Une démocratie vivante

Aucun système est parfait, celui de la Suisse ne déroge pas à la règle. Quoi qu’il en soit, comprendre le fonctionnement particulier de la politique suisse permet de saisir plus précisement l’essence de ce pays et de ses habitants. Car c’est le modèle national base sur le consensus et le compromis qui forme l‘esprit des Suisses et imprègne tous les niveaux de la société. Tout est abordé en profondeur jusqu’à obtenir l’appobration de la majorité. En dépit de ses nombreux inconvenients, le système politique suisse est probablement le meilleur complexe de démocratie vivante. (D. Bewes, Le Suissologue. Un regard anglais sur la Suisse, Lausanne 2013).

La Suisse Plurilinque

L’une des plus originales spécificités helvétiques est bien ancienne. Il s’agit de la volonté affichée par des régions voisins de langues et de cultures différentes de s’unir pour renforcer leur défense, leur impact et leur poids politic-économique. Qui dit union des régions dit rapprochement des populations, des cultures et des manières de vivre, stimulation de la compréhension réciproque et renforcement de la coexistence pacifique. La construction d’une identité commune ne se fait pas sans peine, elle demande du temps, des circonstances favorable et un climat d’équilibre et un respect mutual. (Source: J. Ribeaud , La Suisse plurilingue se délingue, préface, Neuchâtel 2010).

Les Burgondes. Un royaume oblié

La géographie physique ne dicte pas des pays. Ce sont plutôt les hommes qui délimitent les frontièrs dites naturelles selon leur volonté et les circunstances. Une patrie n’est pas donnée. Elle se crée. Aucune frontière n’est immutable et les mêmes terres peuvent être decoupées de manière assez diverse selon les époques. Par leurs actions, les Burgondes ont démontré qu’il existait un espace politique possible entre la France, l’Italie et les pays germaniques. C’est peut-être qu’illustre la Suisse. On peut surtout s’imaginer que bien d’autres voies étaient possible. (J. Favrod, Les Burgondes. Un royaume oublié au cœur de l’Europe, Lausanne, 2011).

La romanisation et l’essor urbain

Quatre siècles durant, nos latitudes ont été méditerranéennes. La culture gréco-romaine a profondément imprégné le cadre et le mode de vie, avec les effets qui souvent se prolongent aujourd’hui. Cette romanisation de la société ne fut pas uniforme et la diffusion de la culture gréco-romaine s’opère de multiples manières, mais l’un des facteurs de romanisation les plus déterminants est l’essor urbain. Après la colonie de Nyon, puis celle d’Augst, un net essor urbain se manifeste sous le règne d’Auguste (27 av.-14 ap. J.-C.). Premières à se romaniser, les élites indigènes y ont joué un rôle actif. (L. Flutsch, L’époque romaine. La Méditerranée au nord des Alpes, Lausanne 2005).

La Suisse romande

La période romaine, qui a duré cinq siècles, du 1er av. J.C. au IVe siècle ap. J.-C, marqua profondément le pays romande. Il devint un pays ouvert aux échanges grâce aux voies de communication terrestres et fluviales et à l’élargissement de la civilisation romaine aux nations. En une période tres courte, à partir de 27 av. J.-C., en deux générations, on assista à une mutation fondamentale du pays dans son mode de vie, ses mentalités, sa langue, sa religion et ses arts. (J.-P. Felber, De l’Helvétie romande à la Suisse romande, Genève 2006).

Charlemagne

If faut souligner qu’elle aurait été le premier exemple d’une Europe pervertie. En effet, la vision de Charlemagne est une vision nationaliste. L’empire fondé par Charlemagne est d’abord un empire franc. L’empire carolingien fut donc, dans une perspective européenne, un échec. ( J. Le Goff, L’Europe, Est-elle née au moyen age ?, Paris 2003)

Europe en tournant

L’Europe culturelle compose évidemment un objet d’étude complexe et fondamentalement hétérogène. Les données des cultures nationales sont porteuses de traditions différentes. Il ne s’agira pas d’estomper ces differences pour construire la representation fantasmée d’une unite européenne. (J. Dugast, La vie culturelle en Europe au tournant des XIXe et XXe Siècles, Rennes 2011).

L’Europe romane

L’ Europe romane est une realité. Celle-ci fut peut-être la première, depuis le rève romain, à avoir donné à l’Europe une réelle unité politique, de langage plastique et de culture. (X.Barral I Altet, Contre l’art roman ?, Paris 2006).

En Suisse, la politique est marquée par les conversations plus que les confrontations. Le gouvernement est une coalition permanente, obligée de négocier avec tout le monde pour trouver un consensus. Cette liberté démocratique et le droit d’être entendu sont considérés par les Suisses comme des acquis inaliénables, leur source de stabilité et de prospérité. Le peuple peut s’exprimer à travers les référendums, partie intégrante du systême. Disons que le référendum suisse, c’est comme la neige pour les Esquimaux.  (D. Bewes, Le Suissologue. Un regard anglais sur la Suisse (titre original: Swiss Watching: inside the Land of Milk and Money), Lausanne 2013).