Calvin à Amérique

En novembre 1620, les passagers et l’équipage du Mayflower atteignent les côtes du Massachusetts et y installent une colonie. Parmi eux, des Réformés puritains qui ont traversé l’océan pour fonder une communauté en accord avec leurs aspirations. Cet épisode est considéré aux USA comme le moment fondateur du pays. Il est d’inspiration protestante et calviniste.

La Constitution des États-Unis d’Amérique (1786) va également changer l’Europe, y compris la Suisse en 1848. Cette démocratie vulnérable, avec sa brillante Constitution du XVIIIe siècle, fait des erreurs, mais elle prend toujours ses responsabilités, peut-être inspirée par le contexte calviniste.

Le Musée international du Réformation à Genève propose de revisiter cette mémoire et l’identité qu’elle a suscitée à travers l’évènement et exposition. Le public est invité à embarquer sur le bateau qui a traversé l’Atlantique en 1620. Une expérience de réalité virtuelle en compagnie des premiers Réformés de l’Amérique.

L’exposition rassemble des témoignages variés de cette identité religieuse aux USA marquée au sceau d’une origine réformée. On y voit des Bibles singulières, le premier livre d’histoire jamais édité en Amérique du Nord, la sacoche méthodiste d’un prédicateur à cheval, une théière abolitionniste, une conque pour appeler en musique des Indiens à la prière, la blouse en organdi de saint Gall d’une jeune fille amish, des discours de Martin Luther King et Billy Graham, des statistiques, des cartes, et bien d’autres choses constituant un univers, celui d’un pays forgé par toutes sortes de  déplacements géographiques et spirituels.

Les célèbres affiches réalisées dans le cadre de la Deuxième Guerre Mondiale sont présentées comme dans un sanctuaire pour souligner quatre libertés fondatrices de l’Amérique (et du monde): les libertés de parole, de culte et celles de vivre à l’abri du besoin et de la peur.

Neuf morceaux de musique inspirés par la religion en Amérique, de 1773 à aujourd’hui, sont proposés à l’écoute dans le cabinet de musique du Musée : des chœurs, des ballades, du blues et du jazz.  Une composition d’extraits de films célèbres produits en Amérique du Nord offre 20 minutes d’évasion pour découvrir comment la religion irrigue la culture et l’inspiration de grands réalisateurs. ((Source et plus d’informations: www.mir.ch).

Ispace dans le Parc du Val Calanca

L’engagement des habitants des communes et des cantons dans le maintien et prendre l’initiative de projets dans les domaines de l’architecture, de la culture, de l’éducation ou de l’histoire est impressionnante.

Cet engagement s’applique à l’est du pays, par exemple à St. Müstair, Scuol, Savognin ou Riom (canton des Grisons), à l’ouest, par exemple à Vallorbe, à la Vallée de Joux (canton de Vaud), à St. Gingolph (canton du Valais), au nord, par exemple au Vitra Design Musée près de Bâle, à Porrentruy (canton du Jura) ou à Kaiserstuhl (canton d’Argovie), au sud, par exemple à Airolo, Montagnola ou Mendrisio (canton du Tessin).

Le village de Rossa (canton des Grisons), situé à 1100 mètres d’altitude dans la vallée de la Calanca, au pied de San-Bernadino, abrite non seulement la Swiss House XXXII, mais la vallée fera l’objet d’une exposition permanente en plein air intitulée « Ispace ».

L’architecte Davide Macullo (1965) conçoit ce projet en collaboration avec Frei Holzbau à Kriessern, la fondation Rossarte à Rossa et le parc naturel du Val Calanca (Parco Val Calanca).

Dix grandes sculptures en bois apparaîtront dans le parc. L’objectif est de donner à l’art et à l’architecture une place dans la nature. Pour cette raison, les sculptures ne sont pas à proximité des sentiers de randonnée, mais au milieu de la nature. (Source et plus d‘informations complémentaires : (www.macullo.com).

Parco Val Calanca

Le parc est le plus petit parc naturel de Suisse et le seul de l’espace italophone. La nature sauvage et intacte se mêle au paysage culturel séculaire de l’agriculture et des villages avec leurs églises et chapelles.

Les champs en terrasse et leurs murs avec les villages de Braggio et Landarenca, les forêts de châtaigniers et de mélèzes, les animaux sauvages (notamment les bouquetins, les cerfs, les chamois, les aigles royaux et les tétras-lyres ) ainsi qu’une flore diversifiée et une riche avifaune caractérisent le parc.

À l’exception de Braggio et Landarenca, les villages sont situés dans la vallée. (Source et plus d’informations: www.parcovalcalanca.swiss).

L’église de Saint-Oswald et Cassien à Sargans

Le 28 juin 1711, l’évêque Ulrich VII de Coire consacra l’église de Saint-Oswald et Cassien à Sargans. Cependant, la décoration intérieure baroque ne fut pas encore disponible par manque de fonds.

Mais à partir de 1483, la Confédération suisse a régné sur la ville en tant que territoire sujet jusqu’en 1798. Les baillis résidèrent dans le château des comtes de Montfort et Werdenberg-Sargans.

