Disponible en anglais, allemand et néerlandais.
Auteur/autrice : Maarten Koning
Salvan, Marconi et le Titanic
La Suisse n’est pas bordée par la mer, alors qu’il y a 20 millions d’années, le pays était au bord et dans la mer. Pourtant, le petit village de montagne de Salvan (canton du Valais) a sa propre histoire maritime.

Le Titanic, le plus grand et le plus luxueux navire de passagers de l’époque, est entré en collision avec un iceberg le 14 avril 1912 lors de son voyage de Southampton à New York. Alexis Bochatay (1881-1912), originaire de Salvan, était également à bord en tant que cuisinier. Il n’a pas survécu.
Un autre événement, qui s’est déroulé 17 ans plus tôt à Sarvan, a également été significatif pour le Titanic. Il n’a pas aidé Alexis Bochatay, mais d’innombrables naufragés ont été sauvés par des signaux SOS émis par des navires en détresse. Le Titanic a également envoyé ce signal et environ 700 personnes à bord ont encore pu être sauvées.

Cette tragédie a mis en lumière le rôle humanitaire de la télégraphie. Grâce à l’invention de l’Italien Guglielmo Marconi (1874-1937), le Titanic a pu envoyer des messages de détresse : SOS (Save Our Souls) et autres codes morse.
C’est sur le colossal rocher erratique la Pierre Bergère que Marconi a envoyé les premiers messages télégraphiques au cours de l’été 1895. Après de nombreuses tentatives, il a réussi, d’abord à 5, puis à 100 et enfin sur des centaines de mètres. La télégraphie était née à Salvan !
Le Sentier Marconi et le musée Marconi à Salvan montrent les expériences et l’histoire.
(Source et plus d’informations: Commune de Salvan)

La maison de Marconi (à droite).


Le nouveau Parc thématique Barryland
La pose de la première pierre hier, le 30 janvier 2024, marque le début des travaux de construction du futur Parc thématique Barryland à Martigny (canton du Valais). À cette occasion, une capsule temporelle est placée dans le béton à titre symbolique pour les générations futures.

Image: Bureau d’architecture GAME, Martigny
La Fondation Barry prévoit l’inauguration de son projet de 20’000 m2 en été 2025. Le chantiera a déjà commencé en août 2023 afin de réaliser quelques étapes préliminaires, avant l’obtention du permis de construire définitif en septembre. Aujourd’hui, les travaux des fondations arrivent à leur terme et bientôt on verra s’ériger les murs en béton du bâtiment central du musée.


Images: Bureau d’architecture GAME, Martigny
Le bâtiment a été conçu sous la forme originale d’une empreinte de patte de chien par le bureau d’architecture GAME de Martigny. Sur la surface de 20’000 m2, les visiteurs pourront tout apprendre sur leur ami à quatre pattes : des mythes et légendes qui entourent ses 300 ans d’histoire aux spécificités de son caractère.
Le Parc thématique Barryland est un projet de la Fondation Barry, qui a repris le légendaire élevage de chiens Saint-Bernard de la Congrégation des chanoines de l’Hospice du Grand-St-Bernard en 2005. Sa mission est de perpétuer l’élevage de cette race plus que tricentenaire sur le lieu d’origine des chiens et de présenter ces chiens au public.

Le musée actuel, un ancien arsenal situé à la périphérie de Martigny, ne peut plus guère faire face au flux de plus en plus important des visiteurs de toute la Suisse et du monde entier.
(Source et plus d’informations: Fondation Barry)



