Vordere Reihe, von links nach rechts: Mustafa Atici, Karin Mössenlechner, Jos Donker-Exler, Alice Keller, Christine Christ-von Wedel. Hintere Reihe, von links nach rechts: Andrea Schenker-Wicki, Peter Saarloos, Noah Regenass. Foto/Photo:TES

Erasmus van Rotterdam et Erasmus von Basel

 Le vendredi 7 février, l’éditeur Donker Uitgeverij de Rotterdam a présenté l’édition néerlandaise complète de la correspondance d’Érasme à la Kollegienhaus de l’université de Bâle. L’éditeur a souligné que le travail a duré plus de 20 ans, un vrai travail d’un moine.

Mustafa Atici (Regierungsrat Kanton Basel-Stadt), Karin Mössenlechner (Ambassadeur des Pays-Bas), Jos Donker-Exler (Donker Uitgeverij), Alice Keller (Universitätsbibliothek Basel), Christine Christ-von Wedel (Historica, Erasmus-Expert).  Andrea Schenker-Wicki (recteur magnificus Université de Bâle), Peter Saarloos (Donker Uitgeverij), Noah Regenass (Universitätsbibliothek Basel)

Cela correspond également à l’esprit d’Érasme, qui a été ordonné  prêtre le 24 avril 1492 au Dom d’Utrecht. Ensuite, au lieu d’exercer ses fonctions de prêtre, il travailla, comme un moine dans un scriptorium, à la rédaction d’innombrables lettres, études, traductions, livres et autres écrits.

Quiconque ne recevait pas une lettre d’Érasme ne comptait pas vraiment à son époque. Il correspondait avec des empereurs, des rois, des papes, des évêques, des savants, des humanistes, des magistrats, des réformateurs, des protestants et des catholiques. Érasme  séjourna dans plusieurs pays, aux Pays-Bas, en Italie, en Angleterre, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en France.

Christine Christ-von Wedel, Jos Donker-Exler et Peter Saarloos devant la résidence de l’éditeur-imprimeur Froben

Il publia non seulement (en latin et en grec), mais l’intérêt du public fut grand aussi. Son éditeur à Bâle, alors centre humaniste, intellectuel et éditorial de l’Europe, en a également bien profité.

Cette édition en 21 volumes a été proposée aux bibliothèques concernées des pays susmentionnés. Bâle est le point final de ce que l’on peut également appeler un tour sur les traces d’Érasme. En effet, c’est à Bâle qu’il a séjourné le plus longtemps et c’est aussi là qu’il est mort et a été enterré en 1536.

La dernière demeure d’Érasme dans la cathédrale (Münster), commentée par Christine Christ-von Wedel (ci-dessous) et Peter Saarloos (ci-dessus).

Son engagement, humanisme et sa philosophie de vie sont toujours d’actualité et restent une source d’inspiration et d’orientation. Rotterdam l’a honoré de multiples façons, avec une université (l’université Erasmus), le pont Erasmus, des statues, des noms de rue et divers autres hommages publics.

Cette édition en 21 volumes est celle qui ravira le plus l’ érudit et le ‘moine  de l’écriture’. Erasme de Rotterdam est désormais encore aussi un peu plus Érasme de Bâle.

L’ éditeur Jos Donker-Exler (à gauche) et l’ambassadrice Karin Mössenlechner (à droite) avec la dernière demeure d’Erasme en arrière-plan.