L’histoire religieuse de la ville est également typiquement suisse. La Confédération fut une alliance de cantons catholiques et protestants indépendants et égaux en droits, une réalisation remarquable pour les XVIe et XVIIe siècles.

Sargans resta catholique, mais fut libre de professer la foi catholique. L’évêque de Coire n’ést pas très loin. Sargans appartient à son diocèse.

L’église Saint-Oswald et Cassien symbolise cette histoire (religieuse) et architecture suisse du Moyen-âge à l’époque moderne.

Relance de la Via Valtellina

Cette route commerciale historique mène du Montafon dans le Vorarlberg (Autriche) à Puschlav (canton des Grisons) et à Tirano à Veltin (Italie) en passant par divers cols de montagne.

Cet itinéraire était l’une des plus courtes liaisons entre le lac de Constance et le nord de l’Italie. Pendant des siècles, le bétail, le fromage, le vin et les marchandises de toutes sortes ont été transportés par des commerçants (muletiers) avec des animaux de bât sur les cols alpins et le long de cette route.

Depuis 2019, cette vieille tradition a été ravivée dans les Grisons. Le tour commence à Klosters (canton des Grisons) et se termine à Tirano avec un groupe d’environ 30 participants. Il traverse trois zones linguistiques (walser-allemand, ro-romanche et italien), des beaux villages et une nature magnifique.

L’organisateur dispose d’un centre de formation. La participation à un cours (avec une tournée d’essai) est obligatoire.

(Plus d’informations: www.daniel-fluehler.ch).

Les Pléiades

Sur le mont Les Pléiades (1 348 m.), près de Vevey (canton de Vaud), il y a quatre points d’information différents qui expliquent l’univers. Une installation reconstitue le phénomène d’une éclipse totale de soleil, des autres présentent le Gnomon (une invention de la Grèce antique), le phénomène des saisons, le système solaire, le Gravitest (la gravité), la grande ourse et d’autres choses.

La région offre également de belles vues sur le lac Léman, les Alpes, les villages et villes de la région et la viticulture. La montagne offre plusieurs sentiers de randonnée et des possibilités de mountainbike et le parapente. (Plus d’informations: www.lespleiades.ch).

Le Château et la chapelle de Sargans

Sargans (Saint-Gall) était déjà habitée avant et à l’époque romaine.  Après les Romains, les Alemanni sont venus.

Les fondations de la première église remontent au IXe siècle et le premier bâtiment du château de Sargans au XIe siècle.

Le seigneur du château, le comte von Werdenberg-Sargans, a accordé la charte de la ville de Sargans en 1260. Aujourd’hui, Sargans est le chef-lieu de la région du Sarganserland et fait partie du canton de Saint-Gall depuis 1803.

Le château et la chapelle Splee (Spleekapelle) de 1502 caractérisent encore la ville.

Les ours du Parc national et le Val S-charl

Le Padruot Fried a abattu le dernier ours de Suisse dans le Val S-charl le 1er septembre 1904 dans la région qui allait devenir le Parc national suisse en 1914. L’entrée à Scuol avec l’ours mort et Padruot en tête du cortège fut une réception héroïque. Une photo en témoigne encore aujourd’hui.

Les chasseurs d’ours étaient de véritables héros à l’époque. Mais cent ans plus tard, les ours réapparaissent dans cette région de l’Unterengadin. L’époque des chasseurs d’ours est révolue et aujourd’hui, l’attention se porte principalement sur le mode de vie de l’ours (brun).

Le musée Schmelzra à S-charl et le sentier des ours (Senda da l’ours sur romanche) en témoignent.

(Source et plus d’informations: www.schmelzra.ch).

Le Juraparc dans le canton de Vaud

Le parc de neuf hectares situé entre la ville de Vallorbe et la Vallée de Joux dans le canton de Vaud, abrite des bisons, des loups, des ours, des cerfs et d’autres animaux.

Le parc est situé à 1 000 mètres d’altitude autour du Monte d’Orzeires et est également un parc à thème avec des chèvres, des poneys, des ânes et des alpagas. Le parc est ouvert au public.

(Plus d’informations : www.juraparc.ch).

Martina, Vinadi et l’Autriche

Martina (Martinsbruck), située sur la rive gauche de l’Inn, est un village frontalier avec l’Autriche. L’ancienne auberge datant de 1602 rappelle encore l’ancien péage entre l’Etat libre des Trois Ligues (Freistaat der Drei Bünde) 1524-1798 et l’Autriche. Martina symbolise également l’histoire de la vallée de la Basse-Engadine.

La frontière, datant de l’époque de l’ancienne Confédération des XXII cantons de 1815, se trouvait quelques kilomètres plus loin, à Vinadi (Weinberg).

En 1848 – année de la création de l’actuelle Confédération suisse – le poste frontière fut déplacé à Martina, mais la rive gauche de l’Inn resta un territoire suisse jusqu’au Vinadi.

Le château médiéval d’Altfinstermünz (Autriche), situé sur la rive droite de l’Inn, est l’ancien poste de douane du Tyrol et des Habsbourg.