Le nouveau portail historiaHelvetica
Le portail historiaHelvetica.ch est une nouvelle réalisation qui met en valeur des documents repérés sur les plateformes de l’histoire quadrilingue partagée: notreHistoire.ch (le français), lanostraStoria.ch (l’italien), nossaistorgia.ch (le romanche) et unsereGeschichte.ch (l’allemand).
Le site rassemble le meilleur des photographies, des vidéos et des archives audios publiées par le public et des institutions dans les quatre régions linguistiques du pays. Les contenus du portail, choisis par les web-éditeurs régionaux, offrent à la consultation un panorama inédit de la vie quotidienne en Suisse sur plus d’un siècle.
Le site constitue une première étape dans le rapprochement souhaité des quatre plateformes. Le portail se veut plurilingue. Il promeut la diversité linguistique et crée un espace numérique unique où les archives audiovisuelles des Suisses sont mises en valeur. Une newsletter informe de l’actualité du nouveau portail.
(Source et plus d’informations: www.historiaHelvetica.ch)
Les ponts romains d’Augusta Raurica
À partir de l’an 80, une partie de la région située sur la rive droite du Rhin a également appartenu à l’Empire romain. Le réseau routier a joué un rôle décisif dans la domination et l’administration de l’empire, le transport militaire et le commerce. Il existait un réseau postal étendu et performant.
Environ 80 000 kilomètres de routes longue distance (!) ont rendu cela possible. Outre les routes pavées à longue distance, dont la largeur pouvait atteindre sept mètres, il existait également de nombreuses routes régionales. Les chefs-d’œuvre des ingénieurs civils étaient toutefois les ponts et les aqueducs qui enjambaient les vallées et les rivières.
Les nombreux ponts rhénans d’Augusta Raurica (Kaiseraugst) sur la rive droite du Rhin étaient d’une grande importance. Augusta Raurica, qui comptait entre 15 000 et 20 000 habitants, était située à l’intersection de deux routes, ce qui lui conférait une grande importance. C’est là que passait la liaison ouest-est de Basilea (Bâle) à Vindonissia (Windisch) et la route du sud vers Aventicum (Avenches) au nord.
Le pont le plus ancien se trouvait près de l’actuel village de Kaiseraugst. Les deux autres ponts étaient le pont inférieur et le pont intermédiaire sur l’île de Gewerth.
Aujourd’hui, après le barrage et l’endiguement du Rhin en 1912, peu de choses nous rappellent ces ponts autrefois importants.
(Source : Museum für römische Alltagskultur, Grenzach).
L’Orchestre symphonique de Mulhouse à Bâle
La coopération régionale entre l’Alsace, le Bade-Wurtemberg et le nord-ouest de la Suisse ne cesse de se développer. Les organisations Regio Basiliensis et Art’Rhena sont déjà bien connues
L’Orchestre symphonique de Mulhouse se rend à Bâle pour deux concerts donnés dans le cadre des KG Sinfoniekonzerte et Volkssinfoniekonzerte, qui proposent à des orchestres invités de se produire au Stadtcasino Basel.
Le programme de ce concert mêle des compositeurs venus de Suisse, de France et d’Allemagne, et mettant en valeur trois esthétiques : le romantisme germanique, l’impressionnisme français et le néo-classicisme suisse.
Le programme: Johannes Brahms, Concerto pour piano n°2, Arthur Honegger, Pastorale d’été et Claude Debussy, La mer
Les dates: mercredi 31 janvier 19h30 et jeudi 1 février, 19h30 au Stadtcasino de Bâle
(Source et plus d’informations: www.tickets.sinfoniekonzerte.ch)
L´amphithéâtre et l’histoire (romaine) de Martigny
Sous le règne de l’empereur Claude (41-54 après J.-C.) Martigny, le petit village Octodurus, occupé par le peuple gaulois des Véragres, connut une destinée particulière.
Jules César a mentionné ce village celtique dans le troisième livre de son De bello gallico. Il s’agit du séjour du général romain Servius Galba dans ce village, dans le but de garder le col du Saint-Bernard (Poenina en latin). Cependant, la tribu celte des Veragres, soutenue par les Seduni, s’est révoltée en 57 avant J.-C., en vain.
Cette révolte est indépendante de la grande émigration d’autres tribus celtes et de leur défaite contre les Romains à Bibracte en 58 av. J.-C. Les Romains conquirent 25 av. J.-C. la vallée d’Aoste sur la tribu celte des Salassi et fondèrent la colonie Augusta Praetoria, l’actuelle Aoste.
Puis, sous l’empereur Auguste, les Romains ont conquis le territoire de l’actuel Valais sur les quatre tribus celtes Seduni, Veragres, Nantuati et Uberi.
Dès son avènement, l’empereur entreprit 43 ap. J.-C. la conquête romaine de la Grande-Bretagne. Pour ce faire, il étatisa, aménagea et rendit carrossable la voie la plus directe qui y menait et qui passait par le col du Grand-Saint-Bernard.
En même temps, il réorganisa politiquement tout le Valais dont la capitale fut une ville nouvellement créée au pied du col, nommée Forum Claudii Augusti, qui devint plus tard Forum Claudii Vallensium.
Cette ville fut dès lors l’une des deux résidences du gouverneur de la province romaine des Vallis Poenina et Alpes Graiae. L’autre capitale fut Axima (Forum Claudii Centronum), Aime-en-Tarentaise aujourd’hui.

