Le plus grand musée du monde

Le produit Museums-PASS-Musées est géré par l’association Museums-PASS- Officiellement lancé le 1er juillet 1999, le Museums-PASS-Musées est le premier passeport culturel  trinational en Europe.

Le passeport est une carte d’accès à 345 musées, châteaux et jardins en France, Allemagne et Suisse (les Länder allemands de Rhénanie-Palatinat et de Bade-Wurttemberg, aux cantons suisses de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, d’Argovie et du Jura, ainsi que la Région Alsace). La vente des passeports est possible auprès des sites membres ou via la boutique en ligne.

Dès le début, 120 musées ont fait partie de l’association du passeport des musées du Rhin supérieur. Aujourd’hui, plus de 345 sites des trois pays.

Le Museums-PASS-Musées est financièrement indépendant et compte plus de 50’000 passeports vendus. Selon ses statuts, une grande partie des revenus générés par la vente de PASS Musées est reversée aux musées membres.

Source et plus d’infomations: l’association Museums-PASS-Musées

 

Un voyage le long du Rhin en 38 expositions

38 expositions seront présentées dans tout le Rhin supérieur d’ici à l’ été 2023. Depuis le 12 novembre 2022, le musée des Trois Pays (Dreiländermuseum) à Lörrach (Allemagne) près de Bâle, organise l’exposition Le Rhin. L’exposition générale qui résume en quelque sorte les 37 autres.

Elle permet aux visiteurs de découvrir l’histoire passée et contemporaine de cette région transfrontalière (France, Allemagne, Suisse) présentée pour la première fois sous un angle trinational. Le vernissage de cette exposition s’est déroulé à le 11 novembre 2022 à l’église protestante de la ville.

Le vernissage avec des chansons allemandes, françaises et suisses du XIXème siècle

La conférence annuelle du réseau des Sociétés d’Histoire du Rhin supérieur (Netzwerk Geschichtsvereine des Oberrheins) a également eu lieu le 12 novembre au musée des Trois Pays. Plus de 200 sociétés d’histoire y sont affiliées.

L’exposition générale du musée des Trois-Pays émane de la coopération avec le réseau des musées du Rhin supérieur (Netzwerk Museen des Oberrheins). Ce réseau présente le plus grand cycle d’expositions transfrontalier sur le Rhin connu à ce jour.

Le musée des Trois Pays, les intervenants et les organisateurs du colloque ‘Le Rhin’.

Le musée des Trois-Pays est le seul musée en Europe consacré à trois pays : il s’intéresse à la région située entre la Forêt-Noire allemande, l’Alsace française et le Jura suisse. Il fait honneur à son nom, si ce n’est plus ! Le réseau des musées du Rhin supérieur illustre une coopération transfrontalière régionale efficace : tous les quatre ans, il organise un cycle transfrontalier d’expositions.

Le Rhin

Bâle et le pont du Milieu (Mittlere Brücke) en 2022 (dessus) et au XVIème siècle (dessous). Une gravure de cuivre de Georg Braun et Frans Hogenberg dans ‘Civitates orbis terrarum’ (1572-1617), après une gravure sur bois de Johannes Stumpf ou Sebastian Münster. Collection: Musée des Trois-Pays (DLM K 16-233).

La cathédrale de Bâle, l’arbre dédié  à Albert en Hélène Schweitzer-Bresslau.

Le Rhin transmet une émotion et crée une identité. Ainsi, le couple franco-allemand Albert (1875-1965) et Hélène (1879-1957) Schweitzer, originaire d’Alsace, a prénommé sa fille Rhena. L’hymne bâlois « Z’Basel an mym Rhy » (à Bâle sur mon Rhin), écrit en 1806 par Johann Peter Hebel (1760-1826), mélodie de Franz Wilhelm Abt (1819-1885), est chanté lors d’événements solennels, au carnaval de Bâle (Basler Fasnacht) et par le club de football de Bâle (FCB ou Fussball Club Basel).

Pendant des siècles, d’autres susceptibilités furent moins pacifiques, mais plutôt nationalistes et centrées sur l’expansion territoriale. Cette histoire remonte aux Celtes, aux Romains et aux Alamans.

