Art de Bâle. Photo: TES.
Le musée d’Art (Kunstmuseum) de Bâle est le plus grand et ancien des musée d’art de Suisse Avec son ouverture en 1661 suite à l’acquisition du « Cabinet Amerbach » par la bourgeoisie de la ville, ce musée est considéré comme le premier musée d’art public du monde. Puis, en 1894 fut créé le musée historique de Bâle (Musikmuseum) et en 1961 l’Antikenmuseum de Bâle.

La musique est dans l’ADN de Bâle
La ville de Bâle est une ville de musique, comme en témoignent non seulement les nombreux orchestres instrumentaux et vocaux, chœurs et autres ensembles, mais aussi l’engouement de ses habitants pour la musique. On estime qu’environ dix mille d’entre eux jouent du piccolo, plusieurs milliers du tambourin ou d’un autre instrument de musique dès leur plus jeune âge.
L’enseignement de la musique aux enfants est de haut niveau. Ce n’est donc pas un hasard si l’orchestre de chambre, innovant, a été créé à Bâle en 1926.
Le carnaval de Bâle (Basler Fasnacht) ou la Fête des Vignerons de Vevey (Winzerfest), qui rend hommage aux traditions viticoles, associent art musical et vocal et talent artisanal pour la danse, la mascarade et la chorégraphie. Le Théâtre Fauteuil et l’association Charivari sont largement connus à Bâle et en Suisse.

Le Basel Tattoo
Le Basel Tattoo, deuxième plus grand Tattoo du monde, s’inscrit dans cette tradition. Ce festival de musique militaire présente les meilleures formations du monde et couvre un large éventail de styles musicaux, de la marche militaire au rock, en passant par le folk et la musique classique. Des troupes de danseurs, de chorégraphes, des éléments théâtraux, des chants enrichissent ce fabuleux spectacle.
Cornemuses, formations royales et beaucoup de « suissitudes » avec, entre autres, le Ranz des Vaches, le chant traditionnel et a cappella des armaillis (vachers) le plus populaire de Suisse. Jusqu’au XVIIIème siècle, les vachers des Alpes avaient l’habitude de le chanter pour appeler le bétail des pâturages à l’heure de la traite. En Suisse, le paysan et ses vaches jouissent d’une belle estime, même dans les grandes villes.


Le Tattoo, la Fête des Vignerons et le Carnaval ont également en commun l’atmosphère joyeuse et détendue. Donc, du 18 juillet au 8 août 2019, plus d’un million de visiteurs ont assisté aux représentations de la Fêtes des Vignerons à Vevey (canton de Vaud) – qui a lieu une fois par génération, environ cinq fois par siècle – dans l’arène temporaire de 20’000 places.
Elle rend hommage à la culture viticole de la région du lac Léman. Ainsi, le vin, servi comme il se doit dans des verres, a été dégusté jusque tard dans la nuit. Le carnaval de Bâle est un événement d’un genre différent, toutefois non moins enchanteur, qui se déroule chaque année.
Le Carnaval de Bâle est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Il y côtoie des formes d’expression culturelle telles que la danse, le théâtre et la musique, mais aussi les traditions orales, les coutumes et l’artisanat. Après la Fête des Vignerons de Vevey, le Carnaval de Bâle est la deuxième manifestation culturelle suisse à intégrer cette liste prestigieuse.
Le Basel Tattoo est également une fête qui attire des centaines de milliers de visiteurs. Ci-dessous, un condensé de la première du 15 juillet 2022 et le 16 juillet.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.













Le Basel Tattoo 2022
Le Basel Tattoo se déroule du 15 au 23 juillet sur le site de la caserne de Klybeck (Petit-Bâle).
Les Red hot Chili Pipers et les Flings and Things Highland Dancers, de célèbres formations de cornemuses écossaises, Top Secret Drum Corps de Bâle, la musique centrale de l’armée suisse, « équipe nationale » des fanfares suisses, le Kumudi Homes School Pipes and Drums, band d’Inde des groupes nationaux bulgares et sud-africains, des formations musicales royales de Grande-Bretagne et de Norvège et l’US Air Force donnent comme toujours le meilleur d’eux-mêmes.
La formation musicale et vocale suisses, Les Armaillis, et ses 21 vaches se produisent également dans l’arène temporaire de 12’000 places. Le mot armailli du patois gruérien « armaye » qui signifie « vache » est le berger typique des alpes fribourgeoises et vaudoises. Le groupe entonne le Ranz des Vaches, véritable symbole, mêlant émotions et tradition, auquel tous les citoyens suisses s’identifient.
C’est un spectacle avec des chorégraphies originales et harmonieuses de haut niveau, des danses folkloriques, des chants et bien sûr des musiques pour instruments à vent et à percussion dans des formations spectaculaires.
Après le Royal Edinburgh Military Tattoo, le Basel Tattoo est la plus grande manifestation de ce type. Bâle ne serait pas Bâle sans le grand cortège des musiques militaires avec la contribution de plus de mille musiciens, danseurs, groupes culturels et de l’armée.
En tant que régions de trois pays, le canton de Bâle-Ville, l’Alsace et le Markgräflerland ont participé, le samedi 16 juillet 2022, avec une délégation commune au défilé qui a traversé le centre-ville du Grand-Bâle au Petit-Bâle. Des groupes néerlandais, autrichiens, français, allemands et américains y ont également pris part.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
Le Basel Tattoo Cortège




















Les Médias et la démocratie
Les médias sont indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie. C’est particulièrement vrai pour la Suisse multiculturelle, fédérale, décentralisée et sa démocratie directe qui se caractérise par une forte participation des citoyennes et des citoyens ainsi que des organisations de la société civile.
La Fondation ch, dont le siège est à la Maison des cantons à Berne, tient un blog – ch Blog – sur ce thème. La plateforme vise à mener une réflexion sur les questions actuelles autour du fédéralisme et contribuer au débat. Outre les politiciens et collaborateurs de la fondation, des experts y ont également leur mot à dire.
Qu’est-ce qui caractérise les médias dans un système fédéral en général et plus particulièrement dans le système suisse ? Comment les cantons font-ils face aux défis actuels, tels que la gestion de la pandémie de Covid-19, la neutralité en temps de guerre ou le financement des médias ?
Le blog aborde ces questions et bien d’autres dans le cadre d’un débat visant à développer des idées et des concepts sur les futures conditions-cadres des médias suisses.
Cette discussion pourrait également susciter l’intérêt d’autres pays.
Source et plus d’informations : www.chstiftung.ch
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.