La ville fut construite sur la base d’un plan en damier formé par trois séries de cinq insulae, îlots quadrangulaires séparés par de larges avenues, des quartiers pauvres.
Au centre se trouvaient le forum, le temple, les thermes publics et les autres édifices publics. L’amphithéâtre fut construit au début du IIème siècle à proximité du Mont Chemin d’où provenait la roche nécessaire à sa construction. Utilisé jusqu’à la fin du IVe siècle, il pouvait accueillir quelques 5 000 spectateurs.
Il est le seul des monuments antiques dont les vestiges ont toujours été visibles à Martigny. Les murs romains ont été restaurés, les voûtes reconstituées, des escaliers et des gradins ont été installés. Aujourd’hui encore, il est employé pour diverses manifestations.
(Source et plus d’informations: www.martigny.ch; F. Wiblé, Martigny-la-Romaine, Fondation Pierre Gianadda, Martigny 2008; F. Wiblé e.a., Vallis Poenina, Sitten, 1998; Fondation Pierre Gianadda)
Voire aussi: la Fondation Barry et la Médiathèque Valais
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.




Reconstruction du Forum et location de la ville de Martigny. Collection: Fondation Pierre Gianadda.


La Via Rome-Londres

Le temple Mithraeum

La Domus Minerva

La location des thermes

Martigny, une copie d’un masque du théâtre romain de Vaison-la-Romaine (France)

Le Tepidarium

Une Insula
Impressions du amphithéâtre








Impressions de Martigny


Le centre historique

Le pont de Bâtiaz

Château de la Bâtiaz


L’église Saint-Michel


Napoléon et ses généraux et leurs quartiers d’hôtes lors de la traversée du Grand-Saint-Bernard


Napoléon sur le Grand-Saint-Bernard

Centreville


L’Hôtel de Ville



L’église Notre-Dame de la visitation


Le moulin Semblanet et le musée

Le Manoir de la ville
Beinwil, des moulins, Hohe Winde, une fortresse et le musée des peignes et du cheveu
Disponible en allemand, néerlandais et anglais
Le monastère de Mariastein, la chapelle des Grâces, des Sept Douleurs et le tableau du miracle
Les origines du monastère bénédictin de Mariastein se situent à Beinwil, dans le canton de Soleure. C’est ici, au pied nord du col du Passwang que, vers 1100, l’Abbé Esso installa une communauté avec des moines issus du monastère réformé de Hirsau, au nord-est de la Forêt-Noire.
La légende
Le cœur et le but du pèlerinage à Mariastein se trouvent dans la Grotte : la chapelle des Grâces (die Gnadenkapelle), que l’on atteint en descendant 59 marches taillées dans la roche, dégage une atmosphère toute particulière. Son existence a été officiellement attestée pour la première fois en 1434.
La raison de l’édification d’une chapelle dédiée à Marie (Maria) en cet endroit est connue depuis 1442. Un enfant serait tombé du haut de la falaise dans le ravin mais, grâce à l’intercession de la Mère de Dieu, il s’en serait sorti miraculeusement indemne.
Suite à cela naquit une légende richement embellie avec de multiples ajouts. Bientôt, le lieu de pèlerinage attira de nombreux croyants, venus de près et de loin. Et le curé de Metzerlen dut se faire aider par un prêtre responsable du pèlerinage.







