La Dance macabre de Bâle et la Dance macabre de Mengele par Tinguely

Jusqu’en 1805, l’une des curiosités les plus célèbres de Bâle était une peinture murale représentant une danse macabre, avec des personnages en taille réelle . Elle se trouvait sur le mur du cimetière laïque de l’ancien couvent des Dominicains.

La procession formée de 37 couples, du pape à l’ermite, de l’empereur au mendiant, réunissait toutes les couches sociales et tous les âges du monde médiéval, Chaque couple était accompagné d’une inscription en vers dans laquelle la Mort s’adressait à ceux qui étaient voués à la mort.

Basel, Museum Kleines Klingental. Der Totentanz.

L’œuvre visait à rappeler aux gens l’omniprésence de la mort, la fugacité de la vie et l’égalité de tous les hommes face à elle. Elle invitait ainsi les spectateurs à la conversion et à la pénitence. La fresque a été réalisée pendant le concile de Bâle (1431-1448).

En 1773, le topographe Emanuel Büchel (1705-1775) a reproduit, image par image, la Danse macabre de Bâle dans un album conservé au monastère de Klingental. La Danse macabre mesurait 60 mètres de long et 2 mètres de haut et symbolisait la société de classes médiévale.

Emanuel Büchel, ganz oben « Tod mit Kaiser », aus dem Klingentaler Wandmalereizyklus, Aquarell auf Papier. Kunstmuseum Basel/Martin P. Bühler, Kupferstichkabinett, Skb A 48 H.

Basel, Fresko in der Webergasse beim Klingentalmuseum

Johann Rudolf Feyerabend (1779-1814) a peint en 1806 la Danse macabre au cimetière de l’église des Prédicateurs, en s’inspirant de copies antérieures.

Johann Jakob II Schneider (1882–1889), die Predigerkirche und der Abbruch der Friedhofsmauer, nach Constantin Guise (1811–1858). Inv. 2004.199

Daniel Burckhardt-Wildt (1752-1819), Abbruch des Totentanzes, 5. August 1805. Inv. 1950.103. Sammlung: Historisches Museum Basel

Les 5 et 6 août 1805, la destruction des biens culturels religieux a touché l’église des Prédicateurs à Bâle.

Fragments sauvés

Grâce à l’intervention de quelques citoyens, 23 fragments ont été sauvés le 5 août 1805. 19 d’entre eux ont été transférés au Musée historique de Bâle.

(Source et plus d’informations: F. Egger, Basler Totentanz, Basel 2009; Historisches Museum Basel).

Collection: Historisches Museum Basel

(Quelle und weitere Informationen: F. Egger, Basler Totentanz, Basel 2009; Historisches Museum Basel).

Der Basler Totentanz,  Matthäus Merian (1593–1650), « Todten-Tanz, wie derselbe in der löblichen und weitberühmten Stadt Basel zu sehen ist », um 1621.Collection: Historisches Museum Basel, inv. 1932.1162 

Jean Tinguely, Mengele Totentanz, 1987. Collection: Tinguely Museum Basel 

La ville d’Avenches

La ville d’Avenches a été fondée vers 1259 par Jean de Cossonay (vers 1219-1273), évêque de Lausanne.

Avenches a eu pour prédécesseur la ville romaine Aventicum, capitale des Helvètes, fondée par l’empereur Auguste et élevée au rang de Colonia sous l’empereur Vespasien vers 70 après J.-C., mais détruite par les Alémaniques vers 270 après J.-C., reconstruite et devenue même une ville épiscopale pendant une courte période au 6e siècle avant que Lausanne ne le devienne.

Par la suite, la vieille ville d’Aventicum a été abandonnée. La ville médiévale d’Avenches a été reconstruite sur la colline voisine.

Outre son patrimoine romain, dont l’amphithéâtre, qui est utilisé en été comme site de festival, et le théâtre, la ville possède un patrimoine médiéval et du début des temps modernes intact, dont le château (14e siècle), l’église (13e siècle), l’ancien hôpital (1720), l’Auberge de la Coronne (1711), l’Hôtel de Ville (1753) et de nombreuses rues médiévales.

Sinfonia d’aua à Flims

Sinfonia d’aua à Flims se compose de six petites centrales hydroélectriques. Vous pouvez voir comment la nature, la technologie et les gens interagissent et fonctionnent comme un tout.

Le projet comprend des phénomènes et des systèmes naturels, la production écologique d’électricité, l’utilisation durable de l’eau potable et des infrastructures multifonctionnelles pour la fabrication de neige.

Pendant des milliers d’années, l’eau du calcaire a cherché de nouvelles voies et a créé un système souterrain largement ramifié. Les deux plus grands lacs de Flims – le lac Cauma et le lac Cresta – sont alimentés sous terre.

Le lac Cauma n’a pas non plus de drainage en surface et le niveau de l’eau fluctue jusqu’à sept mètres par an. C’est la fenêtre sur un grand lac d’eau souterraine.

La couleur bleu turquoise caractéristique est due à la diffusion de la lumière sur de petites particules inorganiques en suspension.

Sa couleur unique et son emplacement idyllique ont rendu le lac Cauma célèbre dans le monde entier. Point Gronda est le centre d’accueil des visiteurs.

(Plus d’informations : www.wasserweltenflims.ch).

La voie anabaptiste

Les anabaptistes sont nés de la Réforme en Suisse au XVIe siècle, surtout à Zurich et dans l’Oberland bernois. Ils ne reconnaissaient et ne pratiquaient que le baptême des adultes, préconisaient une séparation stricte de l’Église et de l’État et renonçaient à toute forme de violence.