Après la répartition des territoires de l’Empire carolingien lors du traité de Verdun en 843, le Rhin supérieur fut pendant des siècles une région étroitement liée sur les plans économique, linguistique (langue alémanique), religieux (catholique) et culturel et ce jusqu’à la Réforme protestante à partir de 1517 et la paix de Westphalie en 1648. Elle fut ensuite une zone de guerre entre la France et l’Allemagne jusqu’en 1945.

Cela se reflète également dans la perception du Rhin. La France et l’Alsace commémorent la Victoire et la Paix le 11 novembre, jour anniversaire de l’Armistice qui mit provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), appelée aussi la Grande Guerre et rend hommage à tous les morts pour la France.

Le 9 novembre est une date sans équivalent dans l’histoire allemande qui incarne le meilleur comme le pire de l’Allemagne contemporaine, de la nuit de Cristal, nom donné aux violents pogroms anti-juifs qui eurent lieu les 9 et 10 novembre 1938, à la chute du mur de Berlin qui intervint le 9 novembre 1989. En Allemagne, le 11 novembre n’est pas honoré.

A Bâle, les piccolos et les tambours résonnent le 11 novembre à 11h11, comme le veut la tradition, la saison du carnaval débutant officiellement à ce moment-là !

Pour la France, le Rhin est depuis longtemps une frontière naturelle : au sud les Pyrénées, à l’ouest l’Atlantique/la mer du Nord, à l’est les Alpes et au nord le Rhin jusqu’aux Pays-Bas.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) instaura des limites territoriales de manière stratégique. Les Pays-Bas firent partie de l’Empire français depuis 1810, le Rhin fut la frontière franco-allemande, avec la Confédération du Rhin (der Rheinbund), une confédération d’Etats satellites de l’Empire français formée par Napoléon Bonaparte entre 1806 et 1813, et la division de Rheinfelden, Kaiserstuhl et Laufenburg en un côté allemand et un côté suisse de part et d’autre du Rhin.

Seuls Schaffhouse et le Petit-Bâle, du côté « allemand » du Rhin, furent respectés par Napoléon Bonaparte en tant que territoires suisses en raison de revendications séculaires.

L’Alsace

Jusqu’à la conquête de Strasbourg en 1681 par Louis XIV (1638-1715), l’Alsace fut pendant des siècles un territoire germanique et habsbourgeois. Lors du traité de Westphalie (1648), les Habsbourg renoncèrent toutefois à leurs droits sur l’Alsace.

Dix villes germanophones l’Alsace fondèrent en 1354 une ligue d’entraide et de soutien, tant au niveau militaire qu’économique – la Décapole ou la ligue des Dix Villes (Zehnstädtebund oder Dekapolis) – au sein du Saint-Empire romain germanique auquel elles restèrent liées après 1648.

Cette ligue, formation inédite dans l’histoire, fut considérée comme une force en Europe. Certaines de ces villes étaient même alliées à la Confédération suisse ! Elle fut dissoute en 1679, suite à la politique d’annexions territoriales de Louis XIV.

La paix de Nimègue (1679) mit définitivement fin aux aspirations de ces villes, et après la prise de Strasbourg en 1681, l’Alsace devint définitivement française en 1798, ce que les voisins allemands ne reconnurent qu’en 1945.

Les expositions  

Le Rhin, fleuve international par excellence, ne fait pas partie des dix plus longs fleuves d’Europe, mais c’est le plus fréquenté, chanté, disputé, fédérateur, industrialisé, mythique et prestigieux.

Sa longueur, de sa source au petit lac cristallin de Toma (canton des Grisons), près du col de l’Oberalp en Suisse, à son embouchure dans la mer du Nord, est d’environ 1’230 kilomètres, dont 375 kilomètres en Suisse.

Le Rhin supérieur s’écoule de Bâle à Bingen en Rhénanie-Palatinat, de Schaffhouse à Bâle, il porte le nom de Haut-Rhin. L’exposition couvre ce bassin versant, zone géographique de collecte des eaux par un cours d’eau et ses affluents.

Cette série unique de 38 expositions traite un large éventail de sujets qui ne seront pas abordés ici. Vous trouverez toutes informations utiles sur les sites internet du réseau des musées du Rhin.

Deux exceptions toutefois. L’exposition « Ave Caesar ! Romains, Gaulois et Germains sur les rives du Rhin » déjà commentée, et l’exposition du Musée des Trois Pays : der Rhein. Die Überblicksaustellung/Le Rhin. L’exposition générale.