La chapelle des Sept Douleurs
La chapelle des Sept Douleurs (Reichensteinischen- ou Sieben-Schmerzenkapelle) fut construite à la fin du XVème siècle au bord de la falaise à Flüh (canton Soleure) jadis à l’air libre. Aujourd’hui, la chapelle est intégrée dans le complexe architectural du monastère.
La famille Reichenstein décora la chapelle avec ses armoiries. Sur le mur d’en face se trouve une grande image votive des communes de la vallée de Leymen (Alsace – France).



Le tableau du miracle
Le tableau du miracle, accroché au mur de la fenêtre, commémore le sauvetage de Hans Thüring Reich von Reichenstein, un seigneur tombé du rocher en 1541. L’histoire est décrite dans une suite de scènes peintes (chute, découverte, départ au moulin de Flüh (die Flühmühle) et retour au château de Landskron, à Leymen.



Le tableau du miracle (das Mirakelbild, 1543). Mariastein (à gauche), le Landskron (à droite), la Flühmühle au 16ème siècle

La Flühmühle aujourd´hui.
Un peu à l’écart du monastère, sur le sentier pédestre menant à Flüh, se trouve en lisière de forêt la chapelle Sainte-Anne. Le bâtiment hexagonal couvert d’un dôme fut édifié vers 1691 sous l’Abbé Augustin Reutti. Un chemin de croix du XVIIème siècle avec 14 stations fut tracé à l’orée du bois, le long du chemin.




La chapelle Sainte-Anne St. Anna-Kapelle) et le chemin de croix
L’histoire
En 1648, l’Abbé Fintan Kieffer déplaça le monastère de Beinwil à Mariastein. En plus de l’accueil des pèlerins, les moines gérèrent une école monastique sur leur nouveau site. Simultanément, ils desservirent les paroisses relevant du monastère.
En 1798, la période révolutionnaire mit fin au monastère et au pèlerinage et les moines prirent la fuite. Les propriétés monastiques furent alors vendues ou louées.

Mariastein et la Landskron


Le monastère, c. 1680. Centre d’informations Mariastein








Le Klosterhotel Kreuz et le jardin.




En 1802, l’Abbé Hieronymus Brunner (1765-1804) racheta le monastère. Son successeur, l’Abbé Placidus Ackermann (1804-1841), fit progressivement rénover les bâtiments.
En 1874, le monastère fut à nouveau supprimé à la suite du Kulturkampf. Cependant, l’État s’engage à maintenir le pèlerinage. L’abbé et le couvent s’installèrent à Delle, en France, et en 1906, ils construisirent une nouvelle maison à Bregenz, au bord du lac de Constance, avec l’appui du couvent de Saint-Gall.
Expulsés par le régime national-socialiste en 1941, les moines retournèrent ensuite à Mariastein.

Source: Centre d’informations Mariastein
En 1971, suite à un référendum cantonal, l’Abbaye fut restituée juridiquement à la communauté bénédictine. Puis fut entreprise la rénovation totale du complexe monastique qui s’acheva en 1999-2000 avec la rénovation de l’église.
Source et plus d’informations: Le monastère bénédictin de Mariastein
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice



La bibliotèque moderne et la stola du 12ème siècle



La sacristie et les couloirs









Une brochure dans 30 langues, y compris romanche
Balsthal et ses châteaux Alt- und Neu Falkenstein
Disponible en néerlandais, anglais et allemand.