Les anabaptistes ont été sévèrement persécutés à cause de leur foi et ont fui vers de pays européens ou d’Amérique. D’autres ont fui vers les hauteurs du Jura, qui appartenait alors au diocèse de Bâle. Là-bas, ils vivaient principalement de l’agriculture.

Les anabaptistes sont appelés mennonites aujourd’hui. La voie anabaptiste suit le chemin qu’ils ont emprunté lorsqu’ils ont fui au Jura. Le chemin mène à des lieux de rencontre secrets, des inscriptions et des archives anabaptistes de documents, livres et objets.

(Source et plus d’informations: www.reformation-sh.ch/taeuferweg)

Belle Époque et Neuchâtel

L’histoire de Neuchâtel remonte aux comtes de Neuchâtel (jusqu’en 1395), aux souverains allemands de Fribourg (Allemagne) et Hochberg (1395-1543), à la maison française  d’Orléans-Longueville (1543-1706), au roi de Prusse (1707-1806), au règne français (1806-1813), au canton suisse en union personnelle avec le roi de Prusse (1815-1856) et finalement la renonciation formelle de tous les droits et revendications par le roi de Prusse en 1856.

Neuchâtel était par la suite exclusivement une république et un canton de la Fédération Suisse (le nom officiel est République et Canton de Neuchâtel). La ville et son arrière-pays prospère économiquement avec sa viticulture, son commerce et son horlogerie et a également connu une Belle Époque dynamique.

C’est le sujet et le thème des visites guidées proposées par l’office de tourisme en allemand, italien, français et anglais.

Le centre historique et le boulevard, l’architecture, le tourisme (anglais), les nombreux restaurants, les casinos, la vie sociale, l’habillement et les habitants et visiteurs célèbres sont au centre de l’attention.

(Source et plus d’informations: www.neuchateltourisme.ch).

Le drapeau de la Suisse

Le drapeau de la Suisse est composé d’une croix blanche sur fond rouge. En 1848, la Constitution fédérale reconnut officiellement le drapeau comme emblème de la Confédération. Puis, en 1889, l’assemblée fédérale fixa précisément les dimensions de la croix.

Depuis le XIVème siècle la Suisse dispose d’un étendard rouge à croix blanche. L’origine militaire du drapeau suisse, rouge à croix blanche, remonte à la bataille de Laupen, dans le canton de Berne, en 1339 : pour ne pas confondre les troupes ennemies avec les alliés, les soldats suisses avaient cousu une croix blanche sur leur cotte de maille.

La Suisse doit son nom au village de Schwytz. Le drapeau du canton de Schwytz a également un fond rouge avec une croisette blanche dans l’angle supérieur. Toutefois, la croisette, qui date des XIII et XIVème siècles, n’a pas une portée militaire, mais religieuse car elle représente la « Sainte-Image, à savoir la crucifixion du Christ.

Le drapeau du canton de Neuchâtel est tricolore vert, blanc et rouge, soit le vert pour les pâturages, forêts et montagnes, le blanc pour les vallées, qui rappelle les blés murs, et le rouge pour le vignoble. Et dans la partie colorée rouge se trouve en haut à droite, comme symbole, la croix suisse.

Après l’invasion française de 1798 et la création de la République helvétique, Etat unitaire (1798-1803), Napoléon Bonaparte tenta d’imposer à la Suisse un drapeau tricolore, vert, rouge et jaune.

Il s’agissait du premier drapeau national suisse. Mais celui-ci fut abandonné immédiatement après la chute de ce régime, les cantons ayant retrouvé leur indépendance et la Suisse redevenant une Confédération suite à l’Acte de médiation (1803-1813).

Par la Diète fédérale, la croix blanche sur fond rouge – historiquement un signe de ralliement entre les Confédérés – fut adoptée comme emblème confédéral en 1814 et, avec l’entrée en vigueur du Pacte fédéral en 1815, chaque membre de la Confédération fut dans l’obligation d’incorporer la croix blanche à son drapeau militaire.

Depuis 1889, le drapeau suisse, tel qu’il existe aujourd’hui, flotte devant les bâtiments officiels, les fermes, les villas, les sièges des grandes entreprises.

Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.

L’Inventaire des paysages, sites et monuments naturels IFP

L’Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP) désigne les paysages de Suisse les plus précieux.

Il vise à préserver la diversité des paysages du pays et permet à la Confédération de veiller à ce que ces paysages conservent leurs spécificités.

L’IFP documente et illustre de manière exhaustive la grande diversité des valeurs paysagères naturelles et culturelles visibles en Suisse.

L’IFP comprend actuellement 162 objets, répartis dans quatre catégories.

Les paysages uniques en raison de leur beauté, de leur particularité, de leur importance scientifique, écologique, géographique ou culturelle, comme les Alpes bernoises, les chutes du Rhin, la rive sud du lac de Neuchâtel, le Val Verzasca ou encore le Creux-du-Van et les Gorges de l’Areuse.

Les paysages proches du naturel qui présentent une topographie, possèdent des caractéristiques historico-culturelles ou abritent des milieux naturels importants pour la faune et la flore qui sont caractéristiques d’une région, comme  le Chasseral, le Jura plissé argovien et soleurois ou la région de Belchen-Passwang.

Les vastes paysages de détente, comme les lacs de Haute-Engadine et de la Bernina, la région de l’Emmental ou encore la région de Säntis.

Les monuments naturels, des objets naturels animés ou inanimés tels que des blocs erratiques ou des affleurements caractéristiques, comme  le Pfluegstein ob Herrliberg, la Lochsiten près de Schwanden (chevauchement principal de Glaris), le Luegibodenblock, les pyramides d’Euseigne ou le jardin des glaciers à Lucerne.

(Source et plus d’informations: www.bafu.admin.ch).