Le Rhin. L’exposition générale

Les perspectives française, allemande, suisse et européenne constituent le point de départ de ce voyage historico-culturel le long du Rhin, avec une sensibilité et un respect pour le détail, sans perdre de vue l’ensemble.

L’exposition  relate les conflits autour de l’Alsace : la crise du Rhin en 1840, l’Empire allemand de 1871 à 1818, la République française de 1940 à 1945 et le Troisième Reich allemand de 1933 à 1945.

Affiche française (1918), à droite une affiche allemande (1918). Collection: Musée des Trois-Pays (DLM PI 1663 en DLM PI 2207).

Le chant patriotique allemand, die Wacht am Rhein, qui dans l’Empire allemand avait la fonction d’hymne nationale officiel, composé en 1840 par Max Schneckenburger (1819-1849) et La Marseillaise, chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne nationale, créé en 1792 à Strasbourg par Claude Rouget de Lisle (1760-1836), mais repris par des soldats marseillais d’où son nom, sont les chants de combat les plus connus de cette époque.

L’hymne Z’Basel an mym Rhy, empreint d’innocence, illustre bien la variabilité dans la perception du patriotisme.

Jean-Jacques Waltz, (Hansi, 1873-1951),  Collection: Musée des Trois-Pays (DLM  GrGeXVIII 83).

Le dommage collatéral fut l’expulsion de 100’000 Allemands d’Alsace et de Lorraine en 1918 et l’interdiction de parler la langue allemande (alémanique) après 1918 et après 1945. Mais, malgré la langue commune, les conquérants allemands ne furent guère appréciés en Alsace en 1871, l’approche prussienne n’ayant pas été favorablement jugée.

Le traité de Versailles (1918-1919), qui devait assurer une paix pérenne à l’Europe et qui fut un échec et le rapprochement des pays européens après 1945, aussi évoqués, clôturent la période 1870-1945.

Le Rhin coule littéralement à travers le musée, avec notamment un trajet d’une demi-heure dans un bateau tout confort entre le pont du Milieu (Mittlere Brücke), à Bâle et la passerelle des Trois Pays (Dreiländerbrücke).

La passerelle des Trois Pays . Photo: Michael Sesiani

Des objets de choix, des documents, des cartes topographiques, des présentations vidéo et audiovisuelles sont mis en œuvre pour illustrer ou présenter les différents thèmes.

La collection du musée des Trois Pays illustre l’histoire commune et l’héritage culturel de la région et du Rhin.

L’une des composantes de l’exposition est la forteresse le long du Rhin construite par Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, dit Vauban (1633-1707) à l’époque de Louis XIV.

Les constructions de la ligne Maginot après 1918 – de 1928 à 1940 – du côté français, des forteresses allemandes de 1871 à 1918 et de la ligne Siegfried ou Westwall de 1940 à 1945 du côté allemand sont aussi soulignées.

Les travaux de la centrale hydroélectrique de Kembs sont achevés en 1932. Collection: (DLM FoD 2)

Eduard Tennner (1830-1901), Der Isteiner Klozt (La falaise d’Istein), 1882, Romantisme rhénan. Collection: Drieländermuseum (DLM BKVer 25)

De nombreux autres thèmes s’enchaînent : géologie, mines d’or, religions et construction d’églises – de Coire (canton des Grisons) à Utrecht (Pays-Bas), le Rhin était un ruban de cathédrales romanes et gothiques – pêche, régulation du Rhin, navigation, centrales hydroélectriques, canalisation, pollution, crues, art, littérature et musique, romantisme rhénan, archéologie, dialectes (alémaniques), ponts sur le Rhin et autres sujets. Que serait le Rhin sans le vin ?  Une place lui est réservée dans le coin salon et lecture.

En outre, le musée des Trois-Pays organise des dizaines de conférences, de concerts, d’excursions, de programmes pour enfants et d’autres événements.

(Source et informations complémentaires : Musée des Trois Pays Lörrach)

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

Un atelier de sculptures en bronze au Jura

Cela se passe en Suisse : au bord d’un ruisseau, près du village d’Undervelier (canton du Jura), à proximité du lac Vert d’Untervelier, sur la route de l’ancienne abbaye de Bellelay et de la Maison de la Tête de Moine (canton du Jura), se trouve un atelier de sculptures en bronze d’une grande diversité. Un parc de sculptures en libre accès au milieu du Jura.

(Source et informations complémentaires : Bronze Art SA)

Le lac de la Gruyère

La construction du barrage de Rossens, qui débuta en 1945, fut définitivement achevée en 1948. Ce barrage retient les eaux de la Sarine pour alimenter le lac de la Gruyère (canton de Fribourg), qui n’existait pas auparavant.

Avec son cadre somptueux le lac de la Gruyère – et ses nombreux affluents – est parfois considéré comme le plus beau lac artificiel de Suisse. Situé entre Fribourg et Bulle, avec ses 13,5 kilomètres, ce lac de retenue est le plus long du pays.

La vue sur les Alpes et le paysage vallonné et verdoyant est fascinante. Au bord du lac se trouvent plusieurs villages au patrimoine gruérien bien conservé et un terrain de golf d’une beauté exceptionnelle.

Le Sentier du Lac de la Gruyère, projet récompensé par le « Prix Rando 2012 », est une randonnée de 44 kilomètres qui suit le pourtour du lac au plus près de l’eau. Elle peut s’effectuer sur divers tronçons de longueurs différentes formant des boucles.

Le sentier serpente à l’ombre de feuillus et d’épineux et traverse de jolis villages. Vous pouvez y découvrir l’incontournable poya – montée des vaches à l’alpage – accrochée à la façade d’une ferme. Tout au long du parcours, passerelles et ponts enjambent les obstacles. Tantôt se découvre un panorama préalpin, tantôt le tintement des cloches suggère l’atmosphère ensorcelante du lac de la Gruyère.

Le château de Gruyères, qui appartint aux comtes de Gruyère jusqu’en 1555, se trouve à quelques kilomètres dans la charmante ville pittoresque de Gruyères dont il porte le nom. Depuis le XIIIème siècle, il est juché sur une verte colline au pied des Préalpes fribourgeoises.

La forteresse médiévale abrite aujourd’hui de prestigieuses collections qui témoignent de sa longue et riche histoire. Le visiter, c’est traverser les époques et découvrir ses trésors : les délicats vitraux du Moyen Age et les chapes de l’Ordre de la Toison d’Or de Charles le Téméraire (1433-1477), les décors muraux commandités par les baillis sous l’Ancien Régime, les peintures de Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) et les décors de style troubadour de la Salle des Chevaliers créés à Gruyères au XIXème siècle par une colonie d’artistes passionnés.

De plus, c’est la région du célèbre fromage du même nom qui bénéficie d’une appellation d’origine protégée (AOP), ce qui, vu sa notoriété, n’échappera à personne.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

PS: l’orthographe de la ville et du château de Gruyères prend un s final, ce qui n’est pas le cas pour le lac, les comtes et le fromage : Gruyère (sans s).

Les conférences nationales sur le fédéralisme

Les conférences nationales sur le fédéralisme ont été créées par le Conseil fédéral, le Conseil des Etats et la Conférence des gouvernements cantonaux en 2002.

A ce jour, six conférences nationales sur le fédéralisme ont déjà eu lieu : 2005 à Fribourg, 2008 à Baden (AG), 2011 à Mendrisio (TI), 2014 à Soleure, 2017 à Montreux (VD) et 2021 à Bâle.

Ces conférences avaient pour thèmes : le fédéralisme coopératif face à de nouveaux défis (Fribourg), le fédéralisme suisse sous la pression de l’efficacité : quelles perspectives ? (Baden), le fédéralisme et les nouveaux défis territoriaux (Mendrisio), le fédéralisme à l’épreuve de la cohésion et de la solidarité (Soleure), la Suisse sera-t-elle encore fédéraliste dans 50 ans ? (Montreux), fédéralisme et dynamisme (Bâle).

La déclaration de Bâle 2021 commence par ces mots :

La déclaration de Montreux 2017 a souligné la compréhension pour le fédéralisme et l’attachement qu’il suscite. La déclaration de Bâle 2021 réaffirme cette compréhension et souligne que le fédéralisme est en constante évolution.

Voir : www.foederalismus2021.bs.ch.

Déclaration de Montreux (2017) – Le fédéralisme, la force de la Suisse

La Confédération helvétique est un Etat fédéral au sein duquel chaque échelon institutionnel exerce ses compétences en toute souveraineté.

Ce partage des tâches équilibre le pouvoir politique et protège les citoyens d’un excès d’intervention de l’Etat. Construite de bas en haut, la Suisse est née fédéraliste.

Elle respecte le principe de la subsidiarité et des ressources propres à chaque échelon institutionnel. Le fédéralisme est synonyme de proximité et d’efficacité dans l’exécution des tâches. L’autonomie cantonale, inhérente à ses structures politiques, favorise l’innovation et renforce la compétitivité de la Suisse.

Le fédéralisme permet aussi de vivre la diversité dans l’unité et de protéger les minorités, qu’elles soient linguistiques, culturelles, confessionnelles ou liées à une situation géo-topographique particulière.

Sans son organisation fédéraliste, la Suisse, avec ses 8,4 millions d’habitants, ne connaîtrait pas une telle pluralité économique, sociale et culturelle. Cette richesse rend la Suisse attractive et lui offre la qualité de vie qui est la sienne.

Ces structures fédérales, unies à la démocratie directe, n’existent nulle part ailleurs. Elles font la richesse du pays et contribuent largement à l’entente et à la cohésion interne.

Élément indissociable de notre identité, le fédéralisme mérite toute notre attention : renforcer la compréhension et l’adhésion du fédéralisme.

Le fonctionnement de nos institutions, les particularismes et avantages du fédéralisme sont peu ou mal connus. Les résultats du sondage réalisé auprès de la population en prévision de la 5ème Conférence nationale sur le fédéralisme témoignent de cette méconnaissance dont le corollaire est un attachement relatif à ce mode de gouvernance.

Il apparaît qu’une large frange de la population ignore ce que signifie réellement le fédéralisme pour notre pays. Cela vaut notamment pour les plus jeunes alors que c’est à eux qu’appartient l’avenir de la Suisse.

Les signataires de la présente déclaration affirment leur attachement au fédéralisme qui a fait de la Suisse ce qu’elle est. Ils reconnaissent l’importance de promouvoir le fédéralisme en s’engageant à nourrir le débat public pour en expliquer les tenants et les aboutissants.

Les signataires communiqueront les résultats de ces réflexions et initiatives à La Fondation ch – institution de droit privé financée par les 26 cantons, dont la mission est de défendre le fédéralisme, l’entente et la cohésion interne – pour la collaboration confédérale.

(Source: www.federalisme2017.ch).

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice. 

Forum du bilinguisme

A l’heure où les – jeunes – Suisses des cantons germanophones doivent parfois communiquer en anglais avec leurs concitoyens des cantons francophones pour se comprendre, le Forum du bilinguisme à Bienne est des plus utiles.

Sans parler des habitants italophones ou romanches du pays. En effet, le canton des Grisons, seul canton trilingue (allemand, italien, romanche) et le canton italophone du Tessin connaissent la même situation.

La fondation Forum du bilinguisme, créée à Bienne/Biel (canton de Berne) en 1996, a pour objectif la promotion du bilinguisme à travers l’observation scientifique et par la prise de mesure qui facilitent la cohabitation de plusieurs cultures linguistiques à Bienne et dans le canton de Berne.

L’institution est active dans les domaines de la communication, l’animation, l’observation et la sensibilisation actives en matière de bi- et plurilinguisme.

Le Forum du bilinguisme se situe comme un interlocuteur privilégié afin d’éclairer et de commenter les activités linguistiques suisses en se basant essentiellement sur l’expérience unique de la plus grande ville officiellement bilingue de Suisse qu’est Bienne/Biel et des structures du canton bilingue de Berne.

Il dispose de différents outils pratiques comme le TANDEM linguistique, basé sur l’échange des connaissances, le Baromètre du bilinguisme qui identifie les défis en matière de recrutement du personnel et offre un potentiel d’amélioration dans l’utilisation de la deuxième langue nationale, le Label du bilinguisme, le Label du plurilinguisme et le Prix du bi- et plurilinguisme.

Le Forum du bilinguisme poursuit également des activités de recherche orientées vers la pratique.

(Source et plus d’informations : www.bilinguisme.